La franchise et l'univers de Fire Emblem ne m'appartiennent pas. Ils ont été créés par Shouzou Kaga, et développés par Intelligent Systems.

Il s'agit ici d'une Fanfiction.

Cette histoire prend place au premier chapitre de FE3H sans suivre les différentes routes du jeux.

L'ambiance et l'univers resteront donc les mêmes. Sans les guerres liées au choix du scénario, et aux conflits entre l'Ordre de Seiros, l'Emprire Adrestrian, et les Serpents des Ténèbres. Ces derniers seront présents, mais dans différentes mises en scènes et sous différentes visions. Les Serpents des Ténèbres seront, si il y a lieu d'être, les principaux antagonistes de l'histoire.

Cette fiction ne reprend pas les dialogues, elle est entièrement originale. Seul le premier chapitre débutera plus ou moins de la même façon pour garder la même introduction à l'univers.

Byleth ne sera pas la réincarnation de la Déesse. Les emblèmes seront inexistants. L'histoire sera donc différente tout en gardant des similitudes.

Il s'agira de suivre le quotidien, l'évolution et les relations entre les différents personnages au sein du monastère, dans un slice of life de type Héroic Fantasy mélé à un univers médiéval.

L'histoire sera centrée sur Byleth et Edelgard, ainsi que plus secondairement sur les autres membres de la maison des Aigles de Jais. Les personnages des deux autres maisons seront également mis en scène, particulièrement Claude et Dimitri.

Pour faciliter le rapport entre les personnages, certains se vouvoierons quand d'autres se tutoierons même s'il en est autrement dans le jeux.

Zakuro Ruby Kagame

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Ailes Impériales

Prologue

Fódlan, était un vaste continent divisé en trois pays rivaux en plus de l'église de Seiros, un petit territoire neutre situé dans les montagnes d'Oghma. Au nord, se trouvait le Royaume Sacré de Faerghus, des terres froides et gelées, où la neige était si épaisse que le manteau blanc qui les recouvrait laissait penser que ce pays était éternellement figé. Sa capitale, Fhirdiad, se trouvait en son nord le plus glacial. A l'est, dans une région de plaines et de montagnes, avait été formée l'Alliance de Lancester, un rassemblement de familles nobles qui refusaient de jurer fidélité à un quelconque Roi ou Empereur. Derdriu avait été choisie pour en représentée la capitale. Et enfin, au Sud de Fódlan, se trouvait l'Empire Adrestrian, un pays luxuriant bordé par la mer, dirigée depuis plus de mille ans par une dynastie de très grands empereurs. Adestria fut le premier pays à constituer Fódlan. Sa capitale, Enbarr, restait aujourd'hui la plus grande ville de tout le continent.

L'église de Seiros, qui maintenant la neutralité du continent et se situait en son centre, avait pour siège le Monastère de Garrech Mach, qui abritait également la très célèbre Académie des Officiers, un institut de formation d'élites dans le maniement des armes et de magies.

En tout cas, c'était ce que mon père m'avait toujours raconté.


Chapitre I - Garrech Mach

La nuit avait été longue alors que nous avions passé des heures à traverser l'épaisse végétation de la forêt qui bordait le village dans lequel nous faisions maintenant halte. Les rayons de lunes allaient bientôt laissé place au soleil dans ce ciel découvert dont nous ne pouvions compter les étoiles. Comme à son habitude, l'homme qui m'accompagnait, grand, costaud et à la barbe négligée, était resté bien silencieux sur le lieu de notre destination. Il était aussi bavard que son allure pouvait en donner l'impression. Mais sur ce point, je ne pouvais me venter d'être plus loquace alors que le silence était le meilleur de mes alliés. Si je ne ressemblais physiquement pas à cet homme, il n'y avait aucun doute possible à émettre quant au caractère taciturne que nous partagions, il était profondément inscrit dans nos gênes.

« - Réveille-toi, entendis-je d'une voix rauque. Tout le monde doit déjà nous attendre. »

Je m'étais assoupie quelques heures alors que le ciel était encore sombre. Ou plutôt, on ne m'en avait pas laissé le choix. Nous marchions depuis plusieurs jours maintenant, le repos n'était pas à négliger, et mon camarade veillait méticuleusement à assurer au maximum notre sécurité.

« - Monsieur ! Hurla une voix dehors, il y a des ennuis ! »

J'imitai mon compagnon en me précipitant à l'extérieur, interpellée par l'inquiétude du garde du village. Mon attention se dirigea très rapidement sur les trois personnes qui se tenaient devant nous, essoufflées, les joues rougies par l'effort.

