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Noví Grad.

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Môj američan.

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Mardi 23 avril

Le réveil de Clint donna à 5h, l'américain, se leva aussitôt et passa sous la douche. Il descendit ensuite au self et prit un café avant de tomber sur un de ses collègues. Les hommes firent la route ensemble mais la barrière de la langue était bien présente. Clint connaissait que quelques mots d'usage et son collègues connaissait que quelque phrase en anglais également. La route parut longue.

Ce matin, Clint était en faction près de l'accueil, il était heureux car les hôtes et hôtesses d'accueil parlaient couramment anglais. Il pu converser un peu. Clint les informa qu'il était avec un ami. Qu'ils ne connaissaient pas trop Noví Grad, et qu'ils allaient visiter la ville cet après midi. Un des réceptionniste, lui donna quelques adresses. Clint fut heureux d'avoir des adresses à donner à Pietro. Il en était très fiers, restait encore à savoir comment y aller.

Client rentra à l'hôtel et annonça le programme à Pietro. Le jeune fut suprit de toutes les adresses que Clint avait eut. Il fut touché quand Clint lui avait proposé d'aller dans un musée d'histoire sur le pays.

Au musée, Pietro semblait radieux, il traduisait tout ce qu'il pouvait à Clint. Il lui racontait l'histoire de son pays. Le jeune souriait à chaque monument, à chaque tableau, sur chaque pièces et reliques du passé.

Ce fut devant le traité signé par le baron Zemo que Pietro s'arrêta tout souriant. Clint s'approcha du jeune et lui chuchota à l'oreille.

« Pavel m'avait assuré que tu aimerais bien venir ici. Il ne s'était pas trompé.

– Pavel? Tu me fais des infidélité ? plaisanta le jeune en pivotant la tête vers son ami. »

Clint rit ouvertement, Pietro continu.

« Et tu lui as parlé de moi? Comme il devait être jaloux... »

Clint rit encore puis reprit.

« Je lui ais dis que j'étais en ville avec un ami et qu'on allait sûrement se ballader cet après midi. Il m'a donné quelques adresses mais je lui ais dis que mon ami était passionné par son pays et qu'il adorait l'histoire. Du coup, il m'a dit de venir ici, et qu'il était sûre que tu aimerais.

– Et bien il avait raison, chuchota ce dernier en regardant encore le traité encadré. »

Les hommes restèrent un moment devant ce traité puis se dirigerent dans une autre section, Pietro reprit la parole.

« Alors comme ça tu discutes avec des sokoviens?

– Il parle anglais!

– Ah, je comprends mieux, je te voyais pas avoir une discussion sensé en sokovien, se moqua le jeune homme.

– Laisse tomber ce matin j'ai fais la route avec un Tchèque qui bosse avec moi. Dialogue de sourd! lança Clint en riant.

– Tu m'étonnes. Il t'a donné d'autre adresse?

– Il m'a dit qu'on devrait aller au jardin botanique et au marché de Malý Grad, lui apprit Clint.

– Malý Grad qui veut dire?

– Petit Grad?

– Mouais, on va dire ça. Et c'est où ce marché ?

– À Malý Grad!

– Malý Grad, c'est grand. Je vais demander à l'accueil du musée en sortant.

– Cool. »

Les hommes finirent le circuit, puis après que Pietro s'était renseigné sur le lieu du marché, les hommes prirent un taxi et s'en allèrent vers le marché.

Les hommes firent le tour du marché, Clint acheta un pendentif avec une pierre d'ambre, un bracelet de cuir, une casquette avec le drapeau sokovien et une poupée de chiffon. Ils s'en allèrent ensuite vers le jardin botanique. Il faisait bon aujourd'hui. Ils s'allongent sur l'herbe dans un coin un peu reculé. Les yeux fermés, Pietro en profita pour parler un peu.

« Ta fille va être contente du cadeau que tu lui as choisi. Ma sœur a eut sa première poupée de chiffon à l'âge de 11 ans. Elle avait toujours rêvé d'en avoir une. Elle l'a encore d'ailleurs.

– Elle est trop mignonne cette poupée avec ses vêtements sokovien, fit Clint souriant, les yeux toujours clos.

– Comment s'appelle ta fille?

– Lila.

– C'est jolie comme prénom. C'est pas le nom d'une fleur?

– Si, acquiesça seulement Clint.

– Comment s'appellent. Tes autres enfants. ?

– Cooper, il a 10 ans, et le bébé devait s'appeler Natasha. Je t'ai déjà parlé de Natasha? demanda Clint en se relevant légèrement tout en regardant le jeune les yeux fermés.

– La russe? fit Pietro dans ouvrit les yeux.

