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Acte 2 - Troisième partie : Luth Golheim

Chapitre 1 : Le désert d'Aranoch

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Il nous faut un peu plus de deux semaines pour quitter les montagnes. J'en suis extrêmement frustrée. La caravane avance très lentement et doit emprunter des sentiers bien définis pour progresser. A pieds, Astrid, Rolf et moi n'aurions mis que quelques jours. Même Cain ne nous aurait pas ralenti tant que cela. De plus, nous ne sommes pas vraiment inquiétés par les déchus et les khasdras qui rôdent habituellement dans la région. La fermeture du portail dans monastère semble avoir circonscrit l'activité démoniaque. Je m'inquiète donc de ce délai supplémentaire qui ne me semble pas vraiment justifié. Mais l'amazone m'assure que nous rattraperons notre retard dans le désert.

- "A pieds, les sables sont traîtres et usants." Me dit-elle. "Le rôdeur sera très ralenti."

Pourtant, je ne vois pas comment nous allons faire mieux.

A peine avons-nous quitté les montagnes que le climat change drastiquement. Nous sommes au cœur de l'hiver mais ici les températures sont douces voir chaudes. La végétation est restée plutôt verte. Nous passons plusieurs villes de taille moyenne dans lesquelles Warriv fait affaires. A chaque étape, il renouvelle les chevaux et fait le plein de provisions. Si bien que nous sommes bientôt en surcharge. J'ai du mal à comprendre le but de la manœuvre. Peut-être, ai-je une idée faussée de ce qui nous attend ou peut-être le caravanier fait-il un excès de zèle. Quoi qu'il en soit, tous ces délais supplémentaires me rendent de plus en plus nerveuse.

Puis nous arrivons enfin au dernier avant-poste, de l'autre côté des montagnes qui coupent le Khanduras en deux. Cette grande cité, à cheval entre les plaines orientales et le désert, a une architecture originale. Le style du Khanduras est mélangé à des structures plus arrondies et des décorations riches souvent peintes d'ocre.

Je profite des interminables négociations de Warriv avec les marchands locaux pour m'éclipser et aller jeter un œil sur l'immensité qui nous attend. Je trouve un chemin qui mène sur les remparts et passe la tête entre les créneaux.

C'est la première fois que je vois le désert et je suis impressionnée. A perte vue s'étend un sable presque blanc qui réfléchit la lumière du soleil. Je cherche du regard quelque chose à quoi me raccrocher, mais il n'y a rien dans cet univers vide. Je distingue bien quelques hautes structures rocheuses sombres dans le lointain mais leur image est distordue à cause de la chaleur. Je trouve cela à la fois intriguant et inquiétant. Comment peut-il faire aussi chaud au cœur de l'hiver? Je suis rejointe par Rolf qui semble tout aussi intéressé que moi par ce qui nous attend.

- "Vous n'aviez jamais vu le désert non plus ?" Je lui demande.
- "Non, effectivement. Je n'ai connu que les Terres de l'Effroi où je suis né. Le Khanduras aussi était une expérience nouvelle pour moi." Il me sourit.
- "Certainement plus plaisante en termes de climat que ce qui nous attend."
- "Je n'ai pas peur d'aller dans le désert, même si je ne connais pas la sensation d'une chaleur excessive. Les Terres de l'Effroi sont très hostiles mais très froides. Les forêts dans lesquelles nous vivons sont la seule source de nourriture, et c'est la loi du plus fort. Manger ou être mangé. Le reste est un désert de glace où les températures peuvent tuer un homme en quelques heures. Mais vous savez ce que j'y ai vu?" Je secoue la tête. "Un univers magnifique où le ciel se peint parfois d'étranges couleurs qui dansent et un monde vivant riche et incroyablement adapté à son environnement. Désert signifie vide de vie humaine, pas vide de vie. J'ai hâte de découvrir ce que ces étendues arides ont à nous offrir."
- "J'admire votre esprit, Rolf. Moi je ne pense qu'à combien de temps il va nous falloir pour traverser et si nous arriverons à temps pour arrêter Diablo. Je ne perçois ce désert, aussi fascinant soit-il, que comme un obstacle."
- "Le désert vous imposera son rythme. Faîtes-vous à l'idée dès maintenant sinon vous allez mal vivre cette traversée."
- "Je la vis déjà assez mal." Je dis en riant nerveusement. "La caravane marchande est si lente."
- "Tout est relatif. Faisons confiance à Warriv. Comme je suis habitué aux terres hostiles du Nord, il connaît le désert. Il l'a déjà traversé à de nombreuses reprises." Je hoche la tête.
- "Allons voir où il en est d'ailleurs." Je propose.

