A/N : Coucou !

Je suis super méga désolée pour le retard, mais vous allez comprendre : la rentrée a été une… épreuve ^^' Bref, grosse déprime, honnêtement. Et ça me rend pas forcément d'humeur à écrire. Enfin, encore que c'était pas trop le problème, ça m'a juste grillé une soirée parce que j'arrêtais pas de pleurer (oups xD) et après, le chapitre s'allongeait, s'allongeait. Donc voilà, délais de presque deux semaines parce que chapitre 2 en 1 au niveau de la quantité ! Et qui dit grande quantité dit chiante correction ! (En parlant de la correction, une seule relecture, c'était déjà bien assez compliqué comme ça, surtout que j'ai dû réécrire des morceaux.)

Voilà ! Sans plus attendre, bonne lecture !


Finalement, après Asami eut un peu de chance. Elle n'eut pas à revoir Wu, sauf quand il tint à lui annoncer en personne qu'on avait accédé à toutes ses demandes et lui remettre quelques papiers. Bien entendu, Korra l'accompagna, même si elle servait plus à répulsif à séducteur qu'autre chose. Contrairement à la première entrevue, elle montrait un peu plus de réserves, histoire de ne pas afficher pleinement leur relation au public. Le public étant les assistants ministériels de l'ex-prince, qui tenaient à mettre quelques choses au clair. Ce n'était rien de bien méchant. Au fond, il n'y avait eu aucun véritable problème avec leurs demandes.

Accélérer le renouvellement des papiers d'identité était une petite faveur personnelle et le rachat des anciennes propriétés de Future Industries était souhaitable pendant cette crise. D'ailleurs, Wu faisait tellement confiance à Asami qu'il n'avait eu aucun mal à accepter qu'elle doive écouler au moins 20% de son stock de production médicale à la République de la Terre. Les ministres avaient un peu plus tiqué mais ils avaient laissé Wu faire, se disant que ça ne devait pas être bien méchant et qu'au fond ils avaient véritablement besoin de ces stocks. Enfin, tant que l'achat n'était pas de la part de l'État, ça ne leur posait pas problème.

Après des adieux déchirants — surtout de la part de Wu qui fut réquisitionné alors qu'il comptait bien tenir la jambe à Asami avant son départ — le dirigeable reprit son vol en direction de son prochain arrêt : un foyer bien pauvre dans le bord extérieur de la ville. Repartir en vol pouvait paraître un peu stupide. Après tout, pourquoi ne pas aller les chercher directement ? Mais Ba Sing Se était énorme, et même avec un confinement — voire d'autant plus avec un confinement — les deux jeunes femmes auraient eu du mal à passer outre les diverses fractures sociales que la ville laissait observer.

Elles avaient donc préféré se stationner au plus près de la maison de la famille de Mako et Bolin, mais de l'extérieur. Il n'y avait aucun autre aéroport à proximité, les constructions — essentiellement des taudis — étaient bien trop denses pour leur permettre de se poser autre part. Elles se seraient bien stationnées juste au-dessus de la maison pour les embarquer pendant le vol, mais non seulement c'était dangereux, mais aussi elles ne savaient pas vraiment se trouvait la maison. Disons que l'adresse n'était pas particulièrement… précise.

Elles espéraient seulement arriver saines et sauves pendant leurs recherches. Asami avait eu la présence d'esprit de prendre avec elle un des gardes du corps que Wu lui avait gracieusement offert. Apparemment, il faisait partie de son escorte personnelle et était très… secret. Donc, elle n'avait pas à s'en faire pour sa réputation : toute l'opération devrait à priori rester secrète.

La jeune PDG avait aussi emprunté un des prototypes des gants électriques qu'elle avait gardé de son père. Ce serait un peu plus utile qu'un taser… Du moins, c'était ce qu'elle se disait. Et tant qu'elle ne le chargeait pas à la puissance maximum, elle ne devrait tuer personne.

Même si elle n'aimait pas l'idée, Korra était venue avec elle. Elle avait mis en avant son entrainement en boxe et dans divers arts martiaux. C'était pour cela qu'elle avait renforcé ses mains avec des bandages : au cas où elle devrait frapper.

Toute cette préparation ne rendait Asami que plus anxieuse. Elle s'attendait à ce que quelque chose arrive maintenant. Mais ce n'était sûrement pas plus mal, comme ça ils pourraient réagir. Elle avait bien pris soin d'éclaircir la situation avec Mako auparavant. Comme Korra lui avait un peu expliqué, la situation était tendue. Malgré le confinement et les interventions régulières de la police, les opérations clandestines qui s'y déroulaient en permanence continuaient mais cette fois sans filtre. Ils n'avaient pas à se cacher, puisque personne n'était dans les rues, personne ne pouvait sortir pour parler. Et la violence s'exprimait elle aussi librement.

Autrement dit, de ce qu'Asami avait compris, non seulement elle devait traverser un territoire hostile, mais en plus elle devait y faire traverser une famille entière. La belle affaire. Elle était à peu près sûre que c'était impossible. Mais bon, la première étape de son plan consistait à localiser leur lieu de vie. Ah non, la première étape, c'était survivre.

Elle s'en rappela assez vite quand ils croisèrent le chemin de quelques personnes louches qui n'aimaient visiblement pas leur présence. Le fait d'être accompagné par un agent secret du gouvernement ne devait pas aider leur cause… Asami n'était pas très sûre de savoir si c'était un répulsif ou au contraire s'il attirait le danger. Et honnêtement, elle préférait ne pas le découvrir.

Fort heureusement, le groupe qu'elles avaient croisé de les attaqua pas. Il les regarda d'un air mauvais, mais il ne les attaqua pas. La jeune femme aux yeux verts fut soulagée. Elle se dit qu'avec un peu de chance, ils pourraient passer le reste du trajet de la sorte. Et puis, elle revint sur cette pensée quand elle remarqua qu'ils étaient suivis. Elle jeta un coup d'œil à Korra qui la regarda aussi. Apparemment, elle avait senti le piège aussi. L'agent qui les accompagnait avait déjà réagi et avait ligoté les poursuivants en à peine quelques secondes grâce à une technique étrange avec des lassos.

Loin d'être apaisées, les deux femmes étaient encore plus en alerte. Sûrement, cette action allait encore plus attirer l'attention. Et en effet, à peine quelques secondes plus tard, deux hommes surgirent de la pénombre, dont un avec un couteau. Ils les menacèrent et leur crièrent de dégager. Elles n'eurent pas bien le temps de réaliser, elles se contentèrent de se mettre en action.

D'abord, Korra réagit immédiatement et écarta Asami du danger en la plaquant contre le mur et en se plaçant devant elle. Elle put désarmer l'homme, puis lui mettre un coup sec dans la trachée qui le neutralisa, et la femme aux yeux verts se débarrassa du deuxième avec un choc électrique.

Elles entendirent ensuite une espèce de cri qui raisonnait à travers les bâtiments. C'était un signal.

« C'est pas bon, grommela Korra. Tu sais où on va ? À peu près ?

