Bonjour, j'espère que vous allez bien, ainsi que vos familles. Haut les coeurs, on s'en sortira.

Enfiiiiiiin ! Ce qui suit traînait sur mon ordi depuis Juillet 2019 ! Et je l'ai fini ! Amazing ! Voilà, je vous le livre ici, c'est de l'Angst, évidemment, mais ! Il y a une petite surprise ^^ Et puis je vous gâte, c'est une fic à chapitre ;D Cadeau de la maison.

Bonne lecture ! J'espère que cela vous occupera un peu pendant ce confinement.

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Chapitre Un :

« Laisse-les tranquille. »

La voix de son frère ne parvint que de façon diffuse à Donatello tant la douleur annihilait tous ses autres sens. Pourtant, même enveloppé dans les affres de la souffrance, il frissonna au ton glacial. L'ordre était d'autant plus terrifiant qu'il avait été donné très calmement. La voix était tranchante, froide, et terriblement sérieuse. Presque méconnaissable. Lorsque le ninja au bandana violet redressa la tête, il fut choqué par ce qu'il vit. C'était Michelangelo qui parlait ainsi ? Dans les yeux du benjamin, il n'y avait plus nulle trace du Mikey malicieux et gaffeur de toujours. Donnie ne pouvait y lire que de la colère, de l'inquiétude et autre chose qu'il ne parvenait pas à identifier. Michelangelo se dressait entre ses frères et l'homme qui les avait attaqués, et ce que Don pouvait voir sur son visage était très inquiétant. Mikey semblait déterminé à rester devant eux pour les protéger, même au péril de sa vie.

À vrai dire, il était le seul à tenir debout. Léonardo gisait sur le ventre, inconscient, à quelques mètres de Donatello, et celui-ci ne pouvait absolument rien faire pour l'aider. Pas plus que Raphaël d'ailleurs, qui était inconscient lui aussi. Le leader avait le front ouvert ainsi que de multiples blessures plus ou moins importantes, et la quantité de sang qu'il perdait commençait à inquiéter son frère assez sérieusement. Quant à Raph, il avait peut-être quelques côtes cassées, mais devait surtout avoir une grosse commotion, pour rester optimiste. Donnie lui-même n'était pas au meilleur de sa forme. Sa jambe brisée reposait sur le sol, complètement inutile, et son épaule démise le faisait terriblement souffrir. Cependant, ce qui l'inquiétait le plus pour l'instant était le combat que s'apprêtait à livrer son petit frère contre celui qui avait mis les trois aînés dans un tel état.

Le nom de leur ennemi était Vego. Il portait une tenue de ninja, mais ne faisait pas partit du clan des Foot. Pour être honnête, les tortues ne savaient pas vraiment comment il les connaissait, ni ce qu'il leur voulait. Il leur était juste tombé dessus, moins d'une heure plus tôt, alors qu'il n'y avait que Léo, Raph et Donnie sur les toits. Michelangelo, qui devait les rejoindre plus tard, avait débarqué juste au bon moment. C'était un sport national dans cette famille que d'arriver à la dernière minute, juste avant que tout aille mal.

« Fais attention, Mikey ! Ordonna Donatello en tentant d'effacer toute trace de peur de sa voix, sans y parvenir. Il est très fort !

- Vous l'avez déjà bien amoché, répondit celui-ci en lui adressant un sourire crispé. Je ne vais en faire qu'une bouchée, tu vas voir. »

Leur adversaire émit un ricanement narquois. Donnie doutait beaucoup que son benjamin puisse ne faire qu'une bouchée de Vego, mais celui-ci ne semblait même pas y croire une seconde. Il regardait Michelangelo comme s'il n'était rien d'autre qu'un petit obstacle entre lui et son objectif : les trois autres tortues. Comme s'il n'était qu'une quantité négligeable. Et rien que cela aurait suffi à justifier la haine que lui vouait Donnie.

