À celui ou celle qui ose pénétrer ce monde, message d'alerte.

Vous entrez dans une nouvelle fiction. J'espère que vous avez bien accroché vos ceintures, que vos popcorns bien gras et sucrés sont à portée de main, ainsi que la bière qui fait de vous un ivrogne (je rigole bien sûr, j'suis la première à consommer).

Bienvenue dans Buried in the Wasteland, j'espère que vous allez aimez !

Petit PS des familles : Ceci est une réécriture du premier chapitre. Je tiens à remercier ma toute nouvelle et super bêta, osmose-sama, qui supporte ma folie, se tape un boulot de malade et reste toujours adorable. Je galèrerais bien sans elle, alors merci ! (Retiens-le, ce sera ma seule et unique déclaration).


Appuyée contre une colonne, les bras croisés sur votre poitrine, vous balayez la cour de vos yeux si sombres. Dès que votre regard s'y pose, la marque vous brûle; elle désire votre attention, elle veut que vous vous rappeliez qu'aux creux de vos reins, elle est présente. Vous n'êtes que du bétail.

La poussière, irritante et agaçante, vole inlassablement. Vous observez les autres sans grand intérêt. Ils sont au centre de la cour, bruyants, insupportables; comme toujours. Vous ne pouvez retenir un sourire en coin, purement sarcastique. Vous pensez si fort que vous n'avez pas conscience mots qui s'échappent de vos lèvres sèches et craquelées. Vous les psalmodiez ces mots, tel une litanie.

«Qu'ils crèvent, ces chiens.»

Alors que votre attention se porte sur ce qui se passe devant, une ombre s'approche derrière vous. Grand, musclé et large, il doit faire au moins trois fois votre poids. Une énorme cicatrice traverse son crâne chauve; elle est encore rouge, son dernier combat devait être récent. Absorbée par votre prière, vous ne l'entendez pas. La distance entre vous se réduit. A chaque pas, ses yeux s'écarquillent un peu plus; sa respiration est sifflante, il tente tant bien que mal de se contrôler, mais rien n'y fait. Sa main droite est prise de spasmes. Ce n'est que lorsque qu'il est à quelques centimètres de votre nuque offerte, que vos lèvres se referment. Il n'y a plus que le silence, brisé par un souffle erratique.

Dans une roulade sur le côté, vous esquivez un coup de hache qui vous aurait été fatal. Alors accroupie, vous poussez de toutes vos forces sur vos jambes et sautez sur l'homme, le plaquant au sol, avant de le noyer sous des coups de poings. Bien sûr, les chances sont inégales. Rapidement, il vous retourne, et saisit vos deux poignets d'une seule main. Vous voilà bloquée. Vous vous débattez, mais rien n'y fait. Il vous offre un sourire édenté, empreint de folie. Il vous caresse la joue, avant de vous saisir le visage à pleine main, de le relever à sa hauteur, puis de tenter de l'éclater violemment au sol. Heureusement pour vous, il n'a pas assez de force : il devait en avoir attaqué un autre, car les blessures dégoulinantes de sang sur son torse l'ont affaibli. Il vous a quand même bien amochée. Une douleur sourde pulse depuis l'arrière de votre crâne. Vous lui lancez un regard haineux, et envoyez votre genou dans ses côtes comme vous le pouvez. Une grimace de douleur et un juron lui échappent. De sa main libre, il vous gifle puissamment, le goût du fer se répand alors dans votre bouche. Tout en vous regardant droit dans les yeux, il saisit la hache qui lui avait glissé des mains. Il vous déshabille du regard, la lueur libidineuse que vous y percevez vous donne la nausée. Ce genre de gars, vous en avez déjà rencontrés plusieurs fois : ils vous préfèrent froide, quand ils font leur petite affaire. Vous redoublez d'effort pour vous soutirer de l'étau de sa main, mais rien n'y fait : vous aussi, vous êtes affaiblie par la douleur. Crever là, sous ce connard nécrophile et malodorant ? Votre visage se déforme en une grimace de pure haine, vous lui crachez au visage.

«Salope !» hurle-t-il, l'écume au lèvres.

Vous ne pouvez répondre. Un rire incontrôlable vous prend, il menace de vous étouffer. Ce qu'il peut avoir l'air con, avec un mélange de salive et de sang en plein dans l'œil !

