Bonjour, bonjour !
Je suis à l'heure ! Je pense que ça se fête XD
J'espère que vous allez tous bien et que vous passez de bonnes (fin) de vacances ! Dans tous les cas, on se retrouve pour ce nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira !
D'ailleurs, nous avons passé les 15k vues sur Vivants, alors vraiment un graaaand merci à vous, c'est vraiment incroyable pour moi ! Merci de continuer à me suivre 3
(J'ai aussi posté un nouvel OS Dramione il y a quelques temps, mais je ne crois pas en avoir parlé ici ;) )
Merci pour vos reviews sur le dernier chapitre :
Nedwige Stark : Eh oui, ils ne vont pas s'en sortir si facilement eheh ! Voici le nouveau chapitre, qui j'espère te plaira ;)
Francinette : Evidemment, notre Hermione ne changera jamais de ce côté là ! Contente qu'il te plaise ! J'ai toujours eu du mal à construire mes propres OC alors j'espère avoir fait quelque chose de bien ^^ Laissons Ron s'amuser enfin... Eh oui, les 8e année ne vont pas s'en sortir si facilement !
Guest : Contente que ce couple te plaise, je voyais bien Pansy sortir un peu du lot avec un OC, j'aimais bien l'idée hihi ^^ Drago semble retrouver du poil de la bête en effet, Hermione ne pouvait pas réagir platement XD Eh oui ça arrive bientôt ! Je suis en pleine écriture du chapitre pour tout te dire ;) Comme je l'ai dit plus haut, il faut bien que Ron passe un peu de bon temps... J'y répond toujours avec plaisir ! Merci à vous de continuer d'ne écrire 3
Bonne lecture !
Chapitre 51 : Départ
D'un coup de baguette, Severus ouvrit les grilles du portail et les neuf élèves entrèrent sans un mot.
- Suivez-moi, grogna-t-il en se tournant vers le château, alors que Rusard esquissait un sourire sardonique. Je retirerai des points au premier qui parle, les menaça-t-il ensuite.
- Allez, Seve-
- Moins dix points pour Serpentard. Tu te la fermes, Drago, gronda-t-il d'une voix ferme. Je ne veux pas vous entendre.
Le blond leva les yeux au ciel et Hermione, accrochée à son bras, secoua la tête, dépitée par son comportement. Le petit groupe avança donc silencieusement jusqu'au château, sous le regard toujours aussi narquois de Rusard, qui prévoyait sûrement des tas de choses à leur faire endurer - bien qu'il n'en ait probablement jamais l'occasion.
- Je devrais pouvoir m'en sortir avec eux, Argus, fit Rogue lorsqu'ils eurent atteint le hall du château. Je vous ferai signe si j'ai à nouveau besoin de vous.
- Vous êtes sûr de ne pas vouloir que je les emmène quelque part, Professeur ? s'enquit-il de sa voix couinante. Je pourrais-
- Ça ira, Rusard, le coupa-t-il avec un regard sévère. Retournez faire vos rondes, on ne sait jamais sur qui vous pourriez tomber, ajouta-t-il avec un sourire faux.
- Bien sûr, Professeur, répondit-il en s'excusant du regard.
Il jeta un dernier coup d'œil mauvais au petit groupe d'élèves et s'en alla vers les escaliers du château. On entendit Miss Teigne miauler et quelques paroles furent prononcées par le vieux concierge, mais elles s'effacèrent vite et le silence se fit à nouveau dans le hall. Severus fit un mouvement de la tête vers les escaliers qui menaient au cachot, et les élèves le suivirent dans les dédales de marches, se dirigeant silencieusement vers son bureau.
Il ouvrit la porte d'un autre mouvement de baguette et s'installa dans son grand siège, tout en suivant du regard ses élèves qui se plaçaient tous face à lui. Si Drago, Pansy, Blaise et Ginny le regardaient avec défi, ce n'était pas le cas des autres, qui se sentaient bien plus coupable et n'osaient pas croiser le regard de leur professeur.
- Miss Granger, se lança-t-il au bout de longues minutes de silence gênant, pouvez-vous me dire l'heure à laquelle les dernières années sont censés être de retour dans le château chaque soir de semaine, je vous prie ? lui demanda-t-il, mettant de côté la familiarité avec laquelle il s'adressait à elle habituellement, signe qu'il était réellement en colère.
- Vingt-trois heures, répondit-elle timidement, impressionnée par le ton que Severus prenait pour la première fois avec elle depuis le début de l'année.
Elle était épuisée et n'avait même plus la force d'être aussi révoltée que Drago par le comportement de leur parrain, se contentant de se plier sous son regard sévère.
- Et quelle heure est-il, Monsieur Nott ? s'enquit-il, le regard noir, s'adressant à son élève d'une voix presque tremblante de colère.
- Une heure passée, Professeur, marmonna-t-il alors que Blaise fusillait Rogue des yeux, pour s'en être prit à Théodore.
- Jetez-moi encore un tel regard, Zabini, et je vous assure que vous passerez un mois en retenue. Serpentard ou non, ajouta-t-il alors que le concerné reniflait dédaigneusement, en détournant tout de même les yeux. La directrice a décidé de vous laisser des libertés, reprit-il plus calmement mais d'une voix toujours aussi furieuse, car elle vous fait confiance et qu'elle pense que vous êtes responsables et assez matures pour respecter les limites que l'on vous pose. Je respecte son choix, et à vrai dire, lorsqu'elle m'en a parlé par courrier, j'étais plutôt d'accord avec elle. Vous avez tous et toutes été au cœur de la Guerre, vous avez vécu des choses que des sorciers normaux de votre âge ne devraient pas vivre, et vous êtes censés être des adultes. Mais visiblement, vous n'en avez rien à faire. Vous vous croyez tout permis !
- C'est faux, et tu le sais ! se révolta Drago.
- Tu te la fermes, Drago ! beugla leur professeur, fusillant son filleul du regard. Vous êtes les fautifs dans cette histoire je te le rappelle, alors si tu ne veux pas écoper de sanctions particulières, je te conseille très fortement de la fermer. Sinon, je t'assure que tous les privilèges qui t'ont été accordés cette année disparaîtront avant que tu n'aies eu le temps de dire Quidditch ! Je ne suis pas certain que tu serais ravi de devoir retourner dans ton dortoir, dans les cachots de Serpentard ! J'ai été assez clair ou il t'en faut plus ? demanda-t-il en haussant un sourcil furieux vers le blond, qui acquiesça en grognant et marmonnant dans son coin. Bien. Vous écoperez donc tous de trois heures de retenue, que vous ferez à la rentrée, je verrai avec la directrice ce que vous y ferez. De plus, je retire cent points à Gryffondor et Serpentard, ajouta-t-il sous les hoquets estomaqués du petit groupe, qui pourtant ne fit pas de commentaire, ne souhaitant pas s'attirer les foudres de leur professeur. La prochaine fois, et je suis certain que la directrice sera d'accord avec moi, vos privilèges de sortie du château vous seront retirés, et ce, pour une durée que nous déterminerons. C'est clair ?
Ils hochèrent tous la tête, bien que quelques reniflements méprisants se firent entendre, et Rogue se tourna finalement vers Charles, qui était resté en retrait depuis qu'ils étaient arrivés.
- Quant à vous, Ogden, je vous retire cinquante points et vous serez en retenue avec moi la semaine de la rentrée.
- Toute la semaine, Professeur ? demanda-t-il dans un élan de hardiesse.
- Oui, répondit Severus. Vous avez enfreint beaucoup de règles, notamment en quittant le château sans autorisation des professeurs, en étant hors de votre dortoir après le couvre-feu, et j'en passe ! s'exclama-t-il ensuite, d'un air plus ennuyé que pour les autres élèves.