Durant le combat contre cet homme, Donatello et ses aînés s'étaient aperçut que Vego savait tout d'eux. Le ninja au bandana violet ignorait comment, ou pourquoi, mais leur ennemi connaissait jusqu'à la plus petite de leurs manies quotidiennes. Il savait quelles étaient leurs armes et leurs techniques de prédilection il savait que Raph était le plus fort des quatre et Donnie le plus intelligent il savait que sans Léo, les tortues avaient beaucoup plus de mal à se coordonner et il semblait également savoir que ce jour-là serait le jour où les aînés commenceraient leur patrouille sans Mikey, car Maître Splinter lui avait imposé une séance supplémentaire de méditation pour tenter de canaliser sa trop grande énergie. Comment Vego savait-il tout ça ? Donatello n'en avait pas la moindre idée. Ce qu'il devinait en revanche, était que le mépris qu'il affichait actuellement envers le benjamin devait provenir de ce qu'il avait pu observer de lui au quotidien.

« Ce ne sont pas les pichenettes qu'ils m'ont données qui vont me faire faiblir sous tes coups, déclara l'homme d'une voix amusée, un rictus sur le visage. Et je n'ai pas de temps à perdre avec toi. Écarte-toi de mon passage si tu ne veux pas mourir.

- Je ne bougerais pas d'ici, répondit Mikey en se mettant en garde. Je ne te laisserais pas faire du mal à mes frères. »

C'était la première fois qu'une chose pareille arrivait, et, de l'avis de Don, il était bien dommage que Raph et Léo ne soient pas conscients pour le voir. Pour une fois, les rôles s'inversaient. Ce n'était plus les aînés qui protégeaient Michelangelo, mais lui qui les protégeait. Donnie ne savait pas s'il ressentait de la fierté ou de la honte. Il était fier, car Michelangelo faisait enfin ses preuves, ce qu'il n'avait jamais eu l'occasion de faire jusqu'ici, et honteux, car il avait tout de même besoin de son petit frère pour le sauver. Il était à peu près sûr que Raphaël ne le digérerait jamais.

« Oh, ricana Vego d'un ton méprisant. Je suis sûr qu'ils sont ravis d'être protégés par un imbécile heureux. Quelle honte ça doit être de devoir remettre sa vie entre les mains d'un lâche, doublé d'un incapable. »

Avait-il retenu uniquement cela de son observation ? La colère afflua dans les veines de Donatello avec une force terrifiante. De quel droit cette ordure se permettait-elle d'insulter ainsi Michelangelo ? La vérité, c'est qu'il n'avait rien compris à sa personnalité s'il le prenait vraiment pour un idiot. Son discours ressemblait étrangement à celui de Raphaël – en plus extrême, bien sûr. Donnie savait que son frère au bandana rouge n'avait jamais été très fin pour cerner les gens, et s'il pouvait lui reprocher de nombreuses choses, ce qu'il lui reprochait le plus était de n'avoir jamais vraiment essayé de comprendre Mikey. Que ce soit lui ou Léo en fait. Les deux aînés pouvaient se ressembler beaucoup par certains côtés. Ils étaient tous les deux bornés au possible. Sans vraiment l'avoir choisi, Donatello se trouvait être le plus proche de Michelangelo, et, après de nombreuses années, il commençait tout juste à comprendre son fonctionnement de pensées. Sous ses airs de gamin et de je-m'en-foutiste, Mikey était quelqu'un de très complexe. Il manquait cruellement de confiance en lui, ce qu'il cachait sous une épaisse couche d'humour. Il n'était pas idiot, loin de là, mais avait prit le partit de tout prendre à la légère plutôt que s'inquiéter pour la moindre chose, ce qui le faisait parfois passer pour un imbécile. Ses angoisses et ses peurs étaient apaisées par ses rires et ses plaisanteries. C'était sans doute lui qui, des quatre tortues, connaissait le mieux les autres. Il savait presque toujours quelles seraient leurs différentes réactions, et était de loin le plus doué pour les réconcilier lorsqu'ils se disputaient. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, il gardait toujours le sourire et ne parlait jamais de ce qui le chagrinait. Quant à être lâche ou incompétent, rien ne pouvait être plus faux. Michelangelo n'avait juste jamais eu l'occasion de montrer de quoi il était capable et sa peur du noir était l'unique chose qui pouvait le tétaniser. Raph n'était-il pas terrifié par les insectes, et Léo par l'altitude ? Mikey aimait bien surjouer, pleurnicher, mais jamais il n'avait tourné le dos à un combat de son plein gré. Il n'était pas un lâche.

