Hello tout le monde !
Je reviens avec une nouvelle fanfiction post-Poudlard, mais toujours à Poudlard :) C'est une Fremione, (Fred + Hermione), elle est en cours d'écriture mais j'ai pas mal de chapitres d'avance que je posterai au fur et à mesure !
Elle est également sur Wattpad.
Vous vous en doutez, Fred n'est pas mort, mais à part ça les évènements de la guerre n'ont pas été modifiés. N'hésitez pas à me laisser des reviews sur cette fanfic' pour m'aider à avancer ! :D
Bonne lecture !
Chapitre 1 : Une huitième année à Poudlard
Hermione Granger entra en trombe dans la chambre qu'elle partageait avec Ginny, au Terrier. Elle devait absolument se changer pour le dîner, car elle avait passé l'après-midi dans le jardin à s'essayer au Quidditch, et ses vêtements étaient couverts de boue. Elle soupira.
Elle aurait pu nettoyer chaque tâche avec sa baguette, mais certains gestes aussi simples lui faisaient du bien. Elle aimait entreprendre certaines choses à la manière "moldue", elle se sentait plus méticuleuse, et aimait le sentiment du travail accompli. Alors elle se déshabilla, enfourna ses vêtements boueux dans un sac plastique et pris la première robe qui lui venait sous la main, une longue robe rouge à fleurs.
Ginny entra au moment où elle passait la seconde bretelle sur son épaule.
"Oh, tu es très jolie Mione !" s'exclama la rouquine avec un regard émerveillé.
"Merci", répondit-elle en souriant. "C'est mes parents qui me l'ont acheté…"
La gorge d'Hermione se noua en mentionnant ses parents. C'était encore un sujet sensible, même si leurs pertes de mémoire étaient lointaines, maintenant. Ginny comprit, n'insista pas. Elle savait que depuis la fin de la guerre, Hermione avait du mal à se reconstruire, à parler comme avant. Elle était plus mélancolique, solitaire, silencieuse, désormais.
Ginny posa son balai sur le coin de sa commode et s'employa à défaire ses bottes pleines de boue. Hermione attrapa un chapeau de paille, car le soleil continuait de taper fort en ce fin de mois d'août, et elle sortit de la chambre de son amie pour la laisser se changer à son tour.
Après la mort de Voldemort, Hermione, Ron et Harry s'étaient laissés un peu de temps pour retrouver leurs habitudes. Ils ont passé une année à se remettre des morts les plus difficiles à l'issu de la guerre : Lupin, Tonks, Maugrey Fol Oeil, Rogue, Lavande…, tout en se faisant acclamer. Hermione avait l'impression que chaque sorcier et sorcière du monde magique avait tenu à la remercier en personne. Ils étaient considérés comme "les héros de la guerre", et avaient dû en subir les conséquences : interviews, rencontres avec les personnes endeuillées, conférences avec le Ministère, reconstruction des lieux emblématiques…
Finalement, leur année fut loin d'être reposante. Cet été, ils étaient alors tous les trois d'accord pour se reposer un peu au Terrier, avec la famille Weasley. Leur maison avait d'ailleurs été reconstruite pendant l'année, et malgré l'offre de la communauté des sorciers de leur proposer un logement plus luxueux, les Weasley avaient refusé. Ils avaient donc reconstruit le Terrier de la même façon, et avaient fait disparaître les dégâts qu'avaient causé l'incendie. Cependant, ils avaient agrandi la pièce principale, et rajouté deux chambres pour les invités, au dernier étage.
En descendant les escaliers, Hermione se cogna légèrement contre Ron, qu'elle n'avait pas vu. Elle bredouilla une excuse mais ce dernier connaissait également l'état d'Hermione : perdue dans ses pensées en permanence. Il se contenta de lui caresser le dos de la main pour la rassurer, et continua sa route vers sa propre chambre.
