L'histoire se passe lors de leurs huitième année (Harry et Ron redouble avec Hermione), après la chute de Voldemort.
Disclaimer :Toute appartient à J.K ROWLING sauf l'histoire et quelques personnages que j'ai inventé.
N'hésitez pas à me laisser votre avis en review. (si vous voyez des fautes d'orthographe qui traînent un peu, dite le moi).
Hermione se tenait tranquillement sur les quais de la gare de King's Cross, un livre à la couverture brillante entre les mains. Elle commençait à regretter amèrement de ne pas avoir pris la peine d'attacher ses longs cheveux bruns qui lui fouettaient le visage à chaque petits courants d'air et qu'elle était obligé de repousser toutes les deux minutes pour pouvoir se concentrer sur les lignes de son livre. En plus de cela, pensa-t-elle en passant la mains dans sa chevelure, ils commençaient déjà à s'emmêler. Décidant finalement de fermer son livre, elle le reposa avec soins dans son sac et se saisit d'un élastique pour attacher en un chignon lâche ses cheveux qu'elle allait finir par raser s'ils continuaient à lui causaient autant de problèmes. S'asseyant à même le sol elle se promit de ne pas arriver avec une heure d'avance la prochaine fois, mais si dans un coin de sa tête une petite voix lui soufflait que cela faisait maintenant plus de sept ans qu'elle le faisait chaque année. Secouant sa tête pour faire partir cette voix vicieuse elle attendit avec impatience l'arrivée de ses deux meilleurs amis.
Quand elle vit enfin apparaître une chevelure brune ébouriffée elle se leva d'un bond, grimaçant en sentant son dos craquer d'être resté trop longtemps assise sur ce sol froid et dur, et se précipita en courant dans les bras du garçon à lunette qui s'avançait.
Harry la serra dans ses bras en riant et s'amusa comme un enfant à tirer sur les longues mèches bouclées qui dépassaient du chignon de sa meilleure amie. La sentant râler contre son torse il resserra sa prise sur sa taille et la jeune fille, malgré ses coups de poings sans effets sur les épaules du brun, dû s'avouer vaincu.
Harry la relâcha enfin et lui adressa un regard rempli de joie, faisant ressortir ses pétillants yeux verts, ce qui la fit sourire encore plus, si c'était possible, elle allait ouvrir la bouche, mais l'arrivée de Ron l'interrompit ; quand il entra dans leur champs de vision, les deux amis s'élancèrent vers lui en riant, faisant tomber les valises du roux au sol. Sans s'en préoccuper une seule seconde Harry donna une accolade à son meilleur ami sans manquer de lui ébouriffer les cheveux tandis qu'Hermione s'approcha et à la surprise du roux l'enlaça de toute ses forces. Quelques secondes plus tard, le jeune homme à son tour resserrait ses bras autour d'elle, respirant avec forces le parfum familier de ses cheveux. Un sourire toujours éclatant aux lèvres, Hermione s'éloigna pour aller récupérer sa valise et ils montèrent enfin tous les trois dans le train qui n'allait pas tarder à partir, faisant résonner son sifflement strident dans la gare.
Cherchant un compartiment, ils finirent par reconnaître les éclats de voix de Neville et de la jeune rousse au tempérament de feu, Ginny. Ouvrant la porte d'un geste théâtral, Harry entra dans l'habitacle, bientôt suivi d'un cri de joie de la sœur de Ron qui s'élança vers le brun, qui les bras tendus, n'attendait qu'elle. Profitant avec joie de la douce chaleur de son petit-ami, qu'elle n'avait pas vu depuis maintenant des mois, elle ne semblait pas vouloir le relâcher. Hermione finit tout de même par s'éclaircir la voix et par demander d'une voix amusée :
« On peut rentrer… ? Ou sinon on va s'installer dans un autre compartiment, ne vous gênez pas pour nous. »
Ce fut le rire de Ginny qui lui répondit et la brune put enfin serrer à son tour sa meilleur amie dans ses bras.
Ron rentra à sa suite maugréant, que sa sœur aimait plus ses meilleurs amis que lui-même, en réponse il reçut un baiser claquant sur sa joue de la jeune rousse souriante.
