Note de l'autre : avant tout je tiens à remercier MoOonshine pour la correction. Le Saga de la fic est plus inspirer du manga que de l'anime. La suite de l'histoire sera dans Sagittaire, il s'agit d'une histoire coupait en deux partie. Et aussi…Zèlos n'est pas un exemple à suivre, ne faites pas comme lui chez vous.
Signe : Gémeaux.
Lavender (Lavande)
Les Gémeaux sont des créatures sociables qui sont le plus liées aux plantes de lavande violette. Grâce à leur teinte vibrante et à leur parfum puissant, cette plante à fleurs est parfaite pour compléter le caractère d'un Gémeaux.
Thème(s) : sociabilité, tendresse
Disclaimer : Saint seiya et ses personnages sont à Masami Kurumada.
Personnage : [Aiolos x Saga], Zèlos, Kanon et le reste des chevaliers d'or.
Genre : Romance et Humour.
Je vous souhaite une agréable lecture.
La lumière provenant de la toile d'azur dont les nuages s'étiraient paresseusement en de tendres filaments, s'éparpillait sur le monde. Projetant des jeux d'ombres et de lumière sur les paysages et les temples du sanctuaire, faisant resplendir le feuillage automnal des arbres et jouant avec les perspectives des roches et des temples majestueux en éclairant une partie et laissant dans l'ombre l'autre, avant d'inverser doucement la cadence au fil des heures qui s'écoulait sans cesse.
Un jeu discret et agréable, contrairement au jeu pénible que jouer le crapaud avec la chevalerie.
Depuis la résurrection et le traité signé par les dieux, le monde était en paix et chaque sanctuaire avait un émissaire qui changeait chaque mois et qui devait se présenter minimum une fois par semaine aux autres sanctuaires pour des raisons diplomatiques. Hélas, pour le sanctuaire d'Athéna, ce mois-ci, ce fut Zèlos du crapaud qui représentait les enfers, et que dire si ce n'était le bordel chaque jour au sanctuaire depuis bientôt une semaine. Tous les jours, Zèlos passait faire la misère à sa façon aux chevaliers d'or, sans se faire taper sur les doigts et Dieu sait combien il le méritait pour tout ce qu'il faisait, si ce n'est plus! Zèlos ne subissait pas de représailles pour la bonne raison que toucher à un émissaire revenait à rompre le traité de paix, et les chevaliers d'or tenaient à la paix alors ils encaissaient sans rien dire, pour le moment.
Depuis bientôt une semaine, Zèlos s'amusait à mélanger tous les orichalques soigneusement triés et à cacher, voire déplacer dans d'autres maisons, les outils servant à la réparation des armures du premier gardien. La cerise sur le gâteau pour Mu, Zèlos accusait sans vergogne le pauvre Kiki allant jusqu' à le menacer de le frapper lorsqu'il lui répondait. Par instinct de survie, le spectre sait que s'il touchait à un cheveux du roux, c'était un aller direct aux enfers par une « Starlight Extinction » croisée à une «Stardust Revolution », paix ou pas paix, personne ne touchait à Kiki accessoirement le chouchou du Grand-pope se trouvant actuellement au Tibet pour des affaires, étant l'ancien de Jamir.
Mu n'était pas le seul à subir des dégâts matériels, il y avait aussi Aldébaran et Deathmask.
Aldébaran voyait tous les jours le spectre saccager son pauvre potager cultivé avec amour par son amant et lui, plantation dont le taureau essayait de sauver ce qu'il pouvait à chaque fois. Le deuxième gardien se prenait même des injures verbales gratuites du spectre tel « tu as saccagé seul ton potager, tu n'avais pas à être si gros » ou encore « ils ont pourri à ta simple odeur, moi le grand Zèlos je n'ai fait qu'abréger leur souffrance. » La pire restait « Tu es moche, lèche-moi le cul et je songerais peut-être à te prendre pour amant. », des paroles que tous regrettaient, surtout Deathmask, qu'elles ne soient pas tombées dans les oreilles d'une certaine divinité.
