Bonjour ! :)
Voilà le tout dernier chapitre de cette histoire tordue. J'espère que vous l'aurez aimée jusqu'à la fin. C'était pour moi un immense plaisir de vous partager toutes ces émotions fortes.
Un grand merci à toutes celles qui m'ont laissé de belles reviews au chapitre précédent : Rinku 13, Jenny, Saeh, Artemis-Isil, AliFantasque, Gaiastrophe, Tekilou, Nightingale18, Bilko, Zeugma412, Harryliada, LilyP. Wooz, Ana, Pakalos, cmoa, Nedwige Stark, Nathea, Clem serpentar, Rosi, elodidine, Loulou7, lilarose12 et Silverbutterfly209. Merci aussi à tous les autres qui m'ont tout autant encouragée durant la publication : Suchi-story, Destrange, Dragsou, A.T.S Ludwig, Petite-Licorne-Arc-en-Ciel, Suldreen194, Minerphile, LinaewenLight, jade, Thaabil, PheebsH 62, Ange, Taibaka, Lou St-laurent, DoePatronus7, Aliserre et Le Choixpeau. C'est fou comme vous avez été nombreuses et nombreux ! Merci aussi à mes groupes Discord et merci aussi à mes lecteurs fantômes. Vous m'avez toutes et tous grandement motivée. Merci à vous du fond de tout mon amour !
J'en profite aussi pour vous inviter à venir lire, si vous ne l'avez pas déjà fait, Silverbutterfly209. Si vous avez aimé l'Honoricide, l'aventure se poursuit chez ses OS. Inspirée de ma fic, elle vient de publier une toute nouvelle séance chaude et intense avec le Maître des cachots, un OS intitulé "The X Factor". Venez lire, ça en vaut la chandelle !
(L'univers et les personnages appartient à JK Rowling)
Bonne lecture ! :)
Chapitre 12 ― Une passion nouvelle
― Pendant toutes ces années, Severus, jamais je n'aurais pensé que vous étiez capable de bousculer toutes les convenances seulement pour assouvir des pulsions primaires que vous dites ne pas avoir su réfréner ? s'exclamait Dumbledore avec une froide colère, l'expression redoutable derrière sa longue barbe argentée. Non, Severus, je regrette, mais c'est inacceptable ! C'est une élève ! C'était déjà catastrophique de vous demander de remplir ces exigences de l'Honoricide, mais de là à… à… Mais qu'est-ce qui vous est passé par la tête, par Merlin ?
Drago réprimait des fous rires dans sa manche pendant qu'il continuait de s'essuyer le visage. Rogue n'en menait pas large, mais le maître des cachots s'efforçait néanmoins de paraître détaché tandis qu'il mettait de l'ordre dans ses vêtements et qu'il lissait ses cheveux en bataille sur ses tempes en sueur.
Drago comprenait que Dumbledore soit furieux contre lui. Rogue avait improvisé des règles qui ne figuraient aucunement sur le plan du scénario. Mais Drago comprenait aussi Rogue de ne pas avoir pu y résister. Granger avait été incroyablement excitante sur cette croix, à jouir d'autant d'orgasmes. Elle leur avait offert une performance au-delà de toute attente. Drago avait été impressionné. Dans sa tête continuaient de tourner les images en gros plan du sexe mouillé de Granger, bien rempli de celui de Rogue. Cette vision avait été tellement excitante que Drago avait plongé la main sous sa robe et c'était branlé frénétiquement sans plus pouvoir ne rien contrôler non plus de ses pulsions. Puis Granger avait éjaculé sur lui ― c'était une femme fontaine ! ― et ça avait été le cran d'excitation de plus qui l'avait fait jouir aussi.
― Mais puisque personne ne se souviendra de rien le lendemain ? se justifia Rogue en se détournant vers le bureau.