- Honnêtement ? Pas convaincue, mais on a plutôt intérêt à se bouger. »

Alors, les deux femme et l'agent qui les accompagnait se mirent à presser le pas. Ils essaient de se couvrir un minimum tout en avançant efficacement. L'agent avait un œil de lynx. Même si leurs possibles agresseurs étaient à une distance raisonnable, il les repérait et les neutralisait sans qu'ils aient eu une possibilité d'agir. Malheureusement, cela ne faisait qu'attiser la haine et la méfiance des nombreux autres groupes postés à divers endroits. Et il n'était pas exclu qu'ils finissent par se faire tirer dessus. Autrement dit, plus ils restaient dans le quartier, plus ils étaient en danger.

« Alors ? demanda Korra, regardant de partout.

- Alors quoi ? répondit Asami, un peu sur les nerfs. Est-ce qu'on est bientôt arrivées ? Comment veux-tu que je sache ?

- T'es pas censée avoir une adresse ?

- L'adresse de Mako, c'est plus un truc du genre « tournez à droite à tel carrefour et quand vous verrez un machin vert, vous serez arrivées ».

- Ah oui, ça nous aide beaucoup. »

En vérité, Asami avait une petite idée d'où ça se trouvait parce qu'elle avait une très bonne mémoire visuelle. Du moins, tout ce qui concernait les plans, que ce soit les plans de moteurs, d'infrastructures ou de ville, elle s'en rappelait bien. C'est pour cela qu'elle avait bien observé les alentours pendant qu'elles survolaient la zone. Elle avait cru comprendre laquelle de ces baraques délabrées était celle de la famille de Mako et Bolin et elle savait à peu près comment y accéder. Il y avait seulement deux problèmes.

Premièrement, elle avait besoin d'un minimum de concentration et la peur qu'elle ressentait, ainsi que la concentration requise pour ne pas se faire surprendre l'empêchait de pouvoir solliciter sa mémoire correctement. Deuxièmement, elle avait vu les choses du dessus et elle était clouée au sol. Concrètement, tous les objets qui obscurcissaient sa vision, le linge étendu, la saleté, les parasites, les odeurs n'étaient vraiment pas aidants. Elle avait également du mal à trouver les quelques repères qu'elle s'était donné pour être sûre d'être sur la bonne voie.

« Korra ! Attention ! »

La femme du sud avait relâché son intention une seconde pendant qu'elle lui parlait. Ça avait suffi à un énième agresseur de surgir avec deux de ses copains. (Surgir était un grand mot. Ils avaient attendu dans un renforcement sûrement depuis que l'alerte avait été lancée.) Cette fois, ce fut Asami qui se mit devant Korra. Elle utilisa le dos du gant comme bouclier pour bloquer une première attaque au couteau, put à peine éviter une deuxième qui lui déchira un morceau de son vêtement et se prit un coup de poing dans le ventre.

Ok. Troisièmement : il était hors de question qu'elle laisse quoi que ce soit arriver à Korra. Elle se foutait éperdument de la famille de… qui que ce soit en fait. Elle se foutait même de ce qui pouvait lui arriver, mais il était hors de question qu'on touche à Korra.

Le coup de poing qu'elle se prit était féroce. Elle eut le souffle coupé et tituba un peu en arrière. Les deux hommes armés de couteau s'étaient précipités sur Korra, la cible la plus proche, tandis que celui qui avait réussi à atteindre Asami l'avait prise pour cible. Il avait l'air très satisfait d'être un grosse brute. Et même si la jeune femme d'affaires était terrifiée par ce qui pouvait arriver à sa petite-amie, son instinct de survie ne lui permit pas de se détourner de son adversaire.

Elle se protégea des coups du molosse, ce qui ne fut pas tellement agréable parce qu'il ne fallait pas se leurrer, il avait largement plus de force qu'elle. Elle attendit seulement une ouverture et, le gant chargé, elle l'électrocuta. Elle était déjà en train d'angoisser en se demander si le gant allait se recharger assez vite pour qu'elle puisse aller aider Korra, mais l'agent était déjà allée l'aider et les deux hommes aux couteaux étaient maitrisés. Elle aurait voulu pousser un soupir de soulagement, mais au contraire, elle se précipita sur Korra.

« Ça va ? Tu n'as rien ?

- Ça va, ça va. »

Elle tâtait différents endroits, les mains tremblantes alors qu'elle vérifiait si la femme aux yeux bleus allait en effet bien. Elle finit par poser les yeux sur le joue de Korra, qui était en sang, quand cette dernière essaya de refreiner sa frénésie.

« Asami, tout va bien, la rassura-t-elle.

- Ils t'ont blessée. Au visage, dit-elle, la voix blanche.

- Oh ça… »

Korra passa sa main sur la coupure, ce qui étala le sang sur sa joue et sur le dos de sa main. Elle grimaça. Raté pour effacer les traces.

« Trois fois rien », continua-t-elle quand même avec un sourire.

La femme d'affaires ne l'entendit pas de cette oreille. Elle se détourna de sa bien-aimée pour rejoindre les deux bandits à terre. Son gant était chargé et crépitait. Elle empoigna le col d'un des deux, un air furieux gravé sur son visage.

« Écoutez-moi bien, bande d'enfoirés. Je peux vous tuer. Chacun d'entre vous. On veut juste traverser en paix, alors vous avez plutôt intérêt d'arrêter de nous emmerder où ça va vraiment mal finir pour vous.

- On vous a dit d'dégager, M'dame. C'pas fait pour l'gens comm'vous 'ci. »

Asami était comme une lionne dont les petits étaient menacés. Mais elle était aussi folle de rage. Et cela, Korra s'en était bien rendue compte. Donc, avant qu'elle mette sa menace à exécution, elle mit sa main sur son épaule et bloqua le bras au bout duquel le gant se trouvait.

« On va peut-être arrêter cette conversation ici, dit-elle calmement. Asami, chérie, calme-toi. »

Elle était tendue. Très tendue. Elle n'avait pas du tout envie de se calmer. Elle ne réussissait pas à détourner son regard furieux du regard ennuyé de l'homme devant elle. Ça lui donnait l'envie d'hurler.

« Asami… répéta lentement Korra, en lui pressant doucement son épaule.

- Ils… Ils t'ont blessée !

- Je sais. Je sais, mais c'est pas grave.

- Il ne peut rien t'arriver Korra ! Je… peux pas.

- Je sais.

- Je ne peux vraiment pas.

- Je sais. Ça va bien se passer. Laisse-moi régler ça, s'il te plait. »

Alors, Asami lâcha son emprise sur l'homme. Plutôt, elle le poussa volontairement en arrière quand elle le lâcha, sans jamais détacher son regard courroucé du sien. Elle s'éloigna légèrement, essayant de se calmer et de souffler. Elle savait que sinon, elle allait faire une bêtise. L'agent continuait à les couvrir pendant que Korra discutait avec les deux voyous encore conscients. Asami n'écouta pas le conversation. Elle fixait rageusement un mur et bouillait de l'intérieur. Elle fut aussi légèrement distraite par sa quête du logement de la petite famille, et elle se demandait si elle pouvait peut-être prendre de la hauteur.

« Hey, l'interpela sa petite-amie en lui touchant le bras avec hésitation. Ça va ?

- Oui, répondit un peu sèchement la femme d'affaires. »

Korra lui prit la main et la pressa une fois.

« Tout va bien se passer. On va bientôt trouver. Et les gars ont accepté de nous aider.

- Ils quoi ?!

