Bonjour ! :D
Encore et toujours, je suis trop émue devant toutes vos reviews ! Merci infiniment à vous : Rinku13, Bilko, Clem serpentar, Zeugma412, Ana, LinaewenLight, Le Choixpeau, Tekilou, Silverbutterfly209, Harryliada, AliFantasque, Nedwige Stark, Loulou7, Rosi et Lou St-laurent.
(L'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 10 ― Du courage à trouver
Rogue la frappait de son martinet, un coup après l'autre, fermement, et Hermione tâchait de rester calme sur sa croix et de ne rien montrer de l'effet qu'il lui faisait après l'avoir traitée de petite vicieuse. Il était peut-être moins habile que McGonagall dans sa technique, mais il faisait beaucoup de progrès, et très rapidement. Il parvint même, à son tour, à lui arracher un cri en ne battant que le vide auprès de ses fesses.
― Bravo, félicita McGonagall comme si Rogue n'était qu'un élève en train de passer un examen. Vous apprenez très vite.
Rogue l'ignora et poursuivit son assaut dans le dos d'Hermione qui se concentrait pour ne pas trop frémir. Malefoy continuait de l'observer avec excitation, en se plaçant tantôt face à elle pour examiner ses expressions, tantôt derrière elle pour profiter du spectacle de ses fesses surchauffées. On n'entendait plus que le claquement des lanières de cuir contre sa peau sensible et les gémissements qu'elle s'efforçait de réprimer du mieux possible. Plus personne ne parla durant un long moment, ce qui fit regonfler le malaise en elle. Ils étaient tous là à observer la séance avec attention, le martinet qui s'abattait sur sa nudité exhibée et Hermione pria une fois encore pour que cette humiliation cesse enfin. Jamais elle ne pourrait jouir de ça, jamais !
Enfin, McGonagall brisa le silence avec de nouveaux conseils :
― Évitez surtout de frapper au niveau de la colonne…, murmura-t-elle. Évitez aussi de frapper au même endroit deux fois de suite. Il faut répartir les coups sinon vous la ferez trop souffrir.
― Je sais, répliqua Rogue avec agacement.
― Concentrez-vous aussi pour ne pas frapper de trop près pour éviter que le bout des lanières ne rebondisse autour de la taille, parce que c'est ça qui fait le plus mal…
Hermione roula les yeux. Elle n'était pas certaine si c'était les coups cinglants de Rogue ou l'humiliation qu'elle subissait en public qui lui faisaient le plus mal.
― Évitez aussi de… Aaaargh !
Au son du brusque claquement sonore, Hermione lâcha un cri en même temps que McGonagall, mais rien ne l'avait touchée. Étonnée, Hermione regarda par-dessus son épaule, pour se retrouver d'autant plus stupéfaite. McGonagall se frottait le postérieur en jetant des regards insultés en direction d'un Rogue passablement irrité.
― Comme ça, c'est bien ? demanda-t-il d'un ton railleur, les yeux scintillants. C'est bon si je frappe de cette manière ?
― Comment osez-vous… ? s'étrangla McGonagall, les yeux exorbités derrière ses lunettes.
― Vous déconcentrez ma soumise, dit Rogue.
Bouche bée, Hermione ressentit comme une vague de chaleur se diffuser de sa poitrine jusqu'aux extrémités de ses quatre membres solidement enchaînés. Le professeur Rogue la considérait comme sa soumise !
― J'essaie simplement de vous aider à améliorer votre technique, protesta McGonagall.
― Ma technique va très bien, affirma Rogue. Laissez-moi faire et occupez-vous de votre rôle à vous. Je vous rappelle que vous êtes censée l'embrasser de temps à autre.
― Je…, commença McGonagall avant de s'interrompre, le visage rougissant aussi subitement que sous l'effet d'une gifle.
Rogue parut satisfait. Hermione remua dans ses liens, un début de panique la chatouillant dans les entrailles, qui grimpa d'une multitude de crans lorsque Dumbledore se racla gentiment la gorge. Elle avait fini par oublier sa présence et de se la rappeler aussi brusquement l'amena à se crisper de gêne contre sa croix.
― Severus a raison, Minerva, dit-il tranquillement, assis dans son fauteuil, le regard un peu fuyant derrière ses verres en demi-lune. Vous devez vous occuper de votre rôle. Souhaitez-vous que je vous rappelle les différentes choses que vous devez faire ?
― N-non, balbutia McGonagall en repoussant derrière son oreille une mèche qui s'était libérée de son chignon. Ce n'est pas nécessaire, je m'en souviens parfaitement.
