Disclaimer : Tout est à J.K. Rowling.
NDA : Bon… J'ai eu deux mauvaises idées ces deux dernières semaines. La première, commencer à lire des fanfictions d'Harry Potter en anglais. Jusque-là, je m'étais limité au français. J'ai donc passé beaucoup de temps à lire. Ma deuxième mauvaise idée, ça a été de taper « Tonks imitates Snape » dans Google. Faites-le, on tombe sur une mini BD très cool. Qui malheureusement m'a mise cette fic dans la tête, et je n'ai rien pu faire d'autre que celle-là au lieu de continuer mon autre histoire. Et en plus, ce n'est pas dit que je fasse le chapitre de la semaine prochaine non plus, car j'ai une autre idée d'OS qui me trotte dans la tête et qui ne veut plus me lâcher avec Rogue et Dumbledore. On verra.
Du coup, bah voilà. Amusez-vous bien.
Allez, Accio Reviews !
(Oui, j'ai vu ça sous certaines fanfictions, ça m'a fait rire pendant 5 minutes, alors je l'ai mis. Oui. Je suis trop influençable. Je sais.)
Chapitre 1, Le Professeur McGonagall
En ce rayonnant début de dimanche après-midi de l'été 1987, Minerva McGonagall fixait d'un air sévère son ancien élève devenu depuis Professeur de Potions.
Celui-ci ne lui renvoyait pas son regard avec sa férocité habituelle. Il ne le lui renvoyait d'ailleurs pas du tout, réalisa-t-elle, étonnée.
Non. Ce dernier fixait le sol, en silence.
Il n'était déjà pas dans les habitudes du directeur des Serpentards d'aborder la directrice des Gryffondors sans une absolue nécessité, alors il était encore plus étrange qu'il demande à lui parler dans un endroit plus calme, pour lui faire part d'une chose soi-disant importante.
Et surtout, depuis 6 ans que son jeune collègue enseignait à Poudlard, elle ne l'avait jamais vu réellement embarrassé, même lors de ses premiers jours de cours alors qu'il n'avait que 21 ans.
« Qu'a-t-il bien pu faire de si grave pour qu'il ait honte de m'adresser la parole ? Oh Merlin, se dit la sorcière en le regardant par-dessus ses lunettes, j'espère qu'il ne vient pas m'avouer qu'il a perdu son sang-froid et envoyé l'un de mes lions à l'infirmerie ! »
Seulement, depuis qu'il l'avait abordée après le Déjeuner auquel il n'était même pas présent, Severus était bizarre. Elle ne saurait pas vraiment dire en quoi. Le jeune homme semblait presque… nerveux ? Mais de quoi ?
D'une nature prudente, Minerva avait toutefois entière confiance en Albus Dumbledore, et ce en toute circonstance.
Pour cette unique raison, elle accordait à Snape le bénéfice du doute, car Dumbledore se portait garant de son allégeance, encore que le jeune homme lui prouvait régulièrement que le jugement de leur Directeur n'était peut-être pas des plus éclairés.
D'aussi loin qu'elle se souvienne, Dumbledore avait toujours été un incorrigible optimiste, fervent partisan de la Lumière et de la rédemption.
Severus faisait preuve d'un clair favoritisme envers les membres de sa Maison ainsi qu'un peu de sadisme dans ses punitions.
Les chaudrons à récurer des élèves en retenue étaient toujours dans un état lamentable, Minerva soupçonnait son collègue de les salir exprès.
Cependant, il n'avait jamais eu recours à la violence, Merlin merci.
Sinon, protégé d'Albus ou non, il y a longtemps qu'elle aurait pris des mesures radicales pour qu'il ne s'approche plus jamais d'un seul enfant dans l'enceinte du Château.
L'animosité qui régnait entre leurs deux Maisons n'arrangeait pas les choses, il fallait le reconnaitre. Les Serpentards étaient malheureusement bien partis pour remporter la Coupe pour la deuxième année d'affilée.
Minerva soupira et s'arrêta.
« Et bien ? Je vous écoute, Severus. Qu'y-a-t-il ? »
La Gryffondor voyait parfaitement que Snape hésitait à parler. Il triturait ses robes depuis tout à l'heure. C'était à peine s'il osait la regarder dans les yeux.
« C'est… C'est un peu dé… délicat. Je ne sais pas comment vous allez réagir, Minerva. »
Il bafouillait ?! Lui ?
Après avoir cultivé son image d'austère et sombre Chauve-Souris des Cachots, Minerva peinait à y croire. Elle jubila presque de le voir si mal à l'aise.