Nous redescendons des remparts et retournons à l'entrepôt. On nous indique que le groupe s'est rendu aux écuries. Nous retrouvons les autres qui attendent patiemment devant l'établissement. Rolf fronce les sourcils.

- "Ça ne sent pas que le cheval là dedans."
- "Ah je pense que ça va vous intéresser." Dit Astrid avec le sourire. Elle nous invite à jeter un coup d'œil à l'intérieur.

Rofl et moi passons la tête par la porte. Nous y trouvons Warriv qui fait une transaction des plus étranges. Il vend chevaux et charrettes pour de grands animaux couleur sable à l'allure singulière. Le dos est gras et bombé. Un palefrenier qui est en train de s'occuper de ramener nos anciennes bêtes de trait m'indique qu'il s'agit de dromadaires. Si je suis intriguée, Rolf semble fasciné.

Toutes les affaires qui étaient chargées dans les charrettes sont transvasées dans de grandes poches recouvertes de tissu clair, puis chargées de chaque côté de ces animaux étranges. Ensuite, ces grandes créatures sont harnachées pour nous permettre de les monter, en sus du chargement. Le caravanier en profite pour nous donner à chacun des vêtements neufs. Une première couche sous forme d'une longue tunique blanche et un vêtement encore plus ample de couleur pour mettre par dessus.

Puis il nous emmène dans l'arrière-cour d'une maison, pour que l'on se change derrière un paravent. Les hommes d'un côté et les femmes de l'autre.

- "Dans le désert la chaleur est telle que le cuir nous brûlerait la peau." M'explique Astrid qui se déshabille à côté de moi. Plus loin, les sorcières qui sont pourtant légèrement vêtues font de même. "Ces vêtements sont particulièrement bien adaptés." Continue-t-elle. "Ils nous tiendront au frais."

Visiblement, elle a déjà fait l'expérience du désert. Je m'apprête à me déshabiller à mon tour, lorsque je me sens observée.

- "Il y a quelqu'un qui nous regarde." Je lui glisse à l'oreille. Elle acquiesce et grimace légèrement.
- "Je sais. J'espérai que vous ne vous en rendiez pas compte." Je fronce les sourcils. "Pourquoi pensez-vous que Warriv n'a engagé que des femmes pour son expédition. Je suis certaine qu'il y avait de nombreux Vizjereis très compétents disponibles pour l'aller." Me chuchote-t-elle en guise de réponse. A mon tour de grimacer. "Dépêche toi, ne lui laisse pas goûter son plaisir." Ajoute-t-elle en remontant rapidement sa tunique sur sa poitrine.
- "Je n'avais jamais remarqué son penchant pervers avant." Je poursuis toujours à voix basse. "Vous voulez dire que…"
- "Il ne s'est pas vraiment occupé de notre cas avant et il est plutôt discret. Je pense qu'il n'a pas voulu tester la vision supérieure des sœurs. Jusque là tout du moins… Ici nous sommes seules et nous dépendons de lui pour la traversée du désert… Allez dépêchez vous. Plus longtemps vous mettrez, plus longtemps vous nous exposez toutes."