― Très bien, dit Dumbledore en rabaissant son parchemin. Dans ce cas… Voilà…
Il fit un timide geste pour les encourager à poursuivre avant de passer furtivement les doigts dans ses cheveux argentés, les yeux se détournant ailleurs. Il était manifestement mal à l'aise, ce qui n'aida pas du tout Hermione à se détendre. La situation était déjà horrible sans que le professeur McGonagall vienne s'ajouter en plus. Comment pouvait-on continuer comme ça ? Il n'y avait que Malefoy qui restait tout à fait à l'aise, l'allure désinvolte, le regard dévorant sans cesse le corps nu d'Hermione, passant de ses seins à son sexe, puis de ses fesses palpitantes à son visage tendu d'humiliation.
Tandis que Rogue reprenait son jeu de martinet, McGonagall hésita, puis s'approcha d'Hermione en écartant Malefoy d'un geste dégoûté. Elle se posta devant la croix en fermant un moment les paupières derrière ses lunettes, les doigts se frottant l'arête du nez, puis elle ouvrit des yeux brillants. Hermione sentit la panique s'envenimer en elle. Elle n'était pas prête à ce que vienne tout de suite ce moment. Ce serait le comble de l'embarras. Elle bougea dans ses chaînes, mais elle ne pouvait pas fuir.
― Je sais, c'est très inconfortable, souffla McGonagall d'un air navré.
Hermione couina sous un coup plus vif de Rogue, qui continuait à la secouer contre la croix.
― Mais voyez tout ça comme un simple rêve, dit McGonagall avec un faible sourire. Ce n'est pas la réalité. Personne ne se souviendra de rien le lendemain.
Mais Hermione n'y parvenait pas. L'instant présent lui était trop envahissant pour ne pas le prendre au sérieux. Et McGonagall s'apprêtait à l'embrasser sous les yeux du directeur, de Rogue et de Malefoy qui les observait de près, l'expression avide, comme s'il était fier de sa connerie. Désespérée, Hermione hocha la tête.
― Fermez les yeux, conseilla McGonagall.
― Je… je n'y arriverai pas… aargh !
Hermione obéit instinctivement sous l'impact du martinet et crispa très fort les paupières. Elle attendit dans le noir en frémissant de partout. Au bout d'un moment, sur ses mains tendues, elle sentit celles de McGonagall, chaudes et douces, la caresser au-dessus des bracelets de cuir. Leurs doigts s'entremêlèrent lentement pendant que leurs nez se rapprochaient. Hermione pouvait sentir leur souffle chaud se mêler aussi. Elle crut avec affolement que McGonagall allait le faire maintenant, mais elle se contentait de poursuivre ses caresses dans ses paumes, puis sur ses poignets, autour des bracelets, puis lentement le long de ses bras frissonnants. Elle lui massa les épaules et remontait sur son cou, quand un violent coup de lanières frappa soudain la hanche d'Hermione, comme une déchirure cuisante.
― Aaargh ! cria-t-elle en se cambrant en arrière.
Aussitôt, McGonagall se déplaça d'un pas de côté et posa la main à l'endroit de sa brûlure. La douleur s'effaça rapidement sous son geste et Hermione se détendit avec soulagement.
― C'est joli, commenta McGonagall. Belle couleur…
Hermione rouvrit les yeux avec incrédulité.
― Quoi ? s'exclama-t-elle.
― Je disais que c'était une belle marque, dit McGonagall d'un ton étonnamment naturel, les doigts traçant doucement la rayure encore palpitante sur la hanche d'Hermione.
― Mais il m'a fait mal !
― Bien sûr et c'est normal, dit McGonagall, l'air un peu trop à l'aise au goût d'Hermione. La douleur va augmenter au courant de la séance. C'est le but. Mais ne vous inquiétez pas, ce sera bien fait.
Hermione fronça les sourcils, loin d'être rassurée. Que voulait-elle dire par « bien fait » ? Elle voulut l'interroger, mais McGonagall était maintenant occupée à donner de nouveaux conseils à Rogue :
― Ces marques ne doivent pas survenir trop souvent. Ça pince beaucoup. Mais si elles surviennent, frottez simplement la rougeur et ça apaise instantanément la douleur.
― Oui, professeur McGonagall, répondit Rogue d'une voix lente. Je ferai cela…
Hermione eut soudain très chaud. McGonagall venait-elle réellement de permettre à Rogue de la toucher de ses mains ? Dumbledore n'allait jamais laisser faire ça ! Il allait intervenir ! Pourtant, elle ne l'entendait pas. Que faisait-il ?