– Oui, ce sera sa marraine, on voulait l'appelait comme elle, mais c'est un petit gars, alors ce sera Nathaniel.

– C'est joli comme nom, fit seulement Pietro. »

Clint resta un moment sur ses coudes, il regardait le jardin, puis Pietro reprit.

« Comment s'appelle ta femme?

– Laura, marmonna Clint.

– Elle est jolie? »

Clint n'osait pas répondre à la question, Biensure que son épouse était jolie mais il ne voulait pas le lui dire. Le jeune insista tout de même, tout en ouvrant les yeux.

« Elle est jolie?

– Oui, finit par avouer Clint en s'allongeant à nouveau.

– Tu n'as pas à avoir honte Clint, je sais que toi et moi c'est pas... Enfin... Tu vois. »

Clint se mit sur le côté.

« Oui. C'est difficile pour moi.

– Ça l'est aussi pour moi tu sais.

– Je sais, et ça m'emmerde encore plus, tu mérites pas ça, soupira Clint en se remettant sur le dos.

– Et qu'est ce que je mérite? demanda Pietro en se redressant à son tour. »

Clint se remit sur le côté, Pietro le copia et se mit face à lui.

« D'avoir quelqu'un à cent pour cent. Quelqu'un qui prend soin de toi, quelqu'un qui prend du temps pour toi, murmura Clint.

– Ouais, mais le seul homme dont j'ai envie qu'il prenne soin de moi, est marié, alors je fais avec. »

Clint ferma les yeux un instant, il s'en voulait que Pietro soit malheureux, le jeune homme vu sa détresse, il rebondit aussitôt.

« Clint... Je sais que tu partiras et en attendant j'ai envie de profiter d'être avec toi. J'ai pas envie de gâcher ce temps. Et je sais que... Tu n'es pas indifférent toi non plus..

– C'est la première fois que je ressent quelques chose d'aussi fort pour un mec, avoua l'américain.

– Je sais. »

Clint s'approcha et déposa de lui-même ses lèvres sur ceux du jeune homme. Un baiser moins chaste s'en suivi puis les hommes s'arrêtèrent. L'homosexualité était quelque peu prohibée ici, il ne fallait pas qu'ils se fassent prendre.

Les hommes restèrent encore qusleus minutes sur le l'herbe, puis il décidèrent de rentrer afin de déposer leurs achats et d'aller dîner dans un restaurant conseillé par Pavel.

Le restaurant que leur avait conseillé Pavel était dans une ville voisine. Il était un peu reculé des autres restaurant, et Pietro se demanda si ce n'était pas un repère gay. Il n'y avait pas beaucoup de couple mixte. Biensure aucuns hommes et aucunes femmes s'embrassaient où se donnaient des gestes tendre, mais il semblerait bien que presque toutes les personnes présentes étaient accompagnées par le même sexe.

Le dîner se passa sans encombres, les hommes ne s'étaient pas beaucoups parlé. De peur d'être dénoncé a la police probablement ou juste car ils n'avaient pas besoin de parler pour comprendre l'un l'autre ce qu'ils ressentaient.

Ce fut au moment de payer l'addition que Clint repéra une carte de visite sur le comptoirs. L'américain la prit entre ses doigts puis la reposa. Les couleurs qu'elle arborait lui faisait pensé à la communauté LGBT.

Pietro tilta à son tour et demanda au barman.

« Vieš, kde presne bude podoba pre adopciu pre všetkých! ( Vous savez où se tiendra exactement le ressemblement pour l'adoption pour tous! )

– Stretnutie ? (Le rassemblement ?)

– Áno, veľmi dobre vieš, čo tým myslím. ( Oui, vous savez très bien de quoi je veux parler.) »

Le barman regarda instant Clint puis s'approcha de Pietro.

« Máme termín o 14:00 na rohu ulice Zemo a Bistricka. (C'est face à la gare. On a rendez vous à 14h à l'angle de la rue Zemo et de Bistricka. )

Clint fronça les yeux à l'entente du nom de Zemo, Pietro sourit.

« Je Austrálčan, nechápe Sokovian. Tak čo, ste tam aj vy? (Il est australien, il ne comprend pas le sokovien. Alors, vous y êtes vous aussi ?)

– Čo som tam? (J'y suis de quoi? ) »

Pietro inspira profondément puis soupira longuement. Il prit la carte entre ses doigts.

« Uvidíme sa zajtra, samozrejme. (On se verra demain de toute évidence.) »

L'homme designa la carte.

« Povedz, že ideš od Vlad, dostaneš drink zadarmo. ( Dites que vous venez de la part de Vlad, vous aurez une boisson gratuite. )

– Dobre ďakujem. (D'accord, merci.) On y va milačik? demanda t-il en anglais-sokovien. »

Clint sourit à ce mot et suivi le sokovien hors du restaurant. Les hommes rejoignirent ce bar, il était encore plus reculé que le restaurant.

