Note : je tiens à remercier MoOonshine pour la correction. Au début il n'y avait que le texte de Thétis (1) xD puis je n'ai pas puis m'empêché de faire plusieurs écrits court sur divers personnage (beaucoup de Scorpion x Verseau), en lisant les thèmes « imprévisible » et « facette multiple » le nombre huit n'est pas anodin comme le Scorpion est le 8eme signe.

Signe : Scorpion

Geranium

Comme les nombreux pétales des géraniums, les Scorpions ont de nombreuses facettes et ne laissent jamais personne savoir complètement ce qu'ils pensent. Une fois que vous pensez connaître un Scorpion, il est prompt à vous montrer une autre facette, totalement inattendue, de sa personnalité.

Thème(s) : personnalité à facettes multiples, imprévisible (8eme)

Personnage : Thétis + surprise(s) !

Je vous souhaite une agréable lecture.

Elle était…

Thétis de la sirène marine était semblable à un reflet trouble, manquant de netteté.

Elle était une étudiante studieuse et modèle aux yeux de ses professeurs, mais souvent absente pour des raisons de santé qui cachaient en vérité son autre vie, celle de marina. Elle était la fille cool et sympa, amie avec tout le monde et détestée de tous à la fois à l'école. Elle était une belle jeune femme gracieuse et délicate aux yeux de certains inconnus, un diable déguisé en tentation pour d'autres.

Elle était une marina d'une loyauté sans faille envers Poséidon et la messagère de ce dernier. Elle était également la sauveuse de Julian Solo pour qui sa loyauté était plus grande qu'envers son Dieu, allant jusqu'à sacrifier sa vie pour ce dernier avant sa résurrection. Elle était une jeune-femme moqueuse aux yeux de ses adversaires et une collègue : amicale pour Io, irritante pour Baian, insupportable pour Sorrento, hypocrite pour Krishna, adorable pour Kaza, respectueuse pour Kanon, prétentieuse pour Isaac.

Elle était tout cela à la fois et rien de tout cela.

Elle était à la fois : poisson, humaine et sirène.

Elle était tout et rien.

Thétis était tel un kaléidoscope, une infinité de couleurs et de formes changeant à chaque regard.

Pour toi.

Au jardin paradisiaque de la deuxième prison des enfers où une grande variété de fleurs s'épanouissait, des doigts expérimentés continuaient à glisser délicatement sur les cordes d'une harpe et à les pincer remplissant ainsi le lieu de notes délicates et expressives. Le musicien jouait paisiblement dans une expression sereine et les yeux fermés au cœur du jardin avec son instrument au son doux et raffiné, doté d'une grande subtilité, une musique ne laissant pas penser une seule seconde qu'il pouvait être malfaisant, tricheur et envieux, tant sa musique était pure et spontanée.

Pharaon était ainsi pourtant.

Il était capable de jouer des airs maléfiques, il était malhonnête faussant par son Cosmos la pesée des cœurs purs pour s'assurer toujours la victoire et jalousait maladivement meilleur musicien que lui au point de nuire à l'artiste. Une personne fourbe, déloyale, trompeuse, jalouse et surtout perspicace en qui il ne fallait pas se fier.

Plongé dans sa musique, l'Égyptien ne vit pas foncer droit sur lui un individu flottant à quelques centimètres du sol, autre spectre qui lui rentra délibérément dedans en criant son nom à la dernière seconde pour le prévenir de sa présence. L'instrument échappa des mains de son propriétaire pour rebondir un peu plus loin et l'Égyptien finit au sol.

-Myu. Grognât-il exaspéré face contre terre, comme si ce n'était pas la première fois.

-Oui ?

Le gardien de la seconde prison démoula son visage contrarié du sol qu'il posa sur l'autre, assis sur son dos comme s'il était un cheval. Un sourire flottait sur le visage du spectre aux ailes de papillon se balançant légèrement de gauche à droite comme un enfant attendant quelque chose, Myu était de très bonne humeur.

-Je devine que tu es là pour le cadeau.

Pour toute réponse, l'autre haussa positivement la tête, le sourire plus grand faisant rayonner son visage. Le papillon se décala de lui-même sur le côté laissant Pharaon se relever et sortir une petite boîte joliment emballée, mais écrasée pour le coup qu'il remit entre les mains de Myu. Ce dernier se hâta de tirer sur le petit ruban pour voir le contenu, puis de se jeter tout sourire au cou de l'Égyptien.

