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Audrey : Et oui, Amaria est enfin réveillée ! Kushina et elle n'étaient pas amies. Kushina a juste entendu parler de l'accident par Minato et a décidé de créer un sceau pour l'aider, elle a d'ailleurs eu l'aide de Jiraya (c'est pour ça qu'il a su le refaire). Ses méridiens sont ultra sensibles donc leurs usage est impossible et en combattant elle a pousser son corps dans ses limites. Si jamais elle venait à refaire ça elle ne s'en sortirait pas sans de très graves séquelles.
Ibiki arriva rapidement sur place. Il avait attendu le moment où on annoncerait son réveil à chaque seconde. Il se précipita dans la chambre. Elle était là, pâle, mais les yeux ouverts. Elle releva la tête vers lui un sourire aux lèvres. Elle tendit la main vers lui et il se rendit compte qu'il s'était figé dans l'entrée. Il s'avança alors et saisit délicatement sa main, tout en essayant de ne pas entraver Suikui qui finissait de l'ausculter. Il serra doucement, caressant sa peau, il ne la quittait pas des yeux. Il avait peur qu'en détournant le regard un instant il ne se rende compte que ce n'était qu'une illusion.
— Tout va bien, annonça finalement Suikui. Repos, soins et rééducation pendant quelques semaines et ça devrait être bon.
— Merci Sukui.
Ibiki prit la jeune femme dans ses bras. Il sentit l'émotion l'envahir à mesure que la peur s'en allait. Il avait eu si peur.
— Ne me refais jamais ça, j'ai cru mourir, murmura-t-il à son oreille.
— J'essaierai, mais je ne peux rien te promettre...
Il n'ajouta rien, il savait qu'elle n'avait pas eu d'autres solutions et que s'il fallait le refaire, elle le referait.
Il arrêta l'étreinte et la détailla. Elle avait l'air épuisée, ce qui était normal. Ses cheveux étaient entièrement noirs, les mèches s'étaient estompées.
— Comment te sens-tu ?
— Vidée... J'ai encore plusieurs méridiens à vif. Suikui m'a dit qu'elle avançait doucement et qu'il n'y avait pas de médic-nin qualifié pour ça. Elle fait ce qu'elle peut...
— Qui s'en était occupé la première fois ?
— Tsunade avait réparé les lésions internes et les méridiens. Kushina-sama s'était occupée de créer un sceau pour protéger mon corps.
— Jiraya l'a remis en place à son retour. Il est partit à la recherche de Tsunade avec un gamin, ajouta-t-il après une brève hésitation.
Amaria hocha la tête, mais ne dit rien. Personne n'avait revu Tsunade depuis des années. Elle ne voulait pas se faire de faux espoirs. Néanmoins, si elle revenait et acceptait de la soigner, elle retrouverait une vie normale bien plus rapidement. Et elle ne demandait que cela.
— Je... Je suppose que je te dois des explications, reprit-elle, la tête baissée.
— A vrai dire, je préférerai que tu te reposes, tu as l'air à deux doigts de t'effondrer. On en parlera quand tu seras remise et prête. Je peux attendre.
— D-d'accord...
Elle garda la tête baissée. Est-ce qu'il lui en voulait ?
— Je ne t'en veux pas de m'avoir caché ton passé de Kunonichi, Ama, la rassura-t-il comprenant ses tourments. Surtout que ça ne s'est visiblement pas bien terminé. Je comprends ton silence.
— Merci, Ibiki.
Il caressa doucement sa main avant de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille et de lui voler un bref baiser.
— Je regrette simplement de ne pas t'avoir mise en sécurité malgré les évidences. Ou au moins d'assigner quelqu'un à ta protection.
— Tu as fait ce que tu as pu, Ibiki. Tu m'as éloignée du centre de l'attaque, tu ne pouvais pas savoir que les assaillants progresseraient si rapidement. Et puis, assigner quelqu'un à la protection ? Ça ne serait pas abuser de ta position ça, le taquina-t-elle.
— Totalement, mais pour te savoir en sécurité ça aurait valu le coup !
Ils échangèrent un sourire complice.
— Repose-toi, maintenant.
Il l'aida à se rallonger confortablement. Il installa un fauteuil près d'elle et lui tint à nouveau la main. Il se sentait incapable de s'éloigner d'elle pour le moment. Il somnola, gardant un œil sur elle. Plusieurs fois dans la nuit des médic-nins passèrent vérifier les constantes de la jeune femme. Ibiki veillait.
Quelques jours plus tard, la bonne nouvelle tomba. Jiraya était de retour avec Tsunade Senju. Elle avait accepté de rentrer et de devenir Hokage. Ibiki lui laissa à peine le temps de prendre son poste avant de mander une entrevue. Elle avait déjà soigné Amaria, elle pouvait très bien le refaire. Il suggéra à Gai de lui parler du cas de son élève. Après tout, Tsunade était considérée comme la meilleure médic du monde. De fait, si quelqu'un pouvait faire quelque chose c'était elle.