En entrant, Clint et Pietro se demandèrent où ils avaient atterri, c'était un café banal, un peu vide d'ailleurs, tout semblait bien hétéro à l'intérieur. Clint s'installa à une table, et Pietro alla commander. Le jeune homme revint tout souriant.

« En fait c'est pas une boisson gratuite qu'on a droit avec cette carte!

– Quoi? De quoi tu parles?

– Le barman du resto m'a dit de dire qu'on venait de la part de Vlad et c'est pas pour une boisson gratuite.

– C'est pourquoi alors?

– Un pass VIP. Prend ta bière et suis-moi. »

Clint se leva et suivi son compère. Il se dirigerent vers le toilettes mais prit une porte de service. Il traversèrent l'arrière salle puis prit une seconde porte qui donnait sur des escaliers. Ils descendirent un étage et aterrirent dans une seconde salle. Elle était plus cosy, il y avait des tas de fauteuils, le bar était bien lumineux contrairement à l'ambiance tamisée de la pièce. Et surtout des tas de couple non mixte s'embrassaient.

« C'est un bar gay? demanda Clint.

– Ça n'en a tout l'air. »

Pietro prit la main de Clint dans la sienne et l'emmena vers un canapé.

Clint s'assit timidement, alors que Pietro glissa ses doigts sur le nuque du plus vieux. Clint regarda à son tour Pietro.

« C'est la première fois que je viens dans ce genre d'endroit, déclara Clint.

– Pas moi, je connais un bar comme ça à Reknova.

– Pourquoi tu m'y as jamais emmené ?

– T'étais pas prêt, répondit seulement le sokovien.

– Parce que maintenant je le suis?

– Oui, murmura Pietro avant de sceller ses lèvres à ceux de l'américain. »

Cette fois le baiser était plus passionné et plus langoureux. Les hommes pouvaient s'embrasser librement. Clint était légèrement mal à l'aise dans un premier temps mais après quelques verres, se laissa aller.

Cela faisait maintenant plus de deux heures que le couple secret était dans ce bar, ils avaient déjà bien bu, et Clint commençait à être fatigué, il était debout depuis 5h déjà. Ce fut après un dernier verre, sur les coups de 1h du matin qu'ils reprirent la route.

Dans l'hôtel, le jeune défit ses baskets et se laissa tomber sur le lit, il dévorait Clint du regard, qui riait nerveusement tout en se déshabillant.

« Arrête de me regarder comme ça Pietro.

– Ça te gêne?

– Un peu, on dirait que tu vas me sauter dessus.

– Tu lis dans mes pensées? chuchota Pietro en se redressant. »

Le plus jeune se mit à genou au bout du lit et aida le plus vieux à se déshabiller. Clint en fut perplexe au départ mais se prenait au jeu. Ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi désiré et ce jeune homme l'excitait tout autant.

Clint, à present en caleçon, Pietro se débarrassa de son propre t-shirt avant d'attirer l'américain sur lui. Il glissa ses doigts le long du dos et des hanches de Clint tout en lui dévorant le cou.

Clint bascula ensuite sur le dos et força le jeune à le regarder. Celui-ci l'embrassa aussitôt, puis descendit la bouche sur son cou. Clint était à la fois tétanisé et excité par la situation. Ce sokovien embrassait chaque partie de son anatomie et ça lui plaisait fortement.

L'étranger pensait que l'alcool qu'il avait ingurgité l'empêcherait de bander mais ce n'était pas le cas et Pietro prenait un malin plaisir à entretenir cette érection. Clint se laissa sucer dans un premier temps mais attira de force le sokovien à son niveau.

« J'ai envie de toi Pietro.

– Hummm... Moi aussi Clint... Je t'appartiens... glissa t-il ensuite.

– Pietro... J'en ai trop envie.

– Et bien... Prends-moi... chuchota ce dernier afin de l'inviter à prendre les choses en main. »

Clint se mordu la lèvre inférieure et fit basculer le jeune sur le dos. Il fit pivoter son visage contre le matelas et baissa le bas de survêtement que Pietro portait encore. Sans crier garde, Clint se faufila entre ses fesses et le pénétra doucement. Sa main gauche guidait son sexe tandis que la droite serrait celle de Pietro. Il sentait la main de Pietro se crispait dans la sienne, mais ça ne l'empêchait pas de continuer de le pénétrer. Après quelques mouvements, Clint entrait parfaitement en lui et l'américain pu constater par les gémissements du sokovien qu'il aimait ça.