-Merci Phara.

-Joyeux anniversaire Myu.

Pharaon avait promis à l'Autrichien de lui offrir la broche de son choix à son prochain anniversaire et l'Égyptien avait tenu parole, une facette ne se manifestant qu'avec Myu.

L'être apportant un peu de féerie à l'amertume qu'il était.

Recto-Verseau

-Reste, s'il te plaît ! Qui va s'occuper de moi ! Pleura Milo accroché à la jambe de Camus.

-Milo, je dois partir, ne fais pas l'enfant je te pris !

-Mais je ne veux pas que tu partes moi !

-Ce n'est que trois petits jours !

-C'est beaucoup trois petits jours ! Pleura de nouveau le scorpion.

Camus soupira et dégagea sa jambe puis toisa sévèrement Milo allongé sur le sol, un bras dans le plâtre. Il se sentit un peu mal le voyant ainsi, surtout son regard de cocker, mais il n'y pouvait rien, les ordres étaient les ordres. Il devait rester aussi droit qu'un i et ne pas faiblir !

- Écoute Milo, je demanderais aux autres de s'occuper de toi durant mon absence et tu ne seras pas seul comme ça aussi, d'accord ?

- Moi je veux que ça soit toi ! Pas les autres ! Répond-t-il tel un enfant pourri gâté se débattant au sol.

Le regard de Camus se durcit plus et ses poings s'encrèrent sur ses hanches, voyant son amant faire un tel caprice à son âge.

-Non, c'est non, un point c'est tout !

Sur ces brefs mots, il claqua la porte derrière lui et entama la descente des temples, demandant à chaque résidant un service concernant le scorpion et tous semblaient perplexes à chaque fois, mais ne refusait pas pour autant. Trois bonnes heures après, une petite équipe s'était réunie pour rendre visite à Milo et lui porter compagnie autour d'un bon dîner afin qu'il se sente moins seul et ne se laisse pas dépérir comme leur avait demandé Camus.

Sans grand étonnement, une fois arrivait au temple, Milo se portait parfaitement bien, il avait même déjà dîné un repas plus que correct qu'il s'était cuisiné et avait fait la vaisselle, d'une main. Le scorpion fut surpris de les voir et surtout chargés comme des mules, comme si ses collègues allaient camper quelque part.

-Les gars, je suis blessé pas infirme.

Le scorpion avait toujours été débrouillard, autonome et mature, par moments les ors se demandaient si c'était vraiment Milo que Camus leur dépeignait.

L'endormeur de Wyvern

La bureaucratie est un travail qui demande une excellente gestion et organisation, et même avec cela, très souvent, les gens compétents comme Rhadamanthe se retrouvaient à faire des heures supplémentaires tant le travail débordait. Comme ses deux autres frères il était quelqu'un d'appliqué, enfin, quand Minos ne décidait pas de faire le con et de tout laisser à Rune certains jours, et qu'Éaque n'amenait pas ses gamins au tribunal.

L'anglais était sérieux et assidu, incontestablement, un peu trop au goût de ses subalternes le voyant enchaîner des nuits blanches depuis plusieurs jours au point que Valentine décida d'intervenir avec sa technique secrète qui lui valait le surnom « endormeur de Wyvern » tant cette arcade fonctionnait à chaque fois.

Une technique connue de lui seul et dont il gardait jalousement le secret.

Mais pour la réaliser, il fallait qu'il soit seul avec le juge, alors Valentine attendit le moment opportun pour passer à l'action. Lorsque ce moment se présenta, il se glissa dans le dos de son supérieur pour venir enrouler ses bras autour de son cou, l'arrière du crâne blond contre lui, sans gêner le juge dans son travail, chose importante pour que la technique fonctionne. Un geste non mal reçu par Rhadamanthe entretenant une relation particulière avec la Harpie depuis leur vie humaine, et au fond, ce contact fit plaisir au juge fatigué qui continuait à travailler.

Une main vint se perdre dans la chevelure dorée en caresses tendres et lentes, et, après quelques-unes, le juge commença à somnoler de lui-même avant de s'endormir contre Valentine après quelques autres.