- Du calme. Si on les utilise en tant que bouclier, on pourra avancer plus sereinement. Ils vont dire aux autres groupes d'arrêter de nous attaquer. Enfin, pour ceux qui sont liés à eux… Mais apparemment, on est sur leur territoire depuis le début. On pourra avancer plus tranquillement.

- Tu ne leur as pas dit où on se rendait, au moins ?

- Asami, j'ai pas l'adresse… Et même toi, tu ne sais pas vraiment où on va…

- À ce propos… Je crois qu'il faut que je prenne de la hauteur. »

Korra fronça les sourcils et regarda en l'air. Ça risquait d'être compliqué… Il y avait quelques fils d'étendage étendus entre deux façades très proches, mais il y avait plusieurs étages. Autrement dit, elle n'allait pas pouvoir monter en comptant sur une courte échelle.

« Il doit bien y avoir des escaliers de secours quelque part, marmonna Asami.

- Peut-être, mais si on doit monter sur tous les bâtiments… Peut-être quand tu seras dans le secteur, non ?

- Je ne pense pas qu'on soit si loin que ça…

- Bon, tu regardes ça, et nous on se charge de surveiller les environs, ok ? »

Et ainsi, un nouveau plan fut mis en marche. Elles purent en effet avancer plus tranquillement avec leur « escorte ». En vérité, leurs agresseurs criaient juste une espèce de signal tous les quelques mètres. Ça devait être l'équivalent d'un drapeau blanc. Puis, Asami trouva un bâtiment sur lequel elle voulait monter. Elle emprunta les escaliers de secours, auxquels elle accéda grâce à Korra lui faisant la courte échelle, et monta sur le toit pour repérer les lieux. Bien entendu, même si la différence n'était pas énorme, elle avait quand même choisi un bâtiment plus grand que les autres. Elle put ainsi remarquer que quelques rues plus loin se trouvait une fenêtre ouverte qu'elle présumait être celle de ses très chers locataires. Elle redescendit avec cette information qu'elle dit à Korra en privé.

Elle voulut se débarrasser de leurs accompagnateurs, Korra n'était pas forcément très d'accord, mais la question ne se posa pas. Ils renoncèrent d'eux-mêmes à continuer le chemin, car l'endroit était en fait un entre-deux territorial entre deux gangs qui s'était enflammé depuis le début de la pandémie. Sûrement, cela expliquait-il l'urgence de partir…

Les deux jeunes femmes et l'agent continuèrent alors seuls, recommençant à presser le pas. Cette fois, ils eurent la chance de ne croiser personne. Ils n'étaient pas rassurés pour autant, car ils entendaient de nombreux bruits suspects : des cris, des signaux, des alarmes, des choses qui se cassent et même un coup de feu. Bien entendu, tous ces bruits ne provenaient pas que de la rue, mais aussi des logements : des disputes de couples, de familles, des hystériques, des drogués, la télé, les jeux vidéo… C'était comme s'il y avait un concours à celui qui ferait le plus de bruit. Et cela ne faisait qu'augmenter le stress ambiant.

Quand ils arrivèrent à l'immeuble qu'Asami supposait être le bon, la jeune PDG numérota le numéro de la grand-mère de Mako et Bolin. À la suite d'une brève conversation, elle entra dans le bâtiment et chercha un numéro de porte. Une fois trouvé, elle tapa une certaine séquence contre le porte, histoire de confirmer que c'était bien elle, et elle entendit de nombreux verrous se déverrouiller. Enfin, elle put voir une bouille familière. Elle fut tellement soulagée de ne pas s'être trompée…

« Asami ! Je suis tellement contente de te rencontrer, ma petite. Entre, entre, n'aie pas peur ! »

La jeune femme entra dans l'appartement, offrant ses salutations à la vieille femme aux cheveux blancs. Korra la suivit avec l'agent. La porte fut à peine fermée qu'ils se lancèrent à plusieurs sur les verrous pour les refermer.

Pendant ce temps, Korra salua elle aussi la grand-mère.

« Oh ! Tu dois être Korra ! Bolin m'a beaucoup parlé de toi ! Ravie de faire ta connaissance.

- Moi de même. »

Elle les entraina ensuite au centre du petit appartement, où toute la famille était rassemblée, et les présenta un par un. L'ambiance était chaleureuse et beaucoup plus calme que dehors — même si on continuait à entendre l'agitation de l'extérieur. C'était un changement très agréable, mais en même temps très écrasant. Asami se sentit un peu dépassée. Elle fit de son mieux pour tenir le coup, comme elle le faisait d'habitude, et leur expliqua la situation.

« J'ai les papiers pour tout le monde. Je les ai laissés dans le dirigeable qui nous amènera à Republic City. Mais j'ai deux problèmes. Premièrement, j'ai passé un accord avec le président Wu qui fait que certaines de mes usines vont rouvrir et j'aurais besoin de personnes sur place. Autrement dit, si certains d'entre vous ne veulent pas faire le voyage à Republic City, je peux les installer dans un logement de fonction et ils peuvent travailler pour moi, à la République de la Terre. Sinon, il faut que vous me trouviez des gens parce que ça va être très compliqué… Deuxièmement, je ne sais pas du tout comment on va faire pour aller jusqu'au dirigeable… On a déjà eu du mal à traverser à trois… Et je suppose que vous avez des choses à amener ? »

Tout le monde parla, tout le monde y mit son grain de sel, ce fut un brouhaha phénoménal et personne n'y comprit rien. Asami en arriva néanmoins à la conclusion suivante : elle devait tous les embarquer sur le dirigeable, donc elle devait amener le dirigeable au-dessus de ce bâtiment ou d'un autre accessible pour faire monter tout le monde et leurs affaires. Il y avait peut-être une échelle à bord… Vu la technique de l'agent au lasso et le nombre de personnes qu'il y avait, ils pourraient peut-être faire monter tout le monde, même les plus faibles… Cependant… elle seule pouvait conduire le dirigeable, donc il fallait qu'elle retraverse ce territoire… seule. Elle soupira.

« Ok, dit-elle, décidée. Korra, tu restes ici et tu les aides à préparer leurs affaires. Je reviens avec le dirigeable, on fait monter tout le monde à bord, et on improvisera pour le reste une fois qu'on aura quitté cet endroit.

- Wow, wow, wow, répondit la femme aux yeux bleus. J'espère que tu n'es pas en train de suggérer que tu vas repartir seule dehors, là ?

- Je suis la seule à pouvoir conduire le dirigeable.

- D'accord… Mais je ne te laisse pas y aller. Déjà, je préfère que tu n'y ailles pas du tout. Et si tu y vas, je viens avec toi.

- Hors de question. Tu es déjà blessée. Je ne laisserai pas mettre ta vie en danger.

- Et toi, tu n'es pas blessée peut-être ?! J'ai des égratignures. Je ne te laisse pas y aller.

- Je n'ai pas le choix. Et toi non plus d'ailleurs !

- Bien sûr que si, tu as le choix ! »

Le ton était monté. Tous les débats s'étaient interrompus et tous les regards s'étaient tournés vers elle. En grand-mère bienveillante, Yin s'approcha des deux jeunes femmes. Elle avait plus ou moins reconstitué l'enjeu de cette conversation.