Clint accéléra ses mouvement tout en commençant à dévorer le cou et l'oreille de Pietro qui marmonnait des choses en sokovien. L'américain était tout excité, c'était comme un vieux fantasme encore inexécuté. C'était la première fois qu'il couchait avec un homme qu'il connaissait à peine finalement, dans une chambre d'hôtel au sein de la capitale d'un pays qui n'était pas le sien.

Bien qu'ils avaient beaucoup bu, les hommes s'étaient très vite répandu. Clint avait fini par glisser sur le côté et Pietro n'avait même pas bougé. Ce fut ainsi que les hommes s'endormirent rapidement.

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Mercredi 24 avril.

Lorsque Clint s'était réveillé, il avait un léger mal de crâne, il était en caleçon au dessus des couvertures entourant le buste d'un homme dont le survêtement était baissé sous ses fesses. Clint détailla un moment ce corps qu'il savait souillé, puis le bras de ce corps l'attira encore plus contre lui.

« T'es réveillé ? chuchota Pietro.

– Hum.

– T'as bien dormi?

– Hum, répondit encore Clint. »

Pietro se retourna en remettant son survêtement, puis se nicha contre le torse de l'américain. Clint caressa les cheveux du sokovien tendrement et lui déposa un baiser sur le crâne.

« Je suis désolé Pietro, murmura soudainement le plus vieux.

– De quoi?

– J'ai été brusque avec toi. »

Le jeune leva la tête puis sourit de biais.

« T'étais trop sex Clint, lâcha le jeune en rugissant.

– Pardon?

– J'ai trop aimé... Je regrettes rien du tout, et surtout pas une nuit comme celle-là. »

Clint ferma les yeux et attira à nouveau le jeune contre lui. Les hommes restèrent ainsi un moment puis Pietro accapara la salle de bain.

Clint prit ensuite la sienne, puis les hommes allèrent se restaurer au self de l'hôtel, Clint travaillait cette après midi, et Pietro avait rendez-vous pour le rassemblement face à la gare.

Ce fut tout de même avec la boule au ventre que Clint délaissa Pietro pour aller au travail. Tout compte fait ce n'était pas une bonne idée d'emmener Pietro à Noví Grad pour cet événement. Ce rassemblement puait à quinze milles. Clint entendait des politiciens se plaindre de la racaille qui manifestaient. Le gouvernement avait prévu de faire cesser cet événement par la force si c'était nécessaire. Clint commençait à paniquer. Pourquoi avait-il emmené Pietro dans ce genre de guet apen?

Clint lui avait envoyé des tas de SMS le prévenant de l'assaut imminent mais le jeune ne lui répondait pas.

Ce fut en sortant de l'hôtel que Clint fut soulagé de voir son sokovien, adossé àu même panneau que l'avant veille.

« Pietro! Tu m'as fait peur, j'ai cru qui t'étais arrivé quelque chose! »

Le jeune voulu répondre mais fut surpris par l'étreinte du garde du corps en pleine rue.

« Hey c'est bon, je suis là, je suis en vie et... Tout le monde nous piste. Calme-toi.. »

Clint relâcha le sokovien, puis ils s'en allèrent jusqu'à l'hôtel.

« J'avais pas de réseau, mon téléphone bug de plus en plus, il a déjà 5 ans déjà. Il est vieux, Comme toi, titilla Pietro en bousculant Clint du coude.

– Alors?! T'étais pris dans l'assaut?!

– Nan, je me suis mis à l'écart. J'aurais pas dû assister à ça.

– Je savais que c'était une mauvaise idée, marmonna Clint.

– Mais non, c'est pas ça, les gars avec qui j'étais sont .. bornés et têtus, ils comprennent rien aux attentes des sokoviens. C'est pas en faisant des actions comme ça qu'ils avanceront. Ce sont des militants anti-américain qui pensent que les États-Unis achètent le gouvernement sokovien. Que se sont les américains qui régissent le pays, et qui veulent décider si oui ou non, les gays peuvent adopter. »

Clint soupira, et Pietro ajouta.

« Ils ont des ... Je connais pas le mot anglais mais ils veulent voir, que ce qu'il ont envie de voir! Genre... Comme si c'était le seul pays où le gouvernement est contre l'adoption pour tous !

– Rien n'a avancé alors?

– Si .. moi j'ai avancé !

– Toi t'as avancé ?

– Oui... J'aime mon pays mais j'aime encore plus les hommes. En règle général, tu sais que tu es l'unique. »

Clint sourit.

« Je vais continuer à me battre pour les droits des gays à l'adoption mais pas seulement, pour les hommes, qu'ils soient gays ou non.

– D'accord. Allez, allons dîner et je propose qu'on se fasse monter un truc tranquille.

– Partant. Tu bosses tôt demain en plus.

– Oui, je commence à 6h, et notre train s'en va pour 15h.

