CHAPITRE SIX.


Une quinzaine de jours s'étaient écoulés depuis l'incident de la cantine.

Thomas et Newt ne se croisaient que très rarement dans les couloirs du lycée, s'esquivant comme la peste. Le brun mettait un point d'honneur à établir des stratégies, juste pour être certain de ne pas tomber malencontreusement sur le blondinet. Ce qui n'était pas pour déplaire au reste du monde, les professeurs en étaient évidemment ravis : ils n'avaient plus besoin d'intervenir sans cesse pour x ou y raison, parce que l'un avait volé le manuel de l'autre ou qu'un venait de passer dans le couloir et de lui tirer la langue pour le narguer ou de lui offrir un joli doigt comme preuve d'amitié. Sans parler du calme royal qui régnait dans la cafétéria, arrangeant les hommes et les femmes aux fourneaux qui rayonnaient de ne plus voir la nourriture prendre son envol en direction de la tête du blond ou du brun, de ne plus entendre un plateau finir au sol à cause d'une certaine inadvertance alors que tous savaient qu'un croche-pied ou une tape un peu trop forte dans le plateau se cachait derrière tout ça.

Chacun profitait donc de ce moment de répit, de cet interlude, de cet entracte amplement mérité avant la tempête. Parce que personne n'était bête, n'était dupe ... Croire que les deux garçons – Newton surtout en réalité – resteraient indéfiniment murer dans son silence, cloîtrer dans son coin, se tenait éloigner à l'aide de regards meurtriers et de visage fermé jusqu'à la fin de l'année scolaire, était complètement utopiste. Un jour ou l'autre, le plus jeune allait bien tenter de lui sauter à la gorge.

Alors chaque fois qu'ils se croisaient, quand le destin venait à s'en mêler avec son pot de pop-corn, tout le monde retenait son souffle et braquait son regard sur eux. Entre les deux garçons, il ne suffisait généralement de pas grand-chose pour rallumer l'étincelle. Chacun pensait « Cette fois, c'est la bonne. » et même Minho se faisait tout petit et discret dans leurs angles morts. Mais il restait tout de même sur le qui-vive, ne baissait pas sa garde et se tenait prêt à intervenir au cas où les choses dégénéreraient en quelques secondes. Et chaque fois qu'ils apercevaient l'autre, leurs regards s'accrochaient pour ne plus se quitter. La tension montait toujours de quelques crans pendant le laps de temps durant lequel ils s'inspectaient silencieusement, cherchant à admirer de manière malsaine ce qu'ils s'étaient mutuellement causé, ce qu'il se faisait mutuellement. Puis enfin, le soupir ennuyé de Thomas mettait fin à toutes les tensions et chacun reprenait progressivement sa route, le cours de sa vie, un peu à contre cœur pour certains.

Pourtant ..., les deux garçons avaient bien conscience que cette situation ne mènerait à rien. Même si les blessures sur le visage de Newt finissaient pas s'estomper avec les jours, cela n'effaçait pas le regret, la douleur et la culpabilité qui s'étaient imprégnés dans le cœur de Thomas. Il savait que cette fois, il était celui qui avait été trop loin, qui avait dépassé les bornes en perdant le contrôle de ses sentiments. Mais Newt connaissait son attachement pour ce sweat, sa signification alors il avait réagi au quart de tour comprenant rapidement ce que le blondinet cherchait à faire.

Maintenant, il ne voulait pas tenter une approche, ne voulait pas essayer de s'excuser, gardant une haine profonde envers le jeune homme. Et Newt ne ferait pas l'effort d'offrir à l'aîné les explications qu'il réclamait depuis si longtemps, parce qu'il n'était définitivement pas prêt à se faire remettre à sa place, à terminer dans le même état que la dernière fois.

Et entre eux, Minho était là à se ronger les ongles jusqu'au sang. Depuis qu'il avait forcé Newt à lui parler, à se confier à lui et qu'il avait appris son secret de long en large et en travers, l'asiatique bouillonnait. Pas seulement de rage et de haine, mais aussi à la recherche d'un plan infaillible pour venger tout ce beau monde. Son cerveau carburait à une vitesse incroyable et ne s'octroyait des pauses que quand sa tête menaçait d'exploser sous la tension ou touchait son oreiller pour trouver le sommeil – ce qui relevait certainement d'un miracle lorsque l'on connaissait Minho. A chaque moment de la journée, il établissait silencieusement des plans complètement tirés par les cheveux, où il s'offrait le beau rôle parce que bon ... C'était de Minho dont on parlait quand même, il méritait la vedette pour toutes ses heures de cogitation intensive.