- C'est ma faute, Professeur, c'est moi qui l'ai entraîné en-dehors de Poudlard, fit Pansy en dégageant la main de Charles qui avait tenté de la retenir de parler - sachant d'avance ce qu'elle s'apprêtait à dire.
- Je vous retire donc dix points supplémentaires, Parkinson, répliqua-t-il, sous le regard ahuri de la jeune femme. Maintenant, retournez tous dans vos dortoirs, en silence, si vous ne voulez pas d'autres points en moins. Dépêchez-vous ! ajouta-t-il fermement en les voyant rester immobiles.
Cependant, en voyant que Drago et Hermione allaient s'en aller eux-aussi, il les rappela et leur intima de rester quelques instants. Les autres quittèrent le bureau de leur professeur en silence et la porte se referma derrière le petit groupe quelques instants plus tard. Drago fusillait son parrain du regard, d'un air tout aussi furieux que l'était le brun quelques minutes plus tôt.
- Hermione, j'ai-
- Alors ça y est ? Ce n'est plus "Miss Granger" ? cracha Drago en croisant les bras sur son torse, regardant dédaigneusement son parrain.
Ce dernier tourna rapidement la tête vers son filleul et haussa un sourcil. Il se recula dans son siège et lança un regard terriblement froid au blond.
- Je ne crois pas que tu aies envie de jouer à ça avec moi ce soir, Drago, fit-il sèchement. Nous avons déjà eu cette conversation il y a quelques années, reprit-il sans laisser Drago dire quoi que ce soit, je suis ton parrain, nous nous connaissons très bien, nous sommes de la même famille, mais à aucun moment, cela ne doit changer l'autorité que j'ai en tant que professeur vis à vis de toi ! Et c'est la même chose pour Hermione. Je suis votre professeur, et vous avez fait une connerie ce soir, vous le savez très bien ! continua-t-il avec colère. Le fait que je sois votre parrain ne doit absolument pas changer le rôle que j'ai à Poudlard. Tu le sais très bien, et si tu n'es pas d'accord avec ça, tu peux tout aussi bien sortir !
Drago dévisagea Severus avec mépris et se retourna pour quitter le bureau, mais Hermione attrapa sa main avant qu'il n'ouvre la porte. Il se tourna vers elle et, avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, elle lui offrit un regard suppliant. Elle ne voulait pas qu'il parte, ni qu'il se fâche avec Severus. Elle savait à quel point Drago tenait à lui, tout comme elle savait qu'il se sentirait plus mal qu'autre chose de quitter le bureau en colère contre son parrain.
Drago se plongea dans son regard et quelques secondes passèrent, pendant lesquelles un vrai combat se déroulait dans sa tête. Après un long moment de silence, il finit par soupirer lourdement et Hermione lui sourit doucement, le remerciant du regard.
Elle se tourna vers Severus - qui n'avait rien loupé de leur complicité - sans lâcher sa main, et attendit patiemment qu'il reprenne.
- Je t'avais dit que je ferai des recherches pour trouver comment déverrouiller le carnet de Lily, mais je n'ai rien trouvé d'intéressant ici, se lança-t-il finalement, d'une voix plus calme que précédemment, et Hermione le remercia intérieurement de n'avoir fait aucun commentaire sur le comportement de Drago. Je n'ai pas encore eu le temps de retourner chez moi, mais je pense pouvoir trouver quelque chose dans ma bibliothèque personnelle, pendant les vacances. Je t'enverrai un hibou si c'est le cas.
- Merci beaucoup, Severus, répondit-elle timidement.
Il hocha simplement la tête et se tourna vers Drago, qui semblait avoir quelque peu décoléré, probablement grâce au contact de la main d'Hermione.
- Ta mère t'a répondu ? lui demanda-t-il.
- Oui, répondit-il plus sèchement qu'il ne le voulait. Elle a immédiatement accepté nos projets pour Noël et m'a prévenu qu'elle m'attendrait de pied ferme au manoir, dès mon retour de Poudlard, ajouta-t-il.
- Tant mieux, fit Severus. Je passerai très probablement vous voir dans la semaine, j'enverrai un hibou pour vous prévenir.
- Comme d'habitude, répondit Drago en haussant les épaules.
- Exact. Vous devriez remonter maintenant, vous ne devriez pas être ici à cette heure-là, ajouta-t-il en ouvrant la porte de son bureau d'un coup de baguette.
Hermione hocha la tête et suivit Drago, qui la tira légèrement par la main. Ils remontèrent rapidement jusqu'au cinquième étage, dans le plus grand silence, ne souhaitant pas tomber sur Rusard, ou sur un quelconque professeur.
Harry et Ginny étaient déjà couchés lorsqu'ils arrivèrent à l'appartement. Le feu était éteint et le vent frappait contre les grandes fenêtres du séjour, faisant sursauter Hermione. Drago ricana doucement et la tira par la main jusqu'à leur chambre.
- Je suis épuisé, soupira-t-il en entrant.
- Moi aussi ! répondit-elle en s'écroulant en plein milieu du lit. C'était une super soirée, mais je n'ai plus aucune force, ajouta-t-elle en se cachant sous son coude.
- Moi non plus, fit-il en retirant ses vêtements un par un, gardant simplement son caleçon.
- Alors ? Qu'as-tu pensé de Charles ? demanda-t-elle en se déshabillant elle aussi.
- Pas mal, dit-il en haussant les épaules. Pansy a l'air de bien l'aimer, ça me suffit, continua-t-il en lançant à Hermione un t-shirt qu'il venait de sortir de son placard.
- Merci. Personnellement, je l'ai trouvé très gentil, poursuivit-elle en s'installant sous les couvertures. Il a l'air d'avoir bien cerné Pansy et de savoir sur quel pied danser avec elle. Il m'a paru vraiment intelligent, et je pense sincèrement qu'ils se correspondent très bien, tu ne trouves pas ?
- Sûrement, répondit-il vaguement en la suivant dans le lit. Il n'est pas si mal.
- Oh, Drago, sois un peu honnête ! s'amusa-t-elle en levant les yeux au ciel.
- Je suis honnête ! riposta-t-il fermement.
- Si tu le dis, fit-elle en levant les yeux au ciel, avant de se blottir contre lui. Oh non ! lança-t-elle soudainement, d'un air dépité, après un long silence apaisant. J'ai oublié de demander à Ron et Théo ce que la directrice leur avait dit, se lamenta-t-elle en plaquant son visage contre le torse de Drago.
- Détends-toi, Granger, ricana-t-il en passant une main dans ses cheveux fous. Théo m'a dit que la directrice avait immédiatement accepté son projet de médicomagie, et qu'il irait dans la même université que Blaise, comme c'était prévu, expliqua-t-il en caressant doucement le haut de la nuque d'Hermione, qui frissonna sous les caresses. Et je crois avoir entendu que Weasley passerait aussi les sélections de Quidditch, avec Ginny.
- Sérieux ?! s'exclama-t-elle en relevant la tête. Il m'avait dit qu'il n'était pas sûr, parce qu'il pensait ne pas avoir le niveau, mais finalement Harry et Ginny ont dû réussir à le convaincre du contraire !
- Tu parles, il n'a même pas-
- Drago Malefoy, si tu poursuis cette phrase, je t'assure que je te fais dégager du lit, gronda-t-elle les sourcils froncés.
- Très bien, très bien, soupira-t-il en levant les yeux au ciel. Mais tu sais très bien ce que j'en pense, ajouta-t-il tout de même, un rictus moqueur au coin des lèvres.