Oui, surtout Deathmask qui était de ceux se faisant le plus violence pour ne pas éventrer l'émissaire. Le cancer avait une grande rancune envers Zèlos, pas parce que ce dernier se servait dans son frigo et le laisser ouvert, non, c'était bien pire. Il y avait rancœur, car le crapaud s'était amusé à maquiller tous les visages de son temple en disant « Remercie-moi de les rendre aussi beaux que moi et peut-être que je te rendrai beau aussi, mocheté » même Aphrodite n'aurait jamais fait cela aux visages décorant sa maison sous la colère ! BORDEL QUOI !
En parlant du chevalier des poissons, lui aussi se faisait violence pour ne pas éventrer l'émissaire, non pas parce que ce dernier ne manquait jamais de dire au Suédois des choses comme « tu es une merveille de la chirurgie coréenne », Aphrodie savait ce qu'il valait alors ces genres de remarques lui passer au-dessus de la tête, le douzième gardien voulait la peau du crapaud car il était responsable des nombreuses disputes entre Shaka et lui. Le crapaud ne se gênait pas pour soulever le kesa, longe robe orange, de la Vierge à la moindre occasion pour regarder en dessous que Shaka méditait en lévitation ou non. Les disputes de la Vierge et des Poissons tournaient autour de cela, pas qu'Aphrodite reprochait à Shaka de se laisser faire ou de manquer de vigilance. Il reprochait à son homme de ne pas le laisser égorger le crapaud comme un vulgaire gros porc pour ensuite l'enterrer dans une décharge radioactive pour un tel geste déplacé, personne ne regardait entre les jambes de son homme non mais ! Et hors de question que le spectre serve d'engrais à ses rosiers, ils mourraient de dégoût les pauvres chéris ! Roses que Zèlos savait empoisonnées d'où le fait qu'il en restait très loin chaque fois qu'il traversait la dernière maison.
Un Aphrodite en colère n'était pas beau à voir, dans ces moments-là il se rapprochait sans mal d'un Deathmask.
Shaka de son côté commençait à perdre patience avec toutes ces histoires dues à Zèlos, mais ce qui usait sérieusement sa patience, jour après jour, était le vandalisme que subissait son pauvre jardin comportant les Sals jumeaux. Le spectre en avait fait littéralement une décharge vidant un peu partout les ordures qu'il avait ramassées dans les autres maisons ou aller savoir ou, en disant à chaque fois à Shaka « je ne fais que rendre ton temple plus confortable pour toi, après tout l'Inde n'est-elle pas une décharge ? Remercie-moi plutôt». Des paroles qui avaient fait ouvrir les yeux de la Vierge de colère, une colère tellement grande que Shaka n'arrivait plus à fermer les yeux et lui donnait une folle envie de shooter dans un crapaud.
D'un côté, Shaka essayait de rester positif, zen, Zèlos n'avait pas chié dans son jardin comme à la maison de la balance.
Oui, Zèlos avait chié dans le temple de Dhoko et pas qu'une fois, la raison étant qu'elle était vide, son maître représentant le sanctuaire ce mois-ci devant s'absenter. Quand Dhoko rentrait en fin de journée, tout le sanctuaire pouvait l'entendre jurer dans sa longue maternelle devant la forte surprisse. Le chinois jurait qu'une fois le mois terminé il utiliserait Zèlos comme serpillière puisqu'il en avait la gueule.
Shaka s'estimait donc vraiment heureux, il avait suffisamment de merde à gérer comme ça.
Le reste de la chevalerie n'était pas en reste, Milo et Shura voyaient eux aussi leurs nerfs être mis à rudes épreuves par Zèlos, l'émissaire n'épargnait personne. Milo se faisait cracher dessus, parfois, lorsqu'il contredisait les provocations de Zèlos qui affirmait que Camus avait aimé se faire piétiner par lui au point où il en avait demandé encore, limite que le Français s'était accroché à ses pieds en disant « Pitié grand-maître Zèlos continuait à me piétiner je vous en conjure ! ». Bien sûr tout cela devant le concerner, Verseau essayant de garder son amant calme par des exercices de respiration et n'hésitant pas à plaquer au sol à la façon d'un rugbyman le scorpion lorsque ce dernier craquait aux provocations. Le Français était tellement occupé à garder Milo sous contrôle qu'il n'avait plus le temps de chercher ses vernis et ses bouquins volatilisés, volés serait le mot plus approprié.
