Hey ! Et me voilà avec un nouveau chapitre pour cet OS ! Il a été long et dur à écrire… Mais il est enfin là ! Y'a un léger spoil de la route des Lions.

Et concernant ce Sylvix, cela faisait un moment que je voulais écrire sur eux ! En fait, dès que j'ai vu leur soutien A+. x) Et c'est chose faite ! Puis bon, connaissant les personnages, je savais que cela ne serait pas simple d'écrire sur ce couple. XD Mais j'aime beaucoup le rendu, donc je suis content ! Et petite dédicace à Lordess Ananda Teenorag qui me l'a *tousse* fortement *tousse* demandé ! ;)

Bonne lecture !


Pourquoi avait-il accepté ce dîner avec Sylvain ?! Ah oui, c'est vrai… Car cet idiot avait pris un coup de lance dans le ventre à sa place. Alors que Felix aurait très bien pu le contrer, tout seul. Ce n'était pas lui qui avait loupé tous les entraînements ! Il était certain qu'il s'en serait sorti, sans aide. L'épéiste ne comptait pas mourir bêtement sur le champ, pas comme tous ces abrutis de chevalier et leur sens du devoir…

Mais honnêtement, il regrettait l'élan de gentillesse qu'il avait eu envers Sylvain… Il l'avait regretté toute la soirée. Cela lui apprendra à vouloir se montrer attentionné avec ses amis… Mais ce supplice allait bientôt prendre fin. Ils étaient dans le corridor des chambres du premier étage, ainsi ils n'étaient plus qu'à quelques pas des leurs. Ses oreilles allaient enfin pouvoir se reposer face au bavardage incessant du roux…

Celui aux cheveux bleus foncés ne pouvait que grommeler quelque chose qui ressemblait à « oui », pour s'empêcher d'étrangler son ami d'enfance. Était-il vraiment obligé de lui narrer toute leur soirée, comme s'il n'avait pas été présent ? Car oui, il avait bien vu les deux blondes que Sylvain avait essayé de séduire, à l'aller, et le rejet qu'il s'était pris. Oui, il avait vu la facilité qu'avait eu le roux à s'incruster à la table de deux autres jeunes filles, pour qu'ils mangent tous les quatre ensemble. Et oui, il avait également constater que l'intelligence n'était pas leur plus grande force…

À quoi cela servait-il que Sylvain ait passé sa soirée à draguer ces deux mijaurées, si au final il ne voulait rien et qu'il se moquait même d'elles ? Et quand l'épéiste pensait qu'il avait raté une occasion d'être seul avec son ami, son poing se ferma mécaniquement. C'était bien pour cela qu'il déclinait toutes les invitations à sortir du roux, et qu'il préférait passer son temps sur le terrain d'entraînement… Il ne supportait plus le comportement volage de Sylvain, à le voir séduire chaque femme qui était sur son chemin…

Il détestait quand les yeux bruns du roux se posaient sur toutes ces filles de passage… Dans ces moments-là, Felix avait l'impression de ne plus exister. De ne plus exister pour Sylvain. Et il haïssait plus que tout cette sensation… Quand cela arrivait, il n'avait plus qu'une envie, celle de planter ses épées dans le corps des demoiselles. Oh, il savait que cela était injuste, mais c'était plus fort que lui. Et plus le temps passait, moins celui aux cheveux bleus était patient et arrivait à se contenir. Et cette nuit, il avait bien failli incendier tout le restaurant… Heureusement qu'il avait réussi à se retenir au dernier moment.

Il se mettait dans des états pareils… Car il voulait seulement avoir l'attention de Sylvain pour lui. Uniquement pour lui. Le voir lui faire des clins d'œils, qu'il lui dise des compliments. Évidemment, cela ne ferait pas fondre le cœur de Felix, il n'était pas si niais. Mais il était certain que cela lui plairait, et que cela lui ravirait quelques sourires.

Depuis le temps qu'il le souhaitait… Bientôt six années. L'épéiste avait découvert ses sentiments peu après son entrée à l'Académie des Officiers. Les crises de jalousie qui l'assaillaient, lorsque le roux courtisait leurs camarades, ne pouvaient l'y tromper. Et il s'était replié sur lui-même, espérant que son amour s'estompe. Il refusait, et encore à ce jour, de perdre un autre ami – le phacochère lui avait suffit. Mais même avec une guerre et une relation épistolaire peu fréquente, Sylvain continuait à occuper son cœur.

