Titre : Les flamants roses
Chapitre 23 : Les flamants roses 2
Paring : Jotakak
Rating : M
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Jojo's Bizarre Adventure appartiennent au génie Hirohiko Araki, et non pas à mon humble personne
Vous vous souvenez quand je vous avais dit que ce serait le dernier chapitre ? Bah toujours pas XDD Et que dire des titres de chapitres… On se foule de moins en moins :')
- Ce n'est qu'un aurevoir !
Et voilà, je tire enfin mon chapeau sur cet ultime chapitre (suivi de son épilogue, ne l'oubliez pas :'( ) Je me suis sortie les doigts pour ce soir car même si j'ai commencé cette histoire avant tout pour moi-même, c'est pour vous que je l'ai continuée. Et si certains ont besoin d'un peu de réconfort ce soir, quelles qu'en soit les raisons, eh bien j'espère pouvoir vous en apporter quelques peu à mon petit niveau…
Bref je remercie infiniment tous ceux qui ont lu cette histoire et encore plus ceux qui l'ont suivi jusqu'à ce jour J'y ai évidemment mis tout mon cœur, et les retours que j'ai eu n'ont jamais manqué de me donner la motivation de continuer.
N'hésitez pas à me faire savoir si vous écrivez vous aussi des fanfics de Jojo, je me ferai un plaisir d'aller les lire /o/ Je m'accorde quelques mois pour me reposer, mais j'ai déjà en tête ma prochaine créa qui portera sur un autre ship, que j'aime tout autant que le Jotakak : EijixAsh de Banana Fish ! Avis aux amateurs /o/ J'ai le scénario en tête, mais pas encore décidé de la forme que l'histoire prendrait, fanfiction, tentative foireuse de doujin, ou un peu des deux, façon light novel ? Stay tunned haha
Je vous laisse avec ce chapitre qui m'a pris une éternité à écrire, pardon. J'espère qu'il vaudra quand même le coup de cette longue attente…
Sur ce bonne lecture, à bientôt et CLAP DE FIN !
La porte de Kakyoin heurta le mur avec fracas. Les deux amants passionnés entrèrent en trombe dans l'appartement sombre, en se recouvrant le corps d'audacieux baisers. Le brun chercha vaguement l'interrupteur du doigt pour s'orienter dans la pièce, mais fut soudain interrompu dans son cheminement par son hôte qui lui dit d'un petit air crispé.
- La ville nous éclaire déjà bien assez tu ne trouves pas ?
Jotaro ne négocia pas. Il le porta en position assise pour l'embrasser ardemment, et le déposa comme à son habitude sur le grand plan de travail. C'est à cet instant qu'il réalisa que cet appartement ressemblait comme deux gouttes d'eau à celui où ils vivaient quelques années auparavant.
Pratiquement entièrement entouré de baies vitrées remarquablement nettes, l'éclairage urbain et la lune teintaient le mobilier design immaculé d'une luminosité bleutée. La grande pièce centrale ouverte et spacieuse se composait d'une cuisine américaine et d'un salon minimaliste. Le tout donnait sur un grand balcon traversant partagé avec la chambre et la salle de bain. Cet intérieur était si spacieux que le docteur se demanda même si cet appartement n'était pas plus grand et plus cher que le sien. Comment Kakyoin avait-il pu bien faire pour amasser une telle fortune ?
Mais la question s'effaça vite de son esprit lorsqu'il vit un reflet lunaire dans le regard de son amant posé sur lui. Ce dernier, avec ses épaules tombantes d'adolescent et son torse légèrement dénudé, affichait un petit air réservé. Les gouttes de sperme qui lui restaient dans les cheveux, témoins de leurs ébats prénuptiaux, demeuraient les seules preuves qu'il n'était pas un innocent jouvenceau.
Spontanément, Jotaro se mit à dévorer son cou à coup de baisers et de morsures, tout en commençant à déboutonner lentement son chemisier. Mais alors qu'il était en pleine lancée, il fut soudain stoppé net par les mains délicates de son bien-aimé qui l'empêchèrent de le dévêtir plus. Le mâle alpha releva la tête vers lui avec un air surpris.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Kakyoin arborait une expression inconfortable. Vraisemblablement, toutes ces aventures l'avait déjà fait partiellement dessaouler. Alors, il hésita un instant avant de parler.
- Jojo, tout va très vite, tu ne trouves pas ?
Le biologiste n'en croyait pas ses oreilles. Sérieusement c'était seulement maintenant qu'il percutait? Après tout ce qu'ils venaient de faire ? Il répondit d'un ton calme mais ne put contenir l'étincelle d'agacement dans la stupéfaction de son regard turquoise:
- Tu veux arrêter ?