― Son corps s'en souviendra ! répliqua Dumbledore en serrant le parchemin dans sa main. C'était peut-être sa première fois. Vous lui avez sans doute volé un moment important dans sa vie, je n'en sais rien, mais même si ce n'est pas le cas, vous n'aviez aucun droit de la toucher de cette manière ! Où est votre sens moral, Severus ?
Rogue prit l'Honoricide et l'inspecta. Aussitôt, Drago s'avança pour venir regarder aussi dans la boule noire. Les chiffres rouges avaient disparu, pour laisser place à un seul mot en vert lumineux : BRAVO, agrémenté d'un souriard farceur. Ils avaient donc réussi le scénario.
― Je savais qu'on y arriverait, dit Drago, suffisant.
Rogue déposa la sphère et lui jeta un regard noir.
― Vous auriez pu tout aussi bien mourir, cracha-t-il d'un ton froid. Estimez-vous plutôt heureux que nous ayons tous accepté de sacrifier notre honneur pour sauver votre vie, Malefoy.
Dumbledore poussa un profond soupir pour retrouver sa patience. Une fois revenu à lui, il se tourna vers le foyer devant lequel Granger, dans son épaisse couverture, était blottie contre McGonagall.
― Comment va-t-elle ? s'enquit-il calmement.
― Je viens de lui donner un sort contraceptif, informa McGonagall en caressant les cheveux de Granger, comme si elle était sa protégée. Elle ne risquera pas de tomber… Enfin…
Elle se racla la gorge, comme si elle n'avait pas envie de discuter elle aussi de l'écart de conduite de Rogue.
― Mais pourriez-vous m'apporter l'essence de Murlap, s'il vous plaît ? demanda-t-elle en retirant délicatement de la couverture les poignets de Granger, sérieusement cerclés d'éraflures dues aux bracelets de cuir. Il faut soigner aussi ses marques.
― Elle souffre ? s'inquiéta Dumbledore, tandis que Rogue se saisissait aussitôt du flacon sur le bureau.
― Non, rassura McGonagall avec un étrange sourire au coin des lèvres. Elle va bien. Même très bien.
Les sourcils froncés, Dumbledore prit le flacon que Rogue lui tendait et s'approcha d'elles en jetant son parchemin au passage dans le feu. Pendant que les notes se consumaient en cendre dans les flammes crépitantes, Dumbledore s'assit dans le fauteuil près du canapé et donna le flacon à McGonagall.
― Vous êtes sûre qu'elle va bien ? demanda-t-il, sceptique.
― Les endorphines la préservent dans cet état de parfaite détente, assura McGonagall en continuant d'entourer Granger de tendresse. C'est un état merveilleux.
Drago s'approcha pour mieux regarder Granger. Les yeux dans le vague, la tête appuyée dans le collet encore largement ouvert de McGonagall, elle semblait, en effet, plongée dans un état second, paisible, et bien loin de la réalité. Était-ce vraiment les endorphines qui la tenaient en extase, ce phénomène dont Drago ne comprenait rien, ou était-ce plutôt les souvenirs de Rogue et lui en train de la faire jouir intensément ?
McGonagall aussi avait été assez intense. Drago ne l'aurait jamais crue capable d'oser autant. Pendant qu'elle continuait à dorloter Granger contre elle, avec beaucoup d'attention, le visage dépourvu de lunettes, encore très loin du professeur strict et sévère qu'on lui connaissait, quelques frissons lui remontèrent le long de l'échine.
― Ce n'est pas la première fois, n'est-ce pas ? demanda soudain Dumbledore, qui se caressait la barbe d'un air suspicieux. Vous saviez depuis le début à quoi vous attendre ?
― Quoi ça ? interrogea McGonagall, évasive derrière les mèches noires qui lui tombaient devant le visage.
Dumbledore n'insista pas, se contentant de la dévisager en haussant les sourcils. Drago, quant à lui, demeura perplexe. Que voulait-il dire ?
― Ces jeux de dominations et de soumissions, précisa alors Rogue en les rejoignant devant la cheminée, la pile de vêtements bien pliés de Granger entre les mains. Vous avez manifestement pratiqué ce genre d'activité dans le passé, Minerva. Inutile de le nier.