- Ce n'est pas la question ! Tu gardes ton avis dans ta tête, et ne t'avises pas de le donner devant lui ! Ni devant moi ! ajouta-t-elle vivement. Compris ? poursuivit-elle en haussant un sourcil sévère.
- Oui, répondit-il en levant les yeux au ciel à nouveau.
- Parfait, sourit-elle en se rallongeant contre lui.
Il soupira en secouant la tête, mais finit par passer à autre chose. Il l'embrassa sur le haut de la tête, tout en caressant ses cheveux et la sentit sourire contre la peau de son torse.
- J'ai hâte d'être demain, murmura-t-il à son oreille.
- Tu as intérêt à être excellent, sinon je ne risque pas d'avoir envie d'assister à d'autres entraînements, bailla-t-elle d'un air moqueur.
- Tu ferais ça ? demanda-t-il, surpris.
- Pourquoi pas, répondit-elle avec un petit sourire.
- Hermione, tu ne tiens pas dix minutes devant un match, mais tu serais prête à venir à plusieurs de mes entraînements ?!
- Si ça te fait plaisir, chuchota-t-elle tendrement, en haussant vaguement les épaules.
Il sourit grandement et leva légèrement son menton pour embrasser ses lèvres, avec passion. Il caressait sa joue du bout du pouce, tout en suçotant sa lèvre inférieure. Quand ils s'écartèrent, Hermione se redressa légèrement, pour être à la même hauteur que lui, et blottit sa tête dans son cou.
- Tu sais Drago, je suis vraiment heureuse pour toi, confia-t-elle timidement, dans un murmure, après de longues minutes de silence. Tu sembles tellement plus serein depuis que ta mère t'a contacté, et ça me fait tout autant de bien. Je détestais te voir te détruire comme ça, je me sentais complètement impuissante. Mais maintenant, j'ai l'impression que tu vas mieux, et rien ne me rend plus heureuse, ajouta-t-elle, alors qu'il la serrait contre lui, d'une voix affaiblie par sa fatigue.
Elle s'endormait.
- Ce n'est pas qu'une impression, Mia, répondit-il tout aussi bas, en plongeant son visage dans les cheveux bouclés d'Hermione. Je vais mieux, j'ai l'impression d'avoir été libéré en recevant la lettre de ma mère. Comme si tout ce qui me pesait depuis le début de l'année s'était soudainement envolé. Je vais mieux, et crois-moi… tu en es l'une des principales raisons, se confia-t-il à son tour, d'une voix incertaine.
Elle serra ses bras autour de lui et embrassa tendrement le bas de sa mâchoire. Elle se sentait partir dans les limbes du sommeil et elle se contenta de lui souhaiter une bonne nuit dans un dernier murmure, avant de s'endormir, serrée dans ses bras.
Il sourit doucement en entendant sa respiration lente et calme, et l'embrassa sur le haut du crâne, la rejoignant dans les bras de Morphée quelques minutes plus tard.
oOo
Hermione quitta la Grande Salle après son déjeuner et tomba sur Pansy, Blaise et Théodore qui se dirigeaient vers les cachots.
- Vous n'assistez pas à l'entraînement de Drago ? s'étonna-t-elle.
- Pas aujourd'hui, répondit Blaise d'un air dépité. J'ai promis à Théo de faire avec lui le devoir de Métamorphose, ajouta-t-il sans pouvoir s'empêcher de lever les yeux au ciel, s'octroyant un coup de coude dans les côtes de la part de son petit-ami qui avait tout entendu.
- Nous n'assistons pas aux entraînements, continua Théodore. Rester tout l'après-midi dehors, très peu pour moi, s'amusa-t-il ensuite.
- Ne m'en parle pas, marmonna Hermione. J'ai prévu de me lancer une dizaine de sorts pour me réchauffer.
- J'espère que tu as pris de quoi lire, ou au moins de distraire, fit Pansy d'un air moqueur. L'entraînement dure au moins deux heures.
- Ne t'en fais pas, j'ai tout ce qu'il faut, soupira Hermione en désignant son petit sac en perles accroché à sa ceinture.
- Eh bien, bonne chance, Hermione, ricana Théodore.
- Merci, sourit-elle, amusée. On se voit plus tard, ajouta-t-elle en leur adressant un petit geste de la main, tandis qu'ils s'éloignaient vers les cachots.
Elle se tourna vers les grandes portes du hall d'entrée, et après une grande inspiration, sortit affronter le froid de ce jeudi hivernal. Drago était parti une quinzaine de minutes avant elle, comme il l'avait prévenue, pour rejoindre ses coéquipiers dans les vestiaires. Il lui avait expliqué le matin-même qu'elle attendrait pour rien dans le froid si elle partait en même temps que lui, étant donné que les joueurs passaient toujours une bonne dizaine de minutes à se préparer et à parler du début de l'entraînement.
Ainsi, Hermione avait quitté la table de Gryffondor quinze minutes après le départ de Drago, emmitouflée dans sa cape d'hiver et accompagnée de son précieux sac en perles. Elle croisa quelques élèves sur le chemin, qui visiblement semblaient lutter bien mieux qu'elle contre le froid, puisque certains d'entre eux étaient installés contre un arbre du parc.
Inconscients, pensa-t-elle tout en pressant le pas pour atteindre le terrain de Quidditch.
En arrivant dans les gradins, Hermione remarqua qu'elle n'était pas la seule à venir observer l'entraînement de l'équipe de Serpentard et que deux autres élèves étaient installées à l'autre bout des gradins. Il lui sembla que les deux élèves étaient des quatrièmes années, probablement venues soutenir leurs petits-amis ou leurs amis.
Elle s'installa sur l'un des bancs et se lança immédiatement plusieurs sorts pour s'isoler du froid, du vent et des possibles gouttes de pluie qui pourraient tomber des gros nuages surplombant les environs.
Ce n'est que dix minutes plus tard que les joueurs de l'équipe quittèrent les vestiaires. Drago sortit en dernier et son regard croisa directement celui d'Hermione, qui s'était placée stratégiquement face à la sortie des vestiaires de Serpentard. Il lui offrit un petit sourire en coin et la jeune femme lui adressa un clin d'œil. Il était réellement heureux de la voir dans les gradins, et même s'il savait qu'elle ne passerait pas l'entraînement à l'observer jouer, sa présence lui était tout de même précieuse.
Drago enfourcha son balai, rapidement suivi par les joueurs de l'équipe, et s'éleva à quelques mètres du sol.
- Bien, Carteroy, va devant tes buts. On commence par des tirs simples, lança-t-il ensuite aux trois poursuiveurs, alors que le gardien volait vers les trois anneaux. Willson et Lecker, faites-vous des échanges de Cognard dans tout le terrain, comme la semaine dernière.
- Et toi ? Tu fous rien ? répliqua le plus grand des deux batteurs.
- Je vais déjà essayer de vous apprendre à voler correctement sur un balai, ça devrait me prendre une bonne partie de l'entraînement ! Ensuite j'aviserai de mon propre entraînement, et si tu n'es pas content tu peux dégager, Lecker, comme chaque semaine, gronda Drago, fusillant le cinquième année du regard. Compris ?
Le batteur marmonna dans son coin et Drago cria aux autres joueurs de commencer l'entraînement. Ils s'exécutèrent immédiatement, ne souhaitant pas s'attirer les foudres de leur capitaine d'équipe.
De son côté, Hermione ne put s'empêcher de sourire en voyant faire Drago. Si elle devait se l'avouer, elle le trouvait assez impressionnant dans son rôle de capitaine d'équipe, voire très sexy dans son uniforme, à donner des ordres à tous ses coéquipiers. Le temps d'une seconde, elle croisa son regard et elle ne put réprimer un frisson, dont elle ne comprit pas vraiment la provenance, bien qu'elle se doute que le regard de Drago y soit pour quelque chose.