Je remarque que les sorcières me lancent des œillades, pendant qu'elles essaient d'enfiler leur nouvelle tenue au plus vite. Je rougis violemment. Tout le monde doit me trouver bien naïve. Je me change alors aussi vite que je le peux dans ces conditions particulièrement malaisantes. Astrid m'aide à fixer ma tunique et m'apprends à attacher correctement la coiffe qui doit nous couvrir la tête. Nous mettons nos affaires d'origine dans des sacs.

Je teste rapidement de me mouvoir dans ces nouveaux vêtements. Ils sont assez amples et frottent très peu contre la peau. Ils ne me gênent pas particulièrement. Je pense même pouvoir combattre au corps à corps plutôt facilement, mais pour l'arc, c'est plus compliqué. Je ne peux le fixer dans mon dos, l'attache est indissociable de mon armure et le glisser sur une épaule est hors de question. Le tissu fait des plis et la corde se prend dedans. Je vais devoir le garder à proximité différemment.

Lorsque nous sortons de derrière le paravent, je retrouve Warriv assis à une table avec d'autres hommes. Il est détendu et partage le tabac tout en discutant commerce avec ses camarades. Il a déjà enfilé ses vêtements de voyage. Il nous sourit lorsqu'il nous voit sortir. Mon regard glisse vers le paravent et je note l'angle bizarre qu'il a sur le côté. Il y a une double paroi. Il me remarque et me sourit davantage. Il n'a même pas honte. Je frissonne de dégoût.

- "Nous allons vraiment devoir continuer la route avec ce type?" Je glisse à Astrid, outrée.
- "Il a cette fâcheuse tendance à se rincer l'œil, mais il ne fait rien de plus." Murmure la représentante des sorcières qui m'a entendue.
- "Ça reste intolérable." Je suis choquée qu'elle accepte si facilement qu'on empiète ainsi sur son intimité.
- "Je n'ai pas dit le contraire." Elle sourit. "Ne vous inquiétez pas, nous lui rendons toujours la pareille. Mais c'est un homme têtu. Disons qu'il a du mal à apprendre la leçon. La tentation est plus forte que nos punitions. Mais nous ne manquons pas de moyens de lui faire payer ses travers. Peut-être que des fourmis dans sa couche lui apprendront les bonnes manières, cette fois-ci."

Je ris discrètement à la proposition. Oui une petite vengeance ne ferait pas de mal. Mais je suis quand même très étonnée que les sorcières ne laissent pas en plan ce pervers.

- "A propos. Je suis Aziza. Nous ne nous sommes jamais présentées malgré les événements qui ont fait de nous des camarades dans la bataille."
- "Annor." Je lui réponds.

Les autres sortent de derrière le paravent réservé aux hommes et, malgré mon indignation et mon malaise, je suis prise d'un fou-rire incoercible. Je crois que je n'ai pas ri autant depuis longtemps. Si Cain a l'air de s'en sortir plutôt bien dans ses nouveaux vêtements, Rolf est dans un piteux état.

- "Mais qu'est-ce qui s'est passé ?" Je demande hilare en m'approchant d'eux.
- "Je ne porte pas de vêtements." Répond le druide qui a l'air désespéré en lâchant son sac duquel dépassent ses peaux de bêtes.
- "J'ai essayé de lui venir en aide." Déclare Cain. "Mais il n'arrêtait pas de s'agiter. C'est le mieux que j'ai pu faire."

Astrid et moi prenons le relai. En quelques gestes nous réajustons la tunique et trouvons un moyen de faire entrer la chevelure compacte du druide dans sa coiffe. J'éclate à nouveau de rire devant son air misérable.

- "Je suis désolée, mais c'est comme mettre un chapeau à une soupière." Dis-je entre deux éclats de rire.
- "Je sens que cette traversée du désert va être longue. Très longue." Soupire-t-il.
- "Nous en avons pour environ trois semaines." Déclare Warriv au loin avec un sourire en coin.