« Je pense qu'il est préférable que tu restes ici, Asami. »

Elle tendit sa main et attrapa un jeune homme qu'elle sortit de la masse. Il se laissa faire et fut présenté devant les deux femmes. Son visage était déformé tellement il était enflé. Ses yeux s'ouvraient à peine, des hématomes changeaient la couleur de sa peau, et il clopinait.

« C'est mon petit-neveu. On l'a envoyé chercher des courses, parce que c'est celui qui court le plus vite d'entre nous. Il est revenu comme ça et sans les courses. S'il te plait, Asami, on trouvera une solution mais ne pars pas seule.

- Ça va aller, grogna la femme d'affaires. Il s'est probablement fait attaquer parce qu'il avait des biens. Je dois juste traverser le territoire. Et je prends l'agent Cheng avec moi. Je dis juste à Korra de rester en sécurité ici. Il n'y a pas de quoi en faire un plat.

- Ok, lança la femme du sud. Bats-toi avec moi alors.

- Quoi ?

- Prouve-moi que tu vas pouvoir traverser en sécurité. Tu n'as qu'à me battre.

- Je ne vais pas me battre avec toi. En plus, tu es sûrement bien plus douée que les gars dehors.

- Les gars dehors auront des couteaux et des armes à feu, je n'ai rien. Oh, et tu peux utiliser ton gant, bien entendu.

- Korra… »

Mais elle n'écoutait pas. Ses yeux bleus étaient déterminés. Elle se mit en position de combat et attendit. Asami ne savait pas si elle pouvait gagner. Elle ne savait même pas si elle devait gagner. Qu'est-ce que Korra essayait de prouver ? Après avoir jaugé la situation quelques secondes, elle se positionna elle aussi. Elle se promit de ne pas utiliser le gant, mais elle se doutait que le niveau de Korra en sport de combat devait être légèrement meilleur que le sien.

« Prête ? » demanda la jeune femme aux yeux bleus.

La femme d'affaires hocha la tête. Tout le monde regardait.

Korra commença à attaquer très rapidement. Ses coups étaient faibles, mais ils étaient d'une vélocité insoupçonnée. Ils ne laissaient pas de répit à Asami et elle ne put que se protéger avec ses avant-bras. Elle commençait à se dire qu'elle allait peut-être vraiment avoir besoin de son gant. Mais avant qu'elle ne puisse décider de quelle stratégie offensive adopter, Korra avait réussi à créer l'ouverture qu'elle voulait. De deux doigts, elle percuta avec force l'abdomen d'Asami. Cette dernière se recroquevilla de douleur et Korra finit de l'immobiliser en la précipitant par terre.

« Tu pensais vraiment que j'avais pas remarqué ? » dit Korra, le regard dur.

Elle avait toujours ses doigts pressés sur cette même zone du ventre d'Asami. Cette dernière contemplait, vaincue, la dureté dans les yeux bleus. Elle abandonna complètement.

« Ça me fait mal, Korra… » dit-elle dans une grimace.

Alors, la fille aux yeux bleus, comprenant qu'elle avait gagné le combat et leur petite dispute, retira ses doigts et aida Asami à se relever. La femme d'affaires grimaça une nouvelle fois. Elle avait dû se trahir en bougeant…

« Vous avez de la glace ? demanda Korra. Ou de la pommade pour apaiser.

- Dans la pharmacie. Salle de bain, indiqua Yin. Je vous apporte de la glace dans quelques minutes.

- Merci. »

Korra prit la main d'Asami pour la guider dans la salle de bain.

« Korra, ça va, c'est pas si… »

Instantanément, sa compagne s'était retournée et ses yeux bleus étaient redevenus durs et menaçants.

« Un mot de plus, et je ne sais pas de quoi je serai capable. »

Alors, Asami se tut et se laissa faire.

La salle de bain était rudimentaire. Plutôt qu'une salle de bain, il aurait été plus correct de dire salle d'eau. Il y avait un robinet disposé un peu en hauteur. Probablement, les jeunes enfants pouvaient passer dessous et ça faisait office de douche. Il y avait une vasque à côté, qui était décentrée par rapport au robinet, donc c'était un peu étrange. Et il y avait une chaise, probablement pour se laver confortablement avec un gant, ou se jeter des bassines d'eau dessus. L'espace était terriblement exigu, mais probablement n'avaient-ils pas eu trop le choix.

Korra installa Asami sur la chaise et se mit à chercher dans tous les compartiments en hauteur qui étaient disposés partout dans la pièce lequel était la pharmacie. Elle se mit ensuite à regarder tous les produits un par un pour trouver de l'antiseptique et de l'arnica ou quelque chose de semblable. Le temps qu'elle revienne auprès de la femme d'affaires avec les produits, Yin était venue toquer à la porte pour apporter la glace que Korra alla chercher. Elle leur dit de prendre le temps de discuter et qu'ils attendraient dans la salle principale après avoir préparé leurs affaires. Korra la remercia et ferma la porte à clé.

« Enlève ton haut », ordonna-t-elle à Asami.

Cette dernière n'essaya même pas de la contredire. Elle sentait que Korra était très énervée. Contre elle. Heureusement que Yin était si bienveillante et leur avait conseillé de prendre le temps de parler, car ça semblait plus que nécessaire.

Korra avait pressé la glace contre le ventre rougeoyant d'Asami et lui avait implicitement dit de le tenir. C'était donc ce qu'elle faisait pendant que Korra appliquait de la pommade sur ses bras.

Elle avait de multiples hématomes sur les bras, mais rien de bien méchant. C'était surtout parce qu'elle s'était protégée. Korra en profitait pour regarder si elle ne saignait pas par endroits, mais apparemment Asami n'avait pas eu ce problème. Quelques minutes plus tard, après qu'elle eut fini de poser délicatement la crème apaisante sur chaque parcelle de la peau d'ivoire qui lui semblait blessée, elle retira le sac de glaçon, épongea l'humidité avec une serviette qu'elle avait trouvée et mit également de la crème.

« Je suis désolée, grommela-t-elle. D'avoir ré-appuyé dessus. Mais t'es tellement une tête de mule. Ça te tuerait de temps en temps de m'écouter et de prendre soin de toi ? Je compte bien passer le reste de ma vie avec toi, alors ça m'arrangeait que tu évites — juste évites — de te faire tuer.

- Je suis désolée. »

Elle passa une main dans les cheveux bruns, mais elle sentit Korra ne pas réagir à son contact. Peut-être même eut-elle envie de s'en éloigner. Ouais, elle était furax.

« Tu me laisses voir ? demanda-t-elle, avec une voix un peu plus fluette et innocente.

- Quoi ? rétorqua amèrement Korra, en levant les yeux vers elle. »

Asami fit signe sur son propre visage qu'elle parlait de sa joue qui avait été coupée. Elle était armée d'un coton de désinfectant qu'elle avait préparé pendant que Korra lui prodiguait des soins, ça aidait à comprendre. La femme aux yeux bleus ne répondit rien, mais elle semblait vouloir la laisser faire, alors sa petite-amie appliqua le coton sur sa joue, enlevant d'abord le sang séché qui s'était étalé. Elle tapota ensuite la blessure en elle-même, mais depuis le temps elle avait commencé à cicatriser un peu. Du moins, ça ne saignait plus.