Oh, il faudra qu'elle mette ce souvenir dans une Pensine pour le revoir avec Pomona et Filius !
McGonagall aperçu en chemin quelques-uns de ses lions qui pouffaient joyeusement de rire à leur passage.
Severus fronça les sourcils et retira 10 points à Charlie Weasley pour sa tenue négligée, s'attirant les foudres du Professeur de Métamorphose.
Finalement, Snape entraîna Minerva hors du Château, un peu à l'écart des élèves sortis profiter de cette belle journée.
Elle concentra alors son attention sur Severus qui avait fermé les yeux entretemps. Une grande inspiration plus tard, il semblait avoir rassemblé tout son courage.
« Minerva… Est-ce que vous accepteriez de sortir avec moi ?
— Pardon ? répondit l'intéressée, complètement interloquée. »
Et le Professeur de potions de commencer à s'expliquer sous l'air abasourdi de la Gryffondor, soudain incapable de proférer le moindre son.
« Cela fait longtemps que je vous observe Minerva, et je pense pouvoir affirmer que mes sentiments envers vous sont clairs. Si je vous antagonise autant, c'est que je vous admire, j'aime lorsque vous êtes en colère contre moi. La flamme qui brille dans votre regard est toujours magnifique dans ces moments-là. Alors, je vous le redemande, accepteriez-vous de sortir avec moi ? »
Minerva craignait beaucoup de chose de la part de Severus Snape, mais une déclaration d'amour n'était certes pas ce à quoi elle s'attendait de sa part. Elle parvint néanmoins à articuler.
« Je croyais que vous aimiez quelqu'un d'autre. Albus nous recommande toujours de ne pas évoquer votre vie amoureuse au risque de provoquer votre ire. »
Un éclair d'incompréhension traversa son regard avant que le jeune homme ne se reprenne.
« Albus exagère toujours. Il est vrai que j'ai eu du mal à m'en remettre, mais c'est le passé. La seule chose qui importe vraiment, c'est le présent. Je vous apprécie vraiment beaucoup, Minerva. J'aimerais savoir si j'ai une chance avec vous, ou si je dois abandonner tout de suite. »
McGonagall haussa un sourcil, attendant d'entendre qu'il s'agit d'une blague. Ce qui, malheureusement pour elle, ne se produisit pas.
Suite à un long silence, elle se décida enfin sur quoi lui répondre :
« Severus, je suis sincèrement désolée pour vous, mais si vous êtes sérieux, et je crois que vous l'êtes, je ne retourne pas du tout vos sentiments. Mon amour de jeunesse est mort, tout comme mon mari Urquart voilà 2 ans et demi, je les aime toujours profondément tous les deux, et pour être honnête, je ne pense pas pouvoir aimer une troisième personne dans ma vie. En plus, Severus, sans vouloir te vexer, tu es un élève que j'ai eu en cours. Même si j'étais ouverte à une relation, ce qui n'est pas le cas, je trouverais cela trop étrange.
— Je comprends, Minerva. Je n'insisterai pas. Cela ne changera en rien notre relation de travail, n'est-ce pas ?
— Non, Severus.
— Bien. Alors après cette épreuve somme toute humiliante, mon cœur brisé et moi-même partons de ce pas noyer notre douleur grâce à l'alcool dans un recoin sombre et froid du cachot qui me sert de prison. »
D'un air très dramatique, le Professeur de Potion fit tournoyer ses robes de sa manière très caractéristique, avant de tourner les talons.
« Severus, vous êtes ridicules. murmura tranquillement la lionne, amusée malgré elle. »
Le Professeur de Métamorphose observa les élèves s'écarter sur le passage de son jeune collègue, terrifiés par sa simple vue et par le regard noir qu'il lançait sans nul doute à toute personne croisant son chemin.
Elle l'entendit enlever 10 points à Serdaigle et à Gryffondor de manière totalement injustifiée.
« J'espère qu'aucun élève ne nous a entendus. Mais il a eu l'air de plutôt bien prendre mon rejet. Après tout, peut-être qu'il a perdu un pari avec Malfoy, se questionna McGonagall en tournant les talons. »
Pendant ce temps, de nouveau visible après avoir retiré son sortilège de Désillusion, Charlie Weasley se tenait les côtes, mort de rire à la scène qui s'était déroulée sous ses yeux.
Sur le point de se rendre à la Grande Salle, un cri retentissant fit sursauter le Professeur McGonagall.
