Bonjour à tous et bienvenue sur cette nouvelle fanfiction sur la vie d'America et Maxon, après leur mariage. Comme beaucoup je pense, je n'ai pas eu assez de leur épilogue dans l'Elue, et j'ai donc décidé de l'écrire moi-même hahaha! J'espère que ce premier chapitre vous plaira, je vous invite à me dire ce que vous en avez pensé en commentaire!

Sachez que cette fanfiction est également disponible sur Wattpad, où je suis plus active. N'hésitez pas à me suivre là-bas ( elysianbees) !

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne lecture!


Maxon

Je crois n'avoir jamais été aussi nerveux de ma vie. Assis sur un sofa du salon attenant à la chapelle du palais, ma jambe s'agite d'elle-même, attestant de ma nervosité. Dans quelques minutes, je me marie. Dans quelques minutes, je serai lié pour l'éternité à ma douce America. Cette pensée me remplit de bonheur.

Autour de moi, mes proches s'agitent : Aspen s'entraîne à marcher le plus naturellement possible avec sa canne, Carter s'entretient avec des gardes et Gavril tente de me distraire tout en relisant les notes de son discours. Soudain, dans un claquement de porte, Marlee surgit, vêtue d'une robe jaune pâle, semblable à celle des autres demoiselles d'honneur.

- Maxon ! Avez-vous apporté quelque chose de bleu ? D'après Ame, c'est vous qui deviez-vous en charger.

Elle paraît d'une anxiété fébrile. On dirait que sans « bleu », le mariage est à annuler.

- Mais de quoi parles-tu ? s'étonne Carter qui paraît perplexe.

- Une mariée doit toujours porter quelque chose de vieux, quelque chose de bleu, quelque chose de neuf et quelque chose d'emprunté, récite-t-elle à toute allure. Autrement, cela porte malheur !

- En effet, ajoute Gavril. C'est une tradition que les femmes suivent depuis des siècles : le neuf est le symbole d'une nouvelle vie et de la réussite du mariage ; la chose empruntée représente la chance du couple, c'est un porte-bonheur ; le bleu symbolise la fidélité et la pureté ; enfin, l'objet ancien représente la continuité, le lien que la mariée avait avec sa famille et qu'elle gardera toute sa vie.

Je m'amuse de la nervosité de Marlee et du côté Monsieur-Je-Sais-Tout de Gavril, mais je m'approche d'elle, un écrin à la main. Elle laisse échapper un cri d'admiration en découvrant l'épingle à cheveux sertie de diamants bleus semblables aux yeux de ma fiancée.

- Maxon ! C'est sublime, America va adorer ! s'écrie-t-elle en se ruant vers l'étage, sous les rires de Carter.

Soudain, la voix stridente de Silvia retentit. En tant que responsable de l'organisation du mariage, elle paraît très tendue. Elle m'adresse un petit sourire crispé, puis regarde autour d'elle avec attention.

- Est-ce que tout le monde est prêt ? demande-t-elle. Votre Majesté, si vous le voulez bien, vous allez pouvoir rejoindre l'archevêque Fray, il vous attend. Vous serez suivi par vos témoins, Messieurs Fadaye et Woodwork, tandis que Monsieur Leger restera ici pour accompagner Mademoiselle America jusqu'à l'autel, nous explique-t-elle

- Parfait, merci beaucoup, Silvia. Messieurs, si vous voulez bien vous donner la peine, dis-je en me levant et en lissant mon costume.

Je remonte l'allée conduisant à l'autel dans une brume d'irréalité. Tous les invités sont là, et me regardent avancer, une lueur de respect mêlé d'admiration dans les yeux. Parmi les visages, je reconnais Daphné de Sauveterre, escortée par un jeune homme qui semble être son fiancé Georgia et August Illéa, désormais mariés Magda Singer et sa fille Kenna, accompagnée de son mari et de sa fille ma tante Adele et mes cousins et enfin mes Sélectionnées, toutes assises au premier rang.

Cette mer de visages se brouille tout à coup, lorsqu'une ode est entamée par l'orchestre. Le cœur battant, je me retourne. Marlee et Carter remontent lentement l'allée, souriant à ceux qui les entourent, suivis de May et Lucy, qui semblent très intimidées. Et derrière eux, enfin, s'avance America, au bras d'Aspen.

Vêtue d'une robe de mousseline et de dentelle immaculée, elle est belle à tomber. Ses cheveux sont relevés, fixés par mon peigne, et derrière elle flotte la cape bordée de fourrure, utilisée lors des couronnements. Malgré son anxiété, elle a le port de tête d'une reine, et rayonne de bonheur et d'amour. J'en reste sans voix.