Très vite Hermione commença à discuter avec la douce Luna de l'avenir du Chicaneur tandis que Neville entamait une discussion animée avec Ron. Harry et Ginny semblaient complètement dans un autre monde, comme si un mur les séparait des autres sorciers présent autour d'eux. Mais le silence se fit quand Neville saisit avec douceur le menton de Luna pour l'embrasser avec passion. Ce fut le cri de Ginny qui les sortit de l'hébétement dans lequel ils étaient tous plongés :
« Vous sortez ensemble ?! Mais depuis quand ? Où ? A quelle heure ? Comment ?
- Ginny, l'interrompit la sorcière brune placé en face d'elle, ils n'ont peut être pas envie de nous parler de ça.
- Oh, ne t'inquiètes pas Hermione, lui répondit la blonde de sa voix douce, cela ne me déranges pas du tout. Et notre histoire est très banale. Nous nous sommes rapprochés à la fin… de l'année dernière, et j'ai invité Neville à passer les vacances chez moi, ce qu'il a accepté.
- Nous nous sommes énormément rapprochés, repris Neville, enfin vous pouvez vous en douter. Et nous avons finalement pris conscience de...enfin…vous voyez...de...de nos...
- De nos sentiments réciproques. Finit la blonde, tirant Neville de l'embarras.
- Et bah dis donc. Fit la rousse en secouant la tête, comme si elle n'y croyait toujours pas. »
Harry se mit à rire devant la tête de sa petite-amie, et se tournant vers le nouveau couple, il leur dit d'une voix sincère :
« En tout cas, vous formez un très beau couple.
- Merci Harry, fit Luna d'une voix rêveuse.
- Je vous vois venir, moi, fit la voix boudeuse de Ron, vous allez tous vous mettre en couple, et moi je vais finir tout seul à tenir la chandelle à chacun des repas.
- Ron...soupira Hermione en levant les yeux au ciel, malgré le sourire amusé qui ornait ses lèvres, je ne risque pas de me mettre en couple cette année, je te rappelle que nous avons nos Aspics à passer.
- C'est ce que tu dis, c'est ce que tu dis. Répondit Ron, qui ne voulait en démordre. »
Sa dernière phrase combinée à sa moue boudeuse provoqua un fou rire général, auquel même le roux se mêla.
La bonne humeur du groupe s'arrêta pourtant instantanément quand ils virent la tête blonde de Drago Malefoy passer la tête dans l'entrebâillement de la porte de leur wagon. Avant qu'il ait pu dire la moindre parole Harry le coupa et lui dis :
« - Qu'est-ce que tu veux Malefoy ?
- Harry ! Le reprit Hermione. Bonjour Malefoy. Continua-t-elle ensuite.
- Granger. La salua le blond. McGonagall m'a fait parvenir une lettre il y a quelques minutes. Il faut que les Préfets en chef se rendent dans leur wagon.
- Pas de problèmes, lui répondit la brune, j'arrive tout de suite. »
Le blond se contenta de hocher la tête et de se retourner avec son habituelle grâce. Une fois partie, la lionne se tourna vers son meilleur ami aux yeux émeraudes et lui dit d'une voix chargée de reproches :
« Harry, tu n'as pas besoin d'être aussi agressif. Malefoy a déjà fait ses preuves, on a tous déjà trop souffert pour que tu en rajoutes. »
Et d'un geste presque violent elle se saisit de sa valise avant d'emprunter le même chemin que le blond aux yeux gris.
Encore étonné Harry finit par articuler :
« On est bien d'accord, qu'elle vient de défendre Malefoy avec autant de rage qu'elle le faisait pour les elfes de maison ? »
Tous hochèrent la tête, et ce fut le roux qui reprit :
« On va bientôt se retrouver avec des badges pour la APSMAHP, association pour sauver Malefoy de l'agressivité de Harry Potter.
- Ou alors on va voir Malefoy avec des bonnets tricotés à la main et des petits chaussons assortis. Rajouta Ginny dans un éclat de rire.