― Et vous, c'est la première fois que vous vous jetez sur une élève comme ça ? répliqua McGonagall d'un ton abrupt.
Rogue ricana. Le bout de ses doigts se faufilait distraitement le long de la dentelle du soutien-gorge de Granger.
― Ça vous a plu ? demanda-t-il d'un air provocant, tout en évitant toutefois de croiser le regard désapprobateur de Dumbledore. Dites-moi, Minerva… d'habitude, quand vous jouez… êtes-vous toujours aussi dominante… ou plutôt soumise… ?
― Mais… ça ne vous regarde pas, dit McGonagall qui rougit subitement d'une gêne que Drago trouva passablement attrayante.
― Allons, Minerva, puisque personne ici ne se souviendra de rien le lendemain…
― Severus, s'il vous plaît, interrompit Dumbledore d'un geste de la main agacé. Je pense que nous avons suffisamment été embarrassés ce soir sans devoir en rajouter en plus.
Rogue se tut, mais continua de fixer McGonagall d'un air narquois. Cette dernière détourna les yeux, encore toute rouge, et se reconcentra sur Granger qui avait doucement fermé les paupières contre son sein. Elle lui repoussa nerveusement les cheveux, le flacon toujours dans l'autre main, puis reboutonna son collet sur sa poitrine comme si elle était tout à coup mal à l'aise d'en montrer autant.
― Il est tard, reprit Dumbledore après un moment, brisant le silence qui s'était installé autour d'eux. Occupez-vous de rhabiller Miss Granger, Minerva, et je vais effacer nos traces dans ce bureau.
― Si vous pouviez me rapporter aussi mes lunettes…, dit McGonagall qui se redressa sur le canapé.
Dans son mouvement, elle réveilla Granger qui geignit faiblement dans la couverture. Aussitôt, elle l'aida à se déplacer à l'horizontale, la couchant sur le côté, face au dossier. Drago crut, dans un espoir insensé, que McGonagall allait maintenant s'allonger sur elle et lui faire tendrement l'amour, mais elle ne fit que lui frotter chastement l'épaule pour la réconforter. Lorsque Dumbledore revint pour lui rendre ses lunettes, elle le remercia en les remettant sur son nez, retrouvant ainsi son visage sévère, ramassa aussi ses cheveux en désordre qu'elle renoua à la va-vite dans un chignon presque parfait, et entreprit de s'occuper de Granger. Elle mit un peu de pommade d'essence de Murlap dans sa paume, déposa le flacon sur la table basse et se frotta les mains.
― Laissez-moi seule avec elle, voulez-vous ? demanda-t-elle d'une voix autoritaire, tandis que Drago et Rogue demeuraient immobiles devant la cheminée, à l'observer. Allez plutôt aider Dumbledore.
― Vous avez entendu, Malefoy ? dit lentement Rogue en déposant la pile de vêtements sur la table basse. Ne gênez pas et allez plus loin. Pensez aussi à nettoyer votre robe…
― Quoi, qu'est-ce qu'elle a, ma robe ? s'agaça Drago en baissant les yeux.
Une tache mouillée fonçait sa robe au niveau de son ventre. Il s'était éjaculé dessus tout à l'heure, mais il ne s'en souciait guère. Cette tache était plutôt une fierté, la preuve qu'il avait vécu un moment des plus plaisants et intenses.
McGonagall plongeait à présent les mains sous la couverture pour enduire les fesses de Granger d'essence de Murlap et Drago sentit l'excitation remonter en lui.
― Du balai, qu'elle a dit ! cingla Rogue en le poussant de la main.
― Vous aussi, Severus, dit sèchement McGonagall. Vous en avez assez vu, tous les deux. La séance est terminée.
Rogue serra les lèvres, les yeux menaçants, puis il s'éloigna en bousculant Drago sur son passage.
