Chapitre 22 – Elle les vit comme des Dieux

Le départ pour le Moyen Orient était imminent. Quelques semaines étaient passées depuis la nomination de Reiner, en effet, ce dernier n'avait pas montré le bout de son nez, sans doute trop honteux de lui même. Marya et Sieg quant à eux, menaient pleinement leur vie de jeunes mariés.

Ce matin là, le barbu c'était réveillé en premier dans les bras de sa femme, il la regarda une seconde, elle était si jolie, doucement, il posa un baiser dans son cou :

- Marya ?

- Hum...

- Je sais que tu n'es pas matinale, mais nous devons partir.

Doucement, il posa ses lèvres sur le front de la jeune femme et lui tendit son tee-shirt. Marya émergea, elle s'habilla rapidement, puis elle regarda le barbu :

- Je ne sais pas comment tu fais pour être toujours aussi en forme...

- La littérature jeune fille, sourit le blond en lui tendant une partie de son le café.

Marya bailla, elle cala sa cigarette dans sa bouche, puis elle partit à la salle de bain. Sieg ne cessait pas une seconde de cogiter, il devait trouver une solution, des alliés...Cependant il ne restait rien du tout de l'ancienne rébellion organisée par son père.

Il passa sa veste beige aux écussons de Capitaine, puis il cintra sa cravate, il savait qu'il devait être impeccable pour les hauts gradés de Mahr. Le jeune homme en profita aussi pour passer un coup sur sa barbe, il en prenait soin de cette barbe c'était sa fierté. Puis il observa Marya sortir de la salle de bain. Il soupira. La brune avait mis une simple chemise ouverte et un pantalon cargo. Comme une enfant, Sieg lui cintra le col, puis il attacha sa cravate :

- Quand même Marya... Je t'ai dit de faire attention.

- C'est bon...Je hais ce truc.

La brune eut un petit sourire quand même, puis elle fit les lacets de ses rangers, avant de passer sa veste beige et son brassard bleu. Elle fit également une tresse avec ces mèches noires ne voulant pas que ces bouclettes volent.

Une fois le couple près, Marya attrapa rapidement, dans la cuisine, de quoi manger, puis ils sortirent enfin de la maison Jäger. La brune avait passé son fusil sniper en bandoulière c'était toujours utile, même si les équipements tridimensionnels de Paradis l'avait inspirée pour prendre une lame, elle le gardait toujours.

Sur le port, la plupart des hauts gradés Mahr était là ainsi que les familles des eldiens. Sieg se concentra sur le navire une seconde. Il y avait du monde...Puis il sentit qu'on prenait son bras, il se retourna s'attendant à se retrouver face aux grands yeux dorés de Marya, mais il eut un sourire tendre en voyant sa grand-mère :

- Tu feras attention, et tu nous écris mon grand.

- Oui mémé promis.

- Tu sais...Je ne sais pas si c'est bien pour Marya de te suivre, elle devrait se concentrer sur votre vie de famille.

- Mémé, je ne pense pas que ce soit son souhait. On y va, j'écrirais !

Il posa un tendre baiser sur le front de sa grand-mère, puis il monta sur le bâtiment avant de sourire doucement à sa femme qui fumait encore :

- Tu ne vas pas tenir 5 ans si tu clopines comme ça tous le temps.

- Je sais...

Sous les yeux du couple, les aspirants guerriers passèrent, Gaby Braun et Falco Gleiss. Kord épuisé passa devant son mentor, ça aussi le barbu en avait par-dessus la tête, il ne pouvait pas sortir cinq minutes sans que ce petit lui colle aux fesses :

- Capitaine Sieg ! Madame Marya, il ne manquait plus que vous, Gaby et Falco sont là, il y a deux autres aspirants mais ils sont déjà au Moyen Orient.

- Repose toi Kord, siffla Sieg, ne soit pas toujours aux aguets quand même.

Le petit blond salua son mentor et sa femme puis il se remit à courir. Le barbu passa sa main dans les cheveux de Marya, il était présent pour elle, enfin il essayait mais c'est vrai que ces derniers jours, il avait un peu mit sa vie privée de côté pour son plan. Le prince des Eldiens savait que Marya ne disait rien mais qu'elle n'était sans doute pas très heureuse de cela. La brune faisait tourner son anneau à son doigt :

- Si tu as peur de la perdre, tu peux la mettre sur ma chaine, proposa le blond pour ouvrir la conversation.