Alors que l'entraînement commençait réellement, Hermione sortit enfin les livres qu'elle avait ramenés et ouvrit l'un d'entre eux, reprenant ainsi les recherches - sur les sensations qu'elle ressentait depuis le début de sa relation avec Drago - qu'elle avait quelque peu abandonnées ces derniers temps.
Bien qu'elle ait pratiquement épluché tous les ouvrages de la Bibliothèque de Poudlard, Hermione n'était pas décidée à abandonner ses recherches et comptait bien chercher la moindre information dans tous les livres susceptibles de l'éclairer un minimum sur les étranges choses qui leur arrivaient depuis le début de l'année.
La bibliothécaire lui avait plusieurs fois demandé si elle avait besoin d'aide pour ses recherches, ou même ce qu'elle cherchait exactement, mais Hermione avait refusé son aide à chaque fois, prétextant qu'elle ne cherchait rien en particulier, ce qui n'était pas très crédible étant donné qu'elle cherchait les livres dans la même partie de la bibliothèque depuis le début de ses recherches.
Madame Pince avait donc rapidement abandonné l'idée de trouver ce qu'Hermione avait derrière la tête et se contentait d'observer l'élève de dernière année se balader entre les rayons de sa bibliothèque - toujours aussi silencieusement, Merlin merci.
Il s'agissait des recherches les plus longues qu'elle n'avait jamais faites, Hermione n'avait plus de doutes là-dessus. Bien qu'elle ait passé énormément de temps à la recherche des Horcruxes, la jeune femme n'avait jamais été seule pour cela, contrairement à ces dernières semaines où elle avait dû passer au peigne fin les rangées de livres de la bibliothèque.
Elle s'efforça donc de lire les dizaines de paragraphes qui détaillaient avec précision des événements moyenâgeux qui pourraient se rapprocher de ce qu'elle vivait avec Drago, tandis que ce dernier continuait de hurler sur les joueurs de son équipe qui semblaient le désespérer au plus haut point.
Hermione observa tout de même du coin de l'œil les efforts de Drago pour entraîner ses joueurs, sans pour autant se laisser distraire complètement et arrêter sa lecture. Ce n'est que deux heures plus tard que Drago annonça d'une voix forte que l'entraînement était terminé.
- Nous ne nous reverrons pas avant la rentrée, aussi, j'aimerais que vous vous entraîniez chez vous, ou ici pour ceux qui restent pendant les vacances, lança-t-il fortement, une fois qu'ils furent tous descendus au sol. Entraînez-vous sur votre stabilité en descente, sur vos tirs, mais aussi sur vos esquives, dit-il aux poursuiveurs. Pour ce qui est de vous deux, revoyez vos coups droits et essayez de vous muscler le plus possible, histoire d'encaisser un peu mieux les arrivées de Cognard, continua-t-il en s'adressant aux deux batteurs. Carteroy, je veux que tu sois parfaitement stable sur tes virages et tes lancers de Souafle à la rentrée, ajouta-t-il finalement au gardien. C'est bon pour tout le monde ? demanda-t-il ensuite. Bien, bonnes vacances à tous et bonnes fêtes, fit-il plus calmement après que l'ensemble de l'équipe ait acquiescé.
Ils lui souhaitèrent tous de bonnes fêtes à leur tour et ne tardèrent pas à s'éloigner vers les vestiaires, tout en discutant de leurs projets pour les vacances de Noël, qui commençaient le lendemain soir. Drago se tourna alors vers Hermione et vit qu'elle était toujours plongée dans l'un de ses livres, ne semblant pas avoir remarqué que l'entraînement était terminé. Si le jeune homme l'avait vue relever la tête de ses bouquins plusieurs fois durant l'entraînement, il avait aussi remarqué qu'elle avait passé toute la fin de l'entraînement concentrée sur son livre.
Il enfourcha son balais et s'éleva dans le ciel en direction du gradin où Hermione était installée. Il sourit en voyant son visage concentré sur sa lecture et se posa à quelques mètres d'elle, le plus silencieusement possible, pour ne pas la déranger.
Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il se décida à l'interrompre dans sa lecture, le froid commençant à se faire ressentir.
- Qu'est-ce que tu lis ? demanda-t-il doucement, pour ne pas la prendre par surprise.
Elle sursauta tout de même et releva vivement la tête vers lui, d'un air surpris, ce qui fit ricaner le jeune homme.
- L'entraînement est terminé ? s'étonna-t-elle en fermant son livre.
- Depuis un moment, oui, s'amusa-t-il en s'approchant d'elle de quelques pas.
- Je suis désolée, Drago, s'excusa-t-elle immédiatement, d'un air contrit. J'étais tellement prise dans ma lecture que-
- Il n'y a pas de problème, Hermione, je ne t'en veux pas, ricana-t-il, amusé de la voir aussi désolée pour si peu.
- Je te promets que j'ai regardé plusieurs fois l'entraînement ! s'empressa-t-elle de rajouter en se levant.
- Je sais, je t'ai vu, répondit-il en l'amenant contre lui. Merci d'être venue, Mia, ajouta-t-il plus bas avant de l'embrasser pour l'empêcher de s'excuser à nouveau.
- J'avoue que c'était assez drôle de te voir en tant que capitaine d'équipe, pouffa-t-elle après s'être écartée de ses lèvres avec un sourire tendre. Vous êtes très autoritaire, Monsieur Malefoy, continua-t-elle en riant.
- Je n'ai pas vraiment le choix, grimaça-t-il en passant ses bras autour de ses hanches. Ils sont parfois pires qu'aujourd'hui, souvent je ne m'entraîne même pas, soupira-t-il en levant les yeux au ciel.
- Tu m'as l'air d'avoir tout de même su les tenir, fit-elle en ricanant.
- Oui, mais c'était exceptionnel, répondit-il en riant à son tour. Est-ce que tu reviendras ? s'enquit-il après qu'elle ait hoché la tête d'un air amusé.
- Pourquoi pas, sourit-elle en passant ses bras autour du cou de Drago. Si tes arguments sont aussi convaincants que la dernière fois, je pourrais peut-être m'arranger, ajouta-t-elle avec un sourire équivoque en mordillant sa lèvre inférieure.
- Ils le seront, ne t'en fais pas pour ça, répondit-il avant de plonger sur ses lèvres tentatrices, faisant ricaner Hermione.
oOo
- Accipere Intellectum, fit Drago à Francesca, qui le laissa passer quelques secondes plus tard. Il y a quelqu'un ? lança-t-il après être entré, tout en déposant sa cape sur le porte-manteau.
- J'arrive ! cria Ginny depuis sa chambre.
En attendant qu'elle le rejoigne, il s'installa dans le canapé qui faisait face à la cheminée du séjour et croisa les jambes sur la petite table basse. Ginny ne tarda pas à sortir de sa chambre, habillée d'un t-shirt - appartenant probablement à Harry - ainsi que d'un vieux pantalon de pyjama, et vint s'asseoir aux côtés de Drago.
- Où sont les autres ? demanda-t-il alors que la rouquine s'installait confortablement.
- Ils sont allés voir Hagrid avec Ron, pour lui souhaiter de bonnes vacances, répondit-elle. Tu viens seulement de finir les cours ? s'étonna-t-elle ensuite.
- Non, non, je suis descendu à la salle commune de Serpentard après mon cours d'Histoire de la Magie. Et toi ? Ils t'ont laissée seule ici ?