Dumbledore, plus loin, terminait de faire disparaître les deux planches de bois qui avaient servi à la croix. Son fauteuil n'était plus là non plus. Il ne restait que les chaînes et les martinets que Dumbledore rangeait dans le sac sur le bureau.
Rogue se saisit de l'Honoricide.
― Qu'est-ce qu'on fait de ça ? demanda-t-il en soupesant la boule noire dans sa main.
― Laissez-la-moi, je vais voir si je ne peux pas la détruire, répondit Dumbledore en refermant le sac avec un bruit métallique. Cet objet est dangereux. Nous devons nous assurer qu'il ne tombe entre les mains de personne d'autre.
Il prit l'Honoricide et la posa à côté du sac.
Drago déambula auprès des étagères remplies de bocaux ennuyants. De temps à autre, il jetait un regard en direction du canapé pour voir comment s'y prenait McGonagall avec Granger. Mais c'était difficile à voir. Le dossier cachait tout.
Enfin, Granger se leva, toute nue, et avant que McGonagall ne s'empresse de la cacher derrière la couverture qu'elle lui tendit comme un paravent, Drago put entrevoir, avec excitation, ses fesses, considérablement violacées et perlées de sang. L'essence de Murlap ne pourrait jamais effacer tout ça.
Dumbledore sembla avoir aussi remarqué les sérieuses marques sur la peau de Granger, puisqu'il s'avança d'un pas vers le canapé, un pli soucieux entre les sourcils.
― Elle ne pourra pas retourner dans son dortoir comme ça, dit-il, tandis que Rogue, resté auprès de son bureau, manifestait dans son regard une évidente ferté sauvage. Il lui faudra une potion contre les hématomes.
― Absolument, approuva McGonagall, la couverture tendue entre les mains pendant que Granger se rhabillait derrière, mais nous n'allons pas réveiller Madame Pomfresh au beau milieu de la nuit.
― Elle peut rester dormir ici, proposa alors Rogue. Sur ce canapé. Je m'occuperai de chercher le remède dès demain mat… quoi ?
Dumbledore lui avait jeté l'un de ces regards redoutables qui fit également frissonner Drago. Il était évident que Dumbledore avait perdu sa confiance en Rogue. Heureusement pour Rogue que le directeur ne se rappellerait plus de rien le lendemain, sinon il l'aurait probablement renvoyé de Poudlard.
― Emmenez-la avec vous, Minerva, reprit Dumbledore sans plus d'attention pour Rogue. Prenez soin d'elle cette nuit et je reviendrai vous voir demain matin, avec la potion. Je m'occuperai ensuite de lui enlever la mémoire et la vôtre.
― Et la vôtre aussi ? demanda Rogue, comme saisi d'une soudaine crainte.
― Oui, Severus, assura calmement Dumbledore. La mienne aussi. Personne, comme je l'ai répété maintes fois, ne se souviendra de ce soir ô combien perturbant. Je serai cependant le dernier à oublier ce spectacle d'épouvante, mais vous, les premiers. Vous êtes les plus chanceux.
La baguette à la main, il s'avança vers Rogue en faisant signe à Drago de s'approcher aussi. Drago émit un soupir déçu.
― On ne pourrait pas faire de beaux rêves avant… ? hasarda-t-il d'un ton suppliant.
― Non, répondit Dumbledore, tranchant. Attendez-moi ici, ça ne sera pas long.
Dumbledore poursuivit son chemin vers le bureau, prit l'Honoricide et le sac dont les chaînes à l'intérieur, qui s'entrechoquèrent, cliquetèrent bruyamment, et revint vers McGonagall. Cette dernière repliait la couverture contre elle. Granger avait proprement renfilé sa robe de sorcière et mettait machinalement de l'ordre dans ses cheveux ébouriffés.
― Tenez, Minerva, prenez ça, dit Dumbledore en lui refilant le sac et la boule noire. Attendez-moi au bout du couloir, je vous rejoindrai dans un instant. Est-ce que tout va bien, Miss Granger ?