Dans tous les cas, le plan devait être une réussite, devait aboutir sur une fin heureuse, un happy ending. En somme, quelque chose loin d'être catastrophique et désastreux comme ce qui était en train de se dérouler en ce moment même. Pour lui, il était clair comme de l'eau de roche que Newt et Thomas méritaient mieux sur tous les plans. Bien loin d'une histoire où le blondinet était obligé de faire le mariole pour rappeler son existence, son envie d'être présent dans la vie du brun de quelconque manière que ce soit.

Enfin, la bonne nouvelle de la journée était qu'aujourd'hui était le jour sacré et préféré de Minho, à savoir vendredi.

Devant son miroir le dos bien droit, il jugeait d'un œil critique la tenue qu'il avait revêtit pour accueillir ses invités le temps d'une soirée. Sa chemise blanche impeccablement repassée était parfaitement rentrée dans son pantalon en toile noir, et ses cheveux eux étaient correctement plaqués vers l'arrière de sa tête, aucune mèche ne dépassant d'un centimètre. Un clin d'œil en direction de son reflet parfait et un sourire trop éclatant pour lui-même, lui confirma qu'il était fin prêt à entrer sur scène et à voler la vedette.

D'ailleurs, il n'avait pas attendu gentiment ce soir pour commencer son plan ... Il avait pris le temps de le faire débuter tout doucement, il y a de cela quelques jours. Une invitation sur Facebook, un début de conversation platonique saupoudré d'une pincée de blagues pour amadouer l'adversaire et un petit passage de sa personne chez Newt lui-même pour rendre visite à une jeune fille un peu trop capricieuse à son goût. Un clin d'œil et un sourire séducteur, il avait eu une réponse positive à son invitation de ce soir. Pas qu'il attendait un autre résultat, de toute façon.

Parole de Minho qu'il allait faire changer les choses, les dés étaient de toute manières déjà lancés. La sonnette retentit dans l'intégralité de la maison, actionnant les rouages de sa stratégie ; plus moyen de faire marche arrière désormais. Il se dépêcha de descendre au rez-de-chaussée ouvrir la porte d'entrée à ses premiers invités, le même premier groupe de garçon qu'à l'habitude, avec son meilleur sourire. Celui qui promettait une fin grandiose.

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Newt se lassa choir sur son lit les bras et les jambes écartés de chaque côté, faisant fi de la grâce et de la douceur dont la naissance l'avait doté. Le blondinet s'était empressé de jeter très loin de lui son sac de cours et son gros sweat noir bien chaud – alors que la température était appréciable – juste après avoir envoyé pâtre ses baskets dans un coin de sa chambre fait pour cette action, celle de tout foutre en l'air lorsqu'il était de mauvaise humeur. Ce qui arrivait très – trop – régulièrement ces derniers temps.

La tête enfoncée dans son oreiller, il y étouffa un juron. Aussitôt, comme un réflexe datant de quelques années déjà, son cerveau s'actionna et pensa qu'il aimerait plutôt étouffer quelqu'un d'autre dans son objet doux et cotonneux, plutôt qu'un juron grossier. Quoique ..., le personnage auquel il pensait, était tout aussi grossier. Et comme un juron, il rêvait de s'en débarrasser depuis un moment, de l'envoyer vivre loin de lui et de pouvoir ainsi avoir la chance de reprendre une vie normale, là où il l'avait abandonnée. Une vie où il n'aurait pas besoin de faire l'idiot pour attirer l'attention de Tommy, où il n'aurait pas besoin de lui chercher des noises pour continuer d'exister à ses yeux, où il n'aurait pas besoin de lui faire ressentir de la colère, de la haine pour continuer à lui faire éprouver des sentiments à son égard. Newt avait besoin de cela pour survivre, pour rester droit et inébranlable ; juste un peu de l'attention de Thomas.

Le blondinet en avait plus qu'assez d'avoir cette espèce d'épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

— Newt, chantonna une petite voix féminine en passant la tête dans l'entrebâillement de sa porte de chambre.