« J'étais morte de peur, avoua la femme aux yeux verts en s'occupant de la joue de sa bien-aimée. Tu as été bien plus proche de mourir que moi. Si tu n'avais pas évité ce coup…

- Mais moi, je les ai tous évités ! »

Asami lui lança un regard dubitatif.

« Sauf celui-ci qui est passé un peu juste. Mais bon, c'est superficiel.

- Prouve-le. »

Korra la regarda avec un peu d'incompréhension, puis elle enleva elle aussi son haut et défit les bandages de ses mains.

« Tu vois ? J'ai rien. Bon, maintenant, en ce qui concerne le dirigeable…

- Attends. Cette conversation n'est pas terminée.

- Comment ça elle n'est pas terminée ?

- Elle n'est pas terminée. »

Asami prit le temps d'examiner Korra sous toutes les coutures, remarquant qu'en effet elle n'avait pas de blessure grave. Elle avait comme elle quelques légères blessures de défense. Asami insista pour les traiter. Même si elle résista, la femme du sud finit par la laisser faire. Une fois que ce fut fait, Asami soupira et laissa sa tête tomber contre le ventre de Korra. Elle sentit Korra mettre sa main dans ses cheveux et elle en fut soulagée. Apparemment, la colère redescendait.

« Je veux pouvoir passer le reste de ma vie avec toi aussi, tu sais, finit-elle par lâcher.

- Mmmmm… »

Elle releva la tête et chercha les yeux de sa compagne.

« Je t'aime.

- Tu n'avais pas besoin de le dire.

- Mais je voulais te le dire. »

La réaction de Korra était un peu étrange… Elle la sentait… sur la réserve. C'était comme si elle était entre « c'est une évidence » et « je n'y crois pas trop ».

« C'est moi ou tu as l'impression que je le dis par obligation ? Parce qu'on vient de se disputer ?

- Non… C'est juste que la journée était éprouvante, donc je comprends. Le dirigeable…

- Cette conversation n'est toujours pas finie. »

Korra commençait à s'impatienter. Asami mettait ça sur le compte du l'échec qu'était sa diversion.

« Tu ne « comprends » pas. Je dis pas ça pour faire joli, je le pense vraiment.

- Évidemment que tu le penses. J'ai cru que t'allais tuer ce type !

- L'idée m'a traversé l'esprit…

- Et tu crois que je me suis sentie comment moi quand l'autre gars t'a frappée ?! Et en plus, tu voulais y retourner !

- Mais t'es encore sur ça ?!

- Évidemment que je suis encore sur ça ! Je suis tellement furieuse ! Alors, réglons cette histoire qu'on en finisse.

- Korra, je ne vais pas remettre un pied dehors et on va retourner à Republic City saines et sauves. Je te le promets. »

Tout en disant cela, elle se leva et mit sa main sur l'épaule de la femme aux yeux bleus, dont le visage était encore tordu par la colère. Elle s'était donné pour mission de l'apaiser pour l'instant. Elle avait l'impression que si elles ne réglaient pas le problème tout de suite, ça allait s'envenimer et ressortir plus tard. Mais elle ne comprenait juste pas pourquoi Korra était si furieuse. Il devait lui manquer un élément.

« Tu es vraiment en colère contre moi ?

- Contre l'autre type.

- Tu es sûre ?

- Bien sûr que je suis sûre ! »

Pourtant, elle n'avait rien montré après le combat… Elle avait même parlé aux types pour qu'ils les aident… Ça n'avait pris que bien après.

« Tu ne serais pas en colère contre… toi-même ?

- Quoi ?

- C'est pas un truc du genre, t'as pas pu me protéger ou quelque chose comme ça ?

- Non !... »

Hum… Elle n'était pas très sûre de si c'était la vérité ou non. Mais elle doutait pouvoir creuser plus que cela. Elle se rapprocha et mit ses mains sur les joues de sa petite-amie.

« Korra, je t'aime. J'ai probablement mal choisi mon moment… Mais j'ai eu tellement peur de te perdre… Si quelque chose arrive, je veux que tu le saches, c'est tout.

- Quelque chose ?... grommela Korra, pas très séduite par cette perspective.

- Mais tout va bien se passer. Concentre-toi sur moi, ok ? Tu me pardonnes ?

- Je ne suis pas si en colère que ça…

- J'ai cru comprendre que tes sentiments n'étaient pas très clairs, oui. »

Asami essayait d'alléger l'atmosphère. Elle avait pris un ton un peu railleur. Korra n'était pas encore vraiment d'humeur, d'où son regard un peu noir.

« Korra… » roucoula Asami.

Elle ne savait pas vraiment si la séduire était vraiment le moyen pour mettre fin à leur petite chamaillerie. Mais elle n'avait pas l'impression que c'était si grave que ça. Et elle voulait juste qu'elles se sentent mieux. Et elle voulait que Korra intègre le fait qu'elle l'aimait et qu'elle ne comptait pas la lâcher de sitôt. Ce n'était pas rien pour elle ! Elle avait déjà perdu beaucoup trop de gens qu'elle aimait, que ce soit par trahison ou par la mort. Elle se sentait vulnérable, très vulnérable avec Korra. Elle devait franchir la distance qui les séparait. Au moins pour pouvoir lui dire encore, et encore, et encore.

Alors, elle posa ses lèvres sur celle de Korra, la sentant à moitié répondre. Elle allait changer ce « à moitié » en « totalement ». Alors, elle insista et s'acharna à la tâche.

« Asami… marmonna-t-elle.

- Oui ?

- Qu'est-ce que tu essaies de faire ?

- Je vérifie si tu m'aimes aussi.

- Bien sûr que je t'aime…

- Ça reste à prouver… »

Alors, elle persévéra encore et encore, et la femme aux yeux bleus résistait de moins en moins, encore moins quand ses baisers se doublèrent de caresses. Chose pas tellement prévue au départ, mais… Elle ne se contrôlait pas vraiment quand elle avait Korra entre ses bras et encore moins quand celle-ci était aussi tendre avec elle. Elle ne pensa pas plus que ça. Ses baisers étaient plus passionnés et puis sa main finit par passer sous le soutien-gorge de Korra. Cette dernière haleta.

« Asami… »

La femme aux yeux verts sursauta un peu.

Ah… oui…

Elle interrogea Korra du regard. Elle n'eut pas vraiment de réponse. Les yeux bleus reflétaient du désir, mais aussi de la conflictualité. Alors, sans détourner le regard, elle bougea sa main et dégrafa le soutien-gorge. Elle pouvait l'empêcher si elle le voulait…

Le soutien-gorge tomba.

« Asami… murmura-t-elle, un peu sur la réserve.

- Shhh. »

Elle reprit ses baisers et ses caresses, sentant le souffle court de son amante et ses halètements. Et elle en voulait plus. Beaucoup plus. Sa bouche quitta celle de Korra pour aller embrasser la peau brune et descendre jusqu'à sa poitrine où elle resta un moment.

« Asami… dit-elle entre plaisir et déception en passant une main dans ses cheveux. Tu devrais arrêter… Je suis plus fâchée… »

- C'est pas pour ça que je le fais… »

Elle embrassa la bouche de Korra, puis continua de parler contre ses lèvres.

« Je t'aime. Et si je veux te faire l'amour, c'est parce que je t'aime et que ça fait un moment.

- Ça fait… 3 jours.