Non, Vego n'avait pas le droit d'insulter ainsi le frère de Donnie. Il devait payer pour ça. Mais le ninja au bandana violet avait à peine tenté de se mettre debout que sa jambe brisée se rappela à son bon souvenir. La douleur était trop forte et il cria lorsqu'il chuta en avant. Aussitôt, le regard humilié de Michelangelo se tourna vers lui et s'emplit d'angoisse.

« Ne bouge pas, Donnie ! Le supplia-t-il presque. J'aurais besoin de toi pour m'occuper de Léo et Raph quand j'aurais botté le cul de celui-là. Il faut que tu restes conscient. »

Il avait raison. Si Donatello remuait trop, il risquait de s'évanouir à son tour. Mais ce n'était pas parce qu'il devait ensuite l'aider à prendre soin de leurs frères que Donatello lutta pour garder conscience. C'était surtout parce qu'il devait absolument le soutenir durant son combat. Mikey avait besoin de lui, il le savait. Plus que tout, Michelangelo avait besoin de quelqu'un qui ait foi en ses capacités.

« Mikey, ne l'écoute pas, ordonna l'aîné d'une voix grinçante, la mâchoire serrée par la douleur. Tu n'es ni idiot, ni incapable. Tu vas le battre, j'ai confiance en toi. »

L'effet de ces mots fut fulgurant. Un sourire éclatant naquit sur les lèvres du plus jeune et, bien que Donnie sache cela parfaitement impossible, il eut l'impression de voir la grisaille environnante s'illuminer. Pour lui, le sourire de son jeune frère avait toujours été synonyme d'espoir. Si Michelangelo souriait, rien ne pouvait arriver – ce qui était complètement idiot, car si les quatre frères s'en sortaient à chaque fois, ce n'était certainement pas grâce à ce sourire. Toujours est-il que ces simples mots : « j'ai confiance en toi » semblèrent libérer le ninja au bandana orange d'un poids énorme. Ce fut comme si son corps s'allégeait tout d'un coup. Oui, Mikey avait juste besoin de quelqu'un pour croire en lui. Il n'en demandait pas beaucoup, juste d'être sûr qu'à l'arrière, au moins un de ses frères croyait en sa possible victoire.

Devant l'aplomb nouveau du jeune ninja, son opposant sembla soudain moins méprisant. Une lueur d'intérêt s'alluma dans ses yeux. Donatello ignorait pourquoi depuis le début de leur confrontation Vego refusait tout simplement de se battre contre son frère. Les seuls qui l'intéressaient étaient Léo, Raph et lui, mais pourquoi ? Pourquoi pas Mikey ? Non que ça le gêne vraiment, il aurait préféré que son benjamin n'ait pas à se battre contre ce psychopathe qui était malheureusement assez puissant, mais puisque Michelangelo semblait déterminé à le faire tout de même, alors qu'au moins son adversaire lui prête un peu d'attention !

Et à présent que la confiance qu'on lui accordait avait fait de Mikey une personne différente, l'homme paraissait beaucoup plus emballé à l'idée de ce combat. Ce n'était pas comme si cela l'intéressait vraiment, mais au moins le regardait-il avec un petit peu d'intérêt. Le sourire que Michelangelo adressait à Donnie se dilua finalement dans le sérieux de son visage et se transforma en rictus pour leur ennemi.

« Si j'étais toi, je partirais en courant, déclara-t-il avec cette éloquence habituelle qui le caractérisait, même si sa voix restait grave. Si Donnie dit que je vais te battre, alors il est scientifiquement prouvé que je vais te battre. »

Donatello écarquilla les yeux. Son frère accordait donc tant de crédit que ça à ce qu'il disait ? Il lui faudrait faire plus attention à ses paroles, dorénavant.

