Hello^^
Alors, je sais, je n'ai même pas terminé ma fic en cours, mais bon...
J'en commence une autre, j'espère qu'elle vous plaira !
Comme d'habitude, les personnages originaux ne sont pas à moi, mais à Rowling, en revanche, l'intrigue... c'est moi !
Je n'ai pas fait relire, n'hésitez pas à me dire si une larme de sang à coulé de votre œil.
Le bureau de la protection de l'enfance était situé au deuxième sous-sol du ministère. Bien qu'on l'appelle « le bureau », il s'agissait plutôt d'un étage entier. Rien ne pouvait laisser croire que des drames étaient mis au jour et parfois résolus dans cet endroit. Il y avait parquet chaleureux qui rendait les pas silencieux, des plantes vertes, et des espaces tranquilles ou l'on pouvait obtenir du thé et des petits sandwichs au concombre.
Un sort assourdissant assurait la tranquillité des visiteurs. Tout était fait pour que ceux qui passent la porte du service se sentent bien et en sécurité.
Les enfants de moldus ne se sentaient pas dépaysés, les enfants de sorciers non plus.
On pouvait, par un accès spécifique, faire venir des moldus sans qu'ils se doutent un seul instant être au ministère.
Et debout devant son bureau, Hermione contemplait avec plaisir son chef d'œuvre. Elle avait tout fait. Insufflé l'idée, conçu les plans, parcouru les magasins, recruté le personnel. Elle avait fait connaitre l'existence du service en usant de sa popularité et depuis, à sa grande tristesse, elle ne cessait de recevoir des appels.
Le monde sorcier ne savait pas bien gérer les troubles familiaux, après des siècles de déni. Mais il ne savait pas non plus comment prendre en charge les petits sorciers arrivant du monde moldu.
Il avait fallu créer ça aussi, un espace pour les enfants rejetés par leurs parents, à cause de leurs spécificités. Avec l'aide de Harry, elle avait introduit la notion de famille d'accueil. Avec Percy et Audrey, elle avait fait des propositions de loi concernant les orphelins et les enfants maltraités, afin que ce qu'avait vécu Harry ne soit plus possible.
Et ils y étaient arrivé. La satisfaction du devoir accompli faisait naitre un léger sourire sur les lèvres de la jeune femme.
Le courrier était bref mais précis : « Dénonciation fiable. Enfant en danger manoir Malfoy. »
Hermione passa la lettre à Harry, embrassa Ron et sortie des limites du jardin pour transplaner. Le dimanche était un jour réservé à la famille, mais le devoir rappelait parfois l'un ou l'autre de ses membres et dans ce cas, tout le monde faisait corps et prenait le relais.
Harry n'était pas de service et il ne se rendrait pas au ministère pour connaitre les détails derrière cette lettre, même s'il en mourrait d'envie. Au lieu de ça, il plia la feuille et la glissa dans la poche arrière de son jean, haussa les épaules devant le regard interrogateur de Ron et Ginny et repris la conversation là où elle s'était arrêtée.
Marchant de long en large avec de grands pas saccadés, un auror d'une trentaine d'années essayait en vain de faire taire une petite créature blonde lorsque Hermione arriva devant le manoir Malfoy. Entre les hurlements de l'enfant et la panique du jeune homme, un seul coup d'œil lui fut nécessaire pour comprendre qu'elle devait prendre une décision rapide. Elle s'approcha de l'enquêteur principal, un homme plutôt massif avec qui elle avait déjà travaillé.
- Salut Miller ! Que peux-tu me dire ?
- L'enfant s'appelle… Scorpius, dit-il après avoir vérifié dans un petit carnet d'allure très moldu. Lorsque nous sommes arrivés, il pleurait déjà. Graham à des enfants, c'est pour ça que j'ai cru qu'il pourrait faire quelque chose, mais de toute évidence…
Ils se tournèrent vers le pauvre auror, dont le visage aurait pu illustrer le dictionnaire au mot impuissant et désespoir.
- Oui, de toute évidence il y a un souci. Pourquoi est-ce que tu m'as fait venir un dimanche ?
- Pas à cause des pleurs, même si ça aurai suffi. Il a des marques… des bleus surtout. Et j'ai lancé un sortilège diagnostic rapide.
- Et ? Hermione commençait à être inquiète, parce que Miller, sans être un gros dur, n'était pas le genre d'homme à prendre des précautions oratoires.
- Et c'est pas bon ! trop d'alertes. Fractures, dénutrition… Tu lui donnes quel âge ?
- 2 ans ?
- Il en a quatre.
- Merde.
- Ouais. Je t'avais jamais entendu jurer.
- J'ai des enfants je te rappelle. Et puis, c'est laid… et au moins quand ça m'arrive, les gens savent que c'est grave.
- Ca se tient. Tu fais quoi ?
- Je vais directement à Ste Mangouste. Les parents ?
- On venait pour une perquisition au départ. Drago Malfoy est cité pour trafique d'objets d'arts et artefacts magiques. On a arrêté la femme aussi pour violence envers un mineur. Et on a déclenché la procédure de mise en sécurité. Vu les parents j'ai préféré te faire venir, plutôt qu'une jeunette qui aurait pu avoir peur d'éventuelles menaces.
Hermione eu un sourire fatigué en réalisant qu'il n'avait pas tort. Bien qu'un peu ternie, l'aura de la famille Malfoy était encore impressionnante et de nombreuses personnes avaient toujours peur d'eux.
- Je verrai ça plus tard, je vais aller trouver pourquoi cet enfant hurle de la sorte. Je te tiens au courant, merci Miller !
Avec soulagement, Graham donna l'enfant à la jeune femme. A l'impuissance avait succédé l'angoisse.
- Est-ce qu'il va aller bien ? Je suis plutôt bon avec les gamins d'habitude, mais là…
- Miller vous tiendra au courant, merci d'avoir essayé.
Le petit garçon ne pesait vraiment pas lourd dans ses bras. Il était raide de colère, ou de méfiance, rouge d'avoir crié et de crier encore. Ses cheveux fins et blonds lui collaient sur le front à cause de la transpiration. Ses poings étaient serrés, ses sourcils froncés et les larmes coulaient sur ses joues.
4 ans, c'était le même âge que sa petite Rose. Les deux enfants n'auraient pas pu être plus différents.
L'arrivée à l'hôpital fut remarquée et remarquable.
Le transplanage n'était déjà pas vraiment adapté aux jeunes enfants, mais dans son état de fragilité, Scorpius n'avait vraiment pas apprécié. Le sol de la salle d'attente était couvert de vomi et si c'était possible, les hurlements qui sortaient du si petit corps avaient encore plus de force. Des médecins accoururent aussitôt.
Après avoir donné les quelques informations dont elle disposait, Hermione regarda s'éloigner le petit garçon dans les bras d'un médicomage préoccupé.
Elle envoya un message à Ron dès qu'elle le put, le prévenant succinctement des événements en cours, car elle ne comptait pas rentrer chez elle tant que cet enfant n'aurait pas quelqu'un et quelque part pour vivre bien.
Aloooors ? La fic ne sera pas très longue, mais je suis un peu inspirée. Désolée LilyJem, parce que ça ne va ps être super joyeux...
