Bonjour à tous!

Oui ça va faire 1 an que je n'avais pas publié. Non, je n'ai pas abandonné (un autre chapitre est déjà écrit et un autre en cours d'écriture) et oui ma vie est très remplit avec mon petit garçon qui me prend beaucoup de temps!

J'espère que ce chapitre vous plaira! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avait pensé, c'est agréable de savoir que l'histoire plait et sa motive à continuer à écrire!

Bonne lecture

Disclaimer : L'histoire appartient à Tolkien en premier lieu j'y est juste rajouté deux trois trucs...:)

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Chapitre 31 : Pour la mort et la gloire

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L'homme longeait, d'un pas raide le long couloir qui devait l'amener à la bibliothèque, où il avait dorénavant ses habitudes. Il ne savait par contre s'il serait seul ou si la gardienne des lieux serait présente. Il ne savait pas non plus si la plénitude qu'il ressentait en sa présence était bénéfique pour lui ou un fardeau en plus à porter, compte tenu de leurs positions respectives.

Aidé d'une canne en bois blanc et ouvragé à la manière des elfes, l'homme avançait lentement jusqu'à la porte de bois, l'ouvrit et entra dans la pièce emplit de la lumière douce du levée. Au premier abord, l'homme pensa être seul dans la pièce, avant que son regard n'accroche la présence d'un châle finement brodé posé négligemment sur l'un des fauteuils de lecture, près d'une ouverture donnant sur la mer de feuillage qui caractérisait la Lorièn. Un pas léger venant dans sa direction lui fit tourner la tête vers la silhouette féminine qui avancé vers lui.

-Bonjour Seigneur Boromir., le salua la Dame Blanche de Lorièn en lui souriant doucement.

-Ma Dame., répondit le gondorien en s'inclinant légèrement tandis que Galadriel se rasseyait sur le fauteuil.

La belle elleth ouvrit l'ouvrage qu'elle était allé chercher dans les rayonnages, bien consciente du regard fixe que posait sur elle, l'homme du Gondor. Elle ne chercha pas à le presser, elle savait d'expérience que le seigneur Boromir irait cherchait un livre sur les guerres anciennes dans les rayons avant de venir s'asseoir dans le fauteuil placé en face du sien et qu'il le lirait, soulagé du calme et de la plénitude qui régné dans la pièce. Aussi étonnant qu'il puisse paraître, la Belle de Lorièn avait constaté qu'un homme érudit se caché derrière le guerrier. Comme si les blessures don-t-il souffrait et qui l'empêcher de se battre avait fait ressortir la part plus calme de son être. Galadriel était soulagée que l'homme ait pu trouver une autre utilité pour son peuple que le maniement de l'épée. Si Frodon réussissait sa mission en détruisant l'anneau et qu'Aragorn retrouvait le trône qui était le sien, le Roi aurait besoin d'un conseiller et nul doute que Boromir pourrait lui être utile. Comme elle l'avait deviné l'homme finit par la rejoindre, un livre à la main.

Le temps sembla s'allonger pour les deux lecteurs, mais Galadriel remarqua bien vite que Boromir semblait moins concentrer qu'à l'habitude en témoignait le tic qu'il avait de taper sa mâchoire avec son index et les fréquents coups d'œil qui lui lançait. Il ouvrit plusieurs fois la bouche, prêt à dévoiler sa pensée mais son geste était vite avorté et il replongé dans ses réflexions.

-Vous semblez préoccuper seigneur Boromir., lui dit Galadriel en amorçant la conversation.

L'homme releva la tête vers la belle de Lorièn qui semblait toujours concentré sur son livre. Lui qui avait pensé être discret su que rien n'échapper à la Dame Blanche.

-Et bien…commença Boromir ne sachant pas très bien comment commencer. En effet…Je…Je m'interroge.

La belle elleth releva les yeux vers lui un sourire doux sur les lèvres.

-Je vous écoute.

-Je…Est-ce que…Comment…tenta de demander l'homme du Gondor. Non. Rien. Ce n'est pas grave.

L'homme se referma dans son mutisme et pinça les lèvres. Galadriel fronça légèrement les sourcils mais elle comprenait la difficulté de Boromir à s'ouvrir à elle.

-Frodon à croisé la route du capitaine du Gondor..., dévoila la Belle pour faire sortir l'homme de ses pensées.

-Faramir !?, s'exclama Boromir le cœur battant devant l'acquiescement de Galadriel. Frodon a pu échapper aux Uruk-haï et l'Anneau ?

-En effet, Faramir et Frodon se sont rencontrer. Lui apprit Galadriel. L'Anneau a tenté de corrompre votre frère, mais son esprit fut plus fort et son cœur plus grand et il n'a pas cédé. Il a laissé repartir le porteur.