- Non ne t'en fais pas.

Sieg déglutit, quand elle faisait des réponses aussi courtes et qu'elle jouait avec son alliance c'était le stress. Il posa ses mains sur les siennes :

- Une fois cette guerre finie, on arrête. Je te le promets.

- On arrête parce que tu n'as plus de temps, pas pour nous.

Vérité qui blesse. Sieg ferma les yeux et prit sa femme contre lui doucement, il savait que Marya était morte d'inquiétude pour lui sur le champ de bataille, alors elle était souvent un peu froide pour ne pas montrer ses tourments.

La jeune femme posa ses deux mains sur le visage de son mari, puis elle fit glisser sa bague sur la chaine de ce dernier pour ne pas la perdre. Marya regarda son bijou, elle se sentait nue sans... La brune inspira un peu :

- Je veux d'une vie ou je suis avec toi, j'ai envie de t'embrasser, tu sais que je voulais un mariage, un vrai mariage mais j'ai accepté parce que je savais que c'est tous ce que j'aurais. Pourtant notre mariage a été exceptionnel, j'en suis très heureuse, mais...J'aimerai plus. Un endroit que toi et moi nous pourrions appeler chez nous sans que je me sente de trop.

Puis elle pointa son cou doucement, Marya posa sa main sur l'alliance du Capitaine :

- Pas une seule fois tu ne la portais autour de ton doigt, je sais que tu ne veux pas qu'on m'utilise pour t'atteindre, mais je ne peux pas te cacher ce que je ressens. Tu sais que je t'aime, que je t'aime même si tu me versais des seaux d'eau dessus quand on était petit et que je te volais tes chocolats. La je vais encore devoir risquer ma vie pour un peuple qui nous méprise, et toi tu vas risquer la tienne, pour des eldiens qui se moquent pas mal que tu sois leur Prince. J'ai très peur de te perdre dans cette bataille. Tu as déjà été vaincu une fois.

Sieg ferma les yeux, c'était donc cela, elle était morte d'inquiétude pour lui, doucement il hissa le visage de son épouse vers ses yeux bleus :

- Tu as décidé de rester avec moi, jusqu'au bout. Je t'ai promis cinq ans et toi aussi tu me les as promises ces cinq années. Tu sais pourquoi je fais tout ça, tu veux qu'il y ait d'autres gosses dans le besoin comme nous on l'a été ? Si tu ne voulais pas de cette vie, pourquoi es-tu restée quand la sorcière est venue te chercher? Pourquoi tu as voulu rester avec moi, pourquoi tu ne m'en as jamais voulu pour ta blessure? Je te demande tout ça mais je connais très bien la réponse, tu m'as toujours aimé, tu as été aveuglée par un homme tel que moi alors que tu pouvais être heureuse autrement. Je te promets Marya de ne pas te lâcher et de rester en vie.

Il prit alors la petite main de la brune dans la sienne pour la poser sur son cœur, puis il montra sa bague. Il savait que Marya avait besoin d'être rassurer sur son amour, sur sa vie :

- Est-ce vraiment important, là où elle est, elle est plus proche de mon cœur, je n'ai qu'à la sortir de mon col de chemise pour l'embrasser et la serrer entre mes doigts. Tu veux vraiment cette maison ? Tu veux une vie tranquille ? Tu sais Marya, j'avais réussi à trouver de quoi faire un petit voyage toi et moi, quand la guerre sera finie. Je ne sais pas dans combien de temps, un an, deux ans peut être même quatre, mais nous partirons ensemble, et savoir qu'au bout du chemin il y a ce moment rien qu'avec toi me rassure.

Le regard doré de Marya se fit encore plus grand et plus amoureux, il avait pensé à elle. Sieg n'était pas le mari parfait, mais la vie de Marya passait bien avant tous pour lui. La brune baissa les yeux se trouvant d'un coup idiote :

- On ira au bout de ton idée, on ira. Je suis désolée, je n'aurais pas dû formuler un tel caprice, ce n'est ni adulte, ni bon pour nous. On est mieux ainsi de toute façon. Je t'ai promis cinq ans mais...

