Note de l'autre : avant tout je tiens à remercier MoOonshine et Cat-a-combe pour la correction. Pour ce quatrième signe, j'ai voulu écrire sur un Ship qui me tient vraiment à cœur Violate et Eaque.

Signe: Cancer

White Rose (Rose blanche)

Les Cancers sont connus pour être très imaginatifs et émotifs. Bien qu'ils aiment l'aventure de temps en temps, les Cancers trouvent du réconfort dans le fait de s'en tenir à ce qu'ils connaissent. Comme la nature délicate des personnes nées sous le signe du Cancer, les roses blanches sont élégantes, subtiles et universellement adorées.

Thème(s) : délicatesse, élégance

Personnage : Eaque x Violate.

Je vous souhaite une agréable lecture.

Review anonyme :

Cyclamen: Excuse moi, j'ai poste se chapitre avant d'avoir vue ta review! Du coup je reposte! Je suis heureuse de voir que tu as aimé ce scénario xD. Promit que tu ne sera pas déçut de la 2eme partie! Au plaisir de te revoir.


Violate ne pouvait s'empêcher de pester avant d'user des poings avec mépris à chaque fois qu'elle entendait quelqu'un casser du sucre sur le dos de son juge. Certains soldats faisaient même attention depuis, et ils se taisaient dès qu'elle passait dans les couloirs comme en ce moment, Violate savait qu'ils parlaient sur Eaque en mal. Beaucoup disaient qu'elle réagissait ainsi, car elle entretenait une relation intime avec le juge en question, que son amour était la cause de son comportement.

Oui et non répondrait cette dernière. Oui, elle aimait éperdument Eaque comme nul autre. Il était celui qui l'avait arrachée à son étoile, celle de la solitude, faisant d'elle son aile indéfectible. Il était celui qui l'avait soustraite de ce sol misérable où elle rampait, l'emmenant dans la toile d'azur changeante s'étendant à perte de vue et englobant tous.

Mais ce n'étaient pas les seules raisons, de son amour pour lui.

À l'exception des juges, du seigneur Hadès et d'elle, les autres spectres ne savaient pas que sous ses airs de juge, méprisant et orgueilleux, Eaque était quelqu'un de sensible, mais surtout profondément seul. Solitude, trou béant dans son âme rendant méprisant à ses yeux tout lien d'autrui par envie et jalousie. Lui qui avait grandi, seul au monde, sur l'île d'Oenone abandonné par sa mère. Esseulé du monde jusqu'à ce qu'il ait quémandé à son géniteur d'amoindrir cette solitude insoutenable, une doléance qui avait engendré le changement des fourmis de l'île en humains, créant ainsi le peuple dont Eaque avait été le roi à l'ère antique, le peuple des Myrmidons. Et lui enseignant les liens de la servitude et nul autre.

Comment exprimer ce qu'il avait dû ressentir à cette époque, une souffrance aussi vaste et profonde que le ciel qu'il chérissait.

Cependant, depuis son affrontement contre Sisyphe du Sagittaire lors des événements du Lost-Canvas, la vision des liens d'Eaque avait changé. Depuis, il s'était évertué à changer, en mieux. Il redoublait d'efforts pour se faire une véritable place dans la communauté infernale, sa place au sein des enfers en tant que juge était une chose, lui, voulait une vraie place en tant qu'Eaque tout simplement, en tissant des liens avec autrui.

Eaque n'était certes pas très commode, intimidant ses subordonnés et les menaçant vite, pour n'importe quoi. Mais il était aussi délicat avec eux, une délicatesse aussi fine qu'une brise, presque invisible. Il réprimandait les retards et menaçait d'appliquer des sanctions, qui très souvent ne viendront jamais, puisqu'il comprenait la fatigue de fin de semaine. Eaque tenait son tribunal d'une main d'acier, mais des trois juges, il était celui qui quitter son tribunal en dernier. Il attendait toujours que tous ses subalternes quittent les lieux pour partir, jamais avant, malgré que sa journée ait été bien plus éprouvante que la leur, endossant une partie de leur charge de travail, pour leur montrer qu'il était derrière eux pour les soutenir. Mais eux, ses subordonnés, n'y voyaient qu'une trop grande surveillance de la part d'Eaque attendant la moindre erreur pour les punir ou s'assurer qu'ils finiraient dans les temps, ils y voyaient également un refus de délégation pour garder le contrôle au sein de son tribunal qu'un simple geste se voulant aidant.

Eaque était délicat dans son autorité, à sa manière. Une chose passant inaperçue telle les tendres incarnates révélées par le cœur d'une rose blanche, trop petites pour être perceptibles.

De plus, des trois juges, Eaque était le plus compatissant. Ses verdicts étaient bien plus cléments, puisqu'il essayait de comprendre l'accusé face à lui. Manque de professionnalisme pour certains, dur à croire pour d'autres, mais pour Violate, c'était cela être un juge, chercher à comprendre les raisons qui avaient poussé au crime pour un verdict plus juste et plus adéquat. Au temps de la Grèce antique, Eaque n'avait-il pas été reconnu à travers tout le pays pour son sens de la justice et sa compassion, et était même appelé par les dieux pour les aider à résoudre leurs querelles ? Cela, ne prouvait-il pas que ses jugements étaient les plus justes, malgré son orgueil et son autorité ?! Une chose oubliée par beaucoup, sauf par les demi-frères du concerné, Hadès et Violate.