Hermione tourna la tête et plongea alors un regard implorant dans celui de Dumbledore qui semblait réfléchir à toute vitesse. Il la considéra un moment, les doigts sous le menton, puis il déclara finalement :
― Uniquement pour atténuer la douleur, Severus. Ne la touchez pas pour autre chose.
Hermione grogna désespérément. Dumbledore acceptait vraiment que Rogue la touche. Et elle était certaine que Rogue allait en profiter, alors que les mains de McGonagall étaient déjà suffisantes.
Effectivement, après plusieurs coups respectables, qui la firent quand même frémir d'appréhension à chaque fois, Rogue la gifla brusquement du martinet si fort qu'il lui donna l'impression de fendre sa fesse en deux. Pendant qu'elle poussait un hurlement en rejetant la tête en arrière, elle entendit Rogue se précipiter en avant. Mais McGonagall fut plus rapide que lui. Elle s'empara de la fesse d'Hermione à pleine main et la massa soigneusement pour apaiser la douleur.
― Il me semblait vous avoir dit de ne pas abuser de ces violents coups, gronda McGonagall d'un ton méfiant.
― Ce n'était pas du tout abusé ! protesta Rogue.
― J'ai l'impression de voir clair dans votre jeu, Severus…
― S'il vous plaît ! s'agaça Dumbledore tandis qu'Hermione haletait en essayant de ne pas fixer son attention sur McGonagall qui continuait de la masser. Accordez-vous ! Inutile de vous rappeler que le temps passe toujours. Et n'oubliez pas votre texte.
― Notre texte ? répéta McGonagall, dont la main s'immobilisa nette sur la fesse d'Hermione. Quel texte ?
Dumbledore la regarda comme s'il aurait préféré qu'elle s'en souvienne. Le front un peu suintant de sueur, il redressa le parchemin sous ses lunettes et se racla timidement la gorge.
― Vous devez vous exciter devant ce qui se passe, Minerva, dit-il d'une voix néanmoins ferme. Et faire bien comprendre à tous que Miss Granger est votre élève préférée.
― Mais je n'ai pas de texte précis à dire ! insista McGonagall en crispant inconsciemment les doigts sur la peau sensible d'Hermione qui réprima une plainte. Je dois improviser, sans plus.
― Oui, c'est ça, dit Dumbledore, les yeux rivés sur son parchemin. Vous improvisez. Tout comme Severus qui doit bien démontrer qu'il la… punit pour ses devoirs trop longs. Le seul texte qui doit être récité mot pour mot c'est…
Hermione contracta les mâchoires et supplia mentalement Dumbledore pour qu'il ne le dise pas, mais en vain :
―… vilaine élève.
Hermione râla faiblement entre les planches.
Pour un instant, plus personne ne bougea. La main de McGonagall était toujours figée sur la fesse d'Hermione, mais elle ne lui infligeait plus autant de honte par rapport à ce qui allait suivre. Malefoy, qui s'était rapproché de la croix, semblait jubiler. Hermione le fusilla des yeux. Pourquoi était-il toujours aussi convaincu de survivre alors qu'elle était encore très loin de tout orgasme ?
Enfin, McGonagall retira la main et revint prendre position devant Hermione, en repoussant une seconde fois Malefoy de son chemin. Rogue reprit ses coups de martinet, mais plus tranquillement et silencieusement. La gêne se pointait soudain dans son jeu et Hermione ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou non. Le malaise enflait une fois de plus dans le cachot et pesait si bien sur ses épaules qu'elle dut refouler une envie de sangloter de détresse.
Durant ce temps, McGonagall fixait Hermione d'un air non moins désespéré. Elle était aussi muette que Rogue et Hermione les comprenait parfaitement. Ce devait être loin d'être facile de se livrer à un tel jeu d'acteur devant Dumbledore et de prononcer toutes ces conneries. Malefoy, évidemment, encore et toujours, était le seul à se marrer.
― Mais allez, professeur, chuchota-t-il en s'approchant derrière elle. C'est pourtant facile de s'exciter devant elle… aïe !
D'un geste rapide, McGonagall lui avait attrapé le bras et plantait ses ongles dans sa manche. Malefoy remplaça instantanément son sourire insolent pour une grimace effarée et s'arracha à sa poigne en titubant en arrière.