-Alors c'est un meilleur homme que moi., répondit Boromir soulagé pour son petit frère et fière de ce que lui n'avait pas pu réaliser.

-Mais en faisant cela, il s'est condamné., lui dit la Belle de Lorièn. Votre père ne laissera pas une telle chose impunie.

-Il faut l'en empêcher ! s'exclama l'homme en se relevant précipitamment de son siège faisant tombé le livre qu'il avait oublié sur ses genoux. Il ne doit pas payer de sa vie le fait d'être un homme bon et censé. Mon…Mon père doit en être empêché !

-Denethor n'est pas un homme qui se laisse dicter sa conduite.

-Il m'écoutera, moi !, s'écria Boromir complétement agité devant la Dame, portant une main à ses cheveux. Je dois retourner au Gondor !

Galadriel acquiesça de la tête et signifia à Boromir qu'un cheval l'attendra pour l'emmener à Minas Tirith et l'homme sorti de la pièce dans un état d'agitation extrême, pour retourner dans sa chambre et rassembler ses affaires. Galadriel sourit doucement avant de se lever et de s'approcher du fauteuil qu'occupé auparavant Boromir. Elle tendit la main et prit la canne de bois que l'homme avait oubliée, son esprit trop perturbé pour s'en soucier. Nul doute qu'il n'en aurait dorénavant plus l'utilité.

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Le roi Théoden regardé les soldats qui avaient survécu à cette nuit, s'agitaient comme un essaim d'abeille autour de la ruche, tentant vainement de barricader la porte centrale du for malmené de l'autre côté par la horde d'Uruk-haï. Il contemplait d'un œil vide les elfes, qui après avoir mis leur chef à l'écart, se tenir près d'Aragorn lui prêtant mains forte, accompagné du prince elfe et du nain. La jeune femme qu'il regardait dorénavant d'un œil neuf et légèrement craintif – bien qu'il préférait mourir que de l'avouer – était retournée près du capitaine Haldir qui n'avait toujours pas repris connaissance.

-La forteresse est prise., dit-il gravement à l'adresse d'Aragorn qui s'agitait plus fort que les autres. Tout est fini.

Le gondorien serra la mâchoire un instant, décourager par l'attitude du roi qui lui faisait face. Si Théoden abandonné c'est tout le Rohan qui lâcherait prise ! Il s'avança vers lui accompagné par Legolas qui cherchait par tous les moyens à ne pas regarder vers Isleen qui leur tourné le dos.

-Vous avez dit que cette forteresse ne tomberait pas tant que vos hommes la défendraient !, gronda Aragorn en prenant un banc aidé par Legolas pour renforcer la porte, avant de le lâcher laissant l'elfe sans occupé. Il la défende encore ! Ils sont morts en la défendant !

La porte gronda au même instant sous l'assaut des Uruk-haï empêchant Théoden de répondre au gondorien.

-N'y a-t-il pas un autre moyen pour les femmes et les enfants de sortir ?, demanda Aragorn à Gamelin qui lui semblait plus alerte que son roi. Y a-t-il une autre issue ?

-Il existe un passage., confirma le garde royal en tendant le bras vers une ouverture qui menait aux souterrains où le peuple du Rohan attendait l'issu de la bataille. Il conduit dans les montagnes. Mais ils n'iront pas loin. Les Uruk-haï sont trop nombreux.

-Si vous abandonnez tout espoir votre peuple est condamné., coupa Legolas en revenant vers eux, accompagné de Gimli.

Isleen s'avança également vers eux, se plaçant près d'Aragorn, ignorant comme elle le pouvait le prince, ce qu'il remarqua.

-Autant de mort., déplora Théoden en baissant son regard vers la porte. On dit que le Fort le Cor n'est jamais tombé sous un assaut. Mais aujourd'hui j'ai le cœur incertain. Le monde change, et tout ce qui fut fort se révèle maintenant peu sûr. Comment aucune tour ne pourrait-elle résister à un tel nombre. Que peuvent les Hommes face à tant de haine ?

-Beaucoup., lui répondit Isleen qui sentait sur elle le regard de glace de Legolas, qu'elle ignora royalement. C'est souvent face à l'adversité que la bravoure des Hommes se révèle.

-Des Hommes ?, demanda Gamelin qui cachait moins bien que le roi, la crainte que la jeune femme faisait naître en lui. Que savez-vous de notre race ?

-Il y a encore peu de temps je pensais en faire partie…, lui répondit Isleen doucement sans prendre ombrage de sa question. Votre peuple compte sur vous, Roi Théoden. Votre nièce, Eowyn à foi en son roi.