Le Verseau arrivait encore, pour le moment, à maintenir sa façade impassible et le mécontentement au fond de lui. Comme tout le monde, il était à bout de nerfs.
Camus n'était pas le seul à garder quelqu'un sous contrôle, Aiolia aussi essayait désespérément de garder Shura sous contrôle en lui tenant les bras à chaque fois que Zèlos passait, afin d'éviter qu'un « Excalibur » ne sorte malencontreusement coupant au passage un crapaud passant au mauvais moment au mauvais endroit. Le Lion avait beaucoup de mal, de un, car Shura était vraiment en colère au point qu'il parlait, jurait, en espagnol à la vue de Zèlos, et de deux, le plâtre à son pied ne l'aidait pas. Aiolia avait fini ainsi suite à une chute dont Zèlos était responsable, le spectre l'avait délibérément poussé des marches devant Shura qui plus est, d'où la colère, haine, de ce dernier. Bien sûr, Zèlos ne s'était pas arrêté là, dès qu'il tombait sur le couple il provoquait le Capricorne par des « il est tombé seul ton chat stupide », «il n'est pas très malin le chat, il ne sait pas retomber sur ses pattes. L'euthanasie ne lui ferait pas de mal». Parfois Zèlos faisait aussi des provocations vulgaires à Aiolia, la moins violente et vulgaire était « il te reste au moins ta langue, la même qui t'a permis d'avoir ton armure d'or ». Des paroles qui énervaient autant Shura qu'Aiolos. Aiolia, lui, ne prêtait pas attention aux insultes.
Le Lion était trop occupé à faire la camisole à une chèvre enragé.
Aiolors nourrissait aussi une grande rancune contre Zèlos en plus de vouloir en faire des cuisses de grenouille, personne ne touchait à son petit-frère ! Mais il y avait également une autre raison à toute cette hostilité qui était Saga. La seule personne qui arrivait à supporter cet ignoble individu, pire, qui arrivait même à rester aimable et à lui sourire bien que l'émissaire lui ait brûlé les mains en renversant une théière brûlante prétextant à un accident y a de cela trois jours, même jour que la chute d'Aiolia et la disparition de Kanon du sanctuaire. Une disparition que le spectre avait traduit en «il a reconnu ma puissance en désertant les lieux » et les autres en «Zèlos, tu vas le payer fils de pute» à l'exception de Saga qui avait traduit la disparition soudaine de son cadet en «j'ai trop les nerfs je vais prendre l'air».
Zèlos s'était pris physiquement au Gémeau car celui-ci lui avait demandé poliment d'arrêter d'emmerder les chevaliers, une demande dans son intérêt qu'il n'avait pas écouté. En individu fourbe et pitoyable, Zèlos profitait sans gêne et avec une trop grosse exagération de la situation lui octroyant un peu de pouvoir et une certaine immunité contre Les Chevaliers d'Athéna, surtout que cette dernière n'était pas là, trop occupée à passer ses examens de collégienne au Japon.
L'émissaire se donnait donc à cœur joie de foutre la pagaille au sanctuaire en l'absence de sa propriétaire, maison par maison jusqu'au palais du Grand-pope tenue par ses assistants, Aiolos et Saga, durant son absence.
Ils vivaient leur meilleur vie depuis bientôt une semaine quoi.
Aujourd'hui aussi, Zèlos était venue emmerder les chevaliers d'or et lorsqu'il s'ennuya d'eux le spectre se rendit directement au Palais du Grand-pope pour embêter les adjoints de Shion.
-Vos collègues manquent vraiment de manière ! C'est inadmissible ! J'exige des excuses et tout de suite ! Mettez-vous à genoux !
Le spectre confortablement allongé sur un divan en mangeant des raisins resta une bonne dizaine de minutes à réclamer des excuses et à raconter des bobards sur les chevaliers, insupportable ou non le crapaud était un invité du sanctuaire alors l'hospitalité était de mise. Des sornettes qu'écoutaient Aiolos et Saga à contre cœur, des sottises les empêchant de travailler surtout. L'agacement tordait les traits du Sagittaire dos contre un mur près d'une fenêtre pour s'aérer et le regard empli de colère plongé dans l'infusion fumante que Saga avait mise entre ses mains quelques minutes plus tôt pour le calmer. Le gémeau quant à lui écoutait la flopée de paroles insupportables, tout autant que la voix qui les versait, dans son éternel sourire indulgent et de son regard compatissant.