« Mais contrairement à toi, je ne suis pas un lâche, rétorqua Vego. Donc je ne partirais pas.

- C'est ta dernière chance, l'avertit Michelangelo, terriblement sérieux. Je te laisse le choix. Je préférerais vraiment que tu t'enfuies. »

Cette phrase tira un sourire à Donnie, car elle était typique de son frère. Encore une chose que leurs aînés n'avaient jamais comprise. En laissant le choix à ses ennemis d'abandonner le combat, Mikey ne faisait pas preuve de lâcheté, mais de clémence. Après son scientifique de frère, il était le plus pacifiste de leur famille et préférait épargner que se battre lorsque c'était possible. Mais il avait toujours tendance à le tourner de manière à ce que l'on prenne cela pour de la peur. Donatello ne savait pas pourquoi il faisait ça. Il ne savait pas pourquoi il entretenait cette image dégradante de lui-même. Il ne comprenait pas.

En tout cas, cette proposition qui montrait que, malgré la situation, Mikey était toujours Mikey, avait enflammé la colère de son adversaire et Donnie salua là une performance que Raph, Léo et lui-même avaient été incapables d'accomplir. Tout seul et armé de ses simples mots, Michelangelo avait réussi à énerver leur opposant pourtant si calme jusqu'ici. Ça devait être un don. Peut-être Vego était-il humilié de se voir proposer la vie sauve par celui qu'il considérait comme l'idiot de la famille ? En tout cas, il se jeta soudain vers le benjamin en criant et engagea le combat. Rapide comme il l'était, Mikey évita aisément le premier coup et lança un regard interloqué au trou dans le sol, à la place où il se tenait seulement quelques secondes auparavant. Il n'avait pas encore vu son opposant à l'œuvre.

« Fais attention, l'averti Donnie. Ne le sous-estime pas. Il est très rapide.

- Je suppose que ça veut dire que tu ne partiras pas ? Demanda son cadet d'un ton grinçant.

- Tu as tout compris, gronda Vego. Je vais te tirer hors de ta carapace et t'écraser comme le vulgaire reptile que tu es. Ensuite, je finirais ce que j'ai commencé avec les trois autres. Ou peut-être vais-je faire l'inverse finalement… »

Avec un temps de retard, Donatello comprit l'erreur de son frère. En se déplaçant pour éviter le coup de son adversaire, il avait également libéré le passage entre son opposant et ses aînés. Avec angoisse, Donnie vit Vego s'approcher de Léonardo, un air vraiment mauvais sur le visage. Si seulement il n'y avait pas eu cette jambe ! Dans l'état où il était, le moindre mouvement lui faisait presque perdre conscience. Mais il fallait défendre Léo ! Heureusement, Mikey réagit. D'un coup de pied dans le menton, il éloigna leur ennemi du Leader. Il avait réellement l'air en colère à présent.

« Quel honneur y a-t-il à frapper un adversaire inconscient ? S'exclama-t-il. Tu as déjà gagné contre Léo. Pour l'instant, je suis ton opposant, alors bats-toi contre moi et laisse mes frères tranquilles !

- Mais je n'aurais aucun honneur à te battre, car il n'y a aucun honneur à battre un incapable, rétorqua son vis-à-vis en disparaissant soudain dans l'ombre. Et il n'y a pas non plus d'honneur à vivre en sachant que l'on a perdu un combat. C'est un service que je veux leur rendre. »

Par cette simple phrase, l'homme changea complètement la donne du combat. Michelangelo ne se battait plus simplement pour gagner, mais pour garder ses frères en vie. Car leur adversaire comptait de toute évidence les tuer. Donatello pâlit en comprenant cela, tandis que le visage de son benjamin se faisait plus dur que la pierre. Ils ne pouvaient pas le laisser faire ça ! Malgré la douleur qui lui donnait envie de hurler, Donnie se traîna comme il le put vers ses aînés. Les gars, supplia-t-il silencieusement, ce serait le moment ou jamais de vous réveiller ! Ils ne pouvaient pas laisser Mikey tout seul face à ce tordu ! Lui ne pouvait rien faire, mais ses frères avaient encore leurs bras et jambes opérationnels, alors qu'ils se réveillent !