Sans doute faisait-il une blague à l'intention du druide, mais son intervention met fin à mon hilarité. La perspective de passer tout ce temps proche de ce pervers me refroidit. Rolf semble capter mon malaise. Il me dévisage en fronçant les sourcils puis coule un regard en direction du marchand qui le toise. Il n'a sans doute pas vu ce que le pervers faisait, mais à ma réaction j'ai l'impression qu'il devine quelque chose. Je rougis fortement avant de me détourner des hommes de la pièce.

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Nous rassemblons nos affaires et la caravane se met en route en toute fin d'après-midi. On me donne les instructions pour diriger mon dromadaire, mais on m'assure qu'il suivra naturellement le groupe. Au début, le mouvement chaloupé de l'animal me perturbe. Il me faut un moment pour trouver mon équilibre.

- "Le soleil est très dangereux. Nous voyagerons toujours du déclin du jour aux toutes premières lueurs du matin. Nous monterons le campement chaque matin. Vous allez devoir apprendre à dormir de jour." Explique le caravanier sur le chemin.

Je regarde l'immensité qui nous fait face.

- "Mais comment fait-il pour se repérer de nuit?" Je demande à Aziza qui chevauche à mes côtés.
- "Il sait lire les étoiles." Me répond-elle. "Il est doué dans son domaine."

Je grimace. J'ai toujours en travers de la gorge l'incident de ce matin. La sorcière produit alors une petite bourse d'une poche dissimulée dans le matériel que sa monture transporte.

- "J'ai fait l'acquisition de sa prochaine leçon avant de partir." Me dit-elle en me gratifiant d'un clin d'œil. Je souris.

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Ma première nuit dans le désert est à peine croyable. Rolf avait raison, il y a de quoi s'émerveiller dans les terres arides. Dans cette infinité plate et stérile, le ciel scintille de milliers d'étoiles. Même dans les montagnes du Khanduras je n'en avais jamais vues autant. Même si je sais que je dois rester attentive car mon travail est de sécuriser le convois, j'ai du mal à décoller le regard de cette mer de lumières délicates qui constelle l'obscurité. Il y a beaucoup trop de choses nouvelles à découvrir en ce jour pour moi.

Nous nous arrêtons comme prévu à l'aube. Et montons le camp. Cela n'a rien à voir avec ce que je connaissais de mes campements en pleine nature. Nous montons une tente immense à partir de tentures épaisses et de longues tiges de métal et Warriv nous distribue nos draps et coussins. Très vite, le malaise revient. Nous sommes une quinzaine en tout mais il n'y a qu'une seule tente. Elle est très spacieuse et compartimentée mais je n'aime pas l'idée de dormir avec le voyeur.

Cela dit, ce début de journée se passe bien. Nous partageons le thé et la nourriture. Bien que ce soit servi dans un certain luxe, le repas est assez frugal. Je comprends maintenant pourquoi il a fait tant d'achats. Nous allons devoir tenir sur nos réserves pendant toute la traversée. Trois semaines c'est long.

- "Comment va-t-on faire pour les dromadaires?" Je demande inquiète de voir ces étranges bêtes mourir de soif.
- "Ne vous inquiétez pas. Ce sont des animaux du désert. Ils sont gras et bien hydratés. Ils tiendront facilement une semaine sans boire et sans manger si les conditions restent les mêmes." Répond Warriv. "Nous attendrons une oasis dans quatre nuits. Ils iront très bien jusque là."
- "Quelles créatures étranges." Je murmure. Rolf semble fasciné.

Nous montons la garde à tour de rôle. J'essaie de dormir, mais je n'y arrive pas. Pas uniquement parce que je ne suis pas à l'aise. C'est aussi parce que c'est le jour et que je ne suis pas habituée à ce cycle. Lorsque vient mon tour de garde, je partage cette tâche avec Cain. A l'extérieur, la chaleur est écrasante. Nous sommes sous un battant qui projette une ombre sur nous, mais l'air chaud et sec est difficile à supporter. Les dromadaires sont couchés plus loin, les pattes repliées sous eux et semblent somnoler.