- N'oublions pas les petits gâteaux confectionnés à la sueur de son front pour pas qu'il ne meure de faim. Finit Harry sans pouvoir s'arrêter de rire, tellement l'image de Malefoy qui tournait dans son esprit ne correspondait pas avec le ton froid qu'il avait eu quelques minutes plus tôt. »
Hermione sans savoir ce qui se passa dans le wagon de ses amis, entra enfin dans le compartiment des préfets et fut un instant surprise de ne trouver que le blond. Installé sur la banquette avec un livre dans les mains, il ne paraissait pourtant pas concentrés sur les mots qui défilait devant ses yeux, et le bruit de la porte se refermant derrière la brune le sortit de sa léthargie. Relevant la tête il adressa un regard impassible à la Gryffondor, et se replongea dans son livre.
Celle-ci ayant fini d'installer sa valise dans les filets solides du train, s'installa en face du sorcier et lui demanda d'une voix étonnée :
« Nous ne sommes que deux ? Pourtant je pensais qu'après le redoublement de tous ces élèves et l'arrivée de nouveaux, ils auraient doublé l'effectif de préfets.
- C'est bien ce qu'ils ont fait, lui répondit Malefoy d'une voix neutre. Le nombre de préfets est passé de huit à seize en raison de ce redoublement dont tu parles, mais je ne sais pas pourquoi, ils ont décidé de ne garder que deux Préfet en Chef. »
Hermione haussa les épaules et attrapa elle-aussi son livre. Se plongeant dans la lecture de ce récit passionnant, elle ne remarqua pas le regard de Malefoy sur elle. Celui-ci l'observait de son regard métallique observateur en se demandant ce qui avait autant changé pour qu'il trouve Granger presque belle. La jeune fille possédait toujours ses épais cheveux bouclés, même si ceux-ci avaient bien poussés de quinze centimètres ; ses yeux marrons étaient toujours aussi lumineux, même si un voile semblait les voiler, et le blond savait parfaitement ce que c'était pour avoir le même. Les souvenirs. Les souvenirs semblaient habiter le corps de chaque anciens combattants, ils se voyaient dans leur regard, ils s'entendaient dans leur voix tantôt nostalgique et tantôt lasse, et ils se ressentaient dans leurs mouvements vifs, toujours sur le qui-vive, presque paranoïaques. Son visage semblait ne pas avoir changé, même s'il avait perdu toutes les traces de l'enfance qu'il lui restait l'année dernière, ses joues avaient maigries, sa bouche était plus prononcée et ses pommettes plus hautes. Arrêtant sa contemplation au niveau de son cou, le sorcier plongea son regard dans le décor qui défilait à travers la vitre embuée par le froid du train. Hermione quant à elle, s'était arraché à son livre pour aller revêtir l'uniforme obligatoire de Poudlard. S'enfermant dans un compartiment vide, elle se dépêcha de retirer ses habits et d'enfiler la longue robe noire qu'elle possédait déjà l'année d'avant. Sans pouvoir s'en empêcher elle essaya tant bien que mal d'appliquer des sorts sur ses cheveux qu'ils lui paraissaient bien plus emmêlés que quelques minutes auparavant.
Retrouvant Malefoy, elle remarqua que celui-ci avait lui aussi revêtu son uniforme ; et elle ne put s'empêcher de l'observer quelques instants. Il était indéniablement beau pensa-t-elle, mais ses yeux froids et ses traits aristocratiques le rendait glacial, un seul sourire, et il illuminerait toute une pièce remarqua-t-elle. Se rasseyant elle lui demanda :
« Malefoy ? Tu comptes faire quoi l'année prochaine. »
Le blond releva la tête, comme étonné, qu'elle lui adresse la parole, mais lui répondit tout de même de son habituelle voix polaire, même si un soupçon d'amertume semblait percer à travers ses paroles :
« Je ne sais pas Granger, je ne sais pas. Et toi ? Se força-t-il à rajouter.
- Oh je pense que je vais tenter de faire des études de médicomagie. Dit-elle d'une voix neutre, comme si après tout, cela ne lui importait pas.
- Ah bon ? S'étonna sincèrement le blond. Tu ne feras donc pas Aurors avec Potter et Weasley ?