Les paroles de la jeune femme réchauffèrent un instant le cœur de l'homme et Aragorn eut un sourire pour la jeune femme avant de se retourner vers le roi.

-Venez avec moi., annonça Aragorn son regard plantait dans celui de Théoden. Venez à leur rencontre.

Théoden le regarda d'un air grave tandis que la porte subissait encore un assaut des orques. Elle ne tiendrait plus longtemps et se serait fait d'eux tous.

-Pour la mort et la gloire., lança le roi, fataliste.

-Pour le Rohan., répondit Aragorn reprenant les paroles d'Isleen. Pour votre peuple.

Théoden regarda gravement Aragorn, honoré que l'homme se trouve en ce jour près de lui. S'il devait mourir alors il était fier d'avoir combattu auprès d'Aragorn du Gondor.

-Le soleil se lève., déclara Gimli en voyant poindre un rayon lumineux d'une ouverture du for.

-Gandalf…, murmura Isleen tournant son regard vers eux.

Legolas tourna son regard vers elle, croisant celui de la jeune femme l'espace d'un instant avant qu'elle ne détourne le regard vers la lumière qui s'élevait. Aragorn dont les paroles de la jeune femme lui parvient se tourna lui aussi vers l'ouverture et se rappela les paroles du magicien : « Attendait ma venue aux premières lueurs du cinquième jour. À l'aube regardait à l'est. ». L'espoir gonfla le cœur du gondorien mais il réussit à se maitriser et regarda de nouveau Théoden.

-Oui. Oui !, s'exclama le roi la rage de combattre revenant dans son corps. Le Cor de Helm mes amis, va retentir dans le Gouffre une dernière fois !

-Oui !, gronda Gimli en levant sa hache de guerre.

-Gamelin !, appela Théoden en faisant signe au capitaine de sa garde. Préparez les chevaux ! Quel que soit notre fin, nous combattrons.

Le capitaine du Rohan sourit à son roi, soulageait qu'il retrouve foi en lui et en ses combattants. L'homme s'exécuta et parti rapidement dans la salle où les chevaux patientaient.

- Sortirez-vous avec moi, fils d'Arathorn ?, demanda Théoden au gondorien. Peut-être frayerons-nous un chemin ou ferons-nous une fin digne d'être chantée – s'il reste quiconque pour chanter nos exploits par la suite.

- Je partirais avec vous., lui confirma Aragorn.

Aragorn fit ensuite un signe à Legolas pour que celui ce tienne prêt, la porte principale n'allait pas tarder à céder sous l'assaut des orques. Isleen regardait autour d'elle, ne souhaitant pas abandonner Haldir dans cette pièce, puis elle avisa Gimli.

-Gimli !, appela la jeune femme faisant se retourner le maitre nain. Venez avec moi ! Il faut le mettre à l'abri.

-Mais où ?, répondit le seigneur nain en regardant autour de lui, sans trouvé d'espace où l'elfe serait en sureté.

-Le haut de la tour., lui indiqua Isleen en montrant le passage montant vers le Cor du Gouffre.

-Elle a raison., renchérit le prince elfe qui se tenait prêt d'eux, son arc en main et une flèche prête. Le Cor a besoin d'être entendu pour que règne la peur dans le cœur de nos ennemis et que le courage afflux dans nos veines.

-Je me passerai de votre assentiment., grogna la rouquine acide, si bas que seul Legolas l'entendit et la regarda d'un air interdit. Gimli aidé moi, s'il vous plait !

La jeune femme souleva doucement le bras gauche du capitaine de la Lorièn et se plaça dessous pour soutenir le poids de l'homme. Heureusement pour elle le seigneur nain arriva rapidement pour l'aider et tous deux partir en direction de l'escalier, non sans que le maitre nain ne jette un regard au prince qui avait repris sa position face à la porte mais dont on remarquait le visage dont l'expression était douloureuse et sa mâchoire serrée.

Aragorn regarda Gimli et Isleen disparaitre avec Haldir par l'escalier et détourna le regard en sentant une main se poser sur son épaule. Théoden le regardait fièrement.

-Voici venue l'heure de tirer l'épée ensemble., lui indiqua Théoden d'une voix d'où vibrer une nouvelle force.

Gamelin arriva au même instant et aida le roi à s'installer sur son cheval. Aragorn prit place sur sa monture et Legolas en fit de même.

-Cruauté réveille-toi !, tonna Théoden à ses hommes tout en ajustant son casque. Qu'importe le courroux ! Qu'importe la ruine ! Et que l'aube soit rouge !

Très vite la dizaine de cavaliers furent en place et alors que le reste des Eldars sortirent leurs épées et que les hommes s'écartaient rapidement de l'entrée principale, la porte céda et une multitude d'orques entra dans la salle.