― Hum… ? fit Granger d'un air absent, les yeux fixés sur le bout de ses chaussures. Je… je ne sais pas…
Dumbledore eut l'air navré, même peiné, comme si Granger avait été abusée alors que Drago était sûr qu'elle avait tout aimé jusqu'au bout.
― Elle va bien aller, rassura McGonagall avec confiance. Je vais prendre soin d'elle. Ne vous inquiétez pas. Venez, Miss Granger, quittons ce sombre endroit.
― Elle était consentante ! rappela Rogue d'une voix forte, tout aussi irrité que Drago. Et elle a joui de plusieurs orgasmes ! Ça n'a pas dû être si terrible que ça !
― Severus ! dit Dumbledore pour l'empêcher d'insister.
McGonagall émit quelques rires pendant qu'elle se dirigeait vers la porte avec Granger. La couverture sous le bras, le sac et l'Honoricide au bout de l'autre, elle se retourna, étonnamment espiègle.
― Ne soyez pas si fier de vous, Severus, lança-t-elle. Vous possédez peut-être un grand potentiel dans ce domaine, mais vous n'êtes encore qu'un débutant.
― Un débutant qui maîtrise déjà assez bien le martinet, riposta Rogue d'un air condescendant. Et bien d'autres choses en plus…
― Et bien d'autres expériences à découvrir encore. Il n'y a pas que le martinet, vous savez…
McGonagall esquissa un sourire défiant et les yeux de Rogue scintillèrent.
― Alors, il me tarde que vous m'en enseigniez davantage, professeur McGonagall, susurra-t-il lentement.
Drago ouvrit la bouche d'un air hilare. Il s'attendit à voir rougir de nouveau McGonagall, mais à sa grande surprise, elle resta droite et confiante. De l'amusement complice luisit même derrière ses lunettes rectangulaires, comme si elle redevenait la dominante qu'elle avait été au courant de la soirée.
― Quand vous voudrez, professeur Rogue, répondit-elle dans un souffle.
Dumbledore se pinça l'arête du nez, comme s'il aurait préféré ne pas devoir entendre ça. Drago pouffa dans sa main.
― Mais bien entendu, reprit précipitamment McGonagall, le visage plein de malice, encore faudra-t-il que vous vous souveniez que je suis une experte et que j'ai en effet beaucoup pratiqué cet art dans le passé.
― Attendez que je le redécouvre plus tard, murmura Rogue dans un curieux mélange de menace et de désir.
McGonagall sourit sans se démonter, puis elle ouvrit la porte.
― Bonne fin de soirée, Severus, dit-elle. Je vous attends dans le couloir, Albus. Venez, Miss Granger.
Elle lui posa la main qui tenait le sac derrière le dos pour l'inciter à sortir devant elle, mais Granger ne bougea pas, les yeux rivés fixement dans ceux de Rogue. On aurait dit qu'elle avait plutôt envie de rester dans ce cachot et d'y vivre encore de nouvelles jouissances. Une attirance palpable se ressentait entre elle et Rogue. Drago fut un peu déçu qu'elle ne le regarde pas lui aussi, mais content néanmoins d'avoir la preuve qu'elle avait réellement aimé le scénario qu'il avait inventé juste pour elle.
― Miss Granger, répéta McGonagall d'un ton plus sec.
Granger tressaillit, secoua la tête pour revenir à elle et traversa enfin la porte d'un pas troublé. McGonagall la suivit en jetant à Rogue un regard en biais et Rogue continua à fixer le couloir, à le dévorer même des yeux, très longtemps après que Granger et McGonagall soient parties.
― Bien, reprit Dumbledore d'un ton ferme. Maintenant, finissons-en au plus vite.
Il revint vers Rogue et Drago d'un pas vif, sa grande robe bruissant à ses chevilles, et brandit sa baguette sans tarder. Drago fit un pas en arrière, frustré que tout doive se terminer ainsi et aussi brusquement, mais Dumbledore ne fit que nettoyer d'un sort la tache sur sa robe et la mouille de Granger qui lui collait encore les cheveux sur les tempes.