-Sans vouloir paraître offensant Zèlos, tu es responsable de ce comportement. Si tu leur montres un peu plus de respect et respectes un minimum leur vie privée ils se comporteront mieux avec toi.
La voix naturellement calme ne montrait aucun agacement ou reproche face au trouble-fête, les paroles sonnaient plus comme des sages conseils qu'autre chose. Saga était ainsi, bienveillant et calme, mais pas au point d'être aveugle et de présenter des excuses qui m'avaient pas lieu d'être et encore moins à genoux devant un autre que sa Déesse bien-aimée.
Ce qui était pour déplaire au spectre susceptible se croyant tout permis.
-Oh, j'ai oublié de te serrer la main en arrivant ! Dit le crapaud tendant sa main d'un regard mauvais, sourire au coin.
Aiolos comprit vite ce que la grenouille avait en tête, Saga également. Cependant, après avoir fixé quelques secondes la main tendue le gémeau y répondit en lui serrant amicalement de la sienne, par politesse et par commisération. Zèlos resserra alors sa poigne de toutes ses forces jusqu'à faire rougir les bandages autour de la main tout en affichant un sourire satisfait sans détourner le regard du visage de Saga dans l'espoir d'y voir de la douleur ou de la colère comme dans le regard d'Aiolos en cet instant. Hélas, ce fut la déception pour le crapaud, le sourire inépuisable d'indulgence de Saga demeurait tout comme la bienveillance dans le regard de ce dernier, une bienveillance presque maladive ou excessive pour certain.
Le spectre pesta en retirant sa main qu'il essuya avec une mine de contrariété, la situation ne lui plaisait pas, il changea alors de tactique pour agacer l'autre.
-Berk ma main sens la lavande maintenant ! Rechigna-t-il secouant ladite main comme si cela allait faire disparaître l'odeur.
-La faute à qui. Grogna tout bas Aiolos resserrant sa prise autour de sa tasse qui se fêla.
Le Sagittaire était profondément dégoûté par un tel individu, tellement lâche et perfide. Il n'aimait pas aussi que le crapaud critique le parfum de lavande qui se dégageait de Saga. Bien qu'elle soit due à l'huile essentielle que le Grec s'était appliquée sur ses brûlures, aussi loin qu'Aiolos se souvienne Saga avait toujours eu cette odeur sur lui. Un doux parfum que le Sagittaire aimait et qui le tranquillisait.
-Je vais t'apporter une lingette alors.
Ce disant, le sourire devient plus avenant puis Saga se leva sans plus dire un mot et sortit de la pièce.
-En plus de sentir les fleurs comme une femme, il agit même comme elles. Tellement pitoyable, et ça se dit homme !
Aiolos savait que l'énergumène s'adressait à lui et qu'il ne s'agissait pas simplement d'une raillerie lâchée comme ça à tout hasard, alors il l'ignora. C'était la meilleure stratégie, ne pas répondre afin de ne pas rentrer dans son jeu puéril et puis à quoi bon s'énerver contre des paroles qu'il savait fausses et qui n'avaient aucun sens de surcroît ?
-C'est à se demander comment il a pu prendre possession du sanctuaire. Poursuivit Zèlos. Oh ! Je sais ! Il fait juste semblant d'être ainsi ! En vérité, c'est un hypocrite sans cœur, ni foi, ni loi !
Aiolos fronça plus les sourcils et se fit violence pour ne pas lui répondre « que sais-tu de lui ! Il n'y a pas plus bon que Saga », cela était vrai. Saga n'était certes pas l'âme la plus pure qui soit contrairement à Shun d'Andromède, cependant, indéniablement, Saga était un homme possédant un amour inconditionnel dépourvu d'intérêt personnel. Un être empli de bonté et de bienveillance envers chaque vie ne faisant aucune distinction entre les êtres, même envers cette enflure de Zèlos le traitant avec humanité et considération sachant pertinemment qu'il n'en tirerait rien et que sa bonté ne changerait pas l'individu. Saga n'était pas naïf, pourtant, il continuait, non pas par entêtement, mais juste parce qu'il avait toujours été ainsi et faire l'inverse serait contre sa nature. Toutefois, il restait un redoutable guerrier qu'il valait mieux ne pas avoir comme adversaire.