La brute lève son arme, les muscles de son bras et de son dos se dessinent sous sa peau, tendus à l'extrême. Après tout, c'est comme ça que l'on joue, alors vous n'y voyez plus d'inconvénients. Son bras s'abaisse en même temps que vous fermez les yeux.

Vos paupières se relèvent. Aucune douleur, rien ? La confusion s'empare de vous. Vous l'aviez pourtant bien vu, cette hache énorme qui plongeait vers votre visage. La seule chose dont vous êtes sûre, c'est que vous n'êtes pas morte. Si vous l'étiez, vos poumons ne s'empliraient pas de cette foutue poussière brûlante. Un ricanement vous échappe. Lentement, vous balayez les alentours du regard, avant que vos yeux noirs ne se posent sur Lui. Immédiatement, vos traits s'adoucissent. Vous souriez, dévoilant deux rangées de dents blanches et carnassières.

Vous vous relevez, et tentez de dépoussiérer un peu vos vêtements, mais c'est peine perdue. Vous vous dirigez vers Lui, en récupérant la hache de la brute au passage. Vous posez avec douceur votre main sur sa peau. Il lève ses quatre yeux vers vous.

«Alors, comme ça t'avais faim ? T'aurais quand même pu te bouger avant, mais bon, ça passe pour cette fois. Tu m'as quand même aidée. Régale-toi, même s'il est moche, il est bouffable !»

Vous vous retournez et partez nonchalamment, chantonnant un air joyeux, votre toute nouvelle hache sur l'épaule.

La brute vous supplie, il vous implore de l'aider, mais rien n'y fait. Vous vous éloignez peu à peu, votre longue queue de cheval se balançant au gré de vos pas. Faut assumer mon grand. Puis, supplier après avoir tenté de me buter, c'est vraiment con. La voix de la brute se casse lorsqu'il voit Ses quatre yeux rouges sang le détailler, d'une lueur sauvage. L'homme déglutit, la bête montre les crocs et grogne.

Il n'a eu besoin que d'un seul coup de dents pour broyer l'homme, et le dévorer.


Hermione frissonna de dégoût. Les soldats qui l'accompagnait semblaient admiratifs. Suite à l'histoire que le vendeur d'esclave venait de raconter, des murmures excités s'élevaient de la garnison.

« Tu penses que c'est vrai ? » interrogea un jeune homme, qui devait avoir une vingtaine d'années.

« Je ne le pense pas, je le sais. » lui répondit son ami avec un sourire fier.

« Ne l'écoute pas, Erwan parle beaucoup, mais ne connaît pas grand-chose ! » intervient un autre, un grand blond qu'Hermione trouvait efféminé.

« Hey ! Ça, c'était méchant ! » s'indigna Erwan. « J'ai réellement vu Neira lors d'un des jeux, c'était époustouflant, et je t'interdis de remettre en cause ce que je dis ! »

Le blond haussa les épaules, visiblement peu intéressé, tandis qu'Erwan croulait sous les questions du plus jeune. Hermione, quant à elle, se désintéressa de leur conversation. Elle leva les yeux vers le ciel. Aucun nuage à l'horizon.

« Si seulement ce foutu soleil ne brillait pas autant... » murmura-t-elle, le regard tourné vers l'astre.

Depuis la Grande Guerre, plus une goutte n'était tombée du ciel. Six longues années que le soleil brillait, dans un été brûlant et interminable. Le sol n'était plus que poussière, le sable avait remplacé la terre. Et bordel, ce qu'il faisait chaud, pensa-t-elle.

Bien que l'enclos où elle se trouvait était à l'ombre d'une falaise, la température y avoisinait les 40 degrés. La jeune femme suait abondamment, et malgré ses vêtements assez légers, elle étouffait : ses bottes de cuir usées étaient pratiques, mais retenaient la chaleur. Son court pagne de cuir avait pour qualité de laisser passer les rares brises, et le bandeau de tissus qui retenait sa poitrine était sale, mais tenait bon.

Elle passa une main sur son visage. Elle était lasse d'attendre. Cela faisait plusieurs heures déjà qu'ils attendaient un client potentiel de l'esclavagiste, Antiphonès. C'était un homme gras, richement vêtu, dont la fortune provenait de son commerce de marchandises, humaines et autres. Antiphonès était connu pour son empire florissant, mais également pour sa grande couardise.