- C'est super long trois jours !

- Et je croyais que c'était moi l'obsédée dans notre couple…

- Mmm… ça dépend… »

La conversation était terminée. Du côté d'Asami du moins. Ses baisers reprirent, puis très bientôt déboutonna son pantalon avant de glisser sa main dessous.

« Wow, attends, mais t'es sérieuse ? la ralentit Korra.

- Tu pensais que j'allais pas aller jusqu'au bout ?

- Pas ici !

- Elle nous a dit de prendre le temps de parler et tu as fermé la porte à clé…

- De parler, Asami. J'avoue qu'on fait un peu autre chose là, mais… Et puis, c'est pas du tout pour ça que je l'ai fermée ! Je voulais juste préserver ton intimité !

- Sûre ? »

Elle savait que Korra n'était fondamentalement pas contre l'idée. C'est pourquoi elle continua rigoureusement ce qu'elle était en train de faire sous le pantalon de sa chère et tendre.

« Ha ! Asami… Je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée…

- Pas envie ? minauda la jeune femme aux yeux verts. »

Elle savait que la réponse était non, et Korra ne put même pas lui répondre de peur de parler un peu trop fort.

« Tu ne penses pas pouvoir te taire ? continua alors Asami.

- Ha… Rien… n'est moins sûr… »

La jeune femme aux yeux verts s'arrêta et sortit la main du pantalon. Elle remarqua un regard entre soulagement et frustration sur le visage à la peau brune du coin de l'œil.

« Mets-toi là », demanda-t-elle.

Un peu penaude, Korra s'assit sur la chaise où Asami s'était mise précédemment et qui était dorénavant recouverte de la serviette dont Korra s'était servie pour éponger l'humidité de la glace sur le ventre à la peau pale. Elle ne savait pas bien à quelle sauce elle allait être mangée. Mais elle sut qu'elle allait être mangée — Asami n'avait en fait absolument pas abandonné son idée de base — quand la femme aux yeux verts s'installa sur ses genoux et reprit caresses et baisers. Autant dire que Korra, déjà bien émoustillée par leurs activités précédentes, ne put opposer une grande résistance.

Puis, Asami embrassa une nouvelle fois sa poitrine et descendit de ses genoux. Elle la débarrassa cette fois de son pantalon, mais ne reprit pas sa position initiale. Elle resta là, entre ses jambes à embrasser l'intérieur de ses cuisses et Korra eut un moment de confusion, puis d'embarras.

« Asami, c'est peut-être un peu… »

Elle ne trouva pas la fin de sa phrase. Gênant ? Inadéquat ? Pas le moment ? Elle ne sut pas bien. De toute façon, c'était trop tard, car son amante avait déjà posé sa bouche sur son intimité et Korra n'eut plus qu'à s'accrocher à la chaise et serrer les dents.

Purée, qu'est-ce qu'elle la détestait et l'aimait pour lui imposer ça. Elle aurait aimé être encore en colère, mais elle était plutôt excitée par cette situation. Voire légèrement terrifiée, mais excitée surtout. Tant qu'elle arrivait à se taire. Ce qu'elle réussit plus au moins, bien qu'elle allait sûrement avoir mal à la mâchoire pour avoir autant serré les dents et qu'elle s'était probablement mordu la joue sans le vouloir.

« Tu t'en es bien sortie finalement », constata Asami, très fière d'elle quand elle eut fini.

Elle avait la tête posée sur les genoux de Korra, soutenue par ses bras, et elle la regardait en souriant. La femme aux yeux bleus boudait un peu, malgré le plaisir évident qu'elle avait reçu.

« Toi… Je te préviens, je vais me venger, grommela-t-elle.

- Tu vas venir à mon bureau et me sauter dessus ? questionna la femme d'affaires, joueuse.

- Tu mériterais tellement ! »

Asami sourit tendrement. Elle préférait largement ce mode de conversation. Elle se sentait beaucoup mieux. D'après elle, Korra se sentait beaucoup mieux aussi. Bon, ce n'était pas exactement son plan de départ, mais tant que ça fonctionnait, c'était bien, non ?

Elle leva la tête pour un bref baiser.

« Je t'aime, Korra, répéta-t-elle encore une fois.

- Je t'aime aussi, répondit la femme aux yeux bleus avec un baiser, en l'enlaçant avec ses jambes.

- Tu vois, c'était pas si compliqué…

- Mmmm… »

Et elles s'embrassèrent encore. Et Asami savait qu'elles étaient dans un de ces moments où elles n'avaient vraiment, vraiment pas envie de s'arrêter. Mais elles avaient beaucoup de choses à faire…

« Le problème avec tes bêtises, c'est que j'ai très, très envie de toi maintenant… » avoua Korra.

Mais elle n'alla pas plus loin. Elle avait envie de continuer, de l'embrasser dans le cou, de la caresser, de la faire jouir, mais elle savait d'avance qu'Asami allait la refouler.

« Mmmm… Non pas que je sois contre l'idée, mais je crois qu'on devrait vraiment sortir de cette salle de bain… et commencer à parler de ce dirigeable.

- C'est de ta faute si ça prend autant de temps aussi.

- J'y peux rien, j'ai été séduite ! Je blâme ton magnifique corps.

- C'est ça, oui. Décline toute responsabilité, espère de démone. »

Elle eut droit à un sourire narquois pour cette remarque, ce qui renforça sa détermination à se venger. Mais la vengeance est un plat qui se mange froid.

Alors, elles firent en sorte de se rendre présentables, puis déverrouillèrent la porte et allèrent à la rencontre de la famille qui préparait encore ses affaires.

« Tu vois, je t'avais dit qu'on avait le temps, dit Asami, d'un air innocent.

- C'était pas particulièrement pour le temps que je m'en faisais… Surtout si on reste bloquées ici…

- On ne va pas rester bloquées ici. Fais-moi confiance. »

Elle effectua un légère caresse avec sa main sur l'avant-bras à la peau brune pour renforcer ses dires. Si elles étaient dans la rue, personne n'aurait même remarqué. Asami était douée pour ce genre de choses, ça lui conférait un immense potentiel de séduction également. Mais Korra était rassurée. Elle savait qu'elle venait de passer en mode « femme d'affaires bulldozer » et ça lui allait beaucoup mieux que « sacrifice par panique ».

Yin vint à la leur rencontre.

« Tout s'est bien passé ? demanda-t-elle, soucieuse.

- Parfaitement, répondit la femme d'affaires. On a bien discuté. »

Korra avait envie de lever les yeux au ciel, mais elle n'en fit rien. Techniquement, elles avaient en effet discuté. Elle n'était pas sûre que la conversation aurait abouti sans le reste, ceci étant.

« Et donc, je voudrais savoir : on peut accéder au toit ? continua Asami.

- Il y a un escalier de secours, informa la grand-mère. »

Elle leur indiqua ensuite une minuscule fenêtre où il y avait en effet un escalier de secours. Asami passa la tête à l'extérieur et réfléchit à la question. Si elle avait fait ce bâtiment, elle n'aurait certainement pas mis cet escalier sous cette fenêtre… Les architectes devaient être de sacrés abrutis… Enfin bon, vu l'état de la salle de bain… Si un jour elle construisait des logements sociaux, ce ne serait certainement pas de cette qualité-là. Non pas que ça ait à voir avec le secteur automobile.