Un comportement dépourvu d'intérêt brillant par son authenticité.
Tous les villages aux alentours du sanctuaire respectaient et aimaient Saga tel un dieu tant son cœur était empli de bonnes attentions à l'égard de tout le monde, et son comportement d'une pureté sans égale. Un comportement tel qui lui faisait défaut par moments, comme montrer une once de bonté à un individu tel que Zèlos.
C'était cette même bonté qui avait fait tomber amoureux Aiolos de Saga dans leur jeunesse. Le Sagittaire aimait autant cette partie lumineuse de Saga que son côté obscur qui lui donnait des sueurs froides, mauvais côté ayant perdu tout pouvoir d'emprise depuis la résurrection, mais demeurant tout de même en Saga et n'hésitant pas à murmurer des choses à ce dernier de temps à autre.
De toute la chevalerie, le Sagittaire était celui qui se retenait le plus de tuer Zèlos.
Aiolos continua à ignorer les provocations et l'émissaire avec, laissant son esprit se perdre dans ses souvenirs, quinze ans auparavant.
À l'arrière de la deuxième maison zodiacale, à côté du potager ravagé, le reste de la chevalerie faisait une réunion au tour d'un café pour mettre fin à cette situation exaspérante, ou plutôt se plaignait de la situation.
- J'en ai marre de chez marre de ce putain de crapaud de merde ! Je le crève dès la fin du mois ! À Minuit pile ! Meugla le cancer au bord de la crise de nerfs.
-Et moi donc ! dit d'une même voix la moitié de la table.
-Je me joins volontiers à toi. Répondit le reste.
- Aldébaran, tu ne peux pas lui en mettre une pour l'envoyer sur les roses en prétextant que ce n'était pas fait exprès ? Interrogea Milo.
-Celle de mon temple de préférence. Précisa Aphrodite à côté de Shaka, les yeux toujours ouverts.
-Moi je veux bien le couper en deux si vous ne voyez aucun inconvénient. Ajouta Shura dont les mains étaient tenues par Aiolia ne faisant pas confiance au Capricorne, ce dernier était capable de lancer un « Excalibur » d'ici jusqu'au palais du Grand-pope.
-Désolé, je ne m'en prends pas à plus faible que moi. Se défendit le taureau croissant les bras.
Tout le monde regrettait la droiture d'Aldébaran et son grand cœur en cette situation, même Mu, le meilleur-ami de ce dernier.
-Tu ne peux pas demander à Hypnos de faire quelque chose ?! Bordel, c'est un dieu non ! Agressa l'Italien se levant d'un bond de sa chaise à l'autre bout de la table.
-Deathmask, calme-toi. Demanda Mu à sa droite.
-Quoi ! C'est vrai ! Une bonne attaque concentrée de cosmos énergie divine et on n'en parle plus !
-Assis toi et me force pas à le faire pour toi.
L'argenté obtempéra dans un grognement d'agacement sous la menace calme, mais au combien sérieuse de son Mouton.
-Aldébaran. Repris Shaka la discussion. On peut bien comprendre que tu ne veuilles pas le mêler à tout cela, mais il va finir par comprendre que quelque chose ne va pas, cela va faire une semaine que tu lui interdit de venir te voir. Et que comptes-tu lui dire pour l'état de votre potager si ce n'est la vérité ?
Ils virent un Salut dans les paroles sages de la Vierge, leur homme de la situation !
-À vrai dire je ne sais pas encore, j'essaye de minimiser les dégâts pour l'heure. Même si je lui dis ce que Zèlos fait, il lui ordonnera simplement de cesser sans plus. Hypnos n'est pas porté sur la violence ou la colère, il ne vous rendra pas justice si c'est ce que vous attendez.
Sans étonnement tous semblaient déçus par les paroles, ils voulaient une vengeance aussi juteuse qu'un fruit mûr et non pas une simple réprimande pour Zèlos. Oui, ils voulaient que Zèlos arrête de les importuner, mais il avait fait trop de mal pour qu'ils le laissent s'en sortir à si bon compte.