Tous ceux qui ne voyaient pas plus loin que l'aspect juge prétentieux, perdaient gros selon Violate.

Si une couleur devait représenter l'homme qu'elle aimait, cela serait le bleu délicat du ciel, unique couleur se rapprochant le plus facilement du blanc pur et chavirant tout aussi facilement au noir pur de minuit. Si Eaque devait être une fleur, il serait aux yeux de Violate une rose blanche. Rose délicate, aux pétales ourlés et aériens d'un blanc immaculés, enveloppée dans un sombre passé lui apportant jugement et méfiance d'autrui, la saupoudrant de tristesse.

Dans cet écrin, elle demeurait incomprise et esseulée.

Une situation ne faisant que croître la colère de Violate déformant son visage de cette même émotion et qui lui fit ouvrir avec fracas, sans frapper, la porte des appartements d'Eaque qui sursauta de surprise et fraîchement sorti de la douche vêtu d'un peignoir. Le Népalais n'eut le temps d'ouvrir la bouche pour la saluer ou demander ce qui n'allait pas qu'elle s'était déjà jetée dans ses bras pour l'enlacer avec force tout en nichant sa tête au creux de son cou, manquant de lui briser l'échine au passage. Eaque avait étouffé de justesse un hoquet de douleur, ses bras étaient venus naturellement étreindre Violate, comme si elle y avait toujours eu sa place.

-Qu'est-ce qui ne va pas Violate ? Demanda-t-il inquiet.

-Rien de spécial, j'avais simplement envie de te faire un câlin.

La laissant rester blottie contre lui autant qu'elle voudrait, la main du juge glissa du dos jusqu'à l'arrière du crâne de la jeune-femme pour lui caresser tendrement sa longue chevelure d'ébène, non sans effleurer au passage du bout des doigts la cicatrice ornant le cou de cette dernière d'un regard amoureux. Eaque aimait les cicatrices qui tatouaient le corps de sa femme, il connaissait chacune d'elles par cœur. D'où elles venaient, leurs formes, la texture qu'elles avaient sous ses doigts, quand il enlaçait sa bien-aimée dans l'obscurité de la nuit. Ces cicatrices au-delà d'être les témoignages des durs combats que Violate avait dû mener pour construire sa force et gravir les échelons de sa hiérarchie pour l'atteindre, étaient aussi la preuve de son amour pour lui.

Des cicatrices qui disaient « je n'ai pas peur d'être blessée, ou me dépasser si c'est pour toi. »

-Violate, je sais que tu ne t'énerves jamais pour rien. Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu rentres dans ta période ? Tu veux une tisane ?

Violate secoua simplement la tête négativement en réponse, resserrant sa prise.

-J'en ai marre que tu sois incompris. Pourquoi ne voient-ils pas tes efforts, restant bloqués sur celui que tu étais y a quelques siècles. Dit-elle d'un ton profondément attristé.

Eaque sembla surpris par les paroles, puis sourit resserrant lui aussi sa prise.

-Ce n'est pas grave. Ça m'est égal, car je t'ai toi, mon aile. Je ne me sens plus seul depuis que tu es là, Violate.

Une voix calme remplie d'acceptation et de sincérité sonnant tristement pour la jeune-femme. Cela n'était pas suffisant pour elle.

-Eaque, je veux un enfant.

Elle ne voulait plus être simplement son aile, mais former une paire d'ailes avec lui dont la jointure serait le fruit de leur amour. Mais surtout, elle ne voulait plus que le monde d'Eaque reste peuplé que d'eux et de ses démons intérieurs.

Trois mois plus tard.

-Tu es sûre que tu ne veux pas que je te porte ? Interrogea Eaque dont la posture de l'homme prêt à réceptionner sa femme comme si elle allait tomber à n'importe quel moment. Tu devrais rester au lit, pour le bien de notre bébé.

-Eaque, je ne suis enceinte que depuis deux semaines ! N'exagère pas ! Rappela Violate cessant sa marche dans le couloir.

-C'est fragile un embryon ! Et c'est tout petit !

-Tu t'inquiètes trop !

-S'énerver est mauvais pour ta grossesse !

Violate soupira couvrant son visage d'une main d'exaspération, ne sachant pas comment rassurer Eaque et à la fois touchée qu'il se soucie autant d'elle et de l'enfant à venir. Soupire et main sur le visage qu'Eaque traduit par un étourdissement, ni une ni deux, sans donner le temps de comprendre à Violate, il la souleva comme une jeune mariée et prit d'un pas rapide la direction de l'infirmerie sous la direction de Luco. Les joues de la jeune femme devinrent rouge pivoine à la réaction excessive de son homme, toutefois, elle n'avait rien dit, se blottissant un peu plus contre lui.

-Si c'est un garçon appelons-le «Syuikio». Proposa-t-elle timidement.

-Je veux une fille moi !...Ça serait bien des jumeaux, une fille et un garçon.

Une chose était sûre désormais pour les spectres ayant assisté à la scène depuis le début, une chose qu'aucun d'eux ne contredirait, Eaque était déjà un papa-poulet avant même la naissance de son enfant.