« - Pardonnez notre intrusion, Monsieur, mais nous avons été attaqués par des brigands. »

Le jeune homme, qui devait à peine avoir la majorité, se distinguait à la fois par son physique et par les vêtements qu'il portait. Des mèches de cheveux blonds retombaient sur ses yeux d'un bleu très clair. Ses vêtements, d'un noir profond et recouverts de pièces d'armures, tout comme ses deux camarades, étaient ornementés d'une cape bleue attachée par un blason sur sa poitrine. Lance à la main, il avait très fière allure.

« - Ils ne seraient pas encore entrain de nous poursuivre si vous courriez tous les deux plus vite, fit alors remarquer un second garçon. »

Malgré son attitude plus détendue et sa façon de parler moins formelle, l'individu avait tout autant de charisme que son camarade. Sa cape, couleur dorée, s'alliait parfaitement avec sa peau légèrement basanée, ses yeux verts et ses cheveux bruns plutôt épais. Il n'était certainement pas de la région.

« - Courir ? Dites plutôt que vous nous avez pousser à prendre la fuite, fit une voix beaucoup plus ferme que les deux autres. »

Je levai les yeux sur la silhouette plus féminine. La jeune femme revêtait une cape rouge sur laquelle retombait ses longs cheveux blancs. Ses yeux, couleurs lavande, ressortaient parfaitement sur sa peau aussi claire que de la porcelaine. On ne pouvait douter de la noblesse de son sang, comme pour ses camarades. J'observai un poignard attaché à sa taille, ainsi qu'un hache dans son dos. Elle n'avait surement de délicat que son apparence, et la prestance qu'elle dégageait était écrasante.

« - Je ne parlerai pas de fuite, mais plutôt d'un retrait stratégique, s'amusait presque le garçon aux yeux verts. »

A en juger par leur uniformes, ces trois jeunes gens occupaient certainement d'importantes places là d'où ils venaient. C'était certainement des combattants, et malgré leurs jeunes âges, ils donnaient l'air de bien se débrouiller.

Des branches se mirent soudain à craquer dans le bruissement des arbres, j'avais les sens très aiguisés. Plusieurs silhouettes imposantes apparurent de derrière les buissons et nous entourèrent très rapidement. Ils devaient être au moins une dizaine, et avaient l'avantage numérique. Aucun d'entre nous ne se laissa cependant déstabilisée alors que j'avais déjà sortie l'épée du fourreau que je portais toujours à la taille. Je mis un individu à terre qui venait de se jeter sur moi, quand, en relevant les yeux, je remarquai que tout le monde avait sorti les armes. Plusieurs mètres plus loin, le jeune basané harcelait les brigands de flèches sans relâcher une seule seconde son attention. Le blond, quand à lui, arrivait à garder en distance deux personnages grâce à la portée de sa lance. J'entendais des coups de haches fracasser contre les armes des ennemis derrière moi, et aperçu la jeune femme qui ne cessait de s'élancer contre eux sans même reprendre son souffle. Un peu à l'écart, mon compagnon de voyage s'était occupé de l'homme plus imposant du groupe, probablement le chef de cette bande de brigands. J'observai avec attention le champs de bataille, repoussai les assauts des haches et des épées que je rencontrais régulièrement, et neutralisai ainsi trois hommes de plus. Bientôt, on entendait plus aucun bruit autour de nous, tous les ennemis étaient à terre. Je m'étonnai de la facilité de cette victoire, mais surtout de sa rapidité. Je ne pouvais qu'admettre que nos trois alliés étaient remarquablement talentueux.

« - Et bien, nous avons peut-être surestimé la puissance de nos attaquants, s'écriai joyeusement l'homme aux cheveux bruns.

- Dois-je vous rappeler qu'ils étaient quatre fois plus nombreux après que nous ayons été séparés de notre groupe, Claude ? Le reprit la demoiselle.

- La future impératrice à raison, continua le blond. Vous devriez être plus modeste.

- Vos Majestés ne se réjouissent pas assez, riait maintenant le plus détendue du groupe sans trop prêter attention aux paroles de ses camarades. »

Il semblait qu'en plus d'êtres des nobles, certains de nos jeunes compagnons de batailles étaient également de sangs royaux. Je n'étais guère étonnée, après les observations que j'avais prit soin de faire comme chaque fois que je rencontrai de nouvelles personnes. Leur façon de parler, ainsi que leur attitude, révélaient parfaitement celles de futurs seigneurs, sauf peut-être pour l'un d'entres eux.