Après les soins de Tsunade, Amaria fut autorisée à sortir de l'hôpital à son plus grand soulagement. Ça faisait des semaines qu'elle était enfermée là dont trois qu'elle était réveillée. Elle trouvait le temps bien long et avait hâte de rentrer chez elle.
Ibiki abandonna le commandement de la section à Anko pour une journée. Il tenait à être présent pour sa sortie. Il patienta le temps d'une dernière auscultation. Suikui avait demandé à ce qu'elle vienne une fois par semaine pendant au moins trois mois.
Après avoir eu le feu vert, Amaria bondit sur ses pieds. L'extérieur enfin ! Elle remercia Suikui et entraîna Ibiki à sa suite. Elle avait tellement hâte de sortir d'ici. Une fois dehors, elle inspira à plein poumons. Bon sang ! Ça faisait tellement de bien.
Elle n'avait qu'une hâte : s'éloigner de l'hôpital.
Tout à son bonheur elle ne remarqua pas les regards incrédules qui les suivaient, elle n'entendit pas les chuchotements. Elle tenait la main du Maître des tortures au plein milieu de Konoha. Ibiki se retint de ne pas tous les incendier du regard.
Le premier arrêt fut chez un coiffeur. Voilà des jours qu'elle râlait sur l'absence de couleur dans ses cheveux. Elle ressortit avec des mèches fushia qui tranchaient le reste de sa chevelure. Ibiki l'invita ensuite dans l'un des meilleurs restaurants des Akimichi. Elle s'extasia de tous les plats. Elle qui avait subi les plats équilibrés mais sans saveurs de l'hôpital.
Plusieurs heures plus tard, Amaria fut heureuse de retrouver leur maison. Elle se vautra dans son fauteuil préféré.
— Heureuse ?
— Plus que jamais !
Il déposa un baiser sur ses lèvres.
— Pas autant que moi. Cette maison est invivable sans toi.
— Tu as vécu ici tout seul pendant quinze ans...
— Il faut croire que je ne peux plus me passer de toi alors.
Amaria eut un sourire et l'attira vers elle pour qu'il s'installe et se lovât dans ses bras. Elle posa sa tête contre son torse et écouta son cœur battre. Dire qu'elle avait failli perdre tout ça.
— Ca s'est passé à la frontière de Kumo, brisa-t-elle le silence. J'étais chunin depuis deux semaines, ça devait être ma dernière mission avec mon équipe avant qu'on soit pleinement intégrée aux forces de Konoha.
Ibiki caressa lentement son dos pour l'apaiser. Il sentait que se remémorer tout ça lui faisait mal.
— On devait juste escorter un artisan de Konoha pour qu'il récupère sa marchandise. La frontière était stable, enfin on le pensait. Quand on est arrivé au hameau, il n'y avait personne. Les gens avaient fuit. Les shinobis en faction étaient tous plus ou moins blessés. Ils pansaient difficilement leurs blessures. Ils avaient perdu le point de frontière quelques jours plus tôt et tentaient de se rétablir là. On a dû croiser l'informateur...
Il resserra son étreinte et murmura des mots apaisants.
— On a renvoyé les artisans avec les shinobis incapables de se battre et un senseur pour leur épargner toutes mauvaises rencontres. On est resté pour tenir la position jusqu'à l'arrivée des renforts pour reprendre la frontière. On était peu... A peine une quinzaine.
Ibiki imaginait très bien la scène. A peine une quinzaine là ou Kumo avait dû lancer toutes ses forces pour agrandir la brèche...
— L'attente était insoutenable alors qu'elle n'a duré que deux jours. Juste avant l'aube du troisième jour, ils ont lancé l'assaut. Avec mon équipe, on était très soudés, on avait l'habitude de combattre en symbiose. Notre sensei nous avait préparés à ça. Il nous avait préparé à la guerre, mais...
Il serra la mâchoire et expira lentement. Amaria avait depuis longtemps cédé aux larmes et sanglotait la tête enfouie contre son torse.
— Le surnombre, on y était préparé. Mais... On faisait face à des jonins dont plusieurs figuraient dans le bingo book. Notre sensei et le chef de l'escouade veillaient à s'occuper des plus puissants. A un moment, mon équipe a été assaillie par deux kumo-nin. Ils étaient vraiment puissants par rapport à notre niveau. L'un utilisait le taijutsu et l'autre le raiton. Mes coéquipiers étant à l'aise sur le taijutsu, je les ai laissé s'en occuper et j'ai éloigné le possesseur de raiton. Je me suis dis qu'avec mon doton ça irait.