Il l'avait capturée troi mois auparavant. Hermione n'avait pas supporté de voir un esclave se faire battre par son maître, pourtant chose normale dans cette époque. Prise d'un élan d'héroïsme, elle avait collé une droite au noble. La brune leva les yeux au ciel à ce souvenir. Qu'elle avait été stupide ! Elle en voyait tous les jours dans les taudis, des gens qui se faisaient brutaliser, mais il a fallu que ce soit cette fois-là qu'elle intervienne. Le résultat, il était là. Elle en payait le prix chaquee jour. Son regard se posa sur ses poignets, entravés par des chaînes, un rappel constant de son impulsivité. Désormais, elle devait faire face aux conséquences de ses actes.

Un des soldats s'agita. Il fit signe au marchand, qui se figea, le visage blême. Antiphonès beugla alors des ordres, et les gardes se mirent tous derrière lui, lance au poing, parfaitement droits et immobiles. Hermione plissa les yeux, et aperçu au loin ceux qu'ils attendaient depuis le matin. Une vieille femme, à la peau tannée par le soleil, s'approcha de la jeune fille. Elle observait avec mépris le convoi qui se dirigeait vers eux à toute allure.

« Des SunEater ! » cracha-t-elle avec dégoût.

D'autres esclaves s'avancèrent. Hermione regarda la vieille femme, en éprouvant un mélange d'admiration et de stupéfaction. On dit qu'il existe peu de personnes n'éprouvant pas de terreur en voyant les convois de guerre des SunEater, et Hermione faisait partie de ces gens-là pour la simple et bonne raison qu'avant de devenir esclave, elle n'en avait jamais entendu parler. Un jeune homme se détacha du groupe et s'approcha lentement de la clôture qui les enfermait. Une terreur sans nom se lisait sur ses traits, son corps entier tremblait. La vieille femme, voyant ce spectacle assez misérable, l'interpella avec dédain.

« Oh petit, il faudrait penser à vérifier ce que tu as dans ton pantalon ! La peur ne te sera d'aucune aide face à eux. Ils ne respectent rien, sauf leurs croyances stupides. »

Cette femme semblait taillée dans la pierre. Le jeune homme l'attrapa par le bras.

« Vous êtes tout simplement folle ! Vous ne connaissez pas leur réputation ou quoi ? » s'écria-t-il, pris de panique. « Ils sont totalement tarés, et sadiques jusqu'à la moelle ! »

« Tarés ou pas, on ne peut rien y faire. » rétorqua calmement Hermione, les bras croisés. « Pour l'instant, la seule chose à faire, c'est justement de ne rien faire. Ensuite... Il faudra suivre les règles du jeu. »

Un des soldats les intima au silence. Le convoi arrivait.

Ils étaient proches. La tension était palpable. Plus ils se rapprochaient, plus la nervosité des personnes présentes se faisait ressentir. Hermione expira l'air contenu dans ses poumons, et ferma les yeux quelques instants. Allez ma grande, s'encouragea-t-elle mentalement, c'est pas le moment de flancher ! La brune rouvrit les yeux, et armée de sa détermination, braqua son attention sur la voiture de tête: une énorme Jeep qui n'avait pour toit qu'une armature renforcée; améliorée bien sûr, et frappée du symbole des SunEater, la dague plantée dans le soleil.

La Jeep fonçait vers eux, mais braqua à leur gauche au dernier moment. Elle fit plusieurs fois le tour de l'énorme rocher qui les abritait du soleil, un des seuls dans cette partie du désert. De nombreux autres bolides suivait la voiture de tête, ils tournèrent durant ce qui fut un long moment pour ceux qui les observaient. Un énorme camion armé suivit par plusieurs remorques, qu'on appelle convoyeur de guerre, s'arrêta devant le groupe de personnes. Les autres véhicules l'imitèrent. Hermione n'avait jamais vu de convoyeur de guerre. On lui avait raconté qu'ils inspiraient la crainte, car ceux qui avaient la malchance de les apercevoir ne s'en sortaient généralement pas. Celui-ci était simple, de couleur bleu métallisé. La vieille femme se pencha à son oreille.