-Pour Eorlingas !, hurla Théoden en chargeant les orques.

Alors, soudain et terrible, sonna du haut de la tour le grand cor de Helm.

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Les soldats du Gondor courraient en tous sens, cherchant part tous les moyens à échapper à la vision de cauchemars que représentait le Nazgul qui descendait sur eux. Plusieurs hommes périrent entre les griffes acérées de la bête ailés qui les relâchait plusieurs dizaine de mettre au-dessus des ruines d'Osgiliath, broyant leurs os et disloquent leurs membres.

Sam et Frodon s'étaient cachés, sur ordre de Faramir, dans un coin de l'ancienne forteresse réussissant mieux que les hommes grâce à leur petite taille. Sam regardait autour de lui, le cœur affolé par la fuite désespérer des soldats qui les entouraient. Il ne remarqua le départ de Frodon que lorsque qu'il dépassa les pierres qui les protéger du Nazgul. Sam remarqua les yeux vides de Frodon qui marchait tel une marionnette dont on manier les fils.

-Qu'est-ce que vous faites ?, cria le hobbit blond en se tenant à un pilier de pierre, peu désireux à ce mettre lui aussi à découvert. Où est-ce que vous allez ?!

Mais Frodon ne l'écoutait pas et ne semblait même pas se rendre compte de ce qu'il faisait. Il devait donner l'anneau, c'était le seul moyen pour que tout s'arrête. Il donnerait l'anneau et il serait enfin libre. Dans un état second, le hobbit monta une dizaines de marches passant entre les soldats qui continuaient à fuir. Il avança sur un parapet vide les yeux dans le vague. Oui, il donnerait l'anneau et tout sera terminé.

Sam courut derrière son ami, bousculant sur son passage les hommes qui ne le voyait pas. Il hurla le nom de Frodon, la peur au ventre, certain qu'il n'arriverait pas à temps pour le sauver.

Frodon esquissa un faible sourire quand le Nazgul se révéla à lui. Le jeune hobbit tendit l'anneau vers son doigt, l'anneau qui appelait le serviteur de son véritable maître. Libre, il allait enfin être libre. La bête ailée avança ses serfs pour attraper Frodon mais d'une impulsion Sam bondit sur le hobbit et le fit basculer en arrière, tandis qu'une flèche tirait par Faramir mis en retraite le monstre et son maitre maudit.

Sam et Frodon dégringolèrent les marches qu'ils venaient d'emprunter, roulant sur eux-mêmes. Sam essayait tant bien que mal d'empêcher Frodon de passer l'anneau à son doigt, évitant ainsi l'appel que cela aurait sur Sauron et le reste de ses serviteurs. Les deux hobbits finirent par atterrirent sur le sol dur et sableux d'Osgiliath, et Frodon dans un état second mit en joue Sam avec Dard.

-C'est moi., lui dit Sam doucement, les yeux pleins de larmes de peur. C'est votre Sam.

Frodon regardait toujours son ami dans un état second, la lame de son épée, trop proche du cou de Sam à son goût.

-Vous ne reconnaissez pas votre Sam., pleura le hobbit blond dont le cœur se sera.

Frodon respira lentement et d'un mouvement lent, desserra la prise qu'il avait eue sur la cape de son ami et recula lentement tout en abaissant son épée. Il regarda alors Sam avec honte et frayeur, avant de s'adosser à un pilier de pierre en lâchant dans un bruit sourd l'épée qu'il tenait encore en main, tétaniser par ce qu'il avait failli faire.

- Je n'y arriverai pas Sam, murmura accabler Frodon pendant que son ami se relevé difficilement.

-Je sais, c'est injuste., lui répondit Sam en se relevant les larmes coulant devant l'injustice de leur situation. D'ailleurs on ne devrait même pas être là. Mais on y est.

Sam s'appuya sur un muret, qui jadis devait servir d'encadrement pour une fenêtre et regarda le paysage désolé des ruines d'Osgiliath. Le Nazgul et sa bête ailée, quittait la cité retournant d'où il venait, laissant du répit aux hommes du Gondor. Gollum s'approcha doucement d'eux, la peur du serviteur, clairement visible dans ses yeux bleu délavés.

-C'est comme dans les grandes histoires, M. Frodon., continua Sam comprenant maintenant les paroles qu'avait eu Isleen quand il avait voulu rentrait dans la Comté après qu'il est cru perdre Frodon. Celles qui importaient vraiment, celles où il y avait danger et ténèbres. Parfois on ne voulait pas connaître la fin car elle ne pouvait pas être heureuse. Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était avec tout le mal qu'il s'y était passé ? Mais en fin de compte, elle ne fait que passer cette ombre, même les ténèbres doivent passer. Un jour nouveau viendra et lorsque le soleil brillera, il n'en sera que plus éclatant. C'était ces histoires dont on se souvenait et qui signifiaient tellement même lorsqu'on était trop petit pour comprendre. Et je crois M. Frodon, que je comprends. Je sais maintenant que les personnages de ces histoires avaient trente-six occasions de se retourner mais ils ne le faisaient pas. Ils continuaient leur route parce qu'ils avaient foi en quelque chose.