- Oh, non pas du tout. Répondit la brune en baissant la tête sur ses mains posées sur ses genoux.
- Je vois...Fit le blond avec un sourire en coin. Ils ne sont pas au courant n'est-ce pas ?
- Hum...Déglutit la lionne. Pas encore, mais je suis sûre qu'ils seront tout à fait...ravis ?
- C'est une question Granger ? S'amusa le sorcier.
- Bien sûr que non, je suis sûre qu'ils seront très contents… et...très heureux pour moi, semblait vouloir se convaincre la brune.
- Je n'en doutes pas Granger. Termina le blond en lui jetant un regard presque compréhensif que lui rendis la brune sans hésiter. »
Le silence se fit doucement et quand le train s'arrêta, les deux préfets surpris d'être déjà arrivés se relevèrent en hâte pour discipliner les premières années qui semblaient vouloir partir dans tous les sens. Sans un regard pour le blond, Hermione se précipita pour amener les enfants émerveillés vers Hagrid, qui les attendaient comme tous les ans, un sourire à moitié caché par sa volumineuse barbe sur les lèvres. Serrant la brune dans ses bras, le géant se contenta de saluer le serpentard derrière elle d'un signe sec de la tête que le blond lui retourna.
Apercevant au loin des têtes rousses, la lionne se précipita vers ses amis non sans jeter un dernier regard à Malefoy et lui lancer d'une voix joyeuse :
« A plus Malefoy ! »
Le blond, surpris, se retourna vers elle et presque naturellement lui répondit d'une voix presque séductrice :
" C'était un plaisir Granger."
Un sourire étira ses lèvres quand il vit les joues de la jeune fille rosirent suite à sa phrase et c'est en lui lançant un dernier clin d'œil provocateur qu'il se retourna et prit la direction du château de son habituel pas assuré.
Le regard rivé à la silhouette du jeune homme, la lionne ne vit pas arriver sa meilleure amie et quand la voix amusée de la rousse résonna près de son oreille, la brune retint de justesse un sursaut de surprise :
" Depuis quand Malefoy te drague-t-il ?
- Quoi ? S'exclama la sorcière.
- Depuis quand... Répéta la rousse.
- Mais pas du tout. Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire. La coupa vivement Hermione.
- Et les clins d'œil, les petits sourires... Insista Ginny.
- Mais... C'est tout simplement Malefoy, il a toujours été comme ça non ? Demanda d'une voix moins assurée la brune en se mordant la lèvre inférieure.
- Oui. Affirma la rousse, mais pas avec toi. Ajouta-t-elle d'une voix plus douce.
- Je vois. Fit simplement la jeune fille avant de tourner les talons et de se diriger vers ses meilleurs amis qu'elle apercevait au loin."
A peine arrivée à proximité de son meilleur ami roux celui-ci lui dit avec un ai concentré :
« Tu sais Hermione, Malefoy n'est pas un… Commença-t-il.
- Alors, ce trajet ? Ça s'est bien passé avec Malefoy ? Le coupa vivement Harry avant que Ron ne parle des elfes de maisons à une brune qui avait déjà l'air en colère.
- Oui, c'était assez calme finalement, répondit suspicieusement la brune en remarquant le coup de coude du brun à lunettes adressé au cadet des frères Weasley.
- Ah bon ? Demanda innocemment le Survivant. »
La lionne ne prit pas la peine de répondre et se contenta d'entraîner ses deux meilleurs amis vers l'entrée du majestueux château qui se dressait devant leurs yeux toujours aussi émerveillés chaque années. D'un pas assurés le Trio entra par la Grande Porte devant le regard sévère d'un Rusard toujours plus suspicieux. Hermione, comme à son habitude lui adressa un sourire lumineux ainsi qu'un bonjour solaire, qui ne trouva aucune réponse, à part un grognement, qui devait être le maximum que puisse faire le vieux concierge. N'en prenant pas compte, la brune semblait vouloir marcher de plus en plus vite, comme si sa vie dépendait du temps qu'elle mettrait pour s'asseoir sur les bancs en bois de la Grande Salle. Riant devant les trop grandes enjambées de la jeune filles, les deux sorciers derrière elle, essayait tant bien que mal de la suivre à travers les sorciers toujours plus nombreux qui entraient par flot d'uniformes noirs et de chapeau pointu.