Elle posa une main sur son cœur doucement le fixant dans les yeux, ses yeux d'or encore brillants de larme :

- Fait moi une autre promesse...Quand tu demanderas a Ymir de mettre fin à la descendance des eldiens, demande lui aussi de lever la malédiction planant sur les titans. Comme ça ce n'est pas cinq ans que nous aurons c'est bien plus. Mais si tu le ne veux pas, si tu penses que cinq ans nous suffise à tous les deux... je ne serai pas d'accord. Je veux vivre ma vie entière avec toi, toute ma vie. Pas cinq ans.

Un endroit où elle pouvait se sentir chez elle, et un peu de répit, c'était donc là la demande de sa femme. Il eut un sourire en redressant ses lunettes :

- Je peux comprendre que tu ne puisses pas supporter tout ça Marya. Si tu souhaites lâcher les brides et essayer de vivre normalement tu peux. Tu peux arrêter la guerre et rentrer à Revelio chez mes grands-parents. Je te rejoindrais toujours.

Il posa sa main sur la sienne, son cœur battait doucement, il était calme apaisé. Il allait tout faire pour qu'elle soit heureuse à présent, c'était son but son objectif :

- Je lui demanderai, il faut que je convainque mon petit frère et après on pourra faire tout ça. Cinq ans c'est peu, on pourrait faire beaucoup de chose si j'ai plus longtemps à vivre.

- Je vais ou tu vas cependant. Nous y arriverons, j'avais besoin d'un petit coup de fouet pour m'y remettre, j'avoue commencer à prendre goût cette petite vie tranquille.

Le barbu roula des yeux et embrassa sa femme doucement. Il devait trouver des alliés, essayer de trahir Mahr sans risquer la vie de ses grands-parents ni celle de Marya, puis faire de son épouse une femme heureuse. Sacré programme de vie.

L'arrivée au Moyen Orient fut rocambolesque, en effet, le navire des Guerriers était déjà pris pour cible par les ennemis. Magath avait ordonné à Sieg de rester avec Reiner, Porco, Pieck et les aspirants sous le pont :

- Vous restez tous ici, j'ai besoin de toi Marya tu vas devoir les descendre.

Le navire trembla à nouveau, Marya se ramassa contre le mur, alors que le petit Falco se cachait contre son frère. Seul Gaby Braun trouvait le temps long. Sieg fronça les sourcils, Marya seule dehors...Mais il savait que c'était son rôle. Il approuva doucement :

- Capitaine, on doit accoster, de la côte, je pourrais aisément détruire ces navires, maugréa le barbu qui commençait à avoir le mal de mer.

- Oui c'est une bonne idée Jäger mais nous devons ouvrir la voie, et couler certains navires.

- Avec mon fusil anti-titan ? Ça peut marcher, affirma Marya.

La brune souffla, elle retira sa longue veste beige, puis elle passa son brassard bleu sur son bras. Porco était dans un coin, pâle, c'était la première sortie pour son mâchoire, et Pieck quant à elle, dormait tranquillement. Marya soupira, elle noua les lacets de ces rangers, puis elle attacha ses cheveux en tresse avant de prendre ses lunettes de sauts et son fusil. Magath regarda la brune :

- On va tout faire pour accoster, dégage le chemin.

Sieg déglutit, voit sa femme partir au combat, il n'en avait pas du tout envie. Doucement, il posa sa main sur son épaule et embrassa son front :

- Ça va bien se passer, je serai juste derrière avec le bestial.

Marya sourit, puis Magath sortit à la suite de la jeune femme.

Sur le pont, en plus des tirs ennemis, il y avait beaucoup de vent qui soufflait en rafale dans les voiles. Marya grogna, Magath se retourna et hurla ses ordres à une troupe de soldat Mahr :

- Protéger cette femme jusqu'au pont supérieur !

Marya fronça les sourcils, ce n'était pas des Mahr en fait, ou du moins pas tous, il y avait aussi des mercenaires. La brune souffla, elle partit directement sous les ordres de plusieurs hommes. De temps en temps elle se baissait pour éviter les balles, presque à l'instinct alors que les soldats tombaient autour d'elle.

Une fois sur le pont supérieur, Marya chuta en arrière, un tir de canon était passé juste à côté de la coque du navire, envoyant une marre d'eau salée sur les soldats. Elle secoua ses mèches noires avant de regarder autour d'elle, il ne restait que deux militaires, une femme aux cheveux blonds et un homme à la peau noire :

- Ça va être tendu, informa la brune.

- Il ne reste que 800 mètres pour atteindre la plage, informa l'homme.