-En quoi avons-nous foi Sam ? demanda Frodon accablé et épuisé.

Le jardinier détourna les yeux du paysage pour les poser sur son ami qui portait la lourde tâche de sauver la Terre du Milieu. Il sentait qu'il devait être la force de Frodon quand celui-ci douterait de lui-même. Il se pencha alors vers son ami et le releva en douceur, pour ne pas le brusquer.

-Il y a du bon dans ce monde monsieur Frodon., lui répondit Sam. Et il faut se battre pour cela !

Frodon sentit au fond de lui gonfler la gratitude qu'il ressentait pour son ami de toujours. Les larmes affluèrent dans les yeux du hobbit tant il savait qu'il pourrait toujours compter sur l'aide de Sam pour menait à bien sa mission et ne pas se perdre en route.

À quelques pas d'eux, Faramir contempler les deux hobbits. Ils lui rappelaient son frère et lui, le soutient que lui portait Boromir avant de partir pour la terre des elfes, toujours à le défendre face à leur père…Mais c'était fini maintenant, Boromir était mort et son père se chargeait bien de le lui rappeler à chaque occasion. Il frémit en repensant à la réaction de l'intendant quand la corne de son frère était parvenue jusqu'à eux…Les coups n'avait fait que pleuvoir sur lui sans qu'il ne se défende, jugeant qu'il méritait cette punition, il avait voulu prendre la place de son frère mais leur père avait refusé et maintenant le fils prodige était mort. Faramir se rappela ce que le hobbit blond lui avait dit. Boromir avait succombé au charme de l'anneau et ça l'avait tué. Mais son sacrifice ne restera pas vain.

Le jeune capitaine s'avança vers les deux hobbits qui relevèrent la tête à son approche. Plusieurs membre de la garde gondorienne les encercla rapidement, tandis que leur chef s'agenouiller pour être à la hauteur des deux hobbits, à leur égal.

-Frodon Sacquet, je crois qu'enfin nous nous comprenons., déclara Faramir son regard bleu planté dans ceux plus clair de brun.

-Vous connaissez les lois de notre pays., lui rappela un soldat plus âgé l'air soucieux, tandis que Faramir se relevait. Les lois de votre père. Vous perdrez la vie si vous les laissez partir.

-Alors je la perdrais., répondit Faramir avant de se tourner vers les hommes qui retenait les hobbits. Relâchez-les.

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Au son du cor, tous ceux présents frémirent, le son grave se répercutait en échos sans jamais faiblir. Certains orques se jetèrent face contre terre, leurs griffes plaquaient sur leurs oreilles tentant vainement à couper le bruit qui les écorchait.

Les cavaliers du Rohan chargèrent la masse d'orques en un grondement terrible, franchissant la chaussée comme un vent de tempête et passèrent à travers les rangs de l'Isengard. Derrière eux, les hommes à pied sortaient du gouffre en hurlant « Helm ! Helm ! Helm s'est levé et revient en guerre ! Helm pour le roi Théoden », accompagnant le son du cor qui résonnait de nouveau dans le fort. Le courage était de nouveau dans le cœur des hommes, au diapason de la lumière du jour qui avait jaillit dans le ciel, la nuit tirant se révérence.

Aragorn faisait siffler son épée sur nombre d'orques, mais le nombre d'ennemi était toujours constant, malgré tout, les hommes et les elfes tenaient bon. Legolas frappait et transperçait avec des gestes rapides le cuir des Uruk-haï voulant en tuer un maximum avant qu'ils ne puissent atteindre l'escalier ou Isleen s'était réfugié avec Haldir. Bien que leur relation était perdue – enfin l'espoir que cela s'arrange demeuré au fond de lui – il ne voulait au grand jamais qu'il lui arrive quelque chose de mal.

C'est ainsi que le roi Théoden et ses hommes se frayèrent un passage dans leurs ennemis. Les hommes réussirent à atteindre le grand fossé juste avant la montagne et le passage vers l'est. La lumière devient brillante aux alentours et Aragorn eu son regard attiré par un mouvement plus brillant encore que le reste. Un cavalier blanc reconnaissable entre tous se trouvait en haut du passage.

-Gandalf., souffla Aragorn en voyant le magicien être rejoint par Eomer et ses cavaliers.