Son ami s'arrêta, alors lui aussi. Felix était tellement perdu dans ses pensées qu'il n'avait pas vu qu'ils étaient arrivés au fin fond du couloir. Bon, il n'aura qu'à revenir sur ses pas pour regagner sa chambre. Quoique… Il irait sûrement au terrain d'entraînement, avant. Il avait ce besoin viscéral de s'entraîner. Là, tout de suite, maintenant.

Il n'arriverait jamais à s'endormir dans cet état. Pas alors que son cœur cognait de rage, jusqu'à en saigner, contre sa poitrine. Le combat et l'entraînement étaient cathartique pour le bleu. Un moyen d'oublier tous ses devoirs, ses problèmes. Il n'y avait plus que lui et son épée, épée qui était un prolongement de lui-même. Besoin, pour faire sortir de sa tête son ami, quelques instants.

Le bleu voulait que les marques de la poignée de son épée soient imprimés sur ses mains, car il l'aurait trop serrée. Il voulait avoir le souffle court et la peau rougie par le froid et par les efforts effectués. Tout pour tromper la douleur qu'avait créée le roux. Et surtout, il voulait entendre sa lame siffler dans l'air, férocement et rapidement. Des milliers de fois. Pour réduire en miette, mentalement, les images de cette soirée qui étaient collés sur ses iris dorés. Plus de clin d'œil aguicheur ou de rire racoleur envers des femmes…

Que c'était dur d'être constamment dans l'ombre d'inconnues… Alors qu'il était juste là, devant le roux, et ne réclamait que son attention et son amour. Même si sûrement, il ne le montrait pas de la meilleure des façons… Revenant à la réalité, Felix leva sa main au niveau de son cou, nonchalant, s'apprêtant à souhaiter une bonne nuit à son ami. Mais Sylvain le devança, et passant une main sur sa nuque, il lui demanda.

« Hum… Tu veux venir dormir avec moi, ce soir ? S'enquit-il d'un ton doucereux, puis il marqua une courte pause de réflexion avant de reprendre. Tu sais… Comme quand ton frère est mort…

- Pff… C'est vraiment tou-...

- Attends, attends ! le coupa le roux, en posant sa main sur l'épaule de l'épéiste et prenant un ton encore plus doux. Je vois bien que la mort de ton père te pèse bien plus que tu le veuilles l'admettre… Et je serais irréprochable, d'ailleurs ! Je souhaite juste que t'ailles mieux ! »

La mâchoire de Felix se contracta à la mention de son père. Ce dernier s'était sacrifié, il y avait quelques jours, pour sauver le phacochère. Était-il triste ? L'épéiste mentirait s'il disait que c'était le cas. Rodrigue était mort de la façon dont il avait toujours voulu, en sauvant son roi… Alors, à quoi bon le pleurer ? Toujours ce satané et stupide sens du devoir… Et cela mettait le bleu en rage de ne pas pouvoir rivaliser contre lui ! Était-il vraiment moins important que tous ces principes de chevalerie ? Il avait perdu déjà tant de proche… Ingrid, allait-elle, elle aussi, se sacrifier à un moment ou à un autre ?

Et si Sylvain… Non, pas lui. Même s'il ne le montrait pas, il connaissait la valeur de vie. Surtout qu'il n'avait pas oublié la promesse qu'ils s'étaient faite, petits. Alors, il n'avait pas intérêt à mourir avant lui ! Quand Felix pensait que le roux n'avait jamais oublié cette promesse, une vague de chaleur se diffusait dans son corps. Il savait qu'il comptait pour son ami… Mais jusqu'à quel point ?

L'épéiste aimerait tellement refuser l'offre du coureur de jupon… Partir en courant pour rejoindre le terrain d'entraînement, afin d'enfin faire cesser les pulsations frénétiques de son cœur. Qui mélangeaient sa frustration, sa colère, et son amour, pour le laisser incertain de ses sentiments. Ses jambes refusaient de bouger. Tout son corps refusait de bouger. Tout son corps était envoûté par les deux yeux bruns, en face de lui.

Il pouvait voir briller dans ces iris le reflet des flammes des bougies, qui éclairaient le couloir. Indomptables et sournoises, mais qui dégageaient une chaleur si apaisante. Semblable au roux. Cela lui rappelait des souvenirs d'enfance, lorsqu'avec ses amis, ils se blottissaient devant la cheminée tout en se racontant des histoires. Ou alors, ce brasier, qui illuminait les yeux de Sylvain, avait toujours été présent dans son regard et ne venait pas d'un quelconque effet miroir ?