― Putain ! s'indigna-t-il en se frottant le bras. Mais qu'est-ce qui vous prend ? Quand mon père le saura…
― Vous ne vous souviendrez de rien le lendemain, rappela sèchement McGonagall. Restez à l'écart et taisez-vous !
Malefoy parut contrarié, mais dès que McGonagall se détourna de lui pour refaire face à la croix, il lui décocha un regard torve. Hermione redouta qu'il ait d'autres bêtises en tête. Pourtant, il avait tout intérêt à se tenir tranquille s'il voulait qu'on réussisse sa damnée mise en scène. Sa vie était en jeu, tout de même ! Il semblait vraiment l'oublier.
― Refermez les yeux, conseilla McGonagall avec nervosité.
Hermione jeta un regard noir à Malefoy avant d'obtempérer. De nouveau dans l'obscurité de ses paupières, pendant que le martinet ne faisait plus que la fouetter gentiment, elle sentit les mains de McGonagall revenir lui caresser les bras le long des planches. Cette fois, cependant, elles tremblaient. Elle sentit aussi, une fois encore, sa respiration contre ses lèvres, son souffle court. Hermione serra les dents, affreusement gênée. Elle ne survivrait pas à ça. Ce serait l'embarras total. Elle avait trop de respect pour son professeur. Elle recula la tête malgré elle.
― Allez, professeur, nargua Malefoy dans un murmure tout près, comme s'il s'était collé dans le dos de McGonagall. Gâtez-vous et embrassez enfin votre élève préférée…
Hermione rouvrit brusquement les yeux, juste à temps pour voir McGonagall frapper Malefoy d'un coup de coude dans le ventre. Malefoy cria de douleur en se pliant en deux.
― Minerva ! s'insurgea Dumbledore en se levant si subitement qu'il laissa tomber son parchemin au pied de son fauteuil.
― Il l'a cherché ! protesta McGonagall avec colère, le doigt pointé sur Malefoy qui s'effondrait maintenant sur le sol en gémissement tel un chien à l'agonie. Et il exagère ! ajouta-t-elle, outrée.
― Contrôlez-vous ! dit Dumbledore en trépignant, comme s'il en avait assez de se répéter. Je vous en prie, gardez la tête froide ! Je reconnais que la situation est plus qu'insupportable, mais ce n'est pas une raison pour vous attaquer à un élève.
― Elle m'a complètement démoli le ventre, gémit Malefoy en feignant la souffrance de façon pitoyable. J'arrive à peine à respirer…
Hermione roula les yeux en soupirant.
― Pauvre toi, dit-elle avec un profond mépris. Tu veux qu'on arrête tout, c'est ça ? Remarque que moi, je n'ai aucun inconvénient à ce qu'on arrête pour s'occuper de ta pauvre petite personne…
― Non, répondit Malefoy qui se redressa prestement comme s'il n'avait soudain plus mal du tout. Ça va déjà mieux. Je veux juste qu'elle ne me touche plus.
― Mr Malefoy, reprit Dumbledore en joignant les doigts d'un air grave. Votre rôle n'est pas de provoquer, mais de regarder simplement les détails. Alors, de grâce, faites-vous discret, ne dérangez pas et ne parlez pas non plus en attendant votre tour.
Le cœur d'Hermione fit un bond dans sa poitrine. Elle aurait préféré ne pas se rappeler que Malefoy aurait effectivement son tour pour jouer sur elle. Rien qu'à imaginer sa sale langue, des nausées lui montaient à la tête. Allait-elle réellement devoir le laisser faire ?
― C'est n'importe quoi…, souffla-t-elle en se frappant le front contre son bras. C'est tellement n'importe quoi ! Je ne peux pas croire que je suis en train de subir tout ça en ce moment ! Aaargh !
Rogue lui fouetta vigoureusement les fesses.
― C'est parce que vous êtes une bien vilaine élève, Miss Granger, lança-t-il soudain. Très vilaine…
Hermione eut l'impression de fondre comme de la cire bouillonnante. Comment Rogue osait-il lui balancer son texte aussi brusquement, sans même lui avoir laissé le temps de se préparer mentalement avant ?
Un nouveau coup de martinet lui flagella vivement les fesses et elle lâcha un cri.
― Vous êtes tellement fière de vous que vous me rendez des centimètres et des centimètres de paragraphes appris par cœur dans vos manuels ! poursuivit Rogue, impitoyable. Vous pensez peut-être que je n'ai rien d'autre à faire que d'admirer les prouesses de votre mémoire, Miss Granger ?