Il fallait dire qu'Hermione était bizarre en ce moment. En plus du poids de la guerre qu'elle avait l'impression de sentir en permanence sur ses épaules, ses sentiments étaient complètement chamboulés. Elle a été amoureuse de Ron pendant tellement longtemps, et pourtant, aujourd'hui, elle ne ressentait qu'une profonde affection pour lui. Heureusement, quand elle lui en a parlé, quelques nuits après la Bataille de Poudlard, assis sur un banc, il lui a dit que c'était pareil pour lui. Comme si la guerre avait effacé d'un coup tranchant leur amour enfantin. Hermione avait été rassurée, elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs et qu'il attende qu'elle aille mieux pour se lancer dans une histoire d'amour. Elle savait qu'elle n'avait plus de sentiment pour lui, en fait, elle n'avait plus de sentiment du tout.
Quant à Harry, elle avait eu tellement peur de le perdre qu'elle aimait l'avoir près d'elle. Malgré tout, Voldemort avait resserré leurs liens, ils étaient toujours aussi complices. Même après la guerre, et surtout après la planque dans la tente pendant un an, sans Ron. Ils se sont rapprochés, sans aucune ambiguïté, et il se rapprochait plus d'un frère pour elle que d'un simple ami.
Elle décida d'arrêter de ressasser ces pensées qui tourbillonnaient en boucle dans sa tête et entra dans la petite cuisine, où la famille Weasley étaient déjà en train de préparer le dîner. Elle proposa son aide à Molly, mais elle la rassura en lui montrant toutes les baguettes à la tâche : vaisselle, préparation du gigot, jus de citrouilles dans les verres. Harry, George et Percy, eux, étaient chargés de mettre la table dans le jardin, sur une grande table qui permettait d'accueillir une famille entière de Botrucs. En fait, ils se contentaient de faire voler les assiettes et les couverts à quelques mètres du sol, qui se posaient ensuite brutalement sur la table dans un grand bruit.
Hermione rejoignit donc ses amis, qui discutaient d'un match de Quidditch important qui devait se dérouler dans quelques semaines.
Elle s'assit sur une chaise de la grande table extérieure et son regard se posa sur George, et son bras. Il était entièrement plâtré. Le rouquin, qui avait retiré l'écharpe autour de son cou qui devait soutenir sa blessure, avait du mal à poser les assiettes.
"George, tu veux de l'aide ?" demanda Hermione en voyant sa peine.
"Oh non, Mione, merci je vais essayer de me débrouiller." répondit-il avec un petit sourire.
Hermione lui sourit à son tour. Il s'était blessé très gravement au bras pendant la Guerre, lorsqu'un Mangemort avait essayé de jeter un sort fatal sur son frère jumeau. Il avait vu la scène à quelques mètres, et s'était littéralement jeté devant Fred pour le protéger du sort à quelques secondes de l'impact.
Ce dernier n'a pas touché George -heureusement, que serait la famille Weasley sans l'un de ses jumeaux ?- mais avait salement abîmé son bras. Déchiqueté. Mais ils avaient été tellement heureux d'être en vie qu'ils s'en fichaient. Aujourd'hui, un an après la guerre, le bras de George reprenait à peine sa forme normale. La magie avait pu le réparer partiellement, mais il devait le laisser au repos encore un mois pour retrouver son usage. Et comme à leur habitude, Fred et George prenaient ça avec humour… Ce n'était pas le genre de personnes à s'apitoyer sur leurs sorts.
Finalement, après avoir mis la table, tout le monde s'assit pour déguster l'énorme gigot qui trônait sur la table. Arthur et Fred sortirent de la maison un peu plus tard en riant pour s'asseoir à leur tour, sous le regard réprobateur de Molly.
Fred s'assit en face d'Hermione qui mangeait sans appétit. Ce dernier lui fit un gros clin d'œil, comme souvent, et elle eut un petit sourire.
"Ça vous plait les enfants ?" demanda Molly avec une voix enjouée.
"Oui !" répondirent-ils tous en chœur, et Hermione se demanda ce qu'il se passerait s'ils répondaient non.
Le soleil se couchait progressivement pendant le repas silencieux. Pourtant, il faisait toujours une chaleur agréable, Hermione sentait presque ses épaules encore chauffer sous les quelques rayons de soleil qui restaient. Son chapeau de paille filtrait la lumière qui déposait un halo naturel sur le visage et qui réchauffait ses joues.