– C'est déjà fini...

– On a encore toute une soirée en tête à tête. »

Pietro sourit puis suivi Clint dans l'ascenseur.

Pietro passa sous la douche en premier puis commanda le repas du soir. Un vyprážaný rezeň et des hranolky. Porc pané et frite.

Clint sortait à peine de la douche lorsque repas fut livré. Les hommes s'attablèrent silencieusement. L'américain ne savait pas quoi dire de cette journée. Tout partait en vrille. La veille, il avait presque violé ce jeune garçon et maintenant il l'avait presque envoyé au casse pipe, il s'en voulait terriblement.

« Tu penses à quoi?

– À rien en particulier.

– Je le vois, tu es dans tes pensées.

– Tu dis ça comme si on se connaissait depuis des lustres.

– Lustres?

– Depuis des années.

– Ah, et bien, oui, j'ai l'impression de te connaître depuis longtemps. »

Clin sourit seulement mais ne dit rien non plus, Pietro ajouta encore.

« Qu'est-ce qu'il se passe Clint?

– Rien, tu vas dire que je radote si je te dis ce qui me mine.

– Et bien, je ne sais pas ce que veut dire mine et encore moins radote. »

Clint sourit.

« Tant mieux, parce que radote, fait référence à une personne âgée qui se répète. Et mine, c'est .. ça veut dire, une chose qui me préoccupe.

– D'accord. Alors qu'est ce qui te préoccupe?

– Tu m'es redevable en rien Pietro.

– Je sais.

– J'ai l'impression que tu t'es laissé faire pour ...

– Pourquoi?

– Je t'ai presque violé !

– Clint! T'as pas compris que c'est ce que j'attendais? J'avais trop envie que tu me prennes sauvagement et tu as largement dépassé mes attentes. »

Clint fronça les yeux, septique.

« J'aurais pas jouis si c'était pas le cas!

– D'ailleurs comment ça se fait que tu aies ... Enfin... Tu te touchais même pas! Et moi, et bien, j'ai pense qu'à moi...

– Rhooo, arrêté de t'en vouloir, Clint. Il faudra que je te montre les merveilles de la prostate mon enfant.

– Quoi?

– Je te montrerai plus tard, finit déjà ton assiette. »

Clint fronça une nouvelle fois les yeux et obéit au jeune homme.

Les hommes regardèrent ensuite une série américaine mais en sokovien, c'était très drôle pour Clint qui ne reconnaissaient pas du tout les voix des acteurs. Pietro éteignit ensuite la télé.

Les hommes se desabillèrent puis Pietro attaqua sa proie. Il était allongé sur Clint qui bandait déjà.

« Alors... Tu veux toujours connaître les plaisirs de la prostate?

– C'est pas un mythe?

– Oh que non... fit Pietro en roulant les yeux.

– J'ai toujours cru que ça l'était.

– Alors... Tu veux vérifier ça! Ou tu veux encore me pilonner jusqu'à ce que je jouisse?

– Quelle vulgarité...

– Oh, je suis un vilain petit cochon. »

Clint sourit, puis ricana.

« Je sais pas si je suis prêt, avoua tout de même l'Americain.

– Et bien dans tous les cas, sache que moi je suis plus que pret à t'accueillir.

– T'es vraiment un petit cochon. »

Pietro éclata de rire et attrappa les poignets de Clint.

« Tu sais je suis pas obligé de te pénétrer pour te faire l'amour Clint.

– Je sais, marmonna Clint alors que le jeune déposait lentement ses lèvres sur le cou de l'américain. »

Les lèvres du jeune glissaient le long du corps du plus vieux. Et celui ci ne cessait De gémir à chaque baiser. Clint n'était peut-être pas prêt à se laisser pénétrer mais il aimait se faire embrasser par des lèvres d'hommes.

Finalement, ce n'était pas qu'il ne se sentait pas assez gay, c'était juste qu'il appréhendait de se faire pénétrer.

Lorsque Pietro était arrivé au niveau de son sexe, Clint l'empêcha de continuer. Il ne voulait pas que ça se termine comme la veille. Il le força à remonter auprès de lui et se tourna sur le côté pour lui faire face. Le jeune lui souriait tendrement alors que sa main avait remplacé ses lèvres.

Clint l'embrassa aussitôt et glissa lui aussi la main sur le sexe du Sokovien. Leurs lèvres glissaient l'une contre l'autre, alors que leurs mains se caressaient hardemment. Clint sentait que la soirée serait longue mais tellement incroyable. Il était excité mais ne voulait pas clore ce moment. Il voulait profiter de cet instant où lui et cet homme se donnaient mutuellement.