― Remémorez-vous une dernière fois tout ce qui s'est passé aujourd'hui, dit Dumbledore en sortant de sa poche une fiole vide. Tous les détails, toutes les émotions, du début à la fin. Et lorsque vous serez prêts, je vous prierai de mettre tout ça là-dedans.
― Vous n'utilisez pas l'Oubliettes ? s'étonna Rogue.
― Ah, oui, dit Dumbledore en haussant les épaules. Mais il me semble qu'un sortilège d'Amnésie serait aussi grossier que de vous arracher un objet de force d'entre vos mains. La courtoisie exige, ma foi, que nous demandions d'abord poliment l'objet en question avant toute chose.
Rogue le dévisagea, impassible. Drago regarda la fiole, triste. Il n'aurait pas le choix.
Avec regrets, il se repassa tous les moments où Granger s'était montrée excitante, nue sur la croix, attachée, écartelée, le corps frétillant de plaisir ; les moments où Rogue s'était bien occupé d'elle avec le martinet ; où McGonagall s'était également laissée emporter dans les désirs ; il se rappela les cris de Granger, son odeur, son parfum salé sur sa langue ; la vue de l'érection de Rogue, ferme et imposante, qui était venue plonger tout à coup dans la source de toute cette mouille abondante et délicieuse ; les orgasmes multiples de Granger et la fontaine qui avait jailli au bout de tout ce plaisir immense, et qui l'avait fait jouir aussi ; tous ces moments de pure extase qui allaient disparaître à tout jamais de sa mémoire…
― Alors ? encouragea Dumbledore, la fiole tendue vers eux deux, patient.
Drago regarda Rogue, qui, résigné, fut le premier à sortir sa baguette. Il apposa l'extrémité à sa tempe, le visage lisse et fermé, puis l'éloigna lentement en sortant de sa tête, collé au bout de sa baguette, un long filament argenté, ni liquide, ni gazeux. Dès que le souvenir fut déposé dans la fiole, où il tourbillonna sur lui-même, le regard de Rogue se fit soudain lointain, comme égaré. Rogue venait de perdre toute l'expérience, si exquise fût-elle, qu'il avait vécue ce soir même dans son bureau.
― Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il dans un murmure.
― Je vous expliquerai demain, répondit Dumbledore en tenant maintenant la fiole devant Drago. Allez-y, Drago, c'est à votre tour.
― Je… je ne dirai jamais rien à personne, balbutia-t-il, désespéré.
― Drago, gronda Dumbledore d'un air sévère. Allons.
― Mais je ne sais pas comment faire !
C'était faux. Son père possédait une Pensine et il lui avait enseigné depuis longtemps comment retirer définitivement des souvenirs de sa mémoire pour les mettre dedans. Dumbledore le savait sûrement, comme il connaissait Lucius, mais il n'avait toutefois pas de preuves que Drago sache vraiment le faire et ne pourrait pas non plus exiger qu'il sache le faire.
Dumbledore soupira posément, puis sourit avec indulgence.
― Je vois, dit-il. Dans ce cas, je vais vous aider. Vous n'aurez qu'à penser très fort à toute votre journée, à cet Honoricide et à ce scénario que vous avez dû mettre en scène, et je vais retirer moi-même ces souvenirs de votre tête.
― Quel scénario ? demanda Rogue qui ne comprenait plus rien, les sourcils froncés, pendant que Dumbledore apposait le bout de sa baguette sur la tempe de Drago.
Drago émit un couinement frustré. Ce n'était pas possible. Il ne voulait pas perdre ces souvenirs. Ils lui étaient trop chers. C'était les siens. Il avait le droit de les garder s'il le désirait. Qui était Dumbledore pour les lui voler comme ça ? Si son père le savait, il serait sûrement indigné, lui aussi.