- "Êtes-vous déjà allé à Luth Golheim ?" Je demande au vieil Horadrim pour faire passer le temps.
- "Oui, il y a très longtemps." Me répond-il.
- "A quoi la cité ressemble-t-elle?" Il me sourit.
- "A rien de ce que vous avez vu jusque là."
- "Le désert est déjà inédit pour moi. J'avais vu des représentations dans quelques livres de la bibliothèque d'Akara, mais la réalité dépasse de loin la fiction. Parlez-moi de Luth Golheim, s'il vous plaît." J'insiste.
- "Oh, je ne veux pas vous gâcher la surprise." Dit-il en riant. "L'avant poste que nous avons quitté n'est qu'un avant goût. L'architecture est bien plus riche que ce qui se fait dans le Khanduras Ouest. Luth Golheim est surnommée le joyau du désert. Ce n'est pas pour rien." Je souris.
- "Sur la carte d'Akara, j'ai vu que la cité était au bord de la mer. Je n'ai jamais vu la mer."
- "Vous m'avez l'air bien songeuse, Annor." Me dit le vieil homme.
- "Je pense à tout ce qui nous attend. A l'inconnu devant moi. J'ai un peu peur." J'avoue à voix basse.
- "C'est normal."
- "Vous croyez qu'Aidan a beaucoup d'avance? Vous pensez qu'on le rattrapera?"
- "Je ne sais pas, mais s'il était à pieds, il a dû perdre un temps considérable. Ces créatures que nous montons semblent molles, mais elles ont une allonge bien plus grande que les chevaux ou les hommes. Même si le voyage vous paraîtra long, nous irons toujours plus vite que lui. Et Warriv connaît le chemin." Je hoche la tête lentement.

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Nous repartons à la tombée du jour. Je suis fatiguée, je n'ai pas bien dormi pendant les heures où je pouvais me reposer. Mais j'ai une petite satisfaction lorsque je vois émerger de la tente le caravanier qui se gratte furieusement. Il nous jette un regard en biais, comprenant rapidement qu'il s'agit de la rançon de son voyeurisme de la veille. Il ne fait aucun commentaire et se contente de donner les instructions pour le départ.

Les jours suivants se ressemblent tous. L'émerveillement de la découverte fait place à la lassitude de la monotonie du décor. Si le ciel étoilé me ravie toujours autant, voir cette étendue de sable à perte de vue m'angoisse. Seul Rolf semble trouver de l'intérêt à cet environnement stérile. Tous les jours, il me rapporte dans le détail les merveilles qu'il a découvert, ça et là et que je ne vois pas. J'aime bien qu'il m'explique les plantes et les animaux. Cela donne un aspect moins hostile à cet environnement et le temps passe plus vite.


Warriv est un normalement un pnj assez insignifiant, mais j'ai transformé son rôle pour les besoins de mon histoire.
J'en ai profiter pour accentuer un aspect de l'acte 2 de Diablo 2 : les intrigues/sombres secrets qui siègent à Luth Golheim (oui je sais c'est Golhein mais je reste avec mon orthographe légèrement dyslexique d'ado :P).

J'ai voulu aussi mettre en avant la perversion de l'humain mais pas sous influence démoniaque, juste le fait que certaines personnes ne sont pas ce qu'elles semblent être et peuvent avoir des travers profonds. C'est Warriv qui paye en premier lol. Et on va commencer à toucher des sujets un peu sensibles dans cette fic. Je ne suis pas forcément explicite ou trash (j'aime pas le trash pour le trash) mais tout de même, soyez prévenus pour plus tard :).

A vendredi pour un court chapitre et à dimanche pour un gros :P