Arthur lança un sujet de conversation qui anima toute la table, et Hermione lâcha un peu son attention et se perdit dans ses pensées. Elle n'avait pas fini son assiette, ce qu'elle n'avait sûrement pas fait depuis deux ans. Elle pensait à ses parents, à sa maison à côté de Londres, sa chambre mauve… Les yeux fixés sur l'assiette usée et les morceaux de viande éparpillés, elle aurait pu pleurer si elle en avait eu la force. Mais elle avait épuisé toutes ses larmes depuis deux ans.
Hermione ne remarqua même pas que le sujet avait changé depuis longtemps, jusqu'au moment où elle crut entendre le mot "Poudlard". Elle tourna la tête vivement vers Harry, qui venait de le dire.
"Ca va me faire bizarre d'y retourner, surtout sans Dumbledore."
"Moi, ça va surtout me faire bizarre sans Voldemort. Aucune menace des Mangemorts pendant l'année…" s'exclama Ron.
Le regard noir que Molly lui lança le coupa net dans sa phrase.
"Et nous alors !" continua George qui se servait maladroitement de la salade sans avoir vu l'air énervé de sa mère. "On est pas allés à Poudlard depuis trois ans !"
"Je pense que c'est une très bonne idée de la part de McGonagall d'organiser une huitième année."
Tous les regards de la table se tournèrent vers Hermione quand elle prononça cette phrase, et tous approuvèrent. Fred, devant elle, lui lança un petit sourire qui la rassura malgré elle. Elle retourna alors dans la contemplation de son assiette, tandis que les autres s'enjouaient et se demandaient ce qui allait leur arriver, dans quelques jours, avec des grands sourires.
Il parlaient en fait de McGonagall, qui avait envoyé une lettre au début de l'été à tous les anciens étudiants de Poudlard. Hermione avait tellement lu les lignes de cette fameuse lettre qu'elle aurait pu les citer par coeur :
"A : Hermione Granger,
En vacances chez les Weasley, au Terrier
Dans la chambre de Ginevra Weasley,
Loutry Ste Chaspoule,
Devon,
Angleterre"
Chers élèves,
En tant que directrice de Poudlard nommée par le Ministre de la Magie Kingsley Shacklebolt, je me permets de vous envoyer à tous une lettre concernant plusieurs informations que je vous demande de lire le plus sérieusement possible.
Comme vous le savez, la Guerre a causé énormément de dommages à notre cher château. Pour lui rendre son honneur et sa beauté d'autrefois, de nombreux élèves nous ont aidé à le reconstruire, lentement mais sûrement, tout au long de l'année. Nous tenons tout d'abord à vous remercier chaudement, c'est grâce à vous que Poudlard restera dans les traditions sorcières le plus longtemps possible, et que les générations futures pourront profiter des enseignements que vous avez connus.
Cependant, pour votre septième année à Poudlard, nombre d'entre vous n'ont pas pu profiter des apprentissages habituels de l'école, et d'autres ont subi les véritables tortures des Carrow. Au nom de la communauté sorcière, je vous prie d'accepter mes sincères excuses. Si j'avais pu changer quelque chose à cette année infernale, je l'aurais fait, croyez-moi. Mais, je n'ai malheureusement pas pu, et je le regrette amèrement aujourd'hui. Je remercie, donc, chacun d'entre vous d'avoir participé aux combats, à la chute de Lord Voldemort et d'avoir défendu votre chère école.
Vous êtes la fierté du monde de la Sorcellerie.
C'est donc dans cette optique de remerciement que je vous invite à participer à une année supplémentaire à l'école de Magie de Poudlard. En effet, et comme convenu avec l'intégralité des professeurs de Poudlard, nous avons décidé d'inviter tous les anciens élèves qui auraient aimé pouvoir suivre cette huitième année. Vous serez évidemment réintroduit dans la même Maison dans laquelle vous avez été pendant vos années à l'école, et suivrez les mêmes matières. Vous pourrez également passer officiellement vos ASPIC, qui vous permettront d'accéder à des carrières plus ambitieuses.