« Ne te fie pas aux apparences, petite. » lui murmura-t-elle. « A tes yeux, ce convoyeur n'est peut-être pas très impressionnant, mais il a ôté de nombreuses vies, plus que la plupart des autres convoyeurs. »

« L'habit ne fait pas le moine, hein ? »

Elle n'eût pas de réponse, un silence de mort venait de s'emparer des lieux. La porte de la Jeep venait de s'ouvrir.

Un jeune homme en sortit. Il enleva ses lunettes de protection, puis passa une main dans ses cheveux bruns, emmêlés par le vent et le sable. Hermione déglutit. Elle lui trouvait un certain charme, son charisme était écrasant. L'homme fixa son attention sur la jeune femme. Ses yeux verts s'attardèrent sur elle, ce qui eu le don de la mettre mal à l'aise. Il l'intimidait.

Antiphonès s'approcha rapidement du nouveau venu, comme s'il venait seulement de se rappeler pourquoi il était ici. Il prit la parole, ce qui détourna l'attention du brun. La jeune femme remercia silencieusement le marchand.

« C'est un grand honneur pour moi que de pouvoir commercer avec vous, Survivant ! » bafouilla l'esclavagiste, qui transpirait et rougissait plus que de raison. «Après avoir entendu votre demande, je vous ai ramené mes meilleures trouvailles, j'espère qu'elles vous plairont ! Je voudrais également vous parler de... »

D'un geste de la main, le jeune homme l'intima au silence. Il n'avait pas dit un mot depuis son arrivée. Et ce que redoutait Hermione arriva : il se dirigea vers elle.

Trop vite à son goût, il s'arrêta près d'elle. Ils étaient seulement séparés par la clôture, qui lui arrivait aux haches. Le brun la regarda de haut en bas, puis lui accorda un sourire rassurant. Elle planta son regard dans le sien en y mettant une lueur de défi, plus par habitude qu'autre chose. Le sourire du Survivant s'étira, amusé par cette esclave quelque peu rebelle.

« Antiphonès, qui est-elle ? » demanda-t-il sans détourner le regard.

Hermione était déconcertée. Si l'on écoutait les autres esclaves, cette homme était réputé pour être un tyran sanguinaire aux plaisirs les plus tordus, mais elle n'était pas vraiment sûre de cette version. Sa voix était douce et claire, et son regard chaleureux. La brune ne savait pas trop quoi penser. Le marchand choisit ce moment pour intervenir, visiblement de plus en plus oppressé.

« Oh, euh, je vous la déconseillerai, Élu ! Elle est plutôt agréable à voir, je vous l'accorde, et elle a fait preuve d'intelligence et de culture, malgré sa basse extraction ! Mais, elle a déjà eu des maîtres auparavant, et, tous l'ont renvoyée ! Ils avaient beau la battre, elle reste insoumise, et je préférerai vous éviter des ennuis inutiles... »

Il semblait de plus en plus amusé. Il se tourna vers elle.

« Quel est ton nom, esclave ? »

« Hermione Granger » lui répondit-elle simplement.

« T'adresses-tu toujours de manière aussi impolie aux personnes importantes ? Ne devrais-tu pas m'appeler 'maître', 'monsieur' ou 'mon seigneur' en baissant les yeux ? »

La mâchoire d'Hermione se contracta violemment. Il essayait de la pousser à bout, de voir jusqu'à quel point il pouvait aller, et quelle serait sa réaction. S'il pensait l'avoir ainsi, il se trompait lourdement, elle était bien plus intelligente que ça.

Mais elle n'allait pas se laisser faire non plus.

« Jamais, au grand jamais, je n'appellerai quelqu'un ainsi. Je n'ai ni dieu, ni maître. Et ce serait encore pire que je baisse les yeux, ça reviendrait à m'avouer soumise à un autre, et je ne peux pas supporter cette idée. » lui assura-t-elle.

Le Survivant éclata de rire. Hermione était de plus en plus intriguée par cet homme étrange. Ses réactions, son comportement, tout en lui aurait pu sembler être normal, mais son instinct lui soufflait que non. Elle avait du mal à mettre les mots dessus, mais il lui semblait... faux, comme s'il cachait ce qu'il était vraiment. Un frisson remontait le long de sa colonne vertébrale.