- C'est pas ça mais… On a changé tous les deux. Et si finalement tu es déçu ou tu regrettes ?
- Qu'est ce qui pourrait me décevoir ou me faire regretter ?
- Je ne suis plus tout à fait le même qu'avant…
Lassé d'avance par cette discussion inutile, Jotaro soupira et colla son front au sien d'un geste impatient.
- En quelle langue dois-je te le dire ? Je suis on ne peut plus sûr de moi.
- Jotaro… Je te crois… Mais… C'est plus fort que moi… Je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur que tu m'abandonnes à nouveau...
- Si tu avais l'intention de me rejeter à cause de mes erreurs passées, tu aurais pu le faire avant qu'on en arrive là, tu ne penses pas Kakyoin ?
- …Navré, mais je crains que tu ne sois plus attiré par moi… Mon corps qui a vieilli, tu sais…
Le brun lâcha un petit rire du nez. Comme si les stigmates du temps pouvaient avoir un quelconque impact sur ses sentiments.
- Fais-moi voir.
- Nooon… !
Tel un vigoureux taureau, il le souleva par le postérieur sur son épaule, et une mini bagarre éclata entre eux. Il essayait d'ôter ses vêtements tandis que son amant faisait tout pour l'en empêcher. Le combat se termina dans la chambre du propriétaire des lieux, où la bête conquérante, s'imposa par la force et finit par le jeter complètement nu sur son matelas.
Tandis que la victime cachait son visage de honte dans un oreiller, le bestiau rétif se tenait debout impassible devant le lit, comme une vache qui regarde passer le train.
Gisant sur le ventre en tenue d'Adam, dans une position misérable, le faux adonis faisait pourtant tout sauf peine à voir. Sa peau pâle aux extrémités rosées, ses muscles dorsaux dessinés, son incroyable silhouette en V avec un bassin étroit qui reposait sur des fesses bien rondes et musclées. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus l'âge d'un éphèbe, pourtant à en croire son corps, Kakyoin en avait conservé tous les attributs. Comment pouvait-il complexer sur ce corps si parfait ?
Jotaro rêvait de parcourir cette peau magnifique offerte à lui. Sans en détourner l'œil, il fit instinctivement tomber un à un ses propres vêtements. A l'intérieur de lui, il était prêt à lui témoigner ses sentiments de la plus tendre et intime des façons. Mais malgré toutes ses bonnes intentions, devant l'absence totale de réaction de son vis-à-vis, son visage se ternit d'un air grave :
- Comment peux-tu autant te déprécier Kakyoin ?
- Arrête de te moquer de moi…, répondit la voix étouffée par le tissu.
L'assurance que dégageait le peintre lorsqu'il l'avait revu pour la première fois était aux antipodes de son comportement présent. Il ne comprenait pas ce revirement soudain, alors qu'ils étaient déjà allés si loin, aussi bien dans les mots que dans les actes. Alors exaspéré, le bourrin l'agrippa violemment par le poignet et le retourna d'un geste vif sur le dos.
- Qu'est ce qui te prend tout d'un coup?! Tu avais pourtant confiance en toi devant ces centaines d'inconnus lors de ton vernissage !
- Je me fiche que tous ces gens me jugent !
- Alors pourquoi aurais-tu honte devant moi qui t'ai vu nu des milliers de fois ?
Au pied du mur, le beau trentenaire plissa les yeux pour retenir ses larmes prêtes à couler :
- …Parce que toi… tu comptes pour moi…
Il referma la paupière et une larme ruissela sur sa joue. Deux secondes n'eurent même pas le temps de s'écouler que l'homme au physique de catcheur l'attira à lui et le serra contre son torse de toutes ses forces. Sans dire quoi que ce soit, il le garda dans ses bras de longues secondes avant de le relâcher. Leurs regards se croisèrent un court instant, mais avant que Kakyoin n'ait le temps de dire quoi que ce soit Jotaro le poussa pour le refaire tomber en arrière et remonta ses genoux au niveau de son visage.
- Attends Jot..
- Non, tais-toi.
Sans tergiverser, il plongea directement sa tête entre ses jambes et lui mordilla l'intérieur des cuisses à l'en faire tressaillir de désir. Après tout, Kakyoin n'avait pas encore eu l'occasion d'évacuer tout son désir accumulé. Il se tortillait de plaisir à chaque fois que les lèvres généreuses de son homme happaient les plis de sa peau, y délaissant des marques plus ou moins colorées.
De son point de vue, Kakyoin ne pouvait que voir les mèches noires remuantes se mélanger à la toison rousse de son pubis. Sans s'en rendre compte ses doigts fins se mirent à se tripoter mutuellement avec une délicatesse extrême. Jotaro releva la tête pour observer cette scène avec amusement sans s'arrêter de jouer avec les parties intimes de son amant.