La main du coureur de jupon se resserrait doucement sur l'épaule de l'épéiste. Et malgré leurs couches de vêtements, ce dernier ressentait l'épiderme de son ami contre le sien. Leur peau s'était déjà rencontré tant de fois que celle de Felix connaissait par cœur sa comparse, ignorant les tissus pour reproduire exactement les mêmes sensations. La chaleur qu'elle dégageait, son aspect calleux. Elle le brûlait d'envie et d'amour. En un clin œil, elle descendit dans le dos du bleuté, tandis que le roux ouvrit d'une main la porte derrière lui. Et plus vite encore, il poussa son partenaire vers sa chambre.

« Allez, sois pas timide ! »

Désarçonné, le bleuté réussit tout de même à retrouver son équilibre pour ne pas tomber. Il vit que derrière lui, Sylvain le rejoignait dans la pièce. Il lança un sort de feu vers une bougie qui était sur son bureau pour l'allumer, puis il ferma la porte. Bon, Felix était bloqué ici… Il devrait être en colère contre le roux, car il n'avait pas attendu sa réponse et avait encore fait des siennes. Pourtant rien. L'épéiste, au contraire, était plutôt content de la tournure des évènements. Même s'il n'allait jamais l'exprimer devant son ami, question de fierté ! Aucune fille ne sortirait du placard du lancier, il en était sûr. Ainsi, les deux hommes pouvaient enfin passer du temps ensemble, que tous les deux. Comme dans le bon vieux temps…

Mais cela inquiétait Felix, aussi… Et s'il se trahissait et révélait ses sentiments, que ferait-il ? Arriverait-il à se contrôler ? Son amour grossissait au fil des jours qui passaient, et cela devenait de plus en plus lourd à porter… Il alla s'asseoir sur le lit, pour de nouveau remettre de l'ordre dans ses pensées.

La pièce, grâce à la nitescence que produisait la bougie, était baigné dans un voile orangé. Une chance, puisque cela cachait les rougeurs qui étaient apparus sur ses joues… Aussi, la chambre était bien rangé. C'était surprenant, Sylvain n'avait jamais été intéressé par le ménage… L'épéiste se souvenait encore qu'ils devaient enjamber le désordre présent dans la chambre du roux pour aller d'un endroit à l'autre, et ce malgré les domestiques qui la nettoyaient chaque jour. Tout ceci remontait au début de leur adolescence, alors cela paraissait logique qu'en grandissant son ami ait corrigé ce défaut… Le bleuté se rendit compte à quel point ils s'étaient éloignés depuis quelques années…

Dû surtout à son mauvais caractère… Il croyait que mettre ses distances avec les personnes qu'il aimait rendrait plus facile leur perte, si jamais… Mais il réalisait que s'éloigner d'eux c'était comme déjà les perdre. Byleth lui avait demandé une fois pourquoi il combattait. Il avait trouvé sa réponse. Certes, il voulait surpasser le fantôme de Glenn… Mais aussi, il préférait être sur le champ de bataille plutôt que d'imaginer ses proches l'être. Il était fort, et il n'allait pas se sacrifier. Pas comme son frère, pas comme son père… Plus jamais cette douleur ! Et dire que Sylvain avait failli y passer… L'épéiste ne voulait surtout pas qu'il meurt, pas après tout ce qu'ils avaient partagé.

Il se baissa pour enlever ses bottes. Puis, il hésita sur les autres habits qu'il devait enlever pour ce soir. Ils dormiraient ensemble cette nuit. Et vu le lit simple de l'académie, ils le feraient collé-serrés... Vraiment comme dans le passé. Quand… Quand son frère avait été tué lors de la Tragédie de Duscur et que son père était trop occupé à assister Rufus pour l'aider à gérer les affaires du Royaume, Felix passait des journées entières chez les Gautier. Et il se blottissait, lorsque la lune apparaissait, contre le corps grand et protecteur de Sylvain. Pour pleurer de tout son saoul la disparition de Glenn, tandis que l'autre passait une main dans ses cheveux bleus et lui chuchoter des mots réconfortants. Il ne l'avait jamais remercié pour avoir été un pilier dans sa vie, un soutien infaillible, son ami le plus cher. Mais peut-être n'était-il pas trop tard ?

Se redressant, il tourna son regard vers Sylvain, qui était devant lui et de dos. Celui-ci était en train d'enlever son haut ?! Certes, ils n'avaient jamais été pudiques l'un envers l'autre, mais c'était quand ils étaient des gamins ! Et surtout, le bleuté n'était pas encore amoureux de son ami ! Et si cela lui provoquait une réaction physique, comment ferait-il ? Le roux jeta son habit sur sa chaise, faisant vaciller la flammèche de la bougie. Puis, il s'attaqua à son pantalon.