Evidemment, cette proposition est facultative, chaque élève peut décliner pour diverses raisons. Mais, si vous souhaitez avoir cette seconde chance, merci de m'envoyer un hibou le plus vite possible. Une liste des fournitures scolaires vous sera alors envoyée, ainsi que les dernières informations quant à votre rentrée.
Je vous souhaite un bel été, il me tarde de retrouver vos visages familiers dans les couloirs de Poudlard.
Avec mes chères salutations,
Minerva McGonagall, directrice de l'École de sorcellerie de Poudlard."
Inutile de dire que la grande majorité des anciens élèves avaient répondu présent. Une opportunité comme celle-là, inespérée, avait ravi tous les sorciers, et surtout Mrs. Weasley qui avait envoyé un hibou privé pour remercier personnellement McGonagall, et la supplier d'accepter les jumeaux Weasley. Ces derniers avaient pourtant fini leur scolarité, mais n'avaient pas passé leur ASPIC après leur fin d'année assez chaotique… McGonagall avait accepté, mais les jumeaux Weasley n'étaient pas d'accord. "Et notre boutique ?" avait répliqué amèrement Fred.
Ce débat avait animé tout l'été d'Hermione. Mrs Weasley avait littéralement supplié tous les jours ses fils de retourner à Poudlard, et les jumeaux refusaient catégoriquement, de peur de perdre leur boutique. Les disputes, les sous-entendus et les bouderies avaient beaucoup fatigué le Trio d'Or. Ils comprenaient que les jumeaux tenaient à leur boutique, mais ils pourraient faire plaisir à leur mère une petite année !
Un soir, cependant, alors que tout le monde se reposait dans le salon, Fred et George descendirent les escaliers de leur chambre et se plantèrent devant leur mère, qui tricotait. Cette dernière leva les yeux vers eux, et Fred dit simplement :
"D'accord. On veut bien retourner à Poudlard. On trouvera quelqu'un pour gérer la boutique à notre place. Mais seulement une année. On passe les examens, et c'est fini, d'accord ?"
Mrs. Weasley avait été tellement heureuse cette semaine qu'elle avait offert des cadeaux à tout le monde, préparé des repas succulents et souriait en permanence. Toute la famille Weasley était soulagée de voir que les jumeaux prenaient un tant soit peu les études au sérieux. Ils avaient cependant refusé d'expliquer ce choix, c'était la seule condition pour qu'ils intègrent cette huitième année. Au bout d'un moment, Harry et Ron avaient renoncé à savoir pourquoi. Hermione, elle, pensait secrètement que George avait poussé Fred à accepter pour faire plaisir à leur mère. C'était tout le temps George qui prenait ce genre de décision, mais ça, personne ne l'avait vraiment remarqué.
Quelques jours plus tard, Hermione, Ron, Harry, Fred, George et Ginny avaient envoyé une lettre chacun à McGonagall pour confirmer leurs présences à Poudlard. La réponse de cette dernière n'avait pas tardé, elle s'était empressée d'envoyer à tous une copie des fournitures scolaires demandées, et les informations de rentrées habituelles : heure du train, la liste des préfets et les informations de la Maison des Gryffondor.
Mrs Weasley avait décidé qu'ils iraient sur le Chemin de Traverse le lendemain, pour chercher les fournitures scolaires qui leur manquaient : Fred avait perdu sa baguette pendant le Combat et n'avait jamais eu l'occasion de s'en racheter une depuis, tout comme Harry qui espérait encore pouvoir réparer son ancienne. Le coeur d'Hermione se serrait d'ailleurs à chaque fois qu'elle voyait les deux morceaux de la baguette qu'elle avait cassé sans faire exprès… Elle espérait qu'Ollivander pourrait réparer sa baguette qu'il aimait énormément. Ils devaient également acheter plusieurs manuels, et McGonagall avait rajouté à la liste d'Hermione quelques autres titres qu'elle lui recommandait personnellement. Cette petite attention avait attendri Hermione, ça lui avait rappelé quand sa mère lui annotait, autrefois, des livres supplémentaires sur sa liste au crayon à papier quand elle allait à la bibliothèque moldue en bus toute seule…
Ce souvenir lointain fut, de nouveau, interrompu par le fou rire de Ron, et elle se força à écouter la conversation.