Arrivés enfin à la table des Rouges et Or, la sorcière brune parut se détendre et adressa un de ses sourire lumineux à Harry qui la regardait d'un air soupçonneux. D'une voix détachée, il lui demanda :
« - Tu fuyais quelqu'un Mione ?
- Non, pas du tout. Pourquoi ? Dit-elle d'une voix qu'elle espérait normale.
- Oh, c'est juste que tu n'as jamais été aussi pressé d'arriver.
- Oh tu sais, c'était pour revoir ces bonnes vieilles tables. Elles m'ont bien manqué, finit-elle en rigolant d'un rire un peu forcé. »
Baissant la tête, elle essaya de cacher ses joues de plus en plus rouges sous ses cheveux bruns, et elle faillit jurer en se rendant compte que ses cheveux étaient toujours bien attachés sur le sommet de son crâne. Pestant encore une fois contre cette chevelure qu'elle n'arrivait pas, malgré tous ses efforts, à aimer. Elle se contenta de regarder ses ongles d'un air intéressé, tout en évitant le regard vert perçant de son meilleur ami. Quand elle entendit la voix de Malefoy, accompagné de son ami Blaise Zabini, qui entrait à son tour dans la Grande Salle, elle fit tout son possible pour se cacher, en fixant le bois brillant de la table. Harry remarquant ce changement de comportement, chercha du regard ce qui avait pu être la cause de la gêne de la grande Hermione Granger. Ses sourcils se froncèrent quand il repéra le regard gris d'un blond à l'uniforme vert et argent qui fixait d'un air songeur la nuque de sa meilleure amie. Malgré sa curiosité, presque à la hauteur de celle de sa commère de petite-amie, il retint de justesse la question qui lui brûlait les lèvres et se contenta de regarder la tête de la lionne se tourner, comme si elle avait senti le poids du regard du sorcier dans son dos, ses joues rougissantes quand elle vit les yeux gris de son homologue masculin et ses lèvres se retrousser, presque inconsciemment, dans un sourire en coin, qu'elle prit soin de cacher quand elle répondit à un Ronald Weasley, qui la bouche pleine, lui avait posé une question :
« - Oui Ron, disait-elle d'une voix exaspérée.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda le brun qui avait perdu le fil de la conversation.
- Ron me demandait, si, comme je suis maintenant préfète, j'aurais moins le temps de faire mes devoirs avec vous. Lui répéta-telle en levant les yeux au ciel.
- T'inquiètes, cette année, je gère. Lui répondit le sorcier en lui souriant.
- J'en suis sûre Harry. De toute façon je vous ai préparer un planning de travail très pratique, ajouta-t-elle, très fière de leur tête étonnée.
- Hermione...Supplia presque le roux, je suis sûre que cette année, on s'en sortira très bien, et puis Harry m'a dit qu'il comptait passer beaucoup de temps à la bibliothèque cette année. Affirma-t-il en jetant un coup d'œil à son meilleur ami qui lui lançait des regards noirs.