Personne n'aurait deviné que Radamanthe s'endormait systématiquement tel un gros Persan lorsqu'on lui caressait les cheveux, une facette mignonne que la harpie avait découverte par le plus grand des hasards un jour.

Le plus dur maintenant était de ramener le juge à ses appartements sans que Minos ne lui gribouille le visage et sans croiser les enfants bruyants de la Garuda.

Une femme heureuse.

Eurydice était une femme comblée.

Elle avait un mari en or, un homme possédant plusieurs talents à son arc. Un époux qui n'avait pas hésité à se rendre en enfer afin de demander à Hadès, Dieu du royaume souterrain, sa résurrection et de la laisser remonter à la surface avec lui. Une moitié indéfectible qui avait demeurée en enfer à ses côtés lorsqu'elle se pétrifia, tant son amour était grand pour elle.

L'homme parfait dont beaucoup de femmes rêvaient d'avoir un jour, ce qui faisait bien rire Eurydice à chaque fois, la rendant un peu méprisante aux yeux de certaines. Pourtant, il y avait bien une raison à ses gloussements de joie retenue lorsqu'elle entendait quelqu'un dire qu'Orphée était parfait.

Eurydice ne crachait pas son bonheur.

Elle riait de joie, car elle prenait vraiment conscience qu'elle était la seule à connaître les petites imperfections d'Orphée, comme le fait qu'il ne savait pas faire de nœud quel qui soit, pour ne citer que celui-ci. Des petites choses toutes bêtes qui n'entachaient en rien véritablement la perfection du Silver saint, mais qui la rendaient heureuse puisqu'elle était la seule à connaître ces genres de chose sur son mari bien-aimé.

Elle était vraiment heureuse.

L'exception

Au sein des enfers, comme dans chaque structure, une hiérarchie était plus que visible : au sommet il y avait le seigneur Hadès, suivi de Pandore et des juges, après les lieutenants, et enfin les spectres peu gradés voire pas du tout. Et parmi cette dernière classe, des spectres non gradés, il y en avait un qui terrifié tous les spectres sans rang et certains lieutenants de très bas niveau, au-dessus de cela ce spectre n'était que du menu frontin. Ce spectre n'était nul autre que Fyodor de la mandragore dont le surplis représenté la partie inférieure de la plante contrairement à Queen de l'Alraune, lieutenant haut placé chez Rhadamanthe, dont le surplis représenté la partie supérieure de la mandragore.

Fyodor était un spectre affecté à la garde de Yomotsu Hirasaka, l'antichambre de la mort. Un poste donné aux spectres les plus faibles dans le but de surveiller les morts, le souci avec tout cela était que le borgne n'avait pas le niveau d'un spectre de bas étage, bien au contraire, et beaucoup l'avait appris à leurs dépens. Ce spectre était : fort, violent, sanguin, imprévisible, vicieux et sadique par-dessus le marché. Le genre d'individu qu'il ne valait mieux ne pas avoir à dos, non, même pas, qu'il fallait éviter par tous les moyens. Fyodor avait une fois planté dans le cou d'un autre spectre, qui ne lui avait jamais rien fait, une fourchette puis le passa à tabac jusqu'à être méconnaissable. La mandragore passait beaucoup de spectres à tabac pour rien parfois. Pire était ceux qui lui avait fait un sale coup, sa vengeance était terriblement violente et très souvent s'abattant lorsqu'on s'y attendait le moins.

L'étoile de la blessure était crainte et faisait trembler les plus faibles à sa simple vue.

Pourtant…

Fyodor marchait dans le couloir dégagé par les autres spectres, collés aux murs pour lui céder le passage, la mandragore s'écartait uniquement devant plus fort qu'elle. À un tournant, quelqu'un le percuta de plein fouet manquant de tomber, beaucoup virent la mort du mal chanceux ignorant dans quoi il était rentré.

- Tu ne peux pas faire attention sale con ! Gronda le spectre fusillant l'autre du regard.

-Edward, c'est Fyodor. Murmura son collègue terrifié, lui tirant le bras. Excuse-toi vite !

-Et puis quoi encore ! Dit-il à son ami. C'est à lui de me faire des excuses !

-Je suis désolé.