- D'accord, je vais devoir tirer j'ai besoin de 15 secondes de stabilité minimum pour calibrer le fusil. Toi, donne-moi la distance tous les 50 mètres.

Le navire ennemi était proche, Marya mit son fusil en place, le soldat décomptait, si ce bâtiment les suivait jusqu'à la côte, alors ils allaient être prit en alcôve. Marya souffla, elle devait sauter la barrière et passer en équilibre sur la barque de sauvetage pour pouvoir tirer correctement.

La guerrière n'était pas du genre à avoir peur, elle ferma les yeux et regarda la trace de son alliance sur son index. Elle devait le faire. Quand le soldat annonça 500 mètres, la brune sauta le pont sous les cris de protestation des deux autres. La brune se coucha dans la barque, alors qu'un nouveau tir ébranlé le navire, elle se retourna, le pont supérieur était touché, l'homme semblait être rentré à temps, mais la femme...Marya souffla, elle se retourna, puis elle eut une idée et cria :

- SAUTE DANS LA BARQUE !

Ni une ni deux, la soldate sauta. Marya tira dans les cordages qui retenaient le petit bateau, puis elle se retourna, le cuirassé ennemi allait les descendre comme des lapins... Un nouveau tir de canon fit tanguait le navire, Marya jeta le gilet de sauvetage sur la blonde, puis elle soupira un peu en ronchonnant avant de mettre son fusil en place.

Elle ferma les yeux, une balle dans le réservoir de fuel et c'était gagné. La mer tanguait, le vent soufflait, mais Marya restait immobile, son doigt sur la gâchette, elle tira.

Quand la balle toucha, le navire ennemi partit de suite en fumée, son fuel s'enflamma et s'en suit tous le bâtiment. Marya se tourna, dans sa petite barque, elle n'était sans doute pas très à l'abri, elle regarda le soldat avec elle, qui tentait de rester debout :

- Bienvenu à la guerre...

- Vous êtes...FANTASTIQUE ! Cria le soldat en s'accrochant.

- On n'est pas encore sortit de l'eau. Tu sais nager ?

Alors même que la brune remettait son fusil en bandoulière, une nouvelle salve de boulet de canon passa près des deux femmes :

- MERDE !

Ces cuirassés-là étaient beaucoup trop loin pour les avoir aux fusils, elle regarda l'eau, puis alors que la brune s'apprêtait à sauter, un éclair fendit le ciel et en une seconde, le titan poilu de Sieg se dressa devant la petite barque.

Marya souffla de soulagement, puis le titan attrapa les minutions sur la plage pour détruire l'armée ennemie. La blonde regardait tour à tour la femme dans la barque et le titan poilu, puis elle se retourna vers eux :

- Vous êtes...Divins.

Sieg souffla dans son titan...Les hostilités cessèrent rapidement, il déposa la barque sur la terre ferme. Marya en sortie la première, puis elle aida le soldat, cette dernière regarda la jeune femme du haut de ses deux mètres :

- Je m'appelle Yelena.

- Marya Wellenstein-Jäger. Oï Sieg ! Sors de là, je n'ai pas l'intention de rester sur cette plage.

Les yeux emplis d'admiration, la blonde ne cessait de les regarder l'un après l'autre. Son regard se posa sur l'homme qui sortit du titan, c'était des dieux vivants, ils lui avaient sauvé la vie alors qu'elle était Mahr et eux Eldiens.

Le Capitaine Jäger salua Yelena d'un signe de tête, puis il vérifia que Marya allait bien, il passa son bras autour de ses épaules et déposa un baiser sur sa tempe doucement :

- Tu vas bien... ?

- Oui, ça va, et toi ?

- J'ai eu peur, ce type Onyakoppon est rentré dans le navire en disant que tu voulais encore faire une folie.

- Un peu, un peu...Allons manger.

Yelena continua de regarder ce couple, ils étaient si...Elle en avait les larmes aux yeux, ses genoux dans le sable alors que pour le moment et bien Sieg et Marya ne pensaient qu'à leur repas...

Quelques semaines passèrent, laissant alors le plaisir aux Mahr d'ordonner la guerre, et aux eldiens de la mener pour eux. Sieg commençait à murir son plan et surtout grâce à l'admiration sans faille que lui vouait Yelena et tous les soldats présent sur le navire ce jour-là. Autant, elle admirait Marya pour son combat, mais elle semblait vouer un culte particulier à Sieg...

