Bonjour :) !
Je l'avais promis -
Voilà un nouveau chapitre de presque 2000 mots pour fêter la reprise de l'histoire !
@ChristianYeon Merci, la voici en espérant que ça te plaise :)
J'ai passé beaucoup de temps pour la mise en page et la correction mais si des choses m'ont échappé, je les corrigerai par la suite.
Bonne lecture !
Poussé vers la voiture je ne me défends pas malgré ma colère. Kurapika prend la route, sans m'indiquer vers où il va et semble savoir ou se diriger. Un peu trop bien d'ailleurs. Je décide, au vu de son manque de réponses, de ne pas envoyer un message à Hisoka. Je me concentre sur le chemin qu'il prend.
Malgré sa colère que je sais persistante envers moi, j'espère qu'il fera passer notre ami avant son ressentiment. Je ne suis pas contre le fait de m'expliquer avec lui... mais il faudrait pour cela que la communication se rétablisse de son côté !
Léolio me manque et je sais que dans cette situation il aurait été le mieux placé pour tous nous aider. En même temps, je suis inquiet pour mon meilleur ami et ce sentiment dépasse de loin tous mes autres problèmes.
Je garde mon téléphone en main et ignore les vibrations persistantes de celui-ci car le blond roule de plus en plus vite et je vois que nous avons quitté la ville.
- Si jamais tu te poses la question, sache que nous allons vers la demeure de Illumi car c'est l'endroit le plus proche appartenant à leur famille. Même s'ils ne sont pas là-bas nous trouverons peut-être des indices.
Surpris par sa prise de parole je me tourne vers lui et écoute avec attention sa phrase. Finalement je réponds d'un simple hochement de tête malgré les questions qui me trottent dans la tête. Comment sait-il où Illumi vit ? Je tente un petit sourire qu'il me rend moyennement. Je sens qu'il a envie que ça aille mieux entre nous mais il est encore sur la retenue ; et je ne vois pas quoi faire dans l'immédiat pour rétablir la situation.
C'est pesant...l'ambiance déjà alourdie par le manque de mon meilleur ami devient un silence de mort après cette mini discussion. Enfin si on peut l'appeler comme ça.
Au bout de ce qui semble être un trajet interminable pour moi, nous arrivons en face d'une vieille bâtisse entourée d'une large forêt que l'on peut voir en contrebas. La nuit commence à tomber mais aucune lumière n'est visible à l'intérieur de la maison. La route est par conséquent sombre et beaucoup trop silencieuse pour que le lieu soit inoffensif.
Je suis sur mes gardes mais je prends le temps de lancer un coup d'œil au conducteur de la voiture. Celui-ci me confirmes d'un mouvement de main que nous sommes sur la même longueur d'ondes : que lui aussi a apparemment remarqué l'étrangeté de la situation.
Très vite nous arrivons au niveau de la forêt et c'est sans attendre que nous nous enfonçons à l'intérieur de celle-ci. Nous ne ralentissons pas la voiture et je remarque même qu'il accélère légèrement.
C'est étrange et même si je répète beaucoup ce mot je confirme mon idée ! Surtout en voyant les coups d'œil que Kurapika lance dans le rétroviseur alors même qu'il ne se passe rien.
Toujours sans rien me dire, il accélère encore et je comprends là qu'il me cache quelque chose. Peut-être même depuis le début... Cette impression est persistante et ne me quitte pas depuis notre dernier restaurant, même mon meilleur ami avec qui il n'y avait pas de problème, en apparence en tout cas, était différent avec moi ces derniers temps.
La maison, ou plutôt l'immense manoir se rapproche dangereusement de nous sans que mon coéquipier ne fasse mine de ralentir.
Tout semble s'accélérer et le monde autour de nous semble tourner. Je comprends à ce moment-là que quelque chose nous encercle et que la forêt veut nous avaler.
- Est-ce-que tu peux accélérer encore ? je demande à mon ami.
- Je suis au maximum ! Evitons de parler, ça les attire.
Sa réponse me perturbe, mais je fais comme il dit et je me tais.
Je me prépare en silence ma concentration est à son paroxysme afin d'être efficace le plus vite possible au moindre problème.
C'est étonnamment sans difficultés que nous sortons de la forêt et que nous arrivons dans l'allée centrale qui mène à la porte d'entrée du lieu de vie de Illumi. Enfin arrêté devant, mon ami me fait signe de sortir et court vers la porte. Je le rejoins : toujours en silence puisque je comprends que parler serait malvenu.
Cependant, encore une fois il me surprend en toquant à la porte. D'abord, c'est le silence qui nous répond ; mais au bout de quelques minutes et malgré qu'il soit très léger et presque indétectable je sens des pas. Je comprends qu'une personne se rapproche de la porte.
Je suis à nouveau surpris, mais pas Kurapika par la personne qui a ouvert la porte. C'est le propriétaire des lieux qui apparaît sur le seuil et qui derrière lui laisse apparaître deux de ses frères dont mon meilleur ami.
Celui-ci est apparemment bien-portant... Je sens l'énervement monter à nouveau en moi et malgré les plusieurs semaines de silence sur ces cachotteries que je sens planer autour de moi, je craque et hurle :
- Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe ici ?! Puisqu'on semble me mettre de côté pour tout il s'agirait de ne plus me mentir, ou de ne plus m'emmener avec vous au choix ! Si vous voulez me blesser ou pour me montrer que vous n'avez ni confiance ni affection envers moi c'est réussi !