Soudain, il lui vint une idée sournoise. Pendant que Dumbledore attendait patiemment, la baguette pointée sur lui, Drago préserva sa mine crispée et fit semblant de penser très fort à ses souvenirs de la journée, en feignant la résignation du mieux qu'il put. Mais en réalité, il détaillait mentalement les œufs au bacon qu'il avait mangés ce matin. Dumbledore l'observait par-dessus ses lunettes en demi-lune, de ses yeux bleus perçants, mais Drago gardait tout son talent pour l'occlumancie. Dumbledore ne se rendit compte de rien lorsqu'il retira le mauvais souvenir de sa mémoire pour le déposer dans la fiole, où le nouveau filament vint se tortiller doucement contre celui de Rogue. Dumbledore fut parfaitement dupe.
― Bien, dit Dumbledore en refermant le petit flacon d'un bouchon de liège. Si vous voulez bien raccompagner Mr Malefoy à sa salle commune, Severus, je suis attendu ailleurs.
― D'accord, répondit Rogue d'un air toujours aussi perplexe et perdu. Mais est-ce que c'est grave ? Il s'est passé quelque chose d'important ?
― Demain, Severus, répéta Dumbledore d'un ton ferme. Je vous expliquerai tout demain. Maintenant, allez-y. Ne perdez pas trop de temps, il est déjà très tard.
Il inclina sa haute stature en un bref salut courtois et repartit tranquillement vers la porte restée ouverte. Tandis que ses pas s'éloignaient dans le couloir, Drago échangea un regard avec Rogue, en s'appliquant du mieux possible pour avoir l'air aussi indécis que lui.
― Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Drago.
― Je présume que vous avez fait une bêtise, qu'en pensez-vous ? répliqua Rogue en retrouvant sa froideur habituelle. Suivez-moi.
Un instant plus tard, ils marchèrent tous deux dans les cachots, en direction de la salle commune des Serpentard. Rogue maintenait un visage imperturbable, mais Drago savait qu'il devait chercher frénétiquement dans sa mémoire des restants d'indices qui pourraient l'aider à comprendre ce qui s'était passé ce soir. Alors que Drago, lui, se souvenait de tout, et il était éminemment fier de lui. Il avait déjà hâte de raconter toute son expérience à Crabbe et Goyle et de voir leur réaction envieuse. Il pourrait même tenter de draguer un peu Granger maintenant qu'il savait exactement ce qui l'allumait. Et dire qu'au début, il avait sincèrement regretté d'avoir joué avec cette boule noire. En fait, il n'avait jamais rien commis d'aussi beau comme bêtise.
― Alors ? demanda Rogue dont la cape flottait doucement derrière lui. Qu'est-ce que vous avez mis comme souvenir dans cette fiole ?
― Ce qu'il fallait, répondit Drago en souriant mystérieusement. Mais je ne me souviens pas… bien sûr…
― Ah bon, dit simplement Rogue.
Ils continuèrent à marcher en silence, leurs pas résonnant sourdement contre la pierre froide des murs, puis Rogue reprit à voix basse :
― Eh bien, moi, j'ai dû y mettre ce que j'ai fait ce matin, parce que je n'ai plus aucun souvenir du moment où je me suis levé.
― Quoi ? s'exclama Drago, stupéfait. Vous voulez dire que vous avez triché vous aussi ?
― Moi aussi ? releva Rogue avec un sourire en coin.
― Je veux dire… heu… ouais…, fit Drago en se frottant la nuque, gêné. Mais vous avez triché aussi, alors si vous me dénoncez, je vous dénoncerai aussi !
― Qui a parlé de vous dénoncer ?
Rogue conservait sa mine narquoise, alors Drago se détendit. Évidemment que Rogue ne le dénoncerait pas. Il comprenait comme lui qu'une soirée pareille ne pouvait pas se faire oublier aussi facilement. Au moins, il lui resterait quelqu'un avec qui partager à l'occasion ces somptueux souvenirs de Granger en jouissance.
― C'était trop intense…, souffla Drago avec délectation.