Aspen me tend la main d'America, qui me sourit, les yeux pleins d'étoiles. J'entrelace ses doigts entre les miens, et murmure :

- Bonjour, mon trésor

- Oh, ne commence pas ! s'amuse-t-elle

Sa réponse m'arrache un sourire, et nous nous retournons tous les deux vers l'archevêque. D'un geste de la main, il indique à tous les invités de s'asseoir, et commence la cérémonie.

- Mes biens chers frères, nous sommes réunis ici aujourd'hui, devant Dieu, afin de célébrer l'union de cet homme et de cette femme dans le sacrement du mariage. L'union de corps, de cœur et d'esprit est voulue par Dieu, pour la joie mutuelle des époux. C'est par ces liens sacrés qu'America Singer et Sa Majesté le Roi Maxon Schreave vont maintenant être unis. Si quelqu'un dans cette assemblée connaît une raison légitime de s'opposer à ce mariage, qu'il parle maintenant ou qu'il se taise à jamais ! prononce-t-il d'une voix tonnante

Personne ne dit mot, et après quelques secondes, l'archevêque reprend :

- Bien, nous allons procéder à l'échange des consentements. Maxon Schreave, consentez-vous à prendre America Singer comme épouse, et promettez-vous de la garder près de vous pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans le bonheur comme dans l'adversité, et de l'aimer et la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Oui, je le veux, dis-je en plantant mon regard dans celui d'America

L'homme d'église se tourne maintenant vers ma fiancée.

- America Singer, consentez-vous à prendre Maxon Schreave comme époux, et promettez-vous de le garder près de vous pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans le bonheur comme dans l'adversité, et de l'aimer et la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Oui, absolument, dit-elle avec ferveur.

Je me déleste tout d'un coup d'un poids que j'ignorais porter : elle a dit oui !

- Dans ce cas, indique l'archevêque, veuillez réciter devant vos témoins et cette assemblée les vœux maritaux que vous avez choisis. Votre Majesté, c'est à vous de commencer.

Le cœur battant, je me saisis de l'autre main d'America tout en gardant les yeux braqués sur son merveilleux visage, et je lui déclare d'un ton vibrant d'émotions :

- Moi, Maxon, je te prends toi, America, pour épouse ; je promets solennellement de te garder à jamais dans mon cœur et de révérer notre union ; je te promets amour et fidélité, dans le bonheur comme dans l'adversité, dans la maladie et dans la bonne santé, où que la vie nous emmène tous les deux. Je t'offre ma protection, ma confiance, mon respect. Je partagerai tes joies et tes chagrins ; je serai là pour t'aider à traverser les épreuves. Je promets de te chérir, de te protéger et de t'aider à réaliser tes rêves et tes projets. Tout ce qui était à moi désormais t'appartient. Je t'offre ma main, mon cœur et mon amour, aujourd'hui et aussi longtemps que nous vivrons.

America a les yeux pleins de larmes, un sourire tremblant, elle est radieuse. C'est un spectacle qui me coupe le souffle.

- À vous, maintenant, America, dit le révérend.

- Moi, America, je te prends toi, Maxon pour époux. Je te promets amour et fidélité, respect et partage, soutien et confiance. Je fais la promesse solennelle de rester toujours à tes côtés dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la peine, pour traverser, main dans la main, l'existence que nous partagerons. Je te promets un amour inconditionnel. Je te promets de te soutenir dans tout ce que tu entreprendras, à t'aider à réaliser tes objectifs et tes rêves ; je te promets honneur et respect ; je rirai avec toi, je pleurerai avec toi, je partagerai avec toi mes espoirs et mes rêves, je t'assisterai durant les épreuves, je te chérirai tout au long de notre vie.

J'ai la sensation, une fois de plus, de tomber amoureux d'elle. L'instant d'après, May s'approche, le coussin où sont posées nos alliances entre les mains. Je me baisse et la remercie, tout en attrapant la bague d'America. Le fin anneau d'or est simple, à son image. Je la passe à son annulaire, en disant :

- Je te donne cette alliance, symbole de notre amour, de tout ce que je suis, de tout ce que je possède. Par cet anneau je t'épouse ; avec mon corps, je t'honore ; avec toi, je partage tous mes biens terrestres. Amen.

America répète le même rituel, la voix enrouée d'émotion. Il n'y a pas de plus belle musique à mon sens.

- Seigneur, bénissez ces alliances, symbole des veux par lesquels cet homme et cette femme sont dorénavant liés, reprend l'archevêque. Je déclare Maxon et America mari et femme. Mes félicitations, Votre Majesté. Vous pouvez embrasser la mariée.

Discrètement, il recule de quelques pas, tandis que j'attrape America dans mes bras. Au diable le protocole ! Je l'embrasse chastement sur les lèvres, tout en murmurant :

- Enfin, tu es à moi… Ma femme !