- Ils m'ont proposé de venir, mais je ne suis pas particulièrement proche d'Hagrid et j'étais fatiguée alors j'ai préféré rester ici, sourit-elle en posant inconsciemment une main sur son ventre. Je ne vais probablement même pas descendre dîner, je suis crevée, pouffa-t-elle en posant sa tête sur l'accoudoir du canapé.
- À vrai dire, ça m'arrange que tu sois restée seule, fit-il après quelques secondes de silence. J'ai eu une idée pour le cadeau de Noël d'Hermione, et j'aurais besoin de ton avis, s'expliqua-t-il ensuite, en voyant le regard interrogateur de Ginny.
- Dis-moi, répliqua-t-elle avec excitation.
Drago lui expliqua alors l'idée qu'il avait eue et comment il avait pensé à cela. Le visage de Ginny s'éclaira lorsqu'il lui exposa son idée et elle sourit lorsqu'il eut terminé de parler.
- C'est une merveilleuse idée ! s'exclama-t-elle. Tu sais où est-ce que tu vas pouvoir l'acheter ?
- Je connais une boutique qui en vend sur le Chemin de Traverse, répondit-il en hochant la tête. Je m'en occuperai la semaine prochaine.
- Elle va être ravie !
- Tant mieux, dit-il en se passant une main dans les cheveux, nerveusement.
- Je ne sais pas du tout quoi lui offrir, soupira-t-elle ensuite. Je vais aussi m'en occuper la semaine prochaine, mais je ne sais pas encore quoi prendre.
- Tu trouveras bien, fit-il en haussant les épaules. Hermione n'est pas difficile, tu trouveras facilement quelque chose qui lui plaira.
- Pas faux, ricana-t-elle.
- Tu vas passer la semaine chez toi ? demanda-t-il après un petit silence.
- Dans l'idée, oui, répondit-elle en hochant la tête. Mais je vais sûrement faire pas mal d'allers-retours entre le Terrier et le manoir d'Hermione et Harry. Et heureusement, ajouta-t-elle ensuite avec un rire nerveux.
- Pourquoi ça ? s'enquit-il en fronçant les sourcils.
- Ma mère va probablement passer la semaine à me coller et à surveiller chacun de mes mouvements, tout en me donnant des dizaines de conseils sur ma grossesse par minute, alors je ne serai pas contre quitter la maison quelques fois, soupira-t-elle d'un air faussement amusé, que Drago trouva particulièrement amer.
- Pourquoi tu ne passes pas la semaine avec Potter dans ce cas ? demanda-t-il en haussant un sourcil.
- Parce que ma famille me manque, sourit-elle avec mélancolie, en haussant légèrement les épaules. Je ne dis pas que je n'ai pas envie de voir ma mère, simplement que, la connaissant, je vais avoir envie de m'échapper plusieurs fois pendant les vacances. Je ne les ai pas vus depuis la rentrée, ils ne m'ont pas vue enceinte, rien de tout cela, et malgré tout le surplus de lettres que j'ai reçu de ma mère et… et l'avalanche de changements et d'émotions due à ma grossesse et tout ce qui en découle, j'ai envie de les revoir tous, soupira-t-elle finalement.
- Je comprends, dit-il en hochant lentement la tête. Ma mère me manque aussi, se confia-t-il, étonnement.
- Tu vas passer la semaine avec elle, n'est-ce pas ?
Il hocha la tête. Elle sourit doucement et posa sa tête sur l'accoudoir du canapé, fermant les yeux dans le silence apaisant du séjour. Il ferma les yeux à son tour, inspira un grand coup, et souffla longuement, fébrilement.
Mine de rien, bien qu'il ait tenté de la cacher à ses amis tout le long de la journée, il appréhendait beaucoup le lendemain. Il s'imaginait déjà les retrouvailles avec sa mère, et même s'il avait hâte de la tenir dans ses bras, il angoissait beaucoup. Il était bien conscient qu'il n'y avait aucune raison que quoi que ce soit se passe mal, et donc qu'il n'avait pas vraiment de raison d'angoisser, mais il ne pouvait s'empêcher d'appréhender ce moment, qu'il espérait vivre depuis pourtant si longtemps.
- As-tu prévu de faire un enterrement de vie de jeune fille ? lança-t-il soudainement, au milieu du silence de la soirée, espérant ainsi se changer les idées.
- Pas du tout, ricana-t-elle, les yeux toujours fermés. Je n'y avais même pas pensé à vrai dire, ajouta-t-elle ensuite, dans un petit rire.
- Sérieusement ? s'étonna-t-il.
- Oui, pouffa-t-elle. De toute manière, je ne vois pas trop l'intérêt, ajouta-t-elle ensuite en haussant les épaules.
- Mais bien sûr que ça a un intérêt ! s'exclama-t-il révolté. Tu dois fêter ça ! Même si tu ne pourras pas boire au point de ne plus te rappeler de cette soirée, il faut que tu fêtes une dernière fois ta vie de femme non-mariée. Je ne peux pas te laisser rater ça, Weaslette, ajouta-t-il d'un air très sérieux.
- Ce n'est pas nécessaire, Drago, ricana-t-elle nerveusement, en feignant l'indifférence, ce que Drago ne manqua pas de remarquer.
- Je t'assure que si, insista-t-il.
- Non, reprit-elle durement. Arrête d'insister, Malefoy.
Il fronça les sourcils et la suivit quelques secondes du regard alors qu'elle se levait et avançait vers sa chambre. Soudainement, alors qu'elle ouvrait la porte de sa chambre, la lumière se fit dans son esprit.
- Tu sais, lança-t-il, la faisant se stopper dans son geste, ne pas faire cet enterrement de vie de jeune fille ne rendra pas les choses moins réelles.
Elle laissa sa main retomber dans le vide et baissa la tête.
- Tu ne veux pas te marier ? reprit-il, d'une voix calme et sérieuse.
- Si ! s'exclama-t-elle en se tournant vivement vers lui.
- Mais tu as peur, car les choses vont trop vite, n'est-ce pas ?
Elle le regarda dans les yeux quelques secondes, sans donner de réponse, puis finit par baisser le regard et hausser les épaules.
- J'aurais peur à ta place, fit-il alors d'un ton sérieux.
- Merci, Malefoy, fit-elle ironiquement.
- J'aurais peur parce que tout est arrivé d'un seul coup, continua-t-il sans prendre en compte son intervention, et que tu t'es tout pris en pleine face, sans avoir réellement eu le temps de gérer tout ça. J'aurais peur, parce que tu es jeune et que tous ces changements donnent l'impression que tu n'as plus aucun contrôle sur ton futur, que tu ne peux plus décider de ce qu'il va t'arriver dans les prochains mois, voire les prochaines années, et que tes plans vont tous échouer à cause de ce bébé, continua-t-il gravement.
- Je veux ce bébé ! s'exclama-t-elle vivement, les sourcils froncés. J'aime cet enfant !
- Je n'ai pas dit le contraire, répondit-il calmement en secouant la tête. Tout ce que je viens de dire ne signifie pas que tu ne veux pas de cet enfant, ni que tu ne l'aimes pas. Ce que j'essaye de dire, c'est qu'il n'est pas choquant, ni mal, que tu aies peur de l'avenir, que tu aies peur de toutes ces choses qui vont trop vite. Ce que j'essaie de te dire, c'est que cette peur n'est pas irrationnelle. Je suis certain que n'importe quelle personne qui serait dans l'exacte même situation que celle que tu vis aurait peur. Alors non, je ne pense pas que cet enterrement de vie de jeune fille soit une si mauvaise idée, ou qu'elle soit dénuée d'intérêt. C'est peut-être très symbolique, mais ça marquerait un changement plus formel et plus clair dans ton esprit, ajouta-t-il finalement en braquant à nouveau son regard dans le sien.