- C'est vrai ?! S'exclama la brune. Mais c'est génial Harry, je suis tellement contente que tu prennes enfin tes études au sérieux. »
Sans répondre, Harry se contenta d'écraser le pied de son presque frère sous la table et d'adresser un sourire forcé à une Hermione qui paraissait aux anges. Elle allait ouvrir la bouche mais la voix sèche de la nouvelle directrice, McGonagall , résonna, grâce à un sort d'amplification, dans la Grande Salle. Toutes les têtes se tournèrent dans un même mouvement vers la silhouette fine de la professeure de métamorphose :
« Bonjour à tous et bienvenue dans notre vieux château. Je parle au nom de tous en disant que Poudlard a besoin, plus que tout, de vos rires et de votre joie pour revivre. Et comme dirait un de mes vieil ami « on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière »
Les yeux de tous les élèves, à part les premières années, qui regardaient de partout dans l'espoir de comprendre ce qui se passait, s'humidifièrent, en repensant à ce vieux fou qui leur avait fait garder espoir jusqu'au bout. Sur l'estrade, la sévère professeure au chignon serré, essuyait d'un geste las les larmes qui avait glissées le long de ses joues, derrière elle, les sanglots d'Hagrid résonnait aux oreilles de chacun comme une mélodie funèbre, les autres professeurs gardaient la tête baissées, et on voyait quelques fois leurs yeux brillants de larmes se relever vers le plafond infini de la Salle, comme un dernier hommage à ce grand Personnage. La voix tremblante, la directrice continua son discours :
« Je ne m'étendrai pas sur ce sujet et je tiens juste à vous rappeler quelques règles ; il est formellement interdit de pénétrer dans la Forêt Interdite, et tout manquement à cette règle sera sévèrement puni. Affirma-t-elle d'une voix plus assurée en fixant d'un regard réprobateur le Trio d'Or et plus particulièrement un brun aux lunettes rondes qui semblait retenir un sourire, contrastant avec ses yeux brillants de quelques dernières larmes.
Et la sélection de Quidditch commence dans quinze jours, je m'adresse à tous ceux qui veulent l'intégrer en leur disant de bien se préparer. »
Elle laissa quelques instants aux cris de joie des élèves qui commençaient déjà à parler de leur nouveaux balais. Elle tapa dans ses mains et attendit pendant quelques secondes que le silence se fasse :
« Et en citant toujours mon défunt ami qui m'aurait dit, « Minerva, laissez-les donc mangez, vous ne voyez pas qu'ils meurent de faim ces pauvres élèves ? ». Je déclare donc cette nouvelle année commencée et bon appétit à tous ! »
Sous les applaudissements qui ne semblaient pas vouloir s'arrêter, McGonagall se dirigea d'un pas élégant vers sa chaise en serrant au passage l'épaule d'Hagrid, qui se mouchait toujours dans son gigantesque mouchoir à carreaux.
Les plats n'eurent presque pas le temps d'apparaître que les jeunes sorciers se jetaient tous dessus.
C'est avec un plaisir non dissimulable que le Trio d'Or redécouvrit l'ambiance joyeuse et chaleureuse de la table des rouges et or. Hermione et Harry ne pouvaient s'empêcher d'éclater de rire devant la quantité de nourriture qu'arrivait à engloutir leur ami roux. Celui-ci leva, d'un coup la tête et leur demanda avec un regard surpris :
« Pourquoi vous me regarder comme ça ?
- Pour rien Ron, pour rien, répondit Hermione entre deux éclats de rire. »
Harry, quant à lui, se contenta d'ébouriffer les cheveux de Ron en déclarant théâtralement :
« Grâce à toi, il y a des choses qui ne changent pas ! »
Le roux, ne comprenant toujours pas, fixa le brun avec de grands yeux qui ne manquèrent pas de faire repartir la lionne dans un fou rire, bientôt rejoint par le brun à lunettes qui faillit renverser son verre en s'affalant sur la table. Ron secoua sa tête, semblant trouver ses meilleurs amis de plus en plus bizarre, et recommença à enfourner à une vitesse impressionnante le gratin de pommes de terre qui lui faisait face. Harry et Hermione, se forçant à ne plus regarder dans sa direction de peur d'éclater de rire une nouvelle fois, commencèrent enfin à manger sous les regards bienveillants des professeurs, qui, le sourire aux lèvres, observaient leurs élèves, dont la joie redonnaient enfin ses couleurs à Poudlard.
Hermione, repue, rigolait avec le brun devant elle quand une pression sur son épaule l'a fit se retourner. Derrière elle apparut la silhouette élégante d'un blond aux yeux gris, qui faisait attention à ne fixer que la brune et pas ses deux guignols de meilleurs amis qui l'observaient avec des yeux grands comme des soucoupes. Retenant un soupir, il observa les yeux de la brune, rendue brillant par son fou rire, passer de la joie à la surprise, et remarqua avec étonnement le léger sourire en coin qui apparaissait au fur et à mesure sur ses lèvres rosées. D'une voix détachée, il lui demanda :
« Alors Granger, tu comptes déplacer tes affaires quand ? »