Korra s'appuya sur le mur à côté pendant qu'Asami faisait ses observations.

« J'en déduis que tu as déjà pensé à un plan ?... Je ne pensais pas que tu en avais eu le temps…

- Tu serais étonnée du nombre de choses auxquelles j'ai pensé pendant qu'on « discutait ».

- Je trouve ça légèrement humiliant quand même.

- Il ne faut pas. Que veux-tu, tu m'inspires. Bon, on va avoir du mal à transporter tous leurs meubles à travers cette fenêtre, mais je suppose qu'on pourra essayer de les monter à partir du rez-de-chaussée… Allons voir l'état de ce toit… »

Elle passa difficilement à travers la fenêtre. En fait, elle était ouverte, mais c'était une fenêtre guillotine et elle était bloquée en haut. Ça ne lui laissait qu'un tout petit espace pour se faufiler. Elle dût se baisser, voire se plier en deux à ce niveau-là, passer d'abord une jambe, son buste et sa deuxième jambe. En tout cas, c'était le plan, mais elle se cogna la tête contre le haut de la fenêtre.

« Ow… Je vais démonter ce truc, j'te jure, râla-t-elle. Ce sera plus simple parce qu'on va jamais arriver à faire passer tout le monde, là.

- Besoin d'aide, minauda Korra, une main sur sa cuisse. »

Asami fit comme si elle n'avait absolument pas remarqué son regard à la fois moqueur et sournois et continua à essayer de passer.

« J'aimerais bien t'y voir, tiens. Et enlève ta main de là, tu me gênes. »

Elle passa avec finesse et grâce de l'autre côté et repassa la tête à l'intérieur pour parler à Korra.

« Alors, tu viens ?

- Ah, parce que tu as besoin de moi ?

- Je tiens absolument à voir tes exploits. Et tu ne devais pas me protéger du monde extérieur ? On sait jamais, il pourrait y avoir des bandits sur le toit…

- J'aimerais bien que ça reste une plaisanterie, si tu veux bien… »

Honnêtement, Korra estimait que c'était peu probable qu'Asami se fasse attaquer sur le toit. Ceci étant, il y avait un escalier de secours, donc il était accessible, donc il y avait un risque, donc ça ne lui plaisait pas du tout. Et puis, elle avait sa fierté !

Alors, elle passa avec une extrême précaution à travers la fenêtre. Elle essaya tant et si bien de ne pas reproduire l'erreur d'Asami et de prouver qu'elle était meilleure qu'elle se prit le mur. Elle entendit un ricanement sec et ça l'irrita. Elle finit par passer de l'autre côté avec beaucoup moins de finesse, un peu vexée.

« Ça va, c'est tout petit. En plus, je suis plus épaisse que toi.

- Plus petite aussi… »

Chose qu'elle détestait qu'on lui rappelle. Oui, elle était forte et plutôt musclée, mais elle aurait aimé être un peu plus grande justement ! Elle jeta un regard mauvais à Asami, qui ne se démonta pas.

« Je te taquine », dit-elle chaleureusement.

Elles montèrent ensuite jusqu'au toit, qui était fort heureusement plat. Elles pouvaient donc faire monter la petite famille à partir de cet endroit. Le problème, c'était la disposition. Le bâtiment n'était pas spécialement grand. Il faudrait rester en vol stationnaire au-dessus, assez bas pour pouvoir faire monter tout le monde. Or, il était entouré de deux bâtiments qui avaient bien quelques étages supplémentaires et qui étaient très proches, ce qui ne laissait qu'un seul axe pour faire circuler l'engin et aucun moyen pour le poser.

« Tu vas détester l'idée… marmonna Asami.

- Mais encore ?

- Mon copilote pourrait éventuellement arriver à nous rejoindre ici, si — et seulement si — il arrive à faire décoller l'appareil et à le mettre en marche…

- D'accord… Et ?...

- La seule personne qui peut positionner le dirigeable juste au-dessus de ce bâtiment, c'est moi. Clairement, la formation express que je lui ai fait faire n'est pas suffisante.

- Asami… Si tu me dis que tu n'as pas le choix et que tu dois y aller, je te préviens, je t'étrangle.

- Oh, non, je peux très bien rester ici. Mais il va falloir que je monte dans le dirigeable en vol.

- Quoi ?

- C'est le plan B, je n'ai vraiment pas mieux à te proposer. Sinon, on peut rester coincées ici.

- Mais tu comptes faire ça comment ?

- Il y a une échelle de secours dans le dirigeable. S'il arrive à s'approcher assez des deux autres bâtiments, je pourrai monter…

- C'est complètement dingue. Je…

- Tu ne me laisseras pas faire, je sais.

- C'est sûr que je n'en ai pas vraiment envie !

- Korra, il va falloir que tu me fasses confiance. Je ne vais pas sauter dans le vide. Il faut juste que j'arrive à attraper l'échelle et à monter. S'il vole assez bas et assez lentement, c'est possible.

- Mais et si tu tombes ?!

- Je ne vais pas tomber. J'ai toutes les raisons de m'accrocher, ok ? Je t'aime, je ne vais pas t'abandonner maintenant. Et je vais essayer de faire un harnais de sécurité avec ce que je trouve, d'accord ?

- T'arriveras pas à me faire aimer l'idée, grommela la femme aux yeux bleus.

- J'ai pas besoin que tu aimes l'idée. Je veux juste que tu sois d'accord avec moi. Tu me fais confiance ?

- … Très bien. Mais t'as intérêt à bien faire ton truc parce que je ne te pardonnerai pas.

- Promis. Tu peux faire en sorte que tout le monde se ramène ici avec leurs affaires ? On sera plus facile à repérer et je pense que ça va leur mettre un bout de temps.

- Je m'en charge. Pas de folie pendant que je ne suis pas là.

- Je vais juste passer un coup de téléphone. Ah, et demande à l'agent d'aider s'ils doivent passer des trucs par l'extérieur. Enfin, je suppose qu'il va le faire de lui-même comme il garde la porte…

- Bien reçu, patronne.

- Quelle bonne assistante tu fais.

- Tu penses à m'embaucher pour de vrai, alors ?

- Aucun risque. Si je fais ça, y a peu de chances que je travaille…

- Le principe d'une assistance, c'est d'assister après… Moi je suis vraiment pas contre un tout autre type d'assistance.

- C'est cela, oui… Commence par faire ce que je te demande. »

Korra déposa un dernier baiser furtif sur ses lèvres, puis redescendit organiser les choses. Pendant ce temps, la femme d'affaires téléphona au personnel sur le dirigeable qui ne fut pas très rassuré d'entendre son plan et la situation. Mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Elle passa une vingtaine de minutes à rassurer son copilote et à lui donner des instructions très précises. Pendant ce temps-là, les enfants avaient été montés sur le toit avec quelques femmes pour s'occuper d'eux. Le reste ramenait des bricoles pour les plus faibles et des meubles pour les plus forts. Korra et l'agent aidaient, quand ils n'étaient pas occupés à surveiller le quartier avec quelques gros bras de la famille. L'important était de le faire avec discrétion et sécurité.

Une fois qu'elle eut fini l'appel, et pendant que le déménagement sur le toit continuait, Asami se demanda sur quel immeuble elle devrait se positionner. Elle demanda également l'autorisation pour fouiller un peu dans leurs affaires afin de se constituer un harnais. Enfin, un « harnais ».