Un énième juron lui échappa et il se redressa rapidement sur son matelas, pendant qu'elle venait prendre place au pied de son lit. Elle ne le lâchait pas des yeux et un vague sourire moqueur étirait ses lèvres, elle le regardait toujours de cette manière. Seigneur, un jour il lui ferait ravaler son sourire, ses actes et ses paroles.

— Frapper, tu ne connais toujours pas ?

La voix du jeune homme était froide et tranchante, ne laissant aucune place au doute : il n'avait réellement aucune envie de la voir ici. Pas une seconde il ne regretta son comportement, parce qu'aux dernières nouvelles, elle ne regrettait pas le sien. Et puis, il n'avait désormais plus rien à perdre.

— Uniquement lorsqu'il s'agit de coup stratégique.

La réplique fait mouche. Une vraie garce.

— Minho est passé, reprit-elle sous son regard noir. Il nous invite à sa soirée.

L'hôte de la pièce s'étouffa avec sa propre salive sous le coup de la surprise. Voilà une quinzaine de jours qu'il avait livré son secret à son ami, qu'il lui avait révélé la vérité et tout ce qui en découlait depuis et avant ... Et ce dernier attaquait déjà, maintenant, ce soir ? Impossible. Minho pouvait être aussi intelligent qu'il le voulait lorsqu'il s'agissait de coups foireux et de vengeance, mais il ne pouvait pas avoir un quelconque plan – qui tenait la route – en seulement quinze misérables petits jours d'intense réflexion ? Même en quelques années, lui-même n'avait toujours pas trouver de solution sans faire de la casse autour de lui, sans y laisser quelques plumes.

Newton se jura d'étrangler Minho et ce dès ce soir, parce qu'il était évident qu'elle ne débarquait pas dans sa chambre juste pour faire jolie ; la demoiselle comptait bien le traîner avec lui dans la demeure de son ami. Elle n'allait tout de même pas manquer une occasion d'apercevoir Thomas ou de lui adresser la parole. Tout comme elle ne laisserait pas filer le plaisir qu'elle éprouvait à voir Newt se disputer avec le brun, ce dernier animé par une certaine haine. Sentiment négatif qui n'avait fait que grandir dans le cœur de Tommy depuis qu'elle avait osé mettre son grain de sel dans son bonheur, dans sa relation.

— Je suppose que je dois venir ? demanda le blondinet, un mince espoir dans le creux du ventre, celui de rester terrer ici.

— Tu supposes bien, évidemment.

Évidemment.

Et pour appuyer ses propos, elle se leva délicatement de son lit et observa son armoire durant de longues secondes. Newt détestait quand elle faisait cela : elle se permettait de se comporter comme sa mère ou sa sœur, comme s'il avait de nouveau cinq ans et qu'il était incapable de s'habiller convenablement. Elle lui choisissait ses vêtements parce qu'elle avait bien trop peur d'être vue en compagnie d'un type qui s'habillait de manière banale, tirant sur le ringard d'après elle ; elle avait une réputation à tenir.

La jeune fille lui jeta à la figure un pantalon en jean noir qu'elle avait dû juger acceptable, une chemise à manches longues – manches qu'elle allait lui faire remonter de trois-quarts – et une paire de bretelles comme accessoire ... Elle avait toujours le même sourire moqueur plaqué sur ses lèvres, un brin supérieur et vicieuse, fière de son plan qui durait depuis des années et qui ne semblait pas prêt à prendre fin.

Newt bouillonnait sévèrement. Il sentait son cœur battre jusque dans ses tempes et son sang affluer un peu plus dans ses joues. Il voulait lui dire, désirait lui hurler que bientôt tout allait changer, que les choses étaient en train de bouger doucement dans son dos. Que cette fois, ce qui marquerait la différence était son allié de taille qu'il venait de se faire, qu'il n'était plus seul. Il avait le grand Minho comme bras droit, comme associé. Mais il ravala douloureusement sa fierté, parce qu'il ne pouvait tout simplement pas tout avouer maintenant, tout lui cracher au visage sans tout foutre en l'air.

Alors en attendant, il dévisagea ses vêtements avec une haine qu'il ne cherchait même pas à dissimuler. Thomas adorait cette tenue ...