Il tenta de se retenir un long moment mais fini par céder entre les doigts du sokovien expert. Un long gémissement de soulagement résonna de sa bouche alors qu'il embrassait toujours le plus jeune.

« Pietro... murmura Clint en se répandant sur lui.

– Embrasse-moi encore. Oh .. sakra, to je také dobré. (Oh.. putain, c'est trop bon.) »

Il ne fallut que quelques va et vient de plus pour que le jeune homme le rejoigne. Ce fut à cet instant que Clint fut enfin satisfait de lui. Cette fois-ci, il avait vraiment fait jouir Pietro. Pas de prostate, d'alcool ou je ne sais quoi, c'était juste lui et ses caresses.

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Jeudi 25 avril.

Clint détestait son réveil depuis peu. Avant, il se réveillait de suite et était heureux d'aller bosser, maintenant, il était tellement bien dans les bras de ce sokovien qu'il n'avait pas envie de bouger. Bien qu'il avait envie de rester, Clint se saqua et alla sous la douche avant de rejoindre son poste.

Une fois de plus, il était assigné à l'extérieur et devait filtrer les entrées et sorties. Il savait en arrivant que la matinée allait être longue. Quelques passants lui demandaient des renseignements mais il n'arrivait pas toujours à leur répondre, son collègue Tchèque se chargeait de leur répondre. Leurs langues étaient similaires au sokovien.

Ce fut vers 11h qu'un employé vint chercher Clint. Monsieur Caldwell voulait le voir. Clint ne le fit pas attendre et se rendit à ses côtés.

Lorsqu'il était entré dans la salle de réunion, Clint su tout de suite que quelque chose de grave était arrivé. Toutes les personnes présentes avaient des expressions particulières. Les sokoviens semblaient paniquer et perdus. Alors que les américains semblaient apeurés et stressés. Le visage de Caldwell traduisait d'une tristesse déconcertante. Clint se posta directement face à lui.

Le politicien lui apprit qu'un événement tragique était arrivé à l'ambassade américaine. Des mouvements anti américains avaient semé le trouble sur Reknova et un attentat s'était produit. Une voiture diplomatique en était la cible. Deux diplomates américains et leur chauffeur avaient trouvés la mort. Les services de sécurités avaient ensuite déjoué un second attentat. Celui-ci concernait directement une bombe au niveau de l'accueil, à l'intérieur du bâtiment.

Le gouvernement américain ne voulait pas prendre de risques, et demanda à ses ressortissants de rentrer au pays. L'annonce fut rapide et sans appel, surtout depuis qu'ils avaient reçu des menaces des terroristes qui prétendaient vouloir tuer tout américains sur le sol sokovien. Qu'ils soient diplomates ou non.

Clint comprit de suite que sa famille était en danger mais il devait d'abord penser à son client. Il devait mettre à l'abri, tous les diplomates américains avant de pouvoir protéger, sa propre famille.

Avec d'autres agents Clint mis en place un plan d'extraction. Ils n'étaient pas en danger ici, mais ils préféraient ne pas prendre de risques. Ce fut à 12h que tous les diplomates américains étaient amenés à l'aéroport sous la garde des agents employés par Security Corporation mais aussi la police sokovienne.

Clint prit une minutes pour prévenir Pietro alors que la police mettait en place un barrage.

« Allô.

– Hello chéri... fit Pietro la voix joyeuse.

– Pietro! On a un problème, je dois amener Caldwell à l'aéroport.

– Ah ouais? fit le jeune seulement.

– Je crois que tu comprends pas l'ampleur. Il y a eut un attentat à l'ambassade. Je vais devoir rejoindre Reknova en avion, lui apprit-il.

– C'est vrai? Tu repasses par l'hôtel? demanda tout de même le jeune, qui n'était pas encore au courant de ce qu'il se passait à Reknova.

– Je peux pas!

– Et tes affaires?

– Et bien, laisse-les, l'hôtel va me les envoyer. Pietro... C'est grave tu sais, il y a des morts, ajouta Clint ne préférant pas lui dire de suite qu'il devra sans doute quitter le pays lui aussi.

– Serieux? À ce point là ?

– Oui, écoute, dans ma veste, il y a nos billets de retour.

– Je peux prendre ta valise si tu veux.

– Si tu veux, oui. C'est la merde Pietro... Si tu tu savais, dit Clint en voyant la police sokovienne s'activer.

– Et tu vas où là ? Tu vas pas à l'ambassade quand même ?

– Si, je dois y aller. Enfin j'en sais rien, mon objectif est d'extraire Caldwell et deux diplomates américains jusqu'à Reknova et ensuite je dois m'assurer qu'eux et leur famille arrivent à prendre l'avion pour New York. Je devrais sûrement extraites le reste des diplomates américains.