Pieck était allongée sur l'un des divans de la tente, alors que Marya et Sieg discutaient encore dans leur coin en fumant, elle avait bien remarqué qu'ils étaient admirés tous les deux. Mais bon, la brune n'en pouvait plus, alors elle ne cherchait pas à fanatisme...

Cependant, une nouvelle vient mettre le feu auxspoudres de Sieg Jäger, des expéditions allaient avoir lieu sur Paradis. En une seconde, il eut son idée, si Yelena l'admirait autant, alors elle serait parfaite pour conduire ses plans.

Sieg se leva, il avait déjà discuté de cela avec Yelena, il en avait aussi touché deux mots à Marya, mais elle ne prêtait pas attention à ses plans, quoi qu'il dise quoi qu'il fasse, elle, elle le suivait. Il avait tout prévu, mais il voulait quand même que Marya entende certaines choses.

Doucement il lui fit signe de tête, sans doute les autres penseraient qu'ils désiraient un peu d'intimité...

Marya bailla, elle passa sa veste sur ses épaules, puis elle suivit le barbu, ce dernier se stoppa un peu avant la tente des mercenaires :

- Yelena va partir pour Paradis pour nous.

- Tu lui fais confiance à ce point ? Souffla Marya en allumant une cigarette.

- Difficile à dire, mais l'admiration est une chose que je ne comprends pas. Enfin, viens, il faut que tu entendes ce qu'elle leur raconte.

Ils rentrèrent dans le bâtiment, puis Sieg se cala sur le mur, les mains dans les poches, ainsi personne ne le voyait, puis il attrapa Marya comme pour la garder dans ces bras. S'il voulait changer le monde c'était aussi pour elle. Pour cette femme qu'il aimait tant...

Marya ne mit pas longtemps à reconnaitre la voix de Yelena, cette dernière commença alors un long discours anti-Mahr :

- Les Mahr nous ont arraché notre patrie ! Mais nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous devons rester soudé et attendre le moment propice pour les renverser. Pour cela, nous allons recourir aux titans, c'est grâce à eux que l'avenir sera dans nos mains, prona Yelena.

Marya ouvrit de grands yeux, écoutant en travers le discours de Yelena...Sieg murmura :

- Tu as toujours cette immense collection de bouteille de vin dans ta maison ?

- Bien sûr mais pourquoi...

- Un cadeau empoisonné pour Paradis, une sécurité ma petite Marya. Laisse-moi faire, le moment venu je te dirais tous ce que j'ai prévus et je te promets d'essayer de convaincre Eren.

Ils attendirent ensuite que Yelena termine son discours, puis la blonde se rendit près du couple, Sieg relâcha un peu sa femme, puis ils partirent prendre le thé :

- Tous est en place, affirma Yelena.

- Bien, conclut Sieg. Le seul souci que j'ai, c'est le nom de jeune fille de Marya sur les bouteilles de vin. Ne mentionne ce nom sous aucun prétexte.

- Oui c'est plus prudent, je ne parlerais que de Marya et Sieg Jäger. Vos conditions ?

- De la glace au chocolat, soupira la brune en baillant.

- Marya, gronda un peu Sieg. Un endroit où nous pourrons tranquillement faire notre vie.

- Tu vas sans doute rencontrer des pépins, la dernière fois que nous sommes allés là-bas, nous avons décimé leur armée... Nous ne savons rien ni du colossal, ni du féminin, continua Marya. Sans parler de Levi.

- Elle a raison, il s'agit là de ta priorité Yelena. Maintenant séparons nous, c'est assez difficile comme ça de nous voir. Tiens moi au courant, certains feront les voyages pour passer les lettres, je trouverai un moyen, j'ai déjà une idée.

Puis il sourit. Les trois comparses se levèrent, et Yelena partit un grand sourire aux lèvres, Sieg se tourna vers son épouse :

- C'est quitte ou double.

- Tu as une autre idée ?

- J'en ai une. La jeune femme qui était avec Eren est asiatique, il ne reste que la communauté de Haezul, je connais la vieille Kiyomi, elle est avare comme pas possible, entre cette jeune femme et les trésors de Paradis...Enfin, allons dormir, j'en peux plus de réfléchir et de me battre.

- Manger d'abord, corrigea Marya.

Sieg roula des yeux...Oui, manger avant tous. Son plan se mettait en place, il avait ses envoyés, son plan de secours, il ne manquait que son moyen de communication...