L'adversaire des tortues avait disparu dans l'obscurité. Il était ninja également, et doué qui plus est. Donnie comprenait à présent la panique de leurs ennemis lorsqu'ils utilisaient cette technique. À présent qu'il était dans la peau de la victime, il sentait l'angoisse monter. Où était cette ordure ?! Il s'aperçut alors que Michelangelo avait fermé les yeux, et un sourire naquit sur ses lèvres. Qui avait dit qu'il n'écoutait jamais ce qu'on lui disait ? Il jouait l'idiot et parlait sans arrêt, mais les avertissements ne tombaient pas dans l'oreille d'un sourd lorsqu'ils lui étaient adressés. Il était en train de mettre en pratique les conseils de Léonardo et les enseignements de Maître Splinter. « Si tu ne vois plus, écoute » leur disait sans cesse leur frère, « Et si tu n'entends rien, sens », ajoutait leur Sensei.

Le silence et l'immobilité régnèrent durant presque une minute lorsque soudain, Michelangelo se mit en mouvement. Un instant, il se dressait devant Léo, les sourcils froncés, les yeux clos, et les nunchakus prêts à l'emploi, et la seconde suivant, un salto et un coup de pied d'une violence rare éloignaient Vego de Raphaël. Le ninja en noir fut incapable de se réceptionner et il eut un sourire sanglant lorsqu'il se redressa. Une étrange lueur brillait dans ses yeux. Donatello crut y reconnaître l'humiliation.

« Ne t'approche pas d'eux, répéta Michelangelo d'un ton glacial. Je ne le dirais pas une troisième fois. »

Vego eut un ricanement et cracha un caillot de sang.

« Je t'ai peut-être sous-estimé, admit-il finalement en se redressant. Tu es plus fort que ce que tu laissais paraître. Mais ne crois pas que cela vous sauvera. Je vous tuerais quand même. La seule différence est que tu seras le premier à mourir. »

La panique de Donatello, qui était déjà assez élevée jusqu'ici, atteignit des sommets encore insoupçonnés. Il croyait en son frère, mais la partie rationnelle de son cerveau refusait de concevoir une fin heureuse à cet affrontement. Donnie avait vu Vego à l'œuvre, et connaissait le niveau de Michelangelo. Il redoutait fort que ça ne soit pas suffisant. Mikey avait beau être surprenant depuis qu'il était arrivé, il n'en restait pas moins plus faible que Léo, qui était présentement inconscient et battu. Alors si leur ennemi décidait d'enclencher la vitesse supérieure, Michelangelo n'aurait que peu de chances. Son plus gros atout reposait sur sa rapidité qu'en 17 ans de vie, Donatello n'avait jamais vue surpassée que par le Shredder et leur maître.

« Mikey ! S'exclama le ninja au bandana violet. Utilise ta vitesse ! Évite le corps-à-corps à tout prix, tu n'aurais aucune chance ! »

Un bref hochement de tête lui fit comprendre qu'on avait enregistré son conseil, puis Michelangelo se mit en mouvement. Durant les minutes suivantes, l'esprit de Donnie s'égara. Il oublia qu'il était blessé, oublia que Léo et Raph l'étaient également, oublia même que c'était son benjamin qui se battait contre Vego. Il ne voyait plus qu'un combat impressionnant, opposant deux ninjas d'une rapidité stupéfiante. Ils bondissaient dans tous les sens, évitaient les attaques, rendaient coup pour coup, sans jamais faiblir. Cependant, cela ne suffisait pas. Mikey était sans l'ombre d'un doute le plus rapide, mais la force de ses coups n'était pas suffisante pour affaiblir Vego, tandis que lorsque le ninja en noir frappait, il fallait souvent plusieurs secondes à Michelangelo pour s'en remettre. Donatello réalisa soudain avec une netteté effrayante vers où les menait ce combat : la mort de son frère. Plus cela durait, plus Michelangelo se fatiguait et souffrait des coups qu'il prenait. Il n'était pas assez fort pour battre Vego, toute la bonne volonté et toute la détermination du monde n'y changeraient rien.