Hermione hocha la tête, perturbée. Pendant qu'il la cinglait une fois encore, elle sentit son bas-ventre s'échauffer dangereusement. Rogue ne devait surtout pas continuer comme ça, sinon ― et elle n'y comprenait absolument rien ―, elle pourrait bien perdre le contrôle.
Devant elle, McGonagall affichait à nouveau cet air ébahi et curieusement fasciné. Hermione aurait voulu qu'elle intervienne pour arrêter Rogue, mais elle ne faisait que le regarder fixement, comme si elle subissait les mêmes sensations de chaleur sous sa robe…
― Vilaine élève…, continua Rogue de sa voix grave. Vraiment très vilaine élève…
Puis il frappa si fort, cette fois, qu'Hermione se tordit dans ses chaînes en se débattant. Une fraction de seconde plus tard, la main de Rogue fut sur elle, sur sa peau nue et sensible, en train de lui masser le haut d'une fesse. La douleur devint vite un lointain souvenir, mais cette main, ferme et possessive, lui fit tourner la tête comme si elle l'éprouvait aussi vivement sinon plus que le martinet.
― Vous ne dites rien, Minerva ? demanda Rogue, doucereux, en soufflant dans la nuque d'Hermione.
McGonagall, qui le fixait toujours en silence, la bouche entrouverte, rougit violemment, puis secoua la tête pour revenir à elle. Rogue ricana doucement. Il enfouit ensuite son nez dans la chevelure d'Hermione qui tressaillit en sentant dans son échine un million de longs frissons. Il la huma durant un bon moment, comme s'il se délectait de son odeur, puis recula en retirant la main, la laissant pantelante. La moiteur entre ses jambes écartées venait de s'intensifier de façon considérable et absurde. Que venait-il de lui faire ? C'était complètement fou ! Elle ne pouvait pas réellement être tombée sous le charme de Rogue ! Rogue n'avait rien d'attirant !
Pourtant, les coups reprirent et elle tressauta dans une vague de plaisir effrayante. Au même moment résonnèrent subtilement des grattements de plume. Dumbledore était en train de prendre note que Rogue avait réussi l'un de ses défis. Hermione se surprit à émettre une longue plainte dans sa tête. Si Rogue avait déjà dit tout son texte, cela signifiait-il qu'il ne parlerait plus ? Sa voix grave et caressante en train de la traiter de vilaine élève ne l'avait jamais autant excitée. Malgré elle, elle accueillit les coups en se laissant aller contre la croix, à l'affût des prochaines moqueries de Rogue, mais à sa grande frustration, il demeurait silencieux. C'était fini. Il n'en rajouterait pas. Déçue, Hermione comprit qu'il n'avait fait que ce qu'il devait faire, sans plus. Au fond, Rogue ne prenait pas réellement plaisir à la traiter de vilaine élève. C'était elle qui s'était imaginé tout ça, parce qu'elle devenait tout à coup cinglée au cœur de ce scénario ridicule. Elle devait se ressaisir !
Soudain, elle remarqua quelque chose de très étrange chez le professeur McGonagall. Elle haletait, les yeux fermés derrière ses lunettes, tout en déboutonnant les premiers boutons à son collet monté pour évacuer la chaleur. Était-il possible qu'elle se soit, elle aussi, laissée gagner par l'excitation ? Peut-être bien, car lorsqu'elle rouvrit les paupières, son regard lui dévoila des pupilles dangereusement dilatées. Elle jeta un coup d'œil au décompte dans la boule noire sur le bureau, regarda Hermione, se détourna en se passant une main dans ses cheveux, desserrant son chignon, puis regarda de nouveau Hermione, hésitante. De toute évidence, elle s'apprêtait à le faire enfin. Ses yeux s'embrasaient. Derrière elle, Malefoy sourit vicieusement en comprenant également qu'elle était en train de rassembler son courage. Hermione se tendit contre sa croix. Rogue continuait de la frapper, mais elle ne le sentait plus autant. Quelque chose de bien plus grave était sur le point de se produire. McGonagall allait le faire !
Ce fut comme si l'air se chargeait d'électricité. Après avoir pris une profonde inspiration, le professeur McGonagall enleva ses lunettes qu'elle jeta sur le bureau, s'avança vers Hermione, puis, sans même lui demander pardon ni lui offrir la moindre expression navrée, elle lui attrapa la tête à deux mains et lui plaqua directement les lèvres sur les siennes.
Merci d'avoir lu ! :)
La suite ne vous fait-elle pas peur... ?
Si vous avez encore du courage... à la semaine prochaine !