Le couple s'installa à l'extérieur alors que Pieck et Porco prenaient leur déjeuner. Marya s'installa en face du barbu, Reiner n'était pas là. Mais entre la haine de Galliard et le mépris des autres, cela se comprenait...Porco souffla :

- On n'est pas sorti de l'auberge, le point final serai Salva mais c'est a 300 kilomètres.

- Oui, mais nous allons y arriver, j'ai failli mourir noyé il y a six mois de cela, nous pouvons tous faire, commenta Marya en se servant de quoi manger.

- Noyé, tout de suite les grands mots, ronchonna Sieg. J'étais derrière !

Puis ils se mirent à rire, c'était des petits moments de joie comme ça, même si Pieck pleurait toujours la disparition d'Annie et que Porco menait sa vendetta contre Reiner. Kord se joignit à la joyeuse petite troupe en se mettant près de son mentor :

- Gaby est terrible, elle ne cesse de tester les deux petits nouveaux...

- Il faut bien un peu de compétition, rit Marya.

- Elle est folle de toi, tu es sa modèle tu le sais ça ? Renchérit le Capitaine.

- Moi et Reiner, quelle plaie ne m'en parle pas.

Kord soupira encore un peu alors qu'il partait dans une vive discussion sur le bestial avec Sieg, Marya remarqua que le doigt du Capitaine était habillé. En effet, il portait son , le bijou était à sa place, il essayait de le faire de temps en temps quand il le pouvait pour Marya.

La jeune femme allait lui en faire la remarque quand elle sentit une vive douleur à l'arrière du crâne. Il en fût de même pour Pieck et Porco, chacun venait de se recevoir une pierre, alors que des Mahr hurlaient :

- MAUDITS ELDIENS ! VOUS NOUS POURRISSEZ LA VUE !DÉGAGEZ !

- BANDE DE DÉMONS !

Puis ils partirent en courant, alors même que Sieg se levait pour prendre sa femme dans ses bras. Pieck était sonné, sa tête sur la table. Magath qui avait entendu le raffut, se rua dehors pour la porter dans ses bras, avant de regarder l'énorme pierre lancée dans la tête du charrette. Bien qu'elle pouvait se régénérer elle n'en ressentait pas moins la douleur. Kord se pencha à son tour sur Porco qui fulminait de rage. Magath se tourna vers Sieg :

- Ils seront punis.

Magath n'était pas un mauvais Mahr, il souffla et rentra dans sa propre tente pour déposer Pieck, le temps que sa régénération se fasse. Marya quant à elle, avait reçu le plus petit projectile, elle se tenait la tête, en soufflant, alors que le barbu essayait de contenir sa colère et surtout ses pulsions meurtrières. La brune releva la tête vers son mari, les larmes aux yeux, des larmes de haine :

- Voilà pourquoi ce que l'on va faire est bien...Voilà pourquoi...

- Marya, je suis navré...S'excusa le barbu qui avait toujours un mal fou à réconforter les gens.

Porco c'était déjà levé pour les retrouver, et Sieg souleva Marya doucement, même si elle n'en avait pas besoin, il estimait qu'il s'agissait de son devoir, il regarda Kord :

- Trouve-moi de quoi faire un pansement.

Puis il pénétra dans sa petite tente qu'il partageait avec son épouse. Marya fermait les yeux, la haine, elle était habituée à la haine, mais ce n'est pas pour cela qu'elle n'était pas touchée par ce comportement. Sieg soupira, il savait que s'il avait été à la place de la brune, elle aurait déjà retrouvé ces petits cons pour les dépecer de toute forme de vie. Mais lui n'était pas comme ça, personne ne s'en prenait à sa femme, il se jurait déjà de faire payer ça par le coup le plus tordu qui soit. Il la serra doucement à lui passant ses mains dans ses cheveux :

- Un jour plus personne ne nous haïra...

- Pourquoi est-ce qu'on me déteste tant, je n'ai jamais rien fait de mal Sieg... Sanglota presque la guerrière qui perdait rapidement ces moyens dans ce genre de situation.

- Tu n'as rien fais chérie, rien du tout, je suis là, je suis désolé. Tu n'as rien fais.

Puis la brune passa ses bras autour des épaules du barbu doucement, ils étaient simplement en train de manger...La haine gratuite détruit les hommes, et ce tous petit évènement isolé, ne fit que renforcer les idées sombres de Sieg Jäger.