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La fête battait son plein depuis plusieurs heures déjà quand Thomas se décida à passer la porte d'entrée du pavillon de Minho, sans même se donner la peine de sonner. L'asiatique étant son meilleur-ami depuis plusieurs années, il connaissait la maison comme sa poche – presque comme une seconde demeure – et il n'allait pas faire perdre inutilement du temps à l'hôte de la soirée. Poursuivant son périple, le brun trouva rapidement son compère occupé à surveiller du coin de l'œil le déroulement de sa petite fête, depuis le comptoir de son bar d'où il s'était improvisé barman. Un bien dangereux et terrifiant barman, mais personne n'était en position de dire quoique ce soit : Minho était le maître des lieux après tout.

Les deux garçons se saluèrent chaleureusement. L'incident datant de quinze jours avait vite été balayée d'un revers de la main, même si Thomas savait pertinemment que son ami finirait par revenir dessus un jour où l'autre en quête de réponse. Minho s'était montré bien trop patient et passif dans cette histoire et les deux garçons avaient conscience l'un comme l'autre, qu'il ne le resterait pas éternellement, qu'il faisait juste bonne figure. Pour l'instant, laisser cette histoire de côté les arrangeait tous les deux, l'asiatique pouvait faire ses magouilles sans avoir à prendre le risque de se faire attraper par Thomas, tandis que celui-ci se permettait d'oublier petit à petit Newt et leurs nombreuses – bien trop nombreuses – altercations.

Tom prit naturellement place sur un tabouret du bar et repensa soudainement en s'accoudant, qu'il se trouvait à la même place trois semaines plus tôt. C'est d'ailleurs ce soir-là qu'il s'était un peu trop laissé aller à son goût et qu'il avait franchi sa propre barrière : il avait couché avec le blondinet infernal, bon sang. Un soupir passa ses lèvres, et il pria pour ne pas recommencer, pour ne pas que Newt débarque ici là maintenant, en même temps que les images affluaient en grande pompe dans son cerveau pour mieux lui retourner le cœur. Ce soir, il ne touchera pas à l'alcool et peut-être que de cette façon, il s'épargnera le même réveil catastrophique de la dernière fois et toutes les conséquences qui en ont découlées.

Minho se glissa discrètement sur le tabouret libre à côté du sien, et c'est seulement quand il sentit la main de son ami lui presser l'épaule que Thomas prit réellement conscience de sa présence et reprit ses esprits. Il est presque à deux doigts de remercier l'asiatique parce qu'il lui permet de s'échapper de peu à une trique monumentale ..., juste en se rappelant le corps du blondinet ondulant sous le sien. Doucement, il lui offrit un sourire reconnaissant sans pour autant en préciser la raison.

— Alors tocard, comment va Teresa ?

Thomas haussa un sourcil intrigué, pourquoi est-ce qu'il lui parlait soudainement de sa petite cousine ? D'accord, il savait que son ami l'appréciait et la gâtait toujours un peu trop lorsqu'il passait la voir, mais c'était un peu le dernier sujet de conversation à aborder dans une soirée qui battait son plein comme la sienne. Minho aurait-il épuisé tous ses sujets de conversation avant même qu'il ne se pointe ?

— Teresa va bien. Je crois qu'elle commence à comprendre que ses parents ne reviendront pas ..., mais je ne me sens toujours pas la force de le lui avouer par moi-même, souffla-t-il les traits empreints de tristesse à l'égard de la petite fille. Tu devrais passer à la maison, tu lui manques.

— J'attendais justement que tu me le demandes ! répondit simplement Minho dans un sourire qui lui bouffait le visage et où l'on ne distinguait plus ses yeux.

— Depuis quand t'attends mon autorisation, toi ?

Comme réponse, Minho lui tapa brutalement le dos et se mit à siffler grotesquement en regardant le plafond, de manière tout à fait pas naturelle. La réaction déclencha un rire chez le brun, qui gonfla le cœur de l'asiatique de fierté. Cela faisait un petit moment déjà qu'il n'avait plus entendu Thomas rire naturellement et il fallait avouer que cela lui avait quelque peu manqué.

— N'oublies pas de demander à Newt aussi. Même si tu ne l'apprécies plus, sa présence ne pourra faire que du bien à Teresa.