« Minerva ! Enfin vous voilà !
— Severus ? »
Son collègue semblait bouillir de rage.
« Est-ce que tu veux bien m'expliquer pourquoi l'un de mes Serpentards vient de me demander si je m'étais vraiment fait rejeter par la prof de Métamorphose devant toute l'école ?
— Et bien… Hésita la lionne confuse. Parce que c'est le cas ?
— Vous plaisantez, j'espère ?! »
Le ton froid et sec du jeune homme l'interpella.
Ce fut à partir de ce moment que Minerva se dit que quelque chose n'allait clairement pas. Severus semblait sincèrement surpris de la nouvelle. Elle répliqua néanmoins :
« Non, Severus. Je ne me permettrais pas de plaisanter d'une telle chose.
— Et quand, vous prie-je, aurais-je bien pu vous… déclarer ma flamme et me faire rejeter comme un malpropre ? » Fit-il, narquois et clairement dégoûté. « Je ne suis pas sorti des Cachots aujourd'hui, je me suis fait servir mon repas par les Elfes du Château.
— Vous ne m'avez pas vue cet après-midi ?! »
Le jeune homme ricana : "Si c'était le cas, je m'en souviendrais. Non, Poppy m'a demandé de refaire ses stocks de Pimentine, cela m'occupe depuis hier.
— Mais comment ? J'aurais juré que c'était vous, cet après-midi, vous sembliez juste très gauche, je croyais que c'était parce que vous étiez nerveux. »
Maintenant dans la Grande Salle, les deux professeurs s'arrêtèrent net en apercevant Charlie Weasley à la table des Gryffondors raconter la scène du rejet à un public ébahi de jeunes Poufsouffles et de jeunes Gryffondors, sans son autre moitié diabolique.
Severus et Minerva se figèrent d'un coup en réalisant l'identité de la coupable.
D'une même voix, ils se tournent vers la Table des Poufsouffles et s'écrièrent, furieux : « Nymphadora Tonks ! »
La jeune Métamorphomage grimaça en entendant son nom résonner à travers toute la Grande Salle. Sa Maison risquait de perdre quelques points après une blague pareille… Mais ça valait le coup !
Le plus dur aura été d'apprendre à faire virevolter ses robes de manière parfaite, avec le même air dramatique que leur Professeur de Potion favori.
Et rien ni personne ne pouvait arrêter un Charlie lancé en pleine mission de commérage, pas même le combo terrible de la Chauve-Souris des Donjons et de la Chatte Tigrée à Lunette.
Quelques temps plus tôt. (Parce que ça me fait marrer d'imaginer cette situation)
L'austère Professeur de Potion se dirigea d'un pas lent et majestueux vers les Cachots. Il frappa deux coups à la porte de son bureau, attendit trois secondes, puis recommença.
La porte s'ouvrit pour le laisser passer.
« Alors ? Comment ça s'est passé ? » S'enquit anxieusement une voix rauque et grave.
Les traits du Severus Snape qui venait d'entrer commencèrent soudain à devenir flous. Bientôt, une jeune fille d'une quinzaine d'année aux cheveux roses prit sa place, et fit face au vrai Professeur Snape, tranquillement installé derrière son bureau.
« Je suis désolée de vous apprendre que vous n'avez guère de chance avec McGonagall, Professeur.
— Merci Mademoiselle Tonks. Y-serais-je allé moi-même, je me serais ridiculisé. Je me doutais bien qu'elle éprouvait encore des sentiments pour son défunt mari. Plus qu'à faire passer cela pour une de vos blagues, à vous et Weasley. Je m'arrangerai pour faire regagner à vos Maisons les points perdus. Si vous écopez d'une retenue, en revanche, il serait suspicieux que je refuse…
— Ce n'est pas grave, on a déjà évoqué le sujet et le jeu en vaut la chandelle. Tout ce que je vous demande, c'est de ne pas oublier de nous obtenir ce stage pour les vacances d'été à la réserve des Dragons en Roumanie, pour moi et Charlie. Je sais que c'est exceptionnel qu'ils acceptent des élèves là-bas alors vraiment, merci !
— Soyez tranquille Miss Tonks, je remplirai ma part de notre contrat. L'un des dirigeants de ce centre est un Maître des Potions que je connais bien et qui a une dette envers moi. Comme convenu, je vais devoir vous lancer le Sortilège d'Amnésie. Je vous remercie de m'avoir aidé à résoudre mon problème.
— De rien Professeur Snape. »