Après avoir mâchouillé quelques morceaux du dessert que Molly avait préparé, Hermione et les autres se levèrent pour aller se coucher. Le lendemain, ils devaient partir assez tôt au Chemin de Traverse, car la mère de famille avait peur que ça soit bondé pendant l'après-midi. Ils se dirent bonne nuit, et Hermione alla faire sa toilette avant d'aller dormir.
/
Hermione referma sa petite trousse de toilette et sortit de la salle de bain après s'être brossé les dents pour rejoindre sa chambre. Elle était encore dans la lune, nostalgique, vêtue d'un pyjama bien trop chaud pour la saison. Elle se retourna et vit Fred, au bout du couloir, assis contre le mur. Il semblait, lui aussi, plongée dans des pensées obscures car ses sourcils étaient froncés.
"Fred ?" demanda-t-elle d'une voix douce.
Ce dernier tourna la tête vers elle, chassant cet air triste de son visage.
Elle s'approcha prudemment de lui et attendit qu'il lui dise quelque chose.
"Comment fais-tu pour nous reconnaître ?" répondit-il, calme.
"Pardon ?"
Hermione se laissa glisser contre le mur, à côté de lui.
"Depuis toujours, tu as réussi à nous reconnaître, George et moi. Tu ne t'es jamais trompé. Comment tu fais ?"
Le sourire de Fred fit rougir la brune.
"C'est facile." Elle était toujours aussi fière de montrer ses compétences, même pour une chose aussi futile. "George a des cheveux légèrement plus foncés que toi, et il a un petit grain de beauté sous l'oreille."
Pour le prouver, elle porta sa main à l'endroit du cou de Fred où le grain de beauté n'apparaissait pas. Mais lorsque sa main atteint le point, il tressaillit et elle retira vivement ses doigts en s'excusant. Il ne répondit rien, mais continuait de lui sourire avec un air malicieux.
"Pourquoi McGonagall a rajouté des livres, sur ta liste ?"
Hermione écarquilla les yeux :
"Comment tu sais ça ?"
Elle n'en avait parlé à personne, même pas à Ginny, car elle l'avait vu comme une sorte de secret entre elle et la directrice, une petite touche particulière.
"Je suis observateur, c'est tout. Surtout envers les personnes qui m'intéresse."
"Je… A vrai dire, je ne sais pas vraiment." répondit Hermione en bégayant légèrement, les mains cramponnées à sa trousse rose poudré. "Je suppose qu'elle sait que la lecture m'aide à me sentir mieux, et elle me propose ceux qui pourraient me plaire."
"Il y a des livres que tu n'aimes pas ?" Fred parut surpris.
"Bien sûr ! Les polars, je n'aime pas ça. Et la science-fiction, mais ça, c'est des livres moldus. Tu ne connais pas." répondit-elle avec un petit rire.
"Les polars…" murmura Fred, songeur. Il regardait désormais le mur en face d'eux.
Un petit silence s'installa, mais ce n'était pas gênant. Hermione avait remarqué que Fred état plus "flottant", depuis la Guerre. Avant, il parlait sans cesse, essayait de faire rire le plus de gens en un temps minimum. Maintenant, il prenait son temps, posait des questions, et parfois, se taisait et faisait régner un silence. Certains auraient pu trouver ça étrange, mais Hermione aimait ces petites pauses, c'était agréable.
"Hermione ?"
La voix de Ginny résonna dans le couloir, quelques minutes plus tard. Hermione se leva, souhaita une bonne nuit à Fred qui lui répondit d'un petit hochement de tête, et entra dans la chambre. Ginny l'attendait derrière la porte, en robe de chambre :
"Qu'est ce que tu faisais ?"
"Je parlais avec Fred."
"Ohh." répondit-elle avec un petit sourire complice.
"Ne va rien t'imaginer. Je ne ressens rien pour ton frère, Ginevra. On va dormir maintenant."
La rousse eut un petit rire moqueur, mais alla tout de même s'allonger dans son lit.
Pourtant, Hermione devait avouer qu'elle venait de mentir à sa meilleure amie.