Le roi Théoden entendant la voix d'Aragorn se retourna et vit avec soulagement que le magicien blanc ne les avait pas oubliés. Il sentit un soulagement encore plus grand déferler en lui en constatant que le cavalier blanc était accompagné d'Eomer et des Rohirrim. La chance tournait enfin en leur faveur.

Les orques regardèrent également l'arrivé de Gandalf et des cavalier du Rohan et ils se mirent en rang, lances en avant attendant d'un pied ferme ces nouveaux venues. La charge de Gandalf fut spectaculaire. Les orques malgré leur préparation furent balayés par les cavaliers grâce à un charme de lumière lancé sur eux, les aveuglant momentanément. L'armée de l'Isengard rugit de terreur et chercha à fuir cette nouvelle armée allant droit vers la Combe du Gouffre où une forêt avait pris lieu et place de la vallée verdoyante ou les pentes herbeuses léchaient habituellement la colline. De grands arbres, dépouillés et silencieux, se dressaient en rangées innombrables avec leurs branches emmêlées et leur tête chenue leurs racines tordues disparaissaient dans l'herbe verte. Un piège pire encore que les lances et les épées des hommes, se referma sur les malheureux qui se rendirent compte de leur erreur quand il fut trop tard pour faire marche arrière.

Les hommes et cavaliers du Rohan entendirent les cris et plaintes des orques pendant quelques minutes avant que le silence se fasse de nouveau entendre. Ceux qui n'avaient pas fui dans la forêt maudite furent achevé par les armes des hommes. Ce fut donc à la lumière d'une nouvelle journée que le Roi Théoden et le Rohan gagna la bataille du Gouffre.

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Le seigneur nain et Isleen arrivèrent rapidement en haut des marches de l'escalier menant au cor. La jeune femme déposa Haldir toujours inconscient contre le mur du parapet et posa ses yeux sur l'imposant instrument qui ressemblait selon elle, à un anaconda s'ouvrant sur une large gueule. Elle en fut impressionner aussi quand Gimli souffla dedans, le bruit assourdissant qui s'en dégagea ne l'a surpris qu'à peine. Elle se releva tout en s'assurant qu'Haldir ne tombe pas, et regarda vers le bas de la tour, restant à couvert des flèches que les orques pouvaient lui lançait. Elle vit les cavaliers du Rohan chargé leurs ennemis, se frayant un chemin à coup d'épée et de lance. Le nombre d'orques étaient nettement supérieur à ceux des hommes mais la force de vie qui émanait de chacun d'eux valait sans problème dix ennemis. Isleen ne put s'empêcher de chercher une chevelure blonde parmi les combattants bien qu'elle s'était promis de ne plus tenir compte des agissements de l'elfe, mais ses sentiments pour lui – ne pouvant s'arrêter sur un claquement de doigt – l'a poussaient à s'enquérir de son état. Son cœur battait vite car elle ne le trouvait pas dans la masse d'homme qui s'éloignait rapidement avec les orques.

-Dame Isleen !, l'interpella Gimli en descendant les marches lui permettant d'atteindre le cor. Je dois vous laisser ! Je ne peux laisser notre bon ami Legolas me battre !

La jeune femme tourna la tête vers le seigneur nain, une légère grimace sur les lèvres, traduisant ce qu'elle pensait du « bon ami Legolas », mais décida de ne rien dire car l'absence de l'elfe auprès d'Aragorn l'inquiétait plus qu'elle ne se l'avouait. Et si ce qu'elle lui avait dit, l'avait assez perturbé pour qu'il ne soit plus aussi concentré qu'il aurait l'être sur la bataille…

-Je ne le vois pas parmi les hommes., indiqua Isleen l'air de rien, le regard de nouveau sur la mêlée. Je ne sais pas où il est.

Gimli s'approcha de la jeune femme et du parapet. Heureusement pour lui, et contrairement au mur d'enceinte, la roche avait plusieurs aspérité lui permettant de se hisser pour voir de l'autre côté du mur. Le seigneur nain regarda attentivement les combattants avant de tendre le doigt vers une silhouette.

-Là !, s'écria Gimli à Isleen qui suivit son doigt tendu. Je dois me dépêcher jeune Isleen, je le vois en train d'abattre des orques et je ne laisserai pas une oreille pointue me battre !

-Faite donc, je reste ici pour surveiller Haldir., répondit la jeune femme riant doucement avant de regarder de nouveau la silhouette au loin. J'espère que vous le battrez.

-Vous savez des fois les hommes…Ceux de toutes les races..., lui dit Gimli soudain sérieux, faisant se retourner vers lui l'étoile. Les hommes font des choses stupides mais pour de noble raisons.