A chaque mouvement il le surprenait, si bien qu'il était impossible pour Kakyoin de réagir autrement que par des petites onomatopées érotiques… Le brun se raidit en constatant que son partenaire était en proie à un plaisir non dissimulé alors qu'ils n'en étaient qu'au début. Il rêvait de le remplir de sa divine semence qui déjà avait commencé à couler sur les draps, mais il tenait d'abord à le satisfaire personnellement pour lui montrer à quel point il le chérissait.
L'agréable sensation qui consumait lentement l'entrejambe de l'artiste se mit soudain à flamber lorsque la langue lisse et douce de son homme s'enticha de sa virilité. Comme si une anguille agile s'enroulait autour de lui, lubrifiant en spirale sa chair durcie. D'extase, il serra fermement les cuisses au point d'étrangler son mâle tel une mente religieuse. Ce dernier, non sans apprécier un peu de violence lors des ébats, toussa par reflex de survie, mais pour rien au monde, il ne voudrait s'extirper de ses membres fuselés et si désirables qui l'asphyxiaient délicieusement.
La torsade se fit alors habile absorption, pour extraire le précieux élixir prisonnier dans son fruit. Déjà le brun se délectait des premières gouttes de ce nectar. Mais ses mouvements étaient amortis par la dangereuse étreinte crurale qui l'empêchait de l'avaler profondément. Les petits gémissements exquis de l'artiste sous ses mouvements courts, le faisaient vigoureusement pointer vers la lune. Cette immense frustration, ne pouvait plus durer. S'il voulait réellement goûter ce délicieux jus, alors il ne lui restait qu'une seule option.
Intrépidement, il se saisit du fessier de son amant et s'empala sur le membre qu'il avait déjà entre les lèvres. Un cri passionné déchira la nuit puis plus rien. Kakyoin avait de justesse réussi à contenir sa jouissance, en contractant jusqu'au dernier de ses muscles abdominaux. Mais il savait qu'au moindre frémissement, il se ferait immédiatement faucher par l'orgasme.
C'est alors qu'il les rencontra enfin, les perles d'eau de mer qui le fixaient avec une excitation non dissimulée. Le visage lamentable et plein de désir de son beau brun lui soufflait muettement de l'étouffer encore plus avec ses adducteurs. Cette expression faciale si désespérée, si dépravée, terrassa le peintre par sa supplication. Il poussa un râle grave et atteint le nirvana d'une giclée épaisse dont se délecta son amant. Jotaro avait toujours trouvé que le sperme de Kakyoin était plutôt sucré, avec un léger parfum de cerise, sans doute par excès de consommation. Il fut ravi de constater que cela n'avait pas changé et le bût jusqu'à la dernière gorgée, comme le plus rafraîchissant des jus de fruit.
Tandis que Kakyoin en étoile de mer, tentait de reprendre son souffle, son amant, insatiable devant cette créature si désirable, le retourna sans ménagement sur le ventre. L'anguille mutine telle une sentinelle, s'immisça dans les antres interdits de la sirène, qui poussa un cri de surprise. Et comme si cette langue éclaireuse n'était pas suffisante pour tracer le chemin, le dieu de la mer y ajouta quatre tentacules, deux index et deux majeurs, unis en T par les pouces, pour l'accompagner dans son périple.
Avec l'acharnement d'un marteau piqueur, et sous les éclats de voix de son amant acculé, il prépara le futur passage de son chaotique Leviathan. Et quand il fut enfin satisfait par la largeur de l'allée pour son cortège divin, il libéra l'espace et enfila de quoi leur éviter d'attraper une galanterie.
Epuisé et à la fois exalté par les coups assenés dans son antre, Kakyoin se roula sur le dos. Il étreint de ses mollets le bassin de son bellâtre. A cette distance, il pouvait tracer du bout de l'index la ligne en V qui séparait son torse de son bas ventre, et déclara d'un air coquin :
- Tu vas me montrer comment tu faisais l'amour à tes draps en pensant à moi ?
Jotaro pesta. Il savait qu'il n'aurait jamais dû avouer ce secret honteux…
- Sois maudit, Tonio.
Le rosé éclata de rire devant sa réaction. Vraisemblablement les effets de Pearl Jam étaient passés depuis longtemps. Mais la bonne nouvelle c'est que Kakyoin avait repris confiance en lui et que désormais plus rien ne pourrait les empêcher de passer une nuit de rêve.
Quelques minutes plus tard, il s'empalait à toute allure sur le membre de son amant. Dos à lui et assis sur ses cuisses, les jambes écartées à 160°, il gémissait bruyamment de plaisir en se mordant la lèvre inférieure.