― Absolument, approuva Rogue, les yeux s'allumant une fois de plus d'une lueur lubrique à peine dissimulée. Je n'aurais jamais cru que Miss Granger était aussi désirable, aussi délicieusement soumise. Ses cris résonnent encore en moi. Je sens encore dans mes mains son corps envahi de frissons. Elle a adoré que je la possède toute entière. Elle me voulait. Elle n'attendait que ça. Si vous aviez pu voir comment elle s'offrait à moi en me montrant son sublime derrière. C'était la première fois qu'une femme me désirait autant…
― Ah…, fit Drago, surpris que son professeur se permette de lui faire des confidences aussi intimes. C'est vrai qu'elle vous voulait. J'ai vu toute la mouille qui coulait quand vous la possédiez, comme vous dites…
Il hésita, mais puisque Rogue semblait ouvert à la discussion, il décida de se confier aussi :
― J'aimerais bien que la prochaine fois, ce soit moi qui la possède, dit-il d'un ton surexcité. Et vous pourriez alors la goûter à votre tour. Avec la langue. Elle est vraiment bonne. Vous verrez.
― Je n'en doute pas, dit Rogue, toujours à l'aise de parler aussi librement avec un élève. Il me tarde de pouvoir la savourer à cet endroit également. Mais pas que là. Je veux la dévorer en entier. Je veux tout voir d'elle, tout explorer. Découvrir sa bouche, le fond de sa gorge, ses réactions de pure jouissance, sa soif de moi… et plus d'une fois…
― Ouais ! s'esclaffa Drago d'un rire salace. Plus d'une fois ! Vous me plaisez, professeur. Quand est-ce qu'on recommence ?
― Miss Granger est en cours avec moi demain, dans l'après-midi. Je lui offrirai quelques regards, un peu indécents. Elle aimera ça. Je passerai aussi derrière elle, tout près dans son dos, pendant qu'elle sera concentrée sur son travail. Je la charmerai doucement, à son rythme. Ce sera un long processus, mais qui en vaudra la peine. Elle deviendra folle de moi d'ici la fin de l'année.
― Parfait ! Et moi ? Je la séduis aussi ?
Drago était si excité à ce plan qu'il bandait déjà dans son caleçon. Lui et Rogue formeraient une équipe du tonnerre. Hermione Granger n'aurait aucune chance contre eux. Elle leur appartiendrait pour la vie.
Rogue s'arrêta alors dans le couloir et se retourna pour lui faire face, l'expression tout à coup ironique.
― Vous ? répéta-t-il en ricanant, les sourcils haussés. Mais mon pauvre Drago, il n'y a pas de vous…
― Comment ça ? s'étonna Drago, contrarié.
― Tout simplement parce que j'ai décidé que désormais, Granger n'appartiendrait qu'à moi et que c'est moi, tout seul, qui la récupérerai et qui la ferai jouir de nouveau sans plus devoir la partager avec quiconque.
― Quoi ? Mais c'est complètement injuste, je…
― Merci, Drago, interrompit froidement Rogue, mais je n'ai plus besoin de vous. Vous m'avez offert une merveilleuse expérience avec cet Honoricide, je vous en remercie, et maintenant je pars tout seul à la reconquête de ma femme.
Et sur ce, tandis que Drago demeurait bouche bée d'indignation, Rogue sortit sa baguette et la lui pointa droit entre les deux yeux.
― Oubliettes !
FIN… ou à suivre dans votre imagination…
Merci d'avoir lu ! :)
Déjà la fin. Vous allez me manquer mes lectrices et lecteurs que j'aime profondément. Mais je vous promets de revenir un jour avec une nouvelle histoire, probablement aussi tordue que celle-ci. Je me connais. J'ai l'impression de devenir pire avec les années... Ha ha !
Sur ce, je vous souhaite un bel été et beaucoup de succès dans vos projets !
En attendant, racontez-moi en review comment vous imaginez la suite de l'Honoricide. On ne sait jamais. Ça pourrait m'inspirer...
Gros bisous !
Melfique :)