La jeune femme ne répondit pas se contentant de regarder le seigneur nain repartir vers l'escalier, songeuse. Elle se détourna ensuite pour voir Gimli sortir de la grande porte, tuant un orque qui était resté en arrière. Dans un cri de guerre, la jeune femme vit le seigneur nain défoncé le casque de son ennemi avant que celui-ci ne s'écroule tandis que lui-même repartait à l'assaut. Un grognement lui fit tourner la tête pour voir un orque aussi hideux que ses congénères si ce n'est plus, la regarder d'un air féroce. Se redressant vivement, Isleen sentit venir du fond d'elle-même la chaleur de son pouvoir. Ses yeux prirent une teinte dorés et ses mains commencèrent à luire d'une lumière vive sous les yeux paniqués de l'orque avant que celui-ci ne détale dans un couinement effrayé, sous les yeux étonnés de la jeune femme qui se retrouva de nouveau seule avec Haldir.

-Hey… Mais c'est une blague ?!, s'exclama Isleen qui n'en revenait pas de la pleutrerie de l'orque.

La lueur du jour d'une douce couleur doré perça au-dessus du parapet faisant se retourner la jeune femme. Isleen se rapprocha du bord et regarda à l'est apercevant la silhouette d'un homme à cheval qu'elle savait être Gandalf. Le magicien fut rapidement rejoint par un cavalier au casque doré. Gandalf brandit son long bâton blanc avant de dévaler la pente abrupte suivit de centaines d'homme à cheval pour rejoindre Théoden prenant en tenaille l'armée de Saroumane qui chercha à fuir vers la masse sombre des arbres d'où ils ne ressortirent plus. Un lourd silence tomba dans la plaine, le temps était comme suspendu aussi la jeune femme n'eut aucun mal à entendre le léger gémissement qui provient de sa gauche.

-Haldir !, s'exclama la rouquine s'agenouilla près de son ami, l'aidant à se redresser.

-Que ….Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda l'elfe d'une voix faible . Mais qu'est-ce que tu fais ?!

-Tiens-toi tranquille ! Tu as était blessé., lui répondit la jeune femme en soulevant la chemise de l'elfe qui essayait de l'en empêcher. Je veux juste vérifier que la suture tient toujours…

-Une suture ?, répéta Haldir avant de regarder son torse où l'on pouvait voir plusieurs bandages dont un plus important. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Un orque t'a blessé. lui apprit Isleen d'une voix sombre. Mais je m'en suis occupé.

-Comment ?, lui demanda Haldir. Je ne m'en souviens plus…

-Tu t'es évanoui., répondit la jeune femme. Et apparemment mon pouvoir d'étoile c'est réveillé et j'ai fini par brûler tous les orques qui se trouvaient à ma portée.

-Quoi ?! Interrogea Haldir pas sûr d'avoir tout compris du discours de la jeune femme.

Isleen eut un sourire tendre pour l'elfe et réveilla son don, ses yeux s'illuminant légèrement, les contours de son corps se faisant plus flou tandis que la lumière doré prenait la place qui était la sienne sur son corps. Les yeux de l'elfe s'écarquillèrent de surprise devant le spectacle qu'offrait la jeune femme.

-Oh !, s'exclama Haldir tandis que Isleen sourit de sa réaction, heureuse que son ami soit toujours en vie, pour la voir dans sa véritable forme.

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Le seigneur nain regardé tout autour de lui, nonchalamment assis sur le dernier orque qu'il avait abattue de sa hache. Il constat que le seigneur Aragorn était en pleine conversation avec le roi Théoden et l'homme blond qui avait sauvé Isleen prêt de la forêt de Fangorn. Ils étaient tous les trois accompagnés de Gandalf et regardé les arbres qui étaient apparu durant le cours de la bataille. Maître Gimli continua de regardé les alentours, voyant plusieurs hommes transporté leurs compagnons morts au combats dans la salle principale où on entreposé les corps en attendant de leurs offrir l'enterrement digne de leur sacrifice. Son regard fut ensuite attiré par la chevelure blonde de son compagnon de route. Le prince elfe semblait chercher quelque chose à terre, mais la boue et le sang lui compliquait la tâche.

Gimli se leva est parti le rejoindre. Il l'atteignit quand l'elfe souleva de la boue un objet tranchant que le seigneur reconnu aisément.

-Je me demande si elle en aura encore besoin., dit Gimli en regardant la dague d'Isleen que Legolas essuyé tant bien que mal.

-Elle n'en aura peut-être plus l'utilité mais cela lui appartient., répondit doucement le prince. Elle n'aimerait pas que ça reste dans la boue.

-Vous avez sans doute raison, mon ami., concéda Gimli qui s'inquiétait pour Legolas. Il semblait légèrement apathique.