Tout semblait si irréel pour Jotaro. L'éclairage urbain qui baignait partiellement le dos de cet homme sur lui, ses cheveux rouges sauvages qui fouettaient l'air, sa peau lisse couverte de sueur, ses gémissements torrides qui ne cherchaient même plus à se contenir… Tout le rendait fou chez lui, sa taille dessinée, ses muscles fermes et fins, ses formes sculptées, ses lèvres charnues et moelleuses. Il était bien là. Il le tenait dans ses bras. Et il ne le lâcherait plus jamais.
Alors le dominant referma les membres inférieurs de son amant entre les siens, et se redressa pour le pilonner en position de chaise. Il colla sa bouche sensuelle à son oreille, et lui souffla entre deux respirations : « Tu m'as tellement manqué Kakyoin… ».
A l'entente de ces mots doux, le dénommé cessa d'accompagner ses mouvements de bassin et se retourna d'un coup sec vers l'homme de sa vie. Il enroula précipitamment ses bras autour de son cou et déclara :
- Je t'aime Jotaro…
Et ils tombèrent à la renverse en s'embrassant fougueusement…
C'était comme si le ciel nocturne offrait son plus beau feu d'artifice. Ainsi ils continuèrent à danser sous ces fleurs lumineuses jusqu'au bout de la nuit…
Ce fut seulement à la naissance de l'aube, qu'eut lieu le bouquet final. Exténué, après une énième jouissance, Kakyoin, en position de cow-girl inversée, retomba la tête en avant. Son fessier coulant et bien relevé faisait face à Jotaro cloué au matelas par ses muscles qui l'avaient abandonné.
- Jotaro… Je crois qu'on ne l'avait jamais aussi bien fait…
- Ouais, c'était incroyable…
Le soleil égaya progressivement la pièce de ses premiers rayons et illumina alors le tableau qui faisait face au lit. Le percevant du coin de l'œil, Jotaro s'y reprit à deux fois avant de le remarquer. Il se redressa brusquement et demanda avec stupeur :
- C'est pas ton tableau, ça ? Qu'est-ce qu'il fout là ? Il n'est pas censé être à l'expo… ?
- Ah, tu ne le remarques que maintenant… répondit mollement Kakyoin en se relevant à son tour sur ses genoux.
Jotaro le fixa avec stupeur attendant une explication. Tout ébouriffé et à moitié endormi, le peintre lui dit du ton le plus calme au monde :
- En fait celui qui se trouve au musée est une tentative de reproduction ratée que j'avais faite pour t'offrir en espérant que tu reviennes. Mais comme j'étais si triste que tu veuilles me quitter, je n'ai pas réussi à la refaire aussi bien, alors je l'ai jetée. Et elle a ensuite été retrouvée par un collectionneur... En revanche la toile que tu vois ici est l'originale, celle qu'on avait dans notre appartement … Les uniques et authentiques « Flamants Roses », dont je n'ai jamais pensé une seule seconde me séparer.
Choqué de cet aveu Jotaro le dévisagea avec des yeux hébétés. Il renifla furtivement pour retenir l'humidité qui emplissait soudain son nez et ses yeux malgré lui. Si seulement il avait su tout ça ce jour-là, lorsqu'il avait vu la toile aux ordures, il n'aurait pas renoncé à aller retrouver son bien-aimé. Il s'en voulait éperdument de ne pas s'être aperçu que ce n'était pas le vrai tableau qui se trouvait parmi les poubelles, ni même de l'avoir deviné… Cette toute petite erreur de jugement leur avait coûté 15 ans.
Brutalement, Jotaro entoura de ses bras forts le corps fin de son amant. C'était pour lui, autant un moyen de dire pardon muettement, que de cacher son visage rougit d'émotion. Alors l'haleine chaude de sanglots, il murmura à son oreille :
- Kakyoin, je crois que je ne te l'ai jamais dit mais… Moi aussi, j'aime beaucoup ce tableau… Alors s'il te plaît, ne t'en sépare jamais…
Emu par la gentillesse et la sincérité de ses propos, l'artiste enserra à son tour son dos et lui répondit sur le même ton : « Je ne me séparerai jamais de ce tableau Jojo, car je ne me séparerai jamais de mes sentiments pour toi …»
Bonus :
- Au fait Kakyoin qu'est-ce que tu as dû faire pour arrondir les fins de mois quand tu n'avais pas un rond ?
- … J'ai dû poser nu devant des artistes débutants.
- …C'est tout… ? J'ai cru que tu t'étais prostitué…
- Comment ça « c'est tout » ? Tu veux peut être que je recommence ?
- N'y pense même pas.