Ils me regardent tous avec les yeux écarquillés, sauf Illumi bien entendu, qui n'a lui aucune émotion apparente. C'est le blond qui soupire dans un premier temps, suivi rapidement de mon "meilleur ami" qui lui se contente de regarder mon ami ; il lui offre un regard qui semblerait impénétrable et insensible pour beaucoup mais que je sais rempli de rage et de colère.
C'est finalement Kurapika qui prend la parole pour me demander de ne pas l'interrompre pendant son monologue. Les poings serrés et un mal de tête commençant à poindre, dû aux émotions trop fortes qui me traversent toutes en même temps, je décide malgré tout de lui accorder un temps d'explication.
Au-delà duquel je me tiens prêt à partir si la situation ne me convient plus.
- Ecoute... on ne voulait pas te cacher des choses ou te montrer une certaine indifférence envers toi ! On ne voulait même pas te montrer de la colère ! On voulait juste s'assurer de ta sincérité, enfin surtout moi... parce que dans notre quête on ne peut pas se permettre d'avoir un membre qui peut à tout moment passer de l'autre côté ! Ton rêve ne peut ou ne pouvait pas venir de nulle part... mais au vu de ta réaction sur un possible kidnapping de Killua par l'autre psychopathe, j'en ai déduit que tu étais malgré tout digne de confiance. J'avoue que je m'en veux parce qu'au fond de moi je sais que notre amitié t'es très précieuse et que pour rien au monde tu ne nous ferais du mal. Pour simuler ce kidnapping et mettre au point ce plan disons, tordu, Killua a payé ses frères ? L'un avec de l'argent, beaucoup d'argent même ; l'autre avec une certaine corvée de travail qu'il a fait à sa place et qu'il ne m'a pas dit. Il n'était pas d'accord au début et il ne faut pas lui en vouloir à lui ! J'ai beaucoup insisté, je suis désolé. Je sais que ça a été pesant et énervant pour toi... et j'avoue qu'à la base je devais tout te dire une fois arrivé dans la forêt. C'est parce que je ne l'ai pas fait que ses frères se sont un petit peu énervés et ils ont activé quelques pièges cachés dans les arbres afin de me pousser à parler. Je sais que tu étais sur tes gardes mais je ne me sentais pas de te le dire dans la voiture.
Il se tait ensuite et me regarde, je constate que mon meilleur ami fait de même et en lisant la sincérité dans leurs yeux je sens ma colère redescendre. Malgré le semblant de trahison et le sentiment d'exclusion toujours persistante dans ma poitrine, je réalise que à leur place j'aurais certainement douté aussi. Surtout lorsque l'on sait la dangerosité du clown que l'on pourchasse.
Au souvenir de la légère sympathie que j'ai déjà ressenti envers lui durant nos conversations, je me sens coupable et ne supporte plus de regarder mes amis dans les yeux. Je baisse la tête, légèrement honteux.
-Relève la tête s'il te plaît. C'est nous qui sommes en tort ici. Excuse-moi. Je t'en prie.
A l'entente de la voix de Killua, je fais ce qu'il me dit et constate que ses deux frères ont disparu.
-Ils ont fini leur part du travail, ils sont donc repartis ! Tu les connais, ils ne sont pas très émotions.
Je hoche la tête et je vois mon ami blond se mettre en retrait. Je finis par craquer et prends celui que je considère comme mon frère dans mes bras.
- Je te pardonne mais ne me refais plus jamais ça, s'il te plaît.
- Je te le promets.
Je sens ses bras se refermer sur moi et très vite j'invite Kurapika à se joindre à nous. Ce qu'il fait, un peu à contre-cœur parce qu'il n'est pas fan des démonstrations d'affections dans ce style. Au bout de quelques minutes de retrouvailles nous nous séparons à nouveau et je me permets de leur remonter les bretelles :
-Nous n'avions pas un clown a chercher ?! Vous vous rendez compte du temps que vous nous avez fait perdre avec vos conneries !
-Oui mais les quatre premiers jours on cherchait vraiment donc techniquement nous n'avons perdu qu'une seule journée. Le message qu'il t'a envoyé va nous donner un nouvel indice ! Puisque même si je ne t'ai pas répondu avant lorsque tu me l'as lu, j'ai eu une idée à ce moment-là. Nous pouvons savoir la localisation d'une personne grâce à ses SMS et c'est pour cela que tu vas nous être d'une grande aide. Je sais que ça va être difficile de discuter avec ce genre de personne mais j'aimerais que tu maintiennes une conversation régulière avec lui.
Devant mon air interrogateur, il se dépêche d'expliciter sa pensée.
-Afin de pouvoir suivre ses déplacements et voir à quel endroit nous pourrons le coincer au mieux ! Je suis vraiment désolé de te contraindre à faire et subir une pareille torture...
Peu convaincu, j'acquiesce cependant et demande la suite des événements. C'est mon électricien "favori" qui me répond :
-Mon frère nous autorise à passer la nuit ici donc on va manger et se détendre tranquillement ; avant de reprendre la route demain matin ! Si tu peux envoie-lui un message dès maintenant, comme ça nous aurons de nouvelles informations avec un peu de chance très vite !
De loin ce qui semble être un employé nous fait signe de rentrer à l'intérieur, ce que nous faisons. La porte se referme derrière nous et une nouvelle s'ouvre devant nous : laissant apparaître une table garnie de nourritures diverses.
Oubliant presque notre conversation, je décide de remettre l'envoi du message à après le dîner et nous nous précipitons tous les trois vers la table qui semble nous appeler, sous l'œil amusé de l'employé d'Illumi.