L'elfe blond rangea la dague qu'il avait fini de nettoyer dans sa ceinture et reparti vers les enceintes, pensant trouver la deuxième arme.

-Au fait j'en ai tué 43 !, se rengorgea le maitre nain, espérant faire réagir son compagnon.

-C'est bien mon ami., lui répondit l'elfe sans entrain en fouillant de nouveau la terre. La victoire est donc pour vous. Félicitation.

Le seigneur nain s'arrêta et regarda l'elfe, clairement inquiet maintenant. Aussi peu qu'il l'avait connu ce n'était certainement pas à cette réaction qu'il s'était attendue.

-Elle reviendra, lui promis le nain ne sachant quoi dire à Legolas, qui se figea en entendant les paroles de Gimli. Laissez-lui du temps, elle est seulement en colère.

-Je l'ai perdue., murmura l'elfe plus pour lui-même que pour Gimli.

-Non, elle tient à vous., répondit Gimli en posant sa main sur le bras du prince. Elle était inquiète de votre sort sur le champ de bataille. Laissez-lui du temps pour se calmer…

Legolas ne répondit rien mais fut reconnaissant envers son ami de le soutenir. Il avait fait une énorme erreur de jugement concernant la jeune femme. Son acte avait était dicté par la peur de la perdre. Il ne pouvait vivre dans un monde où elle n'existait plus, mais pouvait-il vivre dans un monde où elle ne voulait plus rien avoir affaire avec lui ?

Le rire de la jeune femme lui fit brusquement relevé la tête, provoquant un douloureux craquement dans sa nuque. La chevelure de feu d'Isleen reconnaissable entre tous détonné sur le champ de bataille désormais silencieux. Gimli se retourna lui aussi vers l'étoile qui discutait avec Gandalf et l'homme blond qui fit rougir la belle en lui baisant la main. L'elfe qui n'avait pas raté l'échange se tendit et son visage se ferma plus encore.

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Isleen était descendu de son perchoir accompagné d'Haldir qui retrouva ses compagnons. Après c'être assuré que l'elfe survivrait, elle le laissa au bon soin des elfes qui la remercièrent une nouvelle fois d'avoir sauvé la vie de leur capitaine. Elle rejoignit rapidement Aragorn et Gandalf qui étaient accompagné du roi Théoden et de son neveu. La jeune femme sourit en retrouvant Eomer dont les yeux briller de la revoir.

-Isleen, vous allez bien ?, demanda Aragorn soulager de voir l'étoile entière. Et le seigneur Haldir ?

-Aussi en forme qu'il peut l'être après une nuit pareille., lui répondit Isleen en souriant doucement. Ses compagnons mon assuré qu'il allait bien.

-Voilà une excellente nouvelle, Isleen., confirma Gandalf l'œil pétillant de malice. Il semblerait que vous vous êtes enfin éveillée.

-Oui, il était temps je crois…, répondit Isleen en riant doucement. Je crois avoir fait peur à beaucoup de personnes. Orques et Hommes réunit.

-Vous nous avez flanqué une sacré frousse, oui !, s'exclama le roi Théoden se rappelant du corps de la jeune femme s'enflammant, provoquant l'hilarité de l'étoile.

-Et je m'en excuse roi Théoden., s'excusa Isleen en tentant de calmer son hilarité.

-Je n'avais jamais vu un Uruk-haï avec cette expression de peur., continua le roi riant lui aussi. Rien que pour ça vous êtes toute pardonnée. Gandalf j'aurai une requête à vous soumettre.

Les deux hommes laissèrent Aragorn, Eomer et Isleen et s'éloignèrent de quelque pas ne voulant pas être entendu.

-Mais de quoi vous parlez ?, demanda Eomer ne comprenant pas comment Isleen pouvait bien avoir fait peur à ses monstres.

Pour répondre à sa question, les yeux de la jeune femme prirent une teinte dorée, et les filaments d'or coururent le long de ses bras. Cela ne dura que quelques secondes mais quand elle regarda de nouveau le Rohirrim, il semblait subjugué par ce qu'il avait vu.

-Que vos yeux soient fait de vert ou d'or., déclara doucement l'homme blond à la jeune femme en lui prenant la main. Vous restez belle à mes yeux.

L'homme déposa un léger baiser sur la main de l'étoile qui rougit furieusement avant qu'il ne lui rende sa main sous le regard goguenard d'Aragorn, tandis que le roi et Gandalf revenaient à eux, l'air grave.

-Le courroux de Sauron sera terrible, son châtiment immédiat., expliqua Gandalf s'appuyant légèrement sur son bâton en s'arrêtant et regardant le carnage opéré par Saroumane. La bataille du Gouffre de Helm est terminée. Celle pour la Terre du Milieu ne fait que commencer.

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