« Haha, j'adore ! Excellent ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas rencontré une femme aussi farouche ! Antiphonès, je la veux ! » s'exclama le brun.

« Mais, mon seigneur, je vous assure qu'elle vous posera problème... » tenta le marchand.

« Ne t'en fais pas. Choisis pour moi quelques autres esclaves, que je puisse passer le temps. »

Antiphonès reprit rapidement des couleurs, et tout sourire, s'empressa d'honorer son nouveau client. L'Élu ramena son attention sur Hermione. Encore une fois, il la dévisagea, mais au moment où il allait ouvrir la bouche, un hurlement l'interrompit.

« Les Warboys ! » lui hurla un de ses guetteurs, perché au plus haut du convoyeur.

Le visage du Survivant changea instantanément, passant de la neutralité à une colère froide. Il se fraya un chemin entre ses SunEater, grimpa habilement sur sa Jeep, et pris une longue-vue de l'intérieur de l'habitacle. Il jeta un œil à travers. La voiture, située à la droite d'Hermione, lui permettait de voir l'homme de profil. Il fulminait.

« Comment ce connard a pu savoir ?! »

Il lança brutalement la longue-vue, et s'adressa rapidement à ses combattants tout en redescendant de la Jeep. Il vint vers la brune au pas de course.

« Tous aux armes ! Remontez dans vos véhicules respectifs et tenez-vous prêts ! » ordonna-t-il de sa voix puissante. « Et toi, » dit-il en s'adressant à Hermione, « tu montes dans le convoyeur. »

L'excitation s'empara des SunEater. Escortée par l'un des combattants de l'Élu, Hermione monta à l'avant du convoyeur. Elle s'installa juste derrière le chauffeur, un rouquin à l'air timide qui rougit en la voyant. Voyant qu'il l'observait dans un des rétroviseurs, la jeune femme le dévisagea à son tour; il détourna le regard, encore plus rouge qu'auparavant. Une jeune femme monta du côté passager. Elle ressemblait énormément au chauffeur, que ce soit par son visage ou ses cheveux. Elle s'installa en claquant la portière, visiblement ravie, puis se tourna vers la brune.

« Alors comme ça tu montes avec nous ? » s'exclama-t-elle avec joie.

« On dirait. » répondit Hermione.

« Ça va être carrément marrant, tu verras ! Moi, c'est Ginny, et lui, c'est mon frère Ron. »

Ginny lui avait dit tout cela avec un grand sourire. Hermione sourit à son tour, et se présenta.

« Hermione, enchantée. J'espère que je ne vais pas mourir ici ! » dit-elle en rigolant

«Tu peux nous faire confiance,» intervient Ron, qui semblait concentré, « Mais fais quand même gaffe. On fait partie des meilleurs, mais tout peut arriver. »

Loin de la rassurer, Hermione se raidit aux paroles du roux. Installée sur la banquette arrière du convoyeur, elle observa en silence le frère et la sœur. Ginny, tout sourire, chargeait un fusil à canon scié, et à ses pieds reposait un arsenal d'armes; Ron fit rugir le moteur du convoyeur de guerre, l'air tout à coup très confiant et à l'aise. Assurément, ils devaient former un excellent duo. La jeune rousse se tourna vers elle. Elle semblait sur le point de dire quelque chose, mais hésita au dernier moment. Après un instant, elle se pencha vers le sac contenant ses armes. Revenant vers la brune, elle lui prit la main, et y posa une arme de poing, un 9mm.

« Ne t'en sers pas contre nous » lui dit-elle, mortellement sérieuse. «Sers-t'en contre ceux qui voudront te faire du mal. Tu sais comment l'utiliser ? »

Hermione hocha la tête, assez impressionnée. Ginny lui accorda un sourire encourageant, se replaça et prit son fusil dans sa main droite. La brune posa son regard sur l'arme. Elle savait s'en servir, mais elle n'en avait pas forcément envie. Elle déglutit. Le convoi se mit en route, le convoyeur placé au centre.

Au loin, on pouvait entendre les guitares saturées, la basse puissante et les riffs. Une musique, plutôt metal, qui annonçait l'arrivée des Warboys.


Voilà pour le premier chapitre, R&R messieurs dames !