Un bruit sourd se fit soudain entendre, suivit d'un cri de rage. Mes compagnons et moi-même avions baisser notre garde trop vite. L'homme que le baraqué qui m'accompagnait avait mis à terre s'était soudainement relevé, en sautant de toute sa colère sur ses deux jambes, avant de se mettre à foncer, hache à la main. Je balayai l'espace autour de moi avant de remarquer la jeune femme dans son angle d'attaque, désarmée, et prise au dépourvue. Celle-ci n'eut le temps nécessaire de réagir et ne put que tirer le poignard qu'elle gardait à sa taille, qui n'avait cependant aucune chance contre la lourde lame d'une hache. Je dégainai et me précipitai sans même réfléchir, me plaçai devant la noble avant de désarmer l'homme mal rasé d'un premier coup d'épée. Son arme tourbillonna dans les airs avant d'atterrir quelques mètres plus loin. Je le fis basculer d'un second coup qui le mit définitivement à terre. Je me relevai, me retournai, et contemplai le reflet des rayons du soleil se lever dans les yeux grands ouverts de la guerrière.

« - Qui êtes vous ? Demanda enfin la jeune femme après plusieurs secondes d'un étonnant silence.

- De simples mercenaires, vint expliquer l'homme plus âgé en s'approchant de moi. »

Je sentais son regard sur moi, et ce côté protecteur qu'il s'efforçait de cacher mais qui ressortait bien malgré lui, lorsqu'il détailla ma personne pour s'assurer que je n'avais pas été blessée.

« - Vous devez êtres bien plus que de simples mercenaires pour avoir réussi à surprendre ainsi la princesse impériale, attesta le lancier.

- Dimitri ! s'exclama la noble au sang royal.

- Avouez bien, être comme nous, impressionnée par le talent de ces personnes. »

J'observai attentivement les échanges de regards entre les deux individus, qui ressemblait presque à un duel, et de comprendre les liens qui pouvait exister entre eux. L'un se voulant humble et le second s'interdisant d'admettre les propos du premier.

« - Se pourrait-il que vous soyez Jéralt, le briseur de lames ? Reprit la demoiselle après avoir dévisagé plusieurs instants le mercenaire. »

Ce dernier se frotta la tête, dans un silence qui ne faisait que donner raison à la femme vêtue de rouge. Sa réputation semblait étonnement célèbre. Même moi, ignorait à quoi elle faisait allusion.

« - Jéralt, ancien Capitaine des Chevaliers de l'Ordre, prit la peine d'ajouter le blond. »

Les chevaliers de l'Ordre ? Parlaient-ils des mêmes que ceux des histoires que l'on m'avait conté ? Peu à peu, les choses trouvaient du sens et leur place dans ma tête. Tous les détails que j'entendais depuis un moment venaient s'ajouter les uns aux autres, pour essayer d'éclaircir cette situation.

« - Il parait que vous avez disparu du monastère il y a plus de vingt ans, reprit la jeune femme. Serait-ce votre fille ? Demanda-t-elle ensuite en détaillant mon visage comme si elle cherchait une quelconque similitude physique entre nous. »

Ce n'était pas grâce à mes cheveux bleus de la même couleur que mes yeux, qu'elle pourrait faire un quelconque lien entre l'homme châtain clair plutôt robuste et moi. Seuls mon caractère et mes manières pouvaient me trahir, et bien sûr, la façon que j'avais de me battre, que Jéralt avait passé tant d'années à m'enseigner. Je me contentais de hocher la tête.

« - Vos uniformes, remarqua mon paternel. Vous êtes des élèves de l'Académie des Officiers ?

- C'est exact, lui répondit le garçon habillé de bleu. Nous faisions un entrainement de reconnaissance lorsque notre campement a été attaqué par ces brigands, et nous avons été séparé du groupe. »

Mon père se frotta le menton, comme s'il prenait le temps d'étudier cette situation. Cette tendance à toujours tout analyser, ça aussi, il me l'avait transmit. Je restai témoin de ces échanges dans un profond silence, attentive au moindre mot qui pouvait sortir de leurs bouches.

« - Mais que direz-vous de nous accompagner au monastère ? proposait maintenant le jeune homme.

- C'est à dire que nous avons une mission au Royaume, hésitait l'ancien capitaine. Mais je suppose qu'on ne peut pas dire non à pareille invitation... »

Cette affaire était donc réglée, et peu de temps après, nous nous retrouvâmes sur le chemin entouré de forêts, au milieu des montagnes, menant au fameux monastère. Le soleil trônait dans le ciel, et distribuait ses rayons et sa chaleur de manière douce sur les plaines verdoyantes du continent de Fódlan. Et lorsque l'orée de la forêt apparue, je fus presque éblouie par le paysage qui s'offrit à moi, tout au haut duquel trônait et dominait l'immense bâtisse.

« - Nous y sommes, fit la princesse les yeux presque rivés vers le ciel. »

Le monastère de Garrech Mach.