– Ils rentrent tous aux states?

– Oui. Bon, je dois te laisser, je te rappel.

– Ok.. je t'embrasse Clint! s'empressa de dire Pietro.

– Moi aussi. »

Clint raccrocha illico et grimpa dans la voiture. Caldwell semblait paniquer, il s'inquiétait pour sa famille.

« Ça va aller monsieur Caldwell, ne vous en faite pas. Vous serez aux États-Unis en un rien de temps et entier, je vous assure.

– J'espère que ma famille a réussi à accéder à Žilina sans encombres.

– J'en suis sûre.

– Vous avez une famille monsieur Barton?

– Oui, répondit seulement Clint.

– Ici?

– Oui, elle m'a suivi.

– J'ai deux filles, des jumelles, déclara subitement le politicien.

– Quel âges ont-elles?

– 10 ans, murmura l'homme dans les pensées.

– Elles ont l'âge de mon fils aîné.

– Vous savez que vous allez devoir partir vous aussi, informa Caldwell.

– Je me doute bien, mais avant je dois m'assurer que tous mes concitoyens diplomates soient partis pour le pays.

– Bonne chance monsieur Barton, fit Caldwell.

– Merci monsieur. »

Clint réalisa à cet instant que dans quelques jours à peines, si ce n'est dans quelque heures, il devrait quitter le pays. Il devrait abandonner la Sokovie, abandonner la vie que Laura et les enfants s'efforcaient de vivre depuis un mois. Ils devraient partir dans la précipitation et ça commençait à l'inquiéter un peu, même s'il tentait de le cacher.

Arrivé à l'aéroport, Clint fit monter Caldwell à bord, il attendit que tout était réglé avant de monter lui-même dans l'avion.

Sur la route, Clint voyait les informations passer en boucle. Il reconnaissait parfaitement les lieux. La journaliste parlait des revendications des assaillants. Ils ne voulaient rien d'autre que le renvoie de tous les américains. Le mot renvoie le rassura, peut-être qu'ils laisseraient les civils partir sans encombres.

Un coup de fils arriva et monsieur Caldwell semblait paniquer. Toutes les adresses des personnes travaillant pour l'ambassade américaines avaient fuité. Clint serait lui aussi en danger. Heureusement qu'il n'avait pas encore donné son adresse à l'ambassade, seulement à Security Corporation. Cette situation était tout de même tendue.

Il était presque 15h lorsque l'avion avait atterri à Žilina. Clint souriait lorsqu'il vu l'épouse de Caldwell ainsi que ses jumelles. Elles étaient apeurées, mais vivantes, c'était le principal. Plusieurs famille devaient partir pour les états unis. Le temps de régler tous ça, Clint passait un appel à Laura.

« Chérie.

– Clint, oh mon dieu! Qu'est ce qu'il se passe!? L'ambassade m'a appelé.

– Qui t'a appelé exactement ? se rassura Clint.

– Un certain Steve.

– Ok, c'est un gars de chez nous, de Security Corporation.

– Il m'a dit de faire les valises, miroir Laura l'air paniquée.

– D'accord, c'est bien, t'en es où la?

– J'ai déjà réunis le linge de Lila et de Cooper. J'ai encore les nôtres et ceux de Nathaniel.

– Ok, faites-vous une valise que vous soyez prêt à partir, le prévint Clint.

– Il m'a dit que Security s'occuperait de nous rapatrier? S'informa encore son épouse.

– Oui, c'est ce qui est prévu normalement. Ils réservent un vol pour la famille et contacte une société de déménagement. Votre vol sera sûrement dans les jours qui viennent, bien avant qu'on envoie les cartons. Laura, prépare vos valises et soit prête à partir! ordonna Clint.

– Tu es où la?

– À Žilina, je dois attendre que Caldwell et les autres famille prennent l'avion et ensuite, je prends le train pour Reknova.

– Tu seras là vers quelle heure! ?

– Je sais pas. L'avion devrait pas tarder à décoller, il y a 45 minutes de train pour Reknova. Je serais là dans 2 heures je pense.

– D'accord, j'ai hâte que tu sois là.

– T'inquiètes pas, chérie, tout ira bien. »

L'avion ne traina pas à partir et Clint fila vers Reknova. Il prit ensuite un taxi, il n'allait pas risquer d'aller chercher la voiture de location à l'ambassade. .

Ce fut à 17h15 que Clint arriva chez lui. Laura se jeta dans ses bras et Clint tenta de la rassurer.

« T'inquiètes pas, ça va aller. Personne ne sait que nous sommes américains ici mis à part les voisins. Les valises sont prêtes?

– Oui, tout est prêt, je continuais à emballer des cartons.

– Ok, bon va te reposer un peu, je vais continuer avec les enfants.

