Yo ! Cet OS est toujours blabla les 24H, sur le thème Je te protègerai, en dix minutes.

Bonne lecture !

Promets

Iels ne savent pas si c'est de la romance, ce qui se passe entre elleux. En tout cas iels sont allongés ensemble, et iels savent qu'iels s'aiment fort. Qu'iels tiennent à l'autre, qu'iels sont précieux.

Les chiots sont endormis sur le lit, alors iels n'osent pas vraiment bouger. Lance tient les mains de Pidge dans les siennes. La journée à été longue. C'est bon, d'être allongés un moment, sans dormir, seulement se reposer parce que c'est possible, même si iels auront toujours peur d'une alarme qui pourrait arriver. Ça ne s'oublie pas.

Et Lance déglutit. Il veut poser des mots dessus, pour rendre ça réel.

« Merci.

— C'est normal. »

Pidge comprend, bien sûr qu'iel comprend. C'est ellui, qui a su ce dont Lance avait besoin. De la compagnie, les chiots et puis parfois de la musique électronique dès le réveil dans la cuisine. Du bordel pas à lui dans son salon, des mains à serrer. A garder. Il veut les protéger.

« Je voudrais te promettre que je te protègerai. Mais je peux pas. Je pense pas que je suis capable de protéger qui que ce soit. »

Et Pidge opine du chef. Ça aussi, iel comprend. Ça ne lea repousse pas. Iel ne lui demande pas ça, iel sourit, se rapproche, à peine.

« Si tu me l'avais promis, je t'aurais pas cru. Mon père et mon frère et ma mère, iels auraient dû me protéger. Shiro, Allura. Mais personne ne peut. Personne vraiment.

— Je suis désolé.

— Pas moi. Maintenant, je sais. Lance, je peux pas te protéger. Mais je peux te promettre que quand j'aurai peur, je viendrai te voir. Si tu veux bien me le promettre, ça aussi. »

Arrêter de se cacher et de fuir. C'est faisable, mais c'est un obstacle à franchir.

« Je peux te promettre d'essayer ?

— Non. Tu dois me promettre de le faire. Et ne pas briser ta promesse.

— Et si je la brise ?

— Si tu promets, tu le feras. Tu ne reviens pas sur ta parole. J'ai confiance en toi. »

Iel attend. Lance amène leurs mains jointes sur son front. Il sent ses propres doigts et ceux de Pidges, minuscules et chauds dans les siens.

« Je te promets. »