Bien évidemment, elle ne trouva rien de plus que quelques cordages. Heureusement qu'elle avait fait de l'escalade étant jeune. Elle put nouer la corde autour de ta taille, en la faisant passer dans les boucles de son pantalon, puis faire un nœud. Elle n'aurait plus qu'à l'attacher à l'échelle du dirigeable. Elle était consciente que si elle tombait avant de pouvoir l'attacher, c'en était fini d'elle. Alors, elle bidouilla également son gant électrique pour le bloquer à une certaine position, de sorte à ce qu'elle s'en serve comme crochet à mettre sur les barreaux de l'échelle. Ça l'aiderait au moins à s'accrocher au départ et à être un peu plus assurée.

Bon, maintenant qu'elle avait préparé son attirail, plus qu'à se mettre sur un toit et attendre. Korra le remarqua bien vite et insista pour l'accompagner. Asami lui fit un compte-rendu des discussions qu'elle avait eues et du plan pendant qu'elles grimpaient sur le plus grand immeuble qu'elles avaient trouvé. Puis, elle attendirent. Korra était nerveuse, elle le sentait. Elle se sentait impuissante, ça l'irritait.

« Ça va aller, tenta de la rassurer Asami.

- Je sais, je sais. Je dois te faire confiance, tout ça tout ça.

- Oui. Je t'ai déjà parlé de la fois où j'ai sauté en parachute ?

- Ça n'a pas grand-chose à voir avec la question…

- Non, mais c'est drôle ! »

C'était une tentative de distraction qui marchait moyennement, mais elle allait commencer à s'inquiéter aussi si elles laissaient un lourd silence tomber. Alors, elle lui parla de cette folie qu'elle avait fait avec son père après la mort de sa mère. C'était un souvenir à la fois triste et heureux. Elle se souvenait qu'il était profondément lié à la douleur du deuil, et c'était dommage. Elle devrait sûrement en refaire un jour… Un jour où elle ne se demandait pas comment c'était de mourir. Elle n'avait vraiment pas envie de mourir maintenant.

« Voilà mon taxi ! lança-t-elle en voyant arriver le dirigeable.

- Je t'en prie… Ce n'est vraiment pas drôle.

- Oui, je sais. Mais ça ne me rassure pas plus que ça non plus, si tu veux tout savoir. Je vais en faire baver à Mako quand on rentre…

- Permets-moi de me joindre à la fête… J'ai beaucoup de choses à lui dire.

- Concernant tes problèmes de jalousie ?

- Je t'ai déjà dit que !... Oh, peu importe… »

Anxieusement, Asami tint la main de Korra en attendant que le dirigeable s'approche. Elles se regardaient dans les yeux, avec inquiétude et tendresse. Malheureusement, ce fut bien vite fini. Elles durent se lâcher quand l'appareil arrivait à proximité.

« Sois prudente », exigea la femme aux yeux bleus en s'écartant.

La femme d'affaires hocha la tête, puis elle surveilla la trajectoire du dirigeable de ses yeux verts aiguisés. Elle vit qu'ils avaient jeté l'échelle de secours comme prévu. Normalement, ils devraient passer juste sur le bâtiment, ce qui lui permettait d'éviter de sauter dans le vide. Bon, ils allaient un tantinet trop vite, mais elle allait devoir s'en accommoder. Elle attendit que l'échelle soit à un mètre du bord, puis elle l'enfourcha. Elle bloqua le gant sur un barreau et se mit à faire le nœud. Avant que le dirigeable ait quitté le toit, elle était déjà assurée.

Parfait.

Plus qu'à monter. L'équipage reprenait un peu de la hauteur, comme Asami leur avait conseillé. En effet, même si elle était attachée, si elle tombait et que la corde la retenait et qu'ils étaient trop près du sol, elle risquait de se prendre quelque chose. Elle se cramponna donc, en attendant qu'ils prennent un peu d'altitude, puis se mit à monter en espérant ne pas faire une crise de panique.

À priori, elle n'avait pas le vertige, mais elle avouait que la situation n'était pas commode. Elle ne regarda surtout pas en bas et monta chacun des échelons malgré la vitesse irrégulière, le vent et les quelques tressautements qui étaient loin de la rassurer. Elle s'arrêta bien une fois ou deux pour calmer son cœur. Quand elle arriva en haut, elle fut terriblement soulagée.

Elle prit une minute ou deux pour souffler, un peu tremblante et la tête légère, pendant que son équipage remontait l'échelle et la détachait. Ensuite, elle se reconcentra et prit les commandes du dirigeable. Elle n'avait pas le droit à l'erreur. Elle fit demi-tour et se faufila très lentement entre les deux grands bâtiments. Il fallait juste qu'elle arrive à se positionner au-dessus du toit de la famille de Mako et Bolin…

Elle avança très, très lentement. Mais même en faisant cela, elle dût s'y reprendre à trois fois. Elle avait terriblement peur de blesser quelqu'un. Quand elle estima que c'était bon, après avoir eu les retours de son équipage, on passait à la deuxième partie du plan. Elle resta dans la cabine à gérer le vol stationnaire. Pendant ce temps, quelques membres de la famille montèrent à bord par l'échelle. Ensuite, Asami fit sortir l'accès pour descendre ou monter, mais seulement partiellement de sorte à ce qu'ils puissent pousser les meubles dessus, et elle attendit. Pendant que certains s'occupaient des meubles, les autres entraient dans le dirigeable avec la trappe de secours, faisant passer en priorité les enfants et les personnes fragiles.

Quand tout le monde fut monté à bord avec leurs affaires, elle put enfin repartir : direction Republic City !


A/N : Que diriez-vous de laisser une petite review ? J'aurais bien besoin de soutien moral moi en ce moment… Je prends de n'importe quelle source.

Bon, sinon, merci pour la lecture. Et infos de fin de chapitre :

- Aucune idée de quand je posterai le prochain chapitre parce que ma vie universitaire est… disons chaotique pour pas dire complètement merdique. Et pour l'instant, j'ai strictement le goût de rien, donc c'était déjà un exploit que je sois arrivée à corriger ce chapitre et à rendre la scène de sexe à peu près potable. (Qui a été surpris qu'il y en ait une ? Moi ! Apparemment, c'est une règle dans Confinées, salle de bain = scène de sexe. Allez savoir pourquoi. Ah, et j'ai pas mis d'avertissement parce que pour moi, elle est classée en T parce que pas si évocatrice que ça.)

- Le prochain chapitre devrait être le dernier. En tout cas, dans mes plans, le retour à Republic City précèdera « l'épilogue ». Enfin, j'imagine. Je peux pas vraiment savoir à l'avance. Mais enfin, attendez-vous à des ellipses.

- Désolée pour la fin un peu abrupte, mais 9000 mots les gars et je suis terriblement fatiguée.

- Ah, et le début est peut-être un peu caricatural avec l'histoire du quartier chaud ^^' Mais c'était pour les scènes d'action. Donc, désolée pour le manque de réalisme ou pour tout autre erreur que j'ai pu faire dans ce chapitre peut-être un peu médiocre. J'espère qu'il vous aura plu quand même.

À plus !

Lion