- Je ne te savais pas si philosophe, renifla-t-elle dédaigneusement.
- Tu sais que j'ai raison, répliqua-t-il sans se laisser atteindre par sa remarque. Tu es aussi têtue que je peux l'être parfois, mais quand tu te retrouveras seule, tu réfléchiras à ce que je viens de dire, et tu t'avoueras que j'ai raison. Et à ce moment-là, ajouta-t-il en se levant, je serai là pour préparer ce fameux enterrement de vie de jeune fille. Évidemment, ce n'est pas négociable, Weaslette, prépare-toi à m'avoir comme témoin pour ton mariage, fit-il finalement avant de fermer la porte de sa chambre derrière lui, laissant la rouquine sans voix.
oOo
- Passez de bonnes fêtes, Hagrid ! lança Harry en ouvrant la porte de la petite maison du garde-chasse.
- Bonne fêtes à vous aussi et encore merci d'être passés, répondit-il en les accompagnant jusqu'à la sortie.
- À bientôt, le salua Hermione.
Hagrid referma la porte de chez lui et le trio de Gryffondor s'empressa de remonter jusqu'au château. Le garde-chasse leur avait finalement proposé de dîner avec lui, et bien qu'ils aient tenté d'esquiver sa proposition, ils avaient fini par rester, ne trouvant aucune porte de sortie.
- Vous passerez nous voir au Terrier, n'est-ce pas ? demanda Ron, alors qu'ils arrivaient aux escaliers qui menaient au cinquième étage.
- Bien sûr, sourit Hermione. Et puis, Ginny et toi pourrez venir au manoir aussi tu sais, ajouta-t-elle avec un clin d'œil.
- Malefoy sera là ? s'enquit-il, en tentant de dissimuler son aversion pour le Serpentard.
- Je ne pense pas, il va passer la semaine avec sa mère, répondit-elle.
- De toute manière, nous allons passer Noël tous ensemble le vingt-cinq, alors prépare-toi à devoir le supporter, Ron, plaisanta Harry en lui donnant une tape dans le dos.
- Malheureusement, grogna le rouquin.
- Ne fais pas l'enfant, Ron, soupira Hermione en levant les yeux au ciel. Je suis certaine que vous réussirez à vous tenir tranquille. Fais-le pour moi, lui demanda-t-elle ensuite avec une moue suppliante.
- Je ferai un effort, marmonna-t-il en haussant les épaules.
- Merci, sourit-elle avant de l'embrasser sur la joue. Bonne nuit, ajouta-t-elle ensuite.
Les deux autres sorciers se saluèrent rapidement, puis Harry et Hermione grimpèrent les marches qui menaient à l'appartement des Préfets-en-chef.
- J'ai vraiment hâte d'être demain, se confia Harry d'un air rêveur, alors qu'ils marchaient dans le couloir du cinquième étage.
- Moi aussi, répondit Hermione avec un petit sourire. Je n'ai aucune idée d'à quoi ressemble le manoir, et j'ai hâte de le découvrir.
- Et aussi de découvrir la façon dont vivaient nos parents, souffla-t-il.
- Exactement, fit-elle doucement. Nous aurons tout le temps qu'il faut pour découvrir tout cela, ne t'en fais pas, ajouta-t-elle en attrapant sa main et en la serrant dans la sienne.
- Je sais, sourit-il. J'ai hâte d'y être, ajouta-t-il avant de souffler le mot de passe à Francesca et de franchir la porte.
- Enfin, vous voilà ! s'exclama Ginny en les voyant entrer. Je commençais à perdre espoir, ajouta-t-elle en avançant vers Harry, qui retirait sa cape.
- Hagrid nous a proposé de rester dîner et nous n'avons pas réussi à dire non, désolé Gin', s'excusa Harry en la prenant dans ses bras.
- Ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème, dit-elle d'une petite voix en se blottissant contre lui.
- Est-ce que ça va ? demanda Hermione. Tu as une petite mine.
- Oui, oui, tout va bien, mentit-elle. Je suis juste fatiguée, continua-t-elle en tentant un sourire.
En réalité, elle était toujours aussi perturbée par les mots prononcés par Drago deux heures plus tôt, mais bien sûr, elle ne l'avouerait jamais.
- Tu as dîné ? demanda Harry.
- Non, je n'avais pas faim, grimaça-t-elle. Je n'ai qu'une envie, c'est d'aller me coucher, se confia-t-elle ensuite en posant sa tête contre son torse.
- Allons-y alors, répondit-il. Bonne nuit, ajouta-t-il à l'intention d'Hermione, avant d'ouvrir la porte de leur chambre.
- Dormez bien, dit-elle en entrant dans la sienne. Drago ? lança-t-elle ensuite, tout en retirant son gros pull d'hiver.
- J'arrive dans deux minutes, cria-t-il depuis la salle de bain.
Hermione en profita pour s'approcher de sa valise, qu'elle avait terminé de préparer quelques heures plus tôt avant d'aller voir Hagrid. Alors qu'elle vérifiait une fois de plus qu'elle n'avait rien oublié, Drago franchit la porte de la salle de bains, uniquement vêtu d'une serviette enroulée autour de sa taille.
- Tu as fait ta valise ? lui demanda-t-elle en lui lançant une œillade appréciatrice, qui le fit sourire.
- Oui, juste avant que tu arrives, répondit-il en attrapant un jogging dans son placard. Bonne soirée ? s'enquit-il ensuite en s'habillant.
- Très ! sourit-elle en se levant. Nous n'étions pas allés voir Hagrid depuis un moment, alors c'était très sympa, ajouta-t-elle en se changeant à son tour. Et toi ?
- Rien de spécial, répondit-il d'une voix que la jeune femme trouva étrange. Je suis resté ici pratiquement toute la soirée, sauf pour descendre dîner avec les autres, continua-t-il en s'allongeant dans le lit.
- Est-ce que ça va ? s'inquiéta-t-elle d'une voix douce en s'allongeant à ses côtés, les sourcils légèrement froncés.
- Bien sûr, mentit-il avec un faux sourire.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? s'obstina-t-elle en s'asseyant en tailleur face à lui, bien décidée à comprendre ce qui le tracassait.
- Je t'assure que tout va bien, Hermione, mentit-il à nouveau en levant les yeux au ciel.
- Tu sais que tu peux tout me dire, n'est-ce pas ? dit-elle en attrapant sa main, caressant doucement sa paume du bout du pouce. Dis-moi, Drago, l'implora-t-elle avec inquiétude.
Il soupira longuement et tourna la tête vers la grande fenêtre de leur chambre. Il ne se confiait jamais sur ce genre de choses, et bien qu'il se sente plus proche d'Hermione que jamais, il avait peur de se dévoiler autant à elle.
Elle resta silencieuse, comprenant qu'il hésitait à lui parler. Habituellement, elle l'aurait probablement laissé s'expliquer de lui-même et lui aurait laissé le temps de venir vers elle, mais sachant qu'ils se quitteraient le lendemain pour une longue semaine, elle souhaitait à tout prix savoir ce qui semblait autant le tracasser.
- J'appréhende de revoir ma mère, annonça-t-il finalement, le regard toujours braqué vers l'extérieur, d'une voix à peine audible.
- Tu as peur que quelque chose se passe mal ? demanda-t-elle doucement, sans arrêter de caresser tendrement sa main.
- Je ne sais pas, marmonna-t-il, mal à l'aise de s'étendre sur ce qu'il ressentait.