Gêné, très gêné, Felix voulut lever les yeux. Lorsqu'il le fit, ses yeux s'arrêtèrent sur le dos couvert de cicatrice du lancier. C'était pour la plupart d'anciennes plaies profondes, où seule la peau qui était devenue terne l'indiquait. Elles ne venaient pas des combats… Sylvain, une nuit, lui avait raconté d'où elles provenaient, une par une. C' était le lendemain où l'épéiste n'avait plus verser de larme pour son frère. La marque sur le bras droit du roux était car Miklan lui avait lancé de l'eau bouillante là… Celle sur son épaule gauche car son aîné l'avait poussé lors d'une promenade à cheval, et ce dernier l'avait traîné sur plusieurs kilomètres, son pied bloqué dans l'étrier. Ou encore, celle qui se situait tout en bas de sa colonne vertébrale était lorsqu'il avait chuté dans un puits, toujours à cause de la même personne.

Et Felix pourrait continuer encore des heures… Tiens, il ne pensait pas aussi bien s'en souvenir. Mais c'était comme s'il partageait les blessures de son ami, comme si elles étaient également gravées en lui. Et il espérait que de cette manière, cela réduisait inconsciemment la douleur de son ami. Après tout, ce dernier avait pris la peine du bleuté en lui pour l'apaiser, et lui avait donné un endroit calme et chaleureux pour qu'il vienne épancher sa tristesse : son cœur.

Pourquoi Sylvain était venu se confier à lui, et à lui seul ? Il ne pouvait que spéculer sur ses raisons. Mais la plus probable c'était que le roux savait que Felix ne le prendrait pas en pitié. Il détestait que les gens se soucient de lui… Alors qu'il avait le cœur sur la main avec ses proches ! Le bleuté aimerait pouvoir réussir à le convaincre d'enfin s'occuper de lui, de laisser les autres lui donner de l'attention ! Même s'il n'était clairement pas le meilleur dans le domaine de la compassion…

Leur lien unique suffirait-il ? Ils s'étaient montrés des facettes de leur personnalité et s'étaient confiés des secrets que personne d'autre ne savait. Ils se connaissaient par cœur, tellement que sur le champ de bataille, ils n'avaient même pas besoin de se regarder pour accorder leurs coups et se compléter. Une chaîne invisible les reliaient, ils ne formaient qu'une entité qui attaquait et se défendait l'un l'autre. Pour honorer la promesse qu'ils s'étaient faite.

Le pantalon du roux rejoignit son haut. Et il se tourna, en sous-vêtement, vers son ami. L'épéiste put ainsi distinguer une croûte rougeâtre qui envahissait le ventre du lancier, signe d'une blessure qui commençait à guérir. La blessure qu'il s'était faite pour lui sauver la vie… Felix n'en avait pas dormi de la nuit, et n'avait pas arrêté de prier la Déesse pour qu'il ait la vie sauve. Il avait réalisé à quel point il ne voulait pas vivre sans Sylvain. Celui-ci avait été sa chaleur pendant les temps froids de Faerghus. Son sourire et sa joie de vivre lorsqu'il n'en avait plus la force. Et surtout… Sylvain avait été son ami, et l'était toujours. Peu importait son sale caractère, sa verve violente et aiguisé, ses perpétuels rejets, il avait toujours été là. C'était pour toutes ses raisons que le bleuté était éperdument amoureux de lui.

Cela tambourinait dans tout son corps, et il était sûrement plus rouge que les cheveux du lancier. Ancrant son regard dans celui de son ami, il s'apprêta à lui confier tout ce qu'il avait sur le cœur, tous ses sentiments qui ne demandaient qu'à être libérés. Lorsqu'il vit ce sourire apparaître sur le visage du roux. Cet immonde sourire… Il l'utilisait quand il n'était pas honnête, quand il voulait cacher quelque chose. L'épéiste le remarquait à chaque fois, et il le détestait. Pourquoi Sylvain lui mentait-il ? Que lui cachait-il ? Felix désirait juste retrouver le sourire de son enfance devant lui, celui qui brillait bien plus que l'or, qui emplissait son cœur d'amour.

« Tu sais, les filles de ce s-... »

Non, non, non ! Le bleuté ne voulait pas qu'il brise leur moment à eux ! Ils étaient enfin seuls, alors pourquoi évoquer d'autres personnes ?! Ne voyait-il pas que Felix l'aimait ? Se levant d'un bon, l'épéiste serra ses poings. Il ne voyait plus que le corps de Sylvain, alors qu'il fulminait intérieurement. Il se rapprochait de lui, tandis que l'autre se reculait peu à peu. Mais le bureau derrière lui le bloqua.