-La vengeance ne nous apportera rien et n'engendrera que plus de conflit. Commença Shaka.
-Shaka chéri, ferme-la s'il te plaît. Demanda Aphrodite dans un sourire empli d'animosité.
-Mon cul oui, ça va nous rapporter satisfaction de le voir souffrir cette saloperie de crapaud puant ! Émit Angelo.
-Je peux le couper en rondelles si vous voulez. Ajouta encore Shura.
-Tu ne veux pas couper du bois plutôt ? Ça te détendra un peu. Proposa Aiolia ne relâchant pas sa prise.
-Et puis… Poursuivit Aldébaran la mine morose. Si je lui avoue tout après une semaine…il va se vexer et se sentir blessé par mon comportement. On se dit tout généralement…Je suis dans la merde jusqu'au cou.
Une main du Français et une main du Suédois vinrent tapoter le malheureux taureau se trouvant dans une situation sans échappatoire, qu'Aldébaran parle maintenant ou après à Hypnos le résultat sera le même, il avait caché la situation à ce dernier point final. Le brésilien n'avait rien dit au Dieu, car il ne voulait pas que son bien-aimé voit qu'il n'avait pas réussi à protéger leur potager adoré, ce n'était pas faute d'avoir essayé pourtant. Tous le savaient, alors ils ne le blâmaient pas, sauf Deathmask, ça restait des plantes merde quoi. Capable de sauver le monde, mais pas de simples plantations, quelque part l'ego d'Aldébaran avait pris un sale coup.
Après une bonne heure de discussion ils étaient au même point de départ, destinés à serrer les dents jusqu'à la fin du mois. Intensément, ils se mirent à prier leur déesse pour un miracle, qu'elle leur vienne en aide. Trois cosmos familiers se firent ressentir, s'approchant d'eux.
Peut-être que tout n'était pas perdu ! Ils espéraient que cela ne soit pas une hallucination collective de cosmos énergie !
La silhouette de Kanon revêtant la scale du Dragon des mers en compagnie d'Hyôga et d'Isaac revêtu lui aussi de sa scale du Kraken apparurent à l'horizon.
-Qu'Athéna soit louée. Soupirèrent en cœur les chevaliers.
Leur vrai Salut était venu à eux au moment le plus critique ! Qui de mieux pour les venger qu'un homme ayant trompé Poséidon, noyé la moitié de la planète sous les eaux et ayant une part de responsabilité dans le génocide qu'avait connu le sanctuaire par le passé !
Il n'y avait pas mieux que Kanon pour leur apporter justice ! L'heure de la vengeance était venue !
-Maître. Saluèrent les plus jeunes à Camus avant de saluer le reste de l'assemblée qui leur rendit la politesse.
-Hyôga, Isaac, pourquoi n'êtes-vous pas à l'école ?! Questionna outré le Verseau se levant. Et c'est quoi ces battes de Baseball ! Poursuivit-il peu rassurer.
-On est là pour vous vengez.
-Ne te soucie pas de cela, ce n'est qu'un détail. Commença Kanon. Aldé, passe-moi ton téléphone, j'aimerais passer un coup de fil. J'ai plus de crédit.
-Oui, bien sûr.
Aldébaran passa naïvement son téléphone après l'avoir déverrouillé, en fond d'écran on pouvait voir une photo d'Hypnos bronzé. Kanon commença à pianoter sur le téléphone sous le regard curieux de tout le monde, était-ce lié à leur vengeance ? Nul doute. Kanon ne faisait jamais de chose inutile après tout, chacune de ses actions était, toujours, minutieusement calculée.
-Tu appelles qui sans être indiscret ? Demanda Aldé par pure curiosité.
-Ton amant. Répondit Kanon, téléphone sonnant contre l'oreille.
-QUOI ?!