Ce fut tout de même Mikey qui versa la première goutte de sang. Lors d'une passe d'armes, la lame de son Tonfa rencontra l'un des flancs de Vego qui n'avait pas été assez rapide pour esquiver totalement. Le ninja en noir poussa un cri de douleur et jeta un regard plein de colères au sang qui coulait sur le sol. Il devait se sentit terriblement humilié d'avoir été touché par un adversaire qu'il avait jusque-là dénigré. Et cette rage due accroître sa force et sa vitesse, car ce fut ensuite au tour de Michelangelo d'être blessé. Donatello cria en même temps que son frère lorsqu'il vit un shuriken le frapper au visage.

« Mikey ! Hurla le blessé, terrorisé. Mikey, ça va ?! Réponds ! »

Michelangelo ne répondit pas, mais redressa vaillamment la tête, et lui adressa une grimace douloureuse. Le projectile avant entaillé son front au-dessus de l'œil gauche, et du sang frais coulait à présent sur son visage. À partir de là, la défaite du ninja au bandana orange sembla se faire de plus en plus précise. Vego le toucha à plusieurs reprises le long des bras et sur les jambes. Des blessures peu profondes et peu dangereuses, mais terriblement handicapantes. Michelangelo perdait sa rapidité aussi vite qu'il se vidait de son sang, et ses coups étaient de moins en moins puissants. Il ne pourrait plus tenir bien longtemps.

Soudain, les deux ninjas s'immobilisèrent, comme d'un commun accord. La respiration de Michelangelo était haletante et il semblait vraiment peiner à rester debout, tandis que Vego paraissait encore capable de tenir longtemps. Les multiples blessures que lui avait infligées Mikey devaient le faire souffrir, bien sûr, mais soit il ne le montrait pas, soit il était bien trop concentré sur son besoin de tuer.

« Tu es fini, déclara l'homme à l'adresse de son adversaire. Et tes frères également. J'ai gagné.

- Ne va pas trop vite, rétorqua Michelangelo entre deux inspirations sifflantes, j'ai pas dit mon dernier mot.

- Regarde toi, tu tiens à peine debout ! Ce n'est même plus drôle de me battre contre toi. Même la tortue au bandana rouge serait plus intéressante maintenant, grinça-t-il avec un rictus en direction de Raphaël.

- Il est inconscient ! S'exclama Mikey avec rage. Laisse-le tranquille ! »

Bien trop rapidement pour les blessures des deux tortues toujours conscientes, Vego bondit vers leur aîné et lui donna un violant coup de pied dans les côtes, qui l'envoya percuter un mur. Le cœur de Donatello eut un raté.

« Laisse-le ! S'écria Michelangelo en se précipitant vers son ennemi. C'est moi ton adversaire ! »

Mais ses blessures, et surtout le sang qu'il avait perdu le rendaient beaucoup trop lent à présent. Il atteignait à peine Raphaël que Vego se tenait devant Donnie et lui souriait cruellement. Le ninja au bandana violet hurla de douleur lorsque l'homme posa son pied sur sa jambe brisée. Et lorsque, de la même manière qu'il avait frappée Raphaël, Vego lui donna un grand coup dans les côtes, Donatello perdit conscience. Il perdit conscience bien trop vite pour entendre le cri de terreur de Michelangelo, bien trop vite se sentir rouler sur le sol, bien trop vite pour seulement se sentir basculer dans le vide, par-dessus le toit de l'immeuble.

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GASP ! Mais que ce passe-t-il ensuite ! Vous inquiétez pas, le prochain chapitre arrivera vendredi prochain. Alors alors ? Il est pas beau et fort et grand notre petit Mikey ? Je l'aiiiime d'amour ! Cette fic aura quatre chapitres en tout, comme ça vous êtes prévenus.

N'oubliez pas les reviews, ça fait vraiment plaisir ET ça pousse à écrire plus.

Bisouuuus !