- Tu as le droit d'avoir peur, Drago, affirma-t-elle toujours aussi doucement. Tu n'as pas eu de nouvelles de ta mère pendant un très long moment, tu t'es imaginé les pires scénarios, et bien que vous ayez repris contact, tu n'as aucune autre assurance que ses lettres pour te prouver que tout va bien et que tout va redevenir comme avant. Tu as le droit d'avoir peur, répéta-t-elle avant d'embrasser délicatement l'intérieur de sa main.
Il ferma les yeux quelques secondes, serrant son autre poing et respira un grand coup, avant de tirer Hermione contre lui. Elle se blottit contre son torse, alors qu'il la serrait dans ses bras, tout en plongeant son visage dans ses cheveux bouclés.
En posant une main sur son torse, Hermione sentit que le cœur de Drago battait la chamade. Il angoissait plus que jamais. Elle releva lentement la tête vers lui et se redressa légèrement dans ses bras.
- Tout va bien se passer, Dray, murmura-t-elle en lui caressant la joue, tout en braquant son regard dans le sien. Pense à toutes les belles choses que tu m'as racontées sur ta mère, pense au fait que demain, tu la reverras et que tu pourras vivre à nouveau toutes ces choses. Il n'y a aucune raison pour que cela se passe mal, elle t'aime plus que tout, elle ne laissera jamais les choses déraper entre vous, tu le sais, Drago. Tout va bien se passer, répéta-t-elle en lui souriant doucement.
Il s'avança vers elle et passa une main derrière sa nuque, tout en l'embrassant tendrement sur les lèvres. Il la remerciait. Lorsqu'il s'écarta, Hermione reposa sa tête sur son torse et se serra contre lui, une main toujours posée sur sa poitrine pour sentir son cœur battre. Il avait ralenti.
- Heureusement que tu es là, l'entendit-elle murmurer à son oreille, alors qu'il passait un bras autour d'elle pour la serrer contre lui.
La neige au loin couvre la terre nue ;
Les bois déserts étendent vers la nue
Leurs grands rameaux qui, noirs et séparés,
D'aucune feuille encor ne sont parés ;
La sève dort et le bourgeon sans force
Est pour longtemps engourdi sous l'écorce ;
L'ouragan souffle en proclamant l'hiver
Qui vient glacer l'horizon découvert.
Mais j'ai frémi sous d'invisibles flammes
Voix du printemps qui remuez les âmes,
Quand tout est froid et mort autour de nous,
Voix du printemps, ô voix, d'où venez-vous ?...
La voix - Ondine Valmore
oOo
- Dépêchez-vous ! cria Flitwick de sa voix couinante à Ginny, Harry, Hermione et Drago. La dernière diligence va partir d'une minute à l'autre.
Les quatre élèves étaient les derniers à devoir embarquer dans le Poudlard Express qui les attendait à la gare de Pré-au-Lard. En effet, tous les autres élèves étaient déjà tous dans les diligences de l'école, prêts à retourner chez eux pour les vacances de Noël. Cependant, et pour le plus grand malheur de Ginny et Drago, Hermione et Harry avaient tous deux oublié quelque chose à l'appartement et avaient dû remonter en vitesse les récupérer juste après le petit-déjeuner.
Si le reste de leurs amis leur avait proposé de les attendre, ils les avaient incités à monter dans les calèches, leur promettant qu'ils les rejoindraient à temps. Ginny et Drago étaient donc les seuls à être restés dans le hall du château, attendant que les deux Potter reviennent de l'appartement des Préfets-en-chef.
- Bonne vacances, Professeur ! lança Hermione alors qu'ils couraient tous jusqu'aux diligences.
Cependant, si Ginny et Harry foncèrent jusqu'à la porte de la calèche restante, Drago et Hermione s'immobilisèrent soudainement en arrivant. Une larme coula immédiatement le long de la joue d'Hermione lorsqu'elle découvrit le grand sombral qui se tenait devant eux.
- Nous avons raté toutes les diligences en arrivant à Poudlard, réalisa soudainement Drago, d'une voix lointaine.
Hermione était immobilisée par le choc, alors que Drago parvenait difficilement à réaliser la signification de ce qu'il se passait. Les choses lui paraissaient irréelles. Bien entendu, il savait ce que signifiait le fait de voir un sombral, mais il n'arrivait pas à croire que cela lui arrivait. Pourtant, la créature magique se tenait bien devant eux, accrochée à la calèche qui devait les mener au Poudlard Express.
- Je suis désolé de vous presser, mais nous allons rater le train si nous ne partons pas maintenant, fit Harry de sa voix la plus douce possible, conscient du trouble que les deux Préfets-en-chef vivaient.
Drago cligna plusieurs fois des yeux, comme pour revenir à la réalité, hocha la tête et se tourna vers Hermione, qui n'avait toujours pas bougé. Il se mit face à elle et tenta de capter son regard, qui était perdu dans le vide depuis qu'ils avaient découvert le sombral. Il avança sa main lentement jusqu'à son visage et la posa sur sa joue, essuyant quelques larmes au passage.
À son contact, Hermione sembla soudainement revenir à la réalité et leva des yeux plein de tristesse vers Drago, qui n'avait pas lâché sa joue. De son autre main, il attrapa celle d'Hermione et la tira lentement jusqu'à la calèche, la faisant s'asseoir aux côtés de son frère qui la prit immédiatement dans ses bras, alors qu'ils avançaient enfin vers la gare de Pré-au-Lard.
Le trajet se fit en silence. Hermione était blottie dans les bras de son frère, tandis que Drago et Ginny les observaient d'un œil impuissant, tout en se jetant parfois des regards désolés. Quelques minutes plus tard, alors que la calèche arrivait près de la gare, Hermione releva son visage du cou de son frère et essuya ses larmes du bout de sa manche. Les autres ne firent aucun commentaire, connaissant assez Hermione pour savoir qu'elle n'avait pas envie d'en parler pour le moment. Drago se contenta donc d'attraper sa main sur le chemin jusqu'au quai de la gare, pour lui montrer qu'il était avec elle, quoi qu'il arrive.
- Vous voilà enfin ! s'exclama Ron en les voyant arriver, ne remarquant même pas qu'ils étaient tous silencieux et bouleversés. Nous nous demandions comment nous allions faire pour tous tenir dans les petits compartiments du train, continua-t-il.
- Le compartiment des Préfets-en-chef est très grand, nous aurons largement la place de tous rentrer, répondit doucement Hermione.
Le reste du groupe acquiesça et tous ensemble, ils grimpèrent dans le Poudlard Express, rejoignant rapidement le compartiment indiqué par Hermione. Comme la jeune femme les avait prévenu, le compartiment des Préfets-en-chef était largement assez grand pour accueillir les dix sorciers. Blaise et Théodore s'installèrent côte à côte près de la porte du compartiment, suivis par Pansy et Charles, et enfin Neville.
Le matin même, ce dernier était arrivé seul dans le hall du château, en expliquant au reste du groupe que Luna avait décidé à la dernière minute de rester à Poudlard pour les vacances. Tout le monde avait alors remarqué à quel point la nouvelle avait attristé Neville, qui avait attendu avec impatience les vacances dans l'espoir de passer plus de temps avec sa petite-amie.
Cependant, elle lui avait annoncé le matin-même qu'elle préférait passer les vacances au château et profiter du Mémorial qui serait beaucoup moins fréquenté. Bien entendu, il n'avait émis aucune objection, bien qu'au fond il en soit très attristé.
Le reste du groupe s'était installé sur la banquette opposée et Hermione s'était empressée de s'asseoir près de la fenêtre, comme elle aimait tant le faire lorsqu'elle voyageait. Drago s'était assis à sa droite, suivi par Ginny, Harry et Ron.