Concéda facilement Fyodor faisant décrochait de choc les mâchoires jusqu'au sol des spectres assistant à la scène, à l'exception du dénommé Edward.

-Fais attention la prochaine fois ! Prévint Edward passant à côté de lui non sans lui donner un coup d'épaule, tandis que son ami longea le mur pour contourner le borgne. Comme je te le disais depuis son agression il est moins chiant. Franchement, merci à celui qui a mis une raclée à ce pervers.

Les deux spectres poursuivirent leur discussion interrompue plus tôt par la collision en continuant leur chemin.

Fyodor resta un moment immobile tandis que les bruits de pas s'éloignaient puis il reprit sa marche en fredonnant, un sourire plaqué au visage. Laissant les autres dans l'incompréhension, le borgne n'avait pas éclaté la tête de l'autre contre le mur, mais s'était excusé et semblait même content par-dessus le marché ! Une première !

De tous les spectres de bas rang, il n'y en avait qu'un seul qui pouvait mal lui parler et le bousculer sans aucunes représailles en retour. Ce spectre était Edward du Sylphe qu'il aimait en secret.

Le muet et l'aveugle

Écarlate, le chevalier d'or du scorpion, était perçu par ses pairs comme un individu taciturne ne parlant jamais pour ne rien dire, effrayant par son imprévisibilité et son expression neutre ne dénonçant aucune de ses futures actions et ce à quoi il pensait par moment, et quelqu'un de plutôt neutre.

Toutefois, car il y a toujours un « mais » quelque part, Mystoria du Verseau et Cardinal des Poissons ne le voyait absolument pas ainsi.

Le Verseau le trouvait aimable, puisque Écarlate lui apportait toujours un bouquet de fleurs lorsqu'il traversait son temple. Il le trouvait réservé, timide plutôt, vu que le Scorpion devenait invisible à chaque fois que leur regard se croisait comme si ce dernier ne voulait pas être vu.

Les Poissons quant à lui trouvait Écarlate tête en l'air, pour offrir une composition florale voulant dire totalement l'inverse, voire n'importe quoi, de ce qu'il voulait transmettre à l'être aimé. Limite, il le trouvait idiot à résumer le bouquet à sa beauté qu'à son contenu, et surtout ne rien dire sur ses sentiments restant aussi silencieux qu'une tombe, voire invisible dessus…et Mystoria qui ne remarquait rien…tous deux étaient des idiots à ses yeux.

Une belle brochette d'idiots faisant très bien la paire.

Complexe

Les grands yeux du jeune-homme, à la chevelure ébouriffée et mi-longue, regardaient avec émerveillement le temple comme ceux traversés plus tôt avec son maître, chevalier d'or du Scorpion. Ce dernier présentait son apprenti, Zaphiri, aux autres chevaliers d'or et accessoirement faisait visiter les lieux à l'adolescent.

Les deux hommes se trouvaient actuellement dans la maison du Verseau légèrement froide et ne tardèrent pas à être rejoint par un troisième homme qui hélas n'était pas le maître des lieux, mais celui du temple suivant, celui des Poissons. Se croisant par le plus grand des hasards, après des mois d'absence de la part du Scorpion parti chercher un apprenti, Lugonis et ce dernier entamèrent une discussion animée par les retrouvailles au cœur de la maison du Verseau, réveillant sans le vouloir ce dernier.

Les deux chevaliers étaient tellement plongés dans leur discussion qu'ils ne virent pas Zaphiri s'approcher d'un très jeune-enfant sortant d'une porte, vêtu d'un simple pyjama, les cheveux en bataille et légèrement renfrogné.

-Tu es perdu petit ? Ils sont où tes parents ?

Ce disant, Zaphiri s'était mis au même niveau que l'enfant passant une main tendre dans la chevelure sombre de ce dernier pour lui caresser le dessus de sa tête. C'est en l'entendant parler à quelqu'un que les deux chevaliers prisent conscience de la scène.

-Zaphiri ! Ce n'est pas un enfant c'est…

Le Scorpion n'eut le temps de finir que Krest avait pris appui sur ses jambes et assimilé un violent coup de tête à l'adolescent qui tomba à la renverse.

Trop tard.

-Qui tu traites de petit ? Interrogea le Verseau, le visage peint de colère.

Krest était toujours aussi successible sur sa petite taille, malgré son vieil âge.