– Sûrement pas, fit la femme en se dirigeant vers un carton.

– Laura, tu es enceinte de 8 mois bientot. Tu veux que notre enfant naisse maintenant ?

– Clint... Tentait la femme et celui ci réitéra.

– Va te reposer, les enfants vont m'aider. Je t'appelle quand le dîner sera prêt. »

La femme soupira et obéit tout de même. Clint s'attela aussitôt à la tâche. Les enfants ainsi que leur pères emballerent quelques cartons, puis Clint fut contacté par Security Corporation. L'entreprise l'informa qu'un rapatriement était prévu pour son épouse et leur deux enfants mais que Clint ne pouvait pas encore être rapatrié. Son contrat était encore en cours. La société lui donna quelques directrives, puis Clint ordonna aux enfants d'aller se nettoyer un peu alors que lui commençait à faire le repas.

À 19h39, la moitié des biens des Barton étaient emballés et le repas était presque prêt. Clint somma la petite Lila de faire descendre sa mère pour manger. La femme s'inquiéta aussitôt.

« Et si les voisins nous vendraient ?

– Nous vendraient ? Enfin Laura, ce n'est pas, à ce point là, c'est un conflit politique, c'est pas une guerre! Et pourquoi les voisins nous balancerait? Allez, viens t'asseoir et mange un peu.

– Pourquoi ils ne nous aiment pas? demanda encore Laura.

– Ils sont contre la mondialisation Laura, ce n'est pas contre les américains, c'est juste qu'ils veulent être indépendant. Arrête de t'inquiéter. Security Corporation m'a contacté, ils vous ont réservé un vol. Vous partez demain, le vol est à 16h36, tout se passera bien.

– Vous? Tu viens pas?

– J'ai encore des trucs à faire. Je suis assermenté comme tous mes collègues et je représente les forces américaine, je dois attendre que tous les membres de l'ambassade soient partis avant que je m'en aille. Et le camion arrive samedi en début d'après midi. Je vous rejoindrais après.

– Quoi? Non! Non, Clint. On partira pas sans toi! Lâcha madame Barton.

– Si, tu le feras, ordonna Clint sèchement.

– Mais non!

– Laura! Votre vol est prévu demain après midi. Vous partez au pays, moi je mets deux trois personnes en sûreté, j'attend le déménageur et je vous rejoins .. fais moi confiance Laura... Soupira Clint excédé.

– Clint.. J'ai confiance... Mais j'ai peur aussi.

– Laura, ramène nos enfants chez nous s'il te plaît. D'accord? insista t-il en prenant les mains de sa femme dans les siennes.

– Tu traînes pas?

– Non.

– Vous avez avancé ? fini par demander Laura en regardant les cartons. »

Clint acquiesca, ils avaient bien avancé et de toute façon, rien n'était important dans cette maison. Tout ce que Clint et Laura voulaient garder étaient les biens des enfants. Ce n'était pas si grave s'il restait des choses. Le principal était qu'ils soient tous sains et saufs.

Les Barton mangèrent en silence. Laura était trop angoissé et Clint ne voulait pas remettre une pièce dans la machine. La télévision était coupée. Bien que les enfants ne comprenaient pas le sokoviens, ils pouvaient voir en boucle les images de l'attentat et il était hors de question de leur montrer ça.

Le repas terminé, Laura alla coucher les enfants, Clint envoya un message discret à Pietro.

« J'espère que tout va bien pour toi. Caldwell est rentré au pays. Je ne sais pas si je vais pouvoir rester ici, en Sokovie.

– Clint ! Je suis heureux que t'ailles bien. Oui ça va, j'ai pris le train sans encombres. Je squatte chez ma soeur. Ta valise est avec moi. Tu me manques. »

Clint sentit son coeur battre à tout allure en lisant le message, faudrait pas que Laura tombe sur ce genre de message, il répondit.

« Je te tiens au courant dès que possible, en attendant, évite de m'appeler. Je sais pas si je suis sur écoute. Je t'appelle, fini par écrire Clint avant de supprimer tous les messages envoyés et reçus par lui. »

Laura redescendit et Clint invita son épouse à se caler contre lui. C'était leurs dernière soirée en Sokovie.

Le couple parla du futur bébé. Laura avait été réticente à l'idée d'aller à l'étranger enceinte. Elle aurait préféré accoucher aux États-Unis. Clint souligna que son souhait serait respecté tout compte fait. La femme était tout de même soulagé. Dans quelques heures elle partirait avec ses enfants et rejoindrait ses parents dans l'Iowa, restait plus que son époux ne les rejoigne après. Les Barton allèrent ensuite se coucher. Demain ils avaient tant encore à faire.

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Môj američan. * Mon américain.