Étant donné qu'ils avaient pratiquement raté le train, le Poudlard Express ne démarra que quelques minutes plus tard et les paysages écossais défilèrent rapidement sous leurs yeux. Hermione avait posé sa tête sur l'épaule de Drago et jouait négligemment avec sa chevalière, tout en écoutant les autres discuter. En réalité, elle n'écoutait pas vraiment, mais personne ne sembla le remarquer.
Elle était toujours affectée par ce qu'il s'était passé quelques dizaines de minutes plus tôt et n'arrivait pas à se sortir l'image du sombral de la tête. Elle s'était prise la réalité en pleine face.
Elle avait vu la mort. Et pas qu'une fois.
Elle faisait son deuil depuis longtemps, et s'en sortait plutôt bien, mais ce n'était pas ça qui l'avait le plus marqué. Ils étaient tous vivants, mais pas les autres. Ils étaient morts sous ses yeux, tandis qu'elle était restée vivante. Elle s'en voulait. Elle s'en voulait d'être vivante.
- Est-ce que ça va ? chuchota Drago à son oreille, l'interrompant dans ses pensées sombres.
Elle haussa vaguement les épaules et soupira. Il passa un bras autour de ses épaules et l'embrassa sur la tempe.
- Tu veux en parler ? demanda-t-il toujours aussi doucement, en faisant un geste de la tête vers la porte du compartiment.
- Non, ça va, souffla-t-elle. Merci, ajouta-t-elle en l'embrassant tendrement sur la joue.
Elle reposa sa tête sur son épaule après qu'il ait hoché la tête et tourna la tête vers Blaise qui racontait ce qu'il avait prévu de faire avec Théodore la première semaine de vacances.
Bercée par le mouvement du train, Hermione ne tarda pas à s'endormir sur l'épaule de Drago. Le trajet était assez long, pourtant la jeune femme n'ouvrit pas l'œil jusqu'à leur arrivée à Londres, pas dérangée pour une Noise par les discussions qui l'entouraient. Visiblement, le besoin de sommeil s'était fait ressentir.
Quelques minutes avant l'arrêt du train, Hermione s'éveilla lentement, la tête allongée sur les genoux de Drago, qui avait passé une main dans ses cheveux bouclés. Elle se frotta les yeux en se redressant et s'étira légèrement.
- La marmotte est réveillée ! plaisanta Blaise en voyant la jeune femme se lever.
- Quelle heure est-il ? demanda-t-elle d'une voix pâteuse.
- Nous arrivons dans deux minutes, répondit Drago avec un rictus amusé.
- Tu n'es pas sérieux ? fit-elle abasourdie. J'ai dormi tout le voyage ?
- Comme un bébé, pouffa Ginny. Je plains les jambes de Drago qui ont dû te supporter tout le long, plaisanta-t-elle ensuite.
- Je ne suis pas si lourde que ça, dit Hermione en levant les yeux au ciel.
- Pas besoin, toutes ces heures de trajet ont suffi, s'amusa Drago en étirant ses jambes entre les deux banquettes.
- Désolée, grimaça-t-elle avec une moue coupable.
Il ne put lui répondre puisque le train arriva en gare et que tous les autres se levèrent soudainement, prêts à enfin quitter le compartiment. Il se leva à son tour et tendit galamment une main à Hermione, qui l'attrapa en se levant, et ils suivirent les autres jusqu'à la sortie du train.
Les familles des élèves étaient toutes réunies sur le quai et Hermione sourit en les voyant tous se sauter dans les bras. Le sombral lui était sorti de la tête.
- Ron, Ginny ! cria une voix à leur droite.
Ils tournèrent tous la tête pour voir Molly Weasley, accompagnée par son mari, faire des grands gestes pour qu'ils la voient.
- Tu m'attends ? demanda Hermione à Drago. Je vais dire bonjour aux Weasley et je reviens.
- Je ne bouge pas, répondit-il. Tu veux que je récupère ta valise ? s'enquit-il ensuite.
- Oh, oui, s'il te plaît, sourit-elle avant de l'embrasser rapidement sur la joue et de suivre Ron, Ginny et Harry qui se dirigeaient vers les Weasley.
- Nous allons y aller, ma mère nous attend, dit Blaise à Drago. On se voit dans la semaine ? demanda-t-il après que le blond ait acquiescé.
- Plutôt la deuxième semaine, mais passez au manoir quand vous voulez, fit-il en hochant la tête.
- Nous te préviendrons de toute manière, répondit Théodore.
Ils leur firent un geste de la main et transplanèrent dans un craquement.
- J'y vais aussi, Drago, annonça Pansy avant de l'embrasser sur la joue. Je t'enverrai un hibou avant de venir, fit-elle ensuite.
- Charles est déjà parti ? s'étonna-t-il après avoir hoché la tête.
- Oui, il a rejoint sa famille, répondit-elle. Profite bien de ta semaine, ajouta-t-elle avec un sourire avant de disparaître dans un craquement à son tour.
Neville avait lui aussi transplané et Drago lança un Accio pour récupérer sa valise et celle d'Hermione, en attendant qu'elle revienne.
Au bout de quelques minutes, le quai était déjà presque désert et Drago n'eut qu'à attendre une dizaine de minutes avant qu'Hermione et Harry ne reviennent vers lui. De loin, il vit les Weasley quitter le quai à leur tour et se tourna vers les Potter.
- Les autres sont déjà tous partis ? s'étonna Hermione en arrivant près de lui.
- Oui, ils étaient apparemment tous pressés de rentrer chez eux, répondit-il avec un rictus moqueur, alors qu'Hermione s'accrochait à son cou.
- On se voit bientôt, dit-elle doucement pour qu'il soit le seul à entendre, alors qu'Harry s'éloignait de quelques pas pour leur laisser de l'intimité.
- Enfin de vraies vacances, répondit-il avec un sourire en coin.
- Menteur, ricana-t-elle en levant les yeux au ciel. Tu ne tiendras pas deux jours sans que je ne te manque.
- Tu rêves, Granger, sourit-il en entourant ses hanches.
Elle leva à nouveau les yeux au ciel et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement. Il lui rendit son baiser avec la même affection, tout en caressant sa joue du bout des doigts, s'imprégnant une dernière fois de la sensation de la sentir tout contre lui. Elle s'écarta de ses lèvres et lui donna un rapide baiser, avant de s'approcher de son oreille.
- Moi tu vas me manquer, Malefoy, murmura-t-elle avant de l'embrasser une dernière fois sur les lèvres. Passe une bonne semaine, tout va bien se passer, profite de chaque instant avec ta mère, ajouta-t-elle finalement en lui caressant tendrement la joue.
Il lui sourit et l'embrassa sur le front avant de lui tendre sa valise.
- À samedi, dit-elle avec un petit sourire.
- À samedi, répondit-il en lui faisant un clin d'œil.
Il la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle rejoigne son frère et les observa disparaître dans un tourbillon de couleurs, avant de transplaner à son tour.
Et voilà ! Alors ? Qu'en avez-vous pensé ? La petite bande est enfin séparée pour mieux se retrouver plus tard ! Une punition pour le 8e année, une petit moment Dramione, un entraînement de Quidditch, une nouvelle discussion Drago/Ginny, et enfin le départ de Poudlard ! Quel est votre partie préférée ? Qu'en avez-vous pensé ?
Merci à Suldreen194 et Choixpeau de fic pour leurs merveilleuse corrections et relecture !
On se retrouve dans deux semaines, alors bonne rentrée à tous ceux qui retourneront en cours entre temps !
Writer8Hell