Le Brésilien n'eut le temps de se lever pour récupérer son cellulaire que la moitié de la table lui tomba dessus dont : Camus qui l'avait plaqué au sol tel un rugbyman, Mu qui s'était téléporté sur lui, Deathmask qui avait glissé de l'autre bout de la table jusqu'à lui et il y avait eu Milo qui s'était jeté dans la mêlée histoire qu'il y ait suffisamment de poids pour tenir Aldébaran au sol. Leurs masses respectives plus le poids des armures ça faisait beaucoup même pour ce grand gaillard d'Aldébaran qui se débattait avec peine.
Ils avaient tous compris que si Kanon téléphonait à Hypnos, c'était pour le manipuler ! Kanon avait déjà manipulé un dieu, Poséidon, il pouvait très bien recommencer avec un autre ! Et ses pairs l'encourageaient pour le coup, niveau complot personne n'égalait Kanon alors rien ne leur retomberait dessus. À moins que les bronzes ne mettent leur grain de sel.
-Au fait, Aldé, Zèlos t'a traité de…quoi déjà ? Questionna le bleuté faisant mine d'avoir oublié en entendant Hypnos décrocher.
-DE RIEN ! Cria ce dernier. D'ABSOLUMENT RIEN !
-Ne dit pas d'ânerie voyant ! Commença Aphrodite. Il t'a traité de : moche, gros, puant, d'inutile, déchet, bouse de vache XXL, clochard faisant les trottoirs, mono-sourcil sur patte, coussin péteur.
Aphrodite continua à énumérer sur le bout des doigts la longue liste faisant un bras en bonne commère number one du sanctuaire et indétrônable, un ISO d'information plus que fiable.
-Il t'a frappé quand tu as essayé de protéger ton potager. Ajouta Aiolia.
-IL LUI A MÊME DIT QUE S'IL LUI LÉCHAIT LE CUL, IL S'ARRANGERAIT POUR FAIRE DE LUI SON AMANT. Cria Angelo à plein poumon pour être sûr de se faire entendre. ET LES COUILLES AUSSI. Renchérit-il.
-QU'EST-CE QUE TU…
Quatre pairs de main étouffèrent la phrase d'Aldébaran et manquèrent de l'asphyxier au passage, pas question que le nounours du sanctuaire sabote leur vengeance.
-C'est bon relâchez-le, Hypnos a coupé. Ordonna Kanon posant le téléphone sur la table.
Le cellulaire vibra dans un bref son annonçant l'entrée d'un message. Message qu'Aldébaran s'empressa de lire et les autres par-dessus ses épaules sans honte. Message disant:
« Demain on parlera de tout cela à ton temple, ne t'inquiète pas Aldébaran je ne suis pas énervé. Je t'aime. »
Le message pouvait sembler affectueux, voire rassurant, mais il y avait quelque chose de glacial qui se dégageait de ce message au goût des chevaliers, une chose qu'ils ne savaient pas expliqués. Il y avait bien anguille sous roche.
-Kanon, tu as flingué mon couple. Reprocha d'une voix abattue le taureau.
Le Sommeil avait écrit « Aldébaran » et non « poupon » contrairement à ses messages habituels, chose que seul le taureau savait et ce n'était pas pour le rassurer. Il s'empressa d'envoyer un message demandant si tout allait vraiment bien. Mais il ne reçut qu'un « oui, je ne suis pas énervé. »
-Mais non, je t'assure qu'il n'y aura aucune dispute entre vous deux demain. Je m'en tiens garant.
-Après une semaine, je ne pense pas que c'est une dispute qu'il va venir chercher. Sous-entendit le Cancer avant de se prendre une claque derrière la tête de Mu.
-C'est vrai ! Toi quand tu t'absentes trop longtemps à Jamir et que tu reviens, tu ne m'engueules jamais pour le bordel tu….
-Finis cette phrase et je te téléporte au cœur d'un volcan. Menaça le Tibétain le regard assassin.
-Bon, passant à la suite du plan. Poursuivit Kanon. J'ai besoin d'un volontaire pour m'en coller une au visage.
Ils avaient tous foi en Kanon, mais aucun d'eux ne se porta volontaire pour la bonne raison qu'ils avaient peur de Saga qui sur-couvait Kanon, telle une maman poule qui étouffait son poussin sous elle. Ils voulaient leur vengeance, mais pas au prix d'avoir Saga sur le dos.
-Très bien.