Felix ne savait pas ce qu'il cherchait. Un signe d'affection ? Le corps chaud de l'autre contre le sien ? Son amour ? Le bleuté voulait juste l'aimer. Lui rendre tout ce qu'il lui avait donné ! Ses sentiments étaient une tempête, à l'instar de cette flamme qu'ils produisaient entre eux. Qui ravageait tout, faisant fondre toutes leurs barrières, pour qu'ils soient eux mêmes. Elle était aussi douce et apaisante, les guérissant des blessures que la vie leur avait infligées. Elle était uniquement à eux, car seuls eux réussissaient à créer ces étincelles pour l'embraser.

« F-Felix, ça va… ? »

Celui-ci voulait que le lancier se taise. Ou qu'il lui dise qu'il l'aime. Les iris dorées rencontrèrent les bruns, exprimant en un regard mille mots qu'il n'avait jamais pu lui dire. Une affection sans borne, un amour qui brûlait son cœur et son esprit. Et l'épéiste eut l'impression que les flammes dans les yeux du roux devinrent un brasier, sous ces dires silencieux. Il sentit le vrai, l'unique, sourire de cet être si cher le transpercer d'une délicate douleur, sans même le voir. Ses yeux étaient-ils embuaient de larmes ? Tous les sentiments qu'il avait réprimé ressortaient d'un coup, voulant une place auprès de Sylvain.

Ce dernier ouvrit la bouche, mais Felix captura sans réfléchir ses lèvres, posant ses mains sur la poitrine du roux. Scellant des mots inconnus dans l'oubli. Il n'avait pas réfléchi, il avait réagi instinctivement. Mais cela n'avait pas dérangé Sylvain, puisque celui-ci n'avait pas attendu longtemps avant d'attirer le corps frêle encore plus près de lui et de joindre sa langue à sa comparse. Le baiser était enflammé et vorace. Devenait un besoin, au même titre que respirer. Comme si les deux avaient attendu ce moment toute leur vie. Mêlant les souvenirs de leur amitié, les disputes, les réconforts, les rires, à l'intérieur de ce contact, les exaltant.

Après, plusieurs minutes, ils durent se séparer pour reprendre leur souffle. Restant tout de même collés, comme si s'éloigner signifiait perdre l'autre une nouvelle fois. Le cœur de Felix battait rapidement, mais il ne s'était jamais senti aussi bien. Le lancier passa sa main dans les cheveux bleus foncés, avant de la descendre sur la joue de leur propriétaire. Celui-ci se laissa porter par la caresse, fermant ses yeux l'espace d'un instant.

« Alors, tu partages… souffla le roux tremblotant. Enfin, je veux dire… Toi aussi… Je t'aime !

- Y'a qu'un imbécile comme toi, pour ne pas le remarquer ! se défendit l'épéiste. Mais… Je t'aime, aussi. »

Le lancier rigola, tout en enserrant son nouveau compagnon. L'épéiste en écouta chaque note, comme il le faisait petit, se délectant de ce rire qui s'était fait si rare en grandissant. Puis, une fois que le silence était revenu, il embrassa une nouvelle fois le roux. Il voulait encore sentir la flamme dans son cœur s'embrasait grâce à lui, inondant son sang de tout son amour pour lui, avec cette chaleur apaisante et dévastatrice ! Il ne laisserait jamais ce feu être réduit en cendre, car c'était le signe de leur amour. Il aimait Sylvain ! Fatigué, il le tira vers le lit, pour qu'ils se reposent. Enfin… Felix connaissait bien Sylvain, alors ils n'allaient peut-être pas dormir immédiatement.


Car Sylvain est un grand parleur, il va pas arrêter de discuter avec Felix, pour ça qu'ils vont pas dormir. Évidemment. Quoi d'autre, franchement ? Ah ah ah ah. Ah. Ah. (Sérieusement, pourquoi j'ai écrit une fin comme ça ? XD)

Je suis aussi parti également sur une personnalité de façade pour Felix. Puisque, pour moi, il est cynique uniquement pour se protéger. Car, au fond, il a un très bon fond, qu'il tente de cacher. Donc, c'est normal s'il paraît plus sensible que dans le jeu ! Même si j'ai essayé de le garder IC ! Et bon, pour Sylvain… C'est Sylvain, quoi. XD

J'ai hésité sur le POV, car le faire du côté de Sylvain m'aurait bien plus aussi. Mais je trouvais que l'idée allait mieux avec Felix et son caractère. XD

J'espère que cela vous aura plu !