Le rire de Thomas s'échoua quelque part au fond de sa gorge et son visage se durcit, rien qu'un peu, en une fraction de seconde. Il avait bien conscience que son ami ne cherchait pas à lui faire du mal – et comment aurait-il pu puisqu'il ne connaissait pas la vérité – et qu'il proposait cela juste pour rendre Tess heureuse, un peu moins mal ... Parce qu'elle s'était véritablement attachée au blondinet alors qu'il n'était venu qu'une fois et depuis, elle ne cessait de le réclamer. Pour elle, il avait conscience qu'il devait arrêter d'être en colère – ou du moins la réduire – juste pour pouvoir le supporter et voir cette petite fille qui n'avait rien demandée, heureuse et épanouie.

— Je n'oublie pas ..., capitula Thomas.

La sonnette de la maison se fraya un chemin jusqu'à leurs oreilles, coupant court à la discussion. Mais Minho avait eu ce qu'il voulait : Thomas allait se calmer et redonner une chance – aussi infime soit-elle – à Newt. Même si la raison principale n'était autre que la jeune fille qui habitait avec le brun, c'était déjà cela et toujours cela de pris. De fil en anguille et tout doucement, l'asiatique était persuadé que les choses finiraient par s'arranger alors il pouvait bien lâcher l'affaire pour ce soir.

— Les flics ? questionna Thomas, le tirant de sa réflexion.

L'hôte de la soirée haussa simplement les épaules, pas vraiment convaincu par la proposition. La musique n'était pas si forte que cela, et il était certain qu'elle ne dérangeait pas vraiment ses voisins. En plus, il prenait toujours le temps de prévenir les pavillons autour du sien de ses débordements nocturnes afin d'éviter tout problème avec la justice. Depuis le temps qu'il s'amusait à organiser des fêtes pour célébrer le week-end ou pour n'importe quelle autre raison d'ailleurs, le voisinage y était désormais habitué. Et si jamais quelqu'un venait à avoir un quelconque problème – trop de bruits, des adolescents ivres morts sur leur pelouse – il serait d'abord venu le confronter pour trouver une solution pacifiste plutôt que de rameuter les flics.

Minho prit tout de même le temps de jeter un regard à l'assemblée de jeunes qui se tenait devant lui, juste histoire de vérifier si personne n'avait fait de connerie et si toutes les têtes du vendredi soir étaient présentes ..., peut-être que derrière la porte se tenait juste un invité en regard ou invité à la dernière minute ? Son visage s'éclaira subitement quand le bout d'idée se fraya un chemin complet en direction de son cerveau. Pas besoin de réfléchir plus, il savait qui manquait à l'appel bien qu'habituellement l'individu n'aurait pas pris la peine de sonner. Mais cette fois, il n'était pas seul et cette peste cherchait comme à son habitude à se faire remarquer et pour cela, tous les moyens étaient bons à utiliser. Cela commençait par son entrée tardive dans une simple soirée.

— Tu m'accompagnes, tocard ? demanda Minho en se laissant glisser de son tabouret.

— Je n'ai rien de mieux à faire de toute façon ..., soupira Thomas faussement lasse pour emmerder son ami.

Le brun se laissa à son tour glisser du tabouret. Slalomant entre les danseurs sobres et bourrés, les petits groupes d'amis qui restaient debout plantés comme des piquets ou qui s'osaient parfois à quelques mouvements maladroits, et les filles qui sautaient sur Minho pour le remercier vivement et le complimenter sur sa maison ..., ils finirent enfin par atteindre la porte d'entrée.

Avant d'ouvrir, l'asiatique jeta un coup d'œil à Thomas espérant trouver dans son regard une réponse, un indice ... Mais rien, alors il poussa un soupir loin d'être discret attirant l'attention du brun sur lui. Avant qu'il ne puisse lui demander quoi que ce soit, Minho enclencha la poignée avec détermination, prêt à en découdre avec cette histoire et cette petite peste. Son plan allait forcément fonctionner, parce qu'il était un génie du mal.


Pfiou.

J'ai enfin terminé de réécrire tous mes premiers chapitres correctement et ça me plaît largement plus comme ça. C'était compliqué d'être satisfaite, parce que je suis ultra relou ... Mais voilà, j'en suis venue à bout. Dans les prochains chapitres, la nouveauté sera au rendez-vous puisque cela sera des chapitres jamais sortis. J'ai hâte !

En attendant, je vous souhaite de bonnes vacances, et prenez soin de vous !