D'un geste de la main le dragon-des-mers souleva le Kesa de Shaka, en une fraction de seconde le poing d'Aphrodite était venu s'écraser mécaniquement contre la pommette du Grec. Un coup suffisamment puissant pour faire reculer d'un bon pas Kanon qui se massa la joue marquée.
-Dès demain je porte des pantalons, c'est plus possible avec vous là.
-Sage décision, trésor. Approuva le Suédois d'un sourire avant de commencer à s'excuser auprès de Kanon.
Entre temps, Milo se vit se faire tendre une batte de baseball par Isaac.
-Tu en auras besoin, Milo.
Un sourire carnassier s'étira jusqu'aux oreilles du Scorpion comprenant de quoi il en retournait, Camus quant à lui avait la bouche grande ouverte. Il se savait aimer de ses deux canetons et de son scorpion…mais pas au point qu'ils virent ainsi…une once de compassion pour le crapaud commença à naître en lui.
-Kanon, tu me garantis que personne n'aura de problème et qu'Isaac n'aura aucun soucis avec Poséidon.
-Je t'assure que non, tranquille. Il ne va rien arriver à ton caneton, c'est moi le représentent du sanctuaire sous-marin aujourd'hui, pas Isaac. De toute façon Poséidon est parti en vacances avec Hadès, donc en tant que Dragon des mers c'est moi qui m'occupe des plaintes et de tout ce genre de tralala.
Tous comprirent pourquoi le jumeau avait repris son rôle de général marin alors qu'il refusait depuis la résurrection criant tout haut qu'il voulait rester avec son frère jusqu'à la fin de ses jours. Et personne ne mettait en doute que Kanon était responsable des vacances soudaines des deux Dieux, cela n'était clairement pas un hasard aux vues de leur situation.
Le général marin tira son téléphone et un bout de papier dont il commença à composer le numéro.
-Tu appelles qui cette fois ? Interrogea Aiolia.
-Pandora sans doute, Poséidon m'a dit de contacter ce numéro s'il y a un souci avec l'émissaire des enfers.
Le dieu des mers était absent ainsi que celui du royaume souterrain, il fallait bien garder une autre ligne de communication directe s'il y avait souci entre les émissaires. De ce fait Hadès avait dû également donner un numéro à Pandora à contacter si besoin, nul doute celui de Kanon. Une chose dont leur Déesse n'avait pas songé, peut-être par son jeune-âge et son manque d'expérience dans le domaine politique inter-sanctuaire que le Grand-pope gérait habituellement.
Tout le monde se tut, lorsque Kanon leur fit un geste de la main.
-Allô, oui, bonsoir. C'est bien le Dragon-des-Mers à l'appareil. Effectivement, oui. Il a causé des dommages aussi bien matériels que physiques.
Le comploteur étouffa le téléphone regardant ses complices.
-Elle me passe le juge responsable du spectre.
Si tout le monde se retenait de tuer Zèlos. Kanon, lui, n'allait pas s'en priver contrairement à eux. Il avait échafaudé un plan en trois jours avec les moyens à sa disposition, pour rendre la monnaie de sa pièce au centuple à Zèlos. Le spectre l'avait cherché, toucher à Saga, lui brûler les mains, fut la pire erreur à faire. Pour son frère, Kanon était prêt à manipuler le monde entier que cela soit : ses pairs, des dieux ou un juge des enfers.
Pour Saga, Kanon était prêt à tous les stratagèmes qu'ils soient machiavéliques ou puérils.
Le Dragon-des-mers passa quinze bonnes minutes à énumérer les dégâts du sanctuaire sous-marin, qu'il avait fait lui-même cela va de soi, mais des dommages correspondant au profil du spectre. Après de longues minutes de discussion avec le juge Rhadamanthe, les deux fixèrent une heure commune à laquelle Kanon fera visiter à l'Anglais le sanctuaire sous-marin afin qu'il juge par lui-même l'ampleur des dégâts. Puis ils coupèrent. Kanon n'était pas stressé, il était même très confiant.
Le nom du juge lui disait vaguement quelque chose.
-Bien, ne reste plus qu'à attendre le crapaud.
Un sourire satisfait flottait sur le visage de Kanon alors qu'il prononçait ces mots, le regard vengeur.
(À suivre dans Sagittaire)