Avec la différence de niveau, un doton ne ferait évidemment rien... Mais entre la panique, l'adrénaline, la fatigue...
— J'ai utilisé doton sur doton pour dévier ses attaques. J'arrivai à le tenir loin et à un moment... Un de mes coéquipiers s'est fait briser la nuque, j'ai... Je suis restée figée quelques secondes à peine...J'ai vu mon sensei bondir pour sauver Huta et... Je me suis pris sa technique de plein fouet.
Elle crispa sa main sur sa chemise. Elle revivait la scène.
— Je n'ai pas mis longtemps à comprendre qu'il y avait quelque chose de différent dans son raiton. J'ai voulu rassembler mon chakra pour utiliser un doton qui me délivrerait de ce que je pensais être une prison de raiton. Et alors, elle hoqueta et inspira avec difficulté. Alors, mon corps a littéralement implosé. J'ai ressenti le moindre de mes méridiens s'enflammer. Mon dernier souvenir c'est mes hurlements et le rire du Kumo-nin.
— Ça va aller, Ama. Ça va aller. Quelle était cette technique, demanda-t-il après un bref silence.
— Il avait réussi à créer un raiton empoisonné... C'est ce que m'a expliqué mon sensei des semaines plus tard quand j'ai repris connaissance. Il m'a aussi annoncé que je ne serai plus jamais une kunoichi. J'ai mis des mois à accepter l'idée...
— Je ne connaissais pas cette technique, commenta-t-il pensif. Je suis heureux que tu aies survécu à tout ça et terriblement désolé que tu aies dû revivre ça.
— Il est mort à la fin de la guerre. Iwa l'a capturé et exécuté, il avait tué l'un des neveux du Tsuchikage. Mon sensei suivait ses mouvements pour réussir à le capturer, après ça il a pris sa retraite et n'a plus jamais enseigné, il est dans un village à la frontière sud maintenant... Il ne s'est pas remis de tout ça et pourtant ce n'était pas sa première guerre...
— Perdre ses élèves est toujours difficile... Et Huta ?
— Il est toujours shinobi pour Konoha. Il est entré dans l'ANBU, mais la dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles remonte à au moins six ans... Il s'en veut de ne pas nous avoir protégés, il ne supportait plus de me voir "amoindrie".
— Je vois...
— C'est mieux comme ça... On est plus vraiment dans le même monde...
Ils restèrent longtemps dans le silence après les longues explications d'Amaria. La brune finit par s'endormir, épuisée de sa journée. Ibiki la porta jusqu'à leur lit en prenant soin de ne pas la réveiller.
Quelques jours plus tard, Kurenai et Anko avaient exigé de rencontrer "l'élu de son cœur". Il n'avait eu aucune échappatoire jusqu'à un "c'est d'accord" lui soit soutiré. La rencontre avait eu lieu trois jours plus tard. Amaria s'était tout de suite bien entendue avec Anko et Kurenai, mais aussi Gai, de fait dès le lendemain elle avait des mèches vertes pour le soutenir dans sa démarche de fougue de la jeunesse... Ibiki avait levé les yeux au ciel, habitué à la voir avec différentes teintes et changer bien trop souvent. Gai avait fondu en larmes, l'esprit théâtral et les autres avaient bien ri.
Elle avait été très rapidement intégrée au petit groupe.
Ibiki n'avait pas échappé longtemps à Anko qui, enfin libéré de son serment de ne rien dire et de ne rien cherché, s'était fait une joie de l'interroger pour tout savoir. Kurenai s'était chargée d'avoir la version d'Amaria.
Finalement, à peu près tout Konoha avait fini par apprendre la nouvelle. Le Maître des Tortures avait succombé au charme d'une civile. Personne n'aurait imaginé cela, lui qui était si solitaire. Lui non plus ne se serait jamais imaginé avoir une telle relation.
Mais comme le lui avait dit Amaria : il existe des tortures plus délicieuses que d'autres.
FIN
(Pour de vrai cette fois)
Un très très très grand merci à Audrey ! Tu peux pas savoir à quel point ça m'a fait plaisir d'avoir ta review à chaque chapitre. Vraiment merci !
Merci également à Erenaki et Victoria Leanansidhe qui ont laissé leur avis.
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C'est donc la fin des aventures de Ibiki et Amaria. J'espère que cette histoire vous aura plut. N'hésitez pas à spam les reviews !
Lire les avis de tout le monde ne manquera pas de me donner le sourire pendant ma convalescence (je me fais charcuter demain (pas par Ibiki), c'est pour ça que je tenais à terminer la publication aujourd'hui). J'espère vous retrouver pour d'autres aventures (je prépare du One Piece en ce moment).
A bientôt !
