Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : C'était décidé, cette année, Amerei prenait et surtout tiendrait ses résolutions! Elle avait la meilleure des motivations pour ça: l'amour qu'elle portait à Lancel.
Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi d'écriture n°121 version longue de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, C'est bientôt la nouvelle année, votre personnage décide de prendre de bonnes résolutions ! Quelles seront-elles ? Pourquoi ? Va-t-il les respecter ? De plus, à cela s'ajoute les règles de la version longue du défi : écrire un chapitre par mois pendant douze mois, chacun des chapitre mettant en scène votre personnage tentant de réaliser ou réalisant l'une de ses douze résolutions.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : Vêtements 9 : Robe corolle + Quatre aspects de... Zelena : Sororité: Ecrire sur un personnage qui a une soeur ou écrire sur une fratrie aux relations compliquées + Mignonnerie du 19/09/2020: Lors d'un repas de famille, A est la cible de remarques désobligeantes, sur le point de craquer il est retenu par B qui lui remonte le moral en sortant les 4 vérités des autres. + Liste 1 : -Fête de famille. -Invité surprise. -Présence de quatre plantes. -Un personnage pleure. + copc de faire un Lancel Amerei en plaçant les mots : marcher, jouer, substitution, vitrine et lâche ? + Défi de Sarah et Voirloup n°58 : faire un UA!Modern +Mot inconnu du 17/05/2021 au 23/05/2021 : Postéromanie (envie d'avoir des descendants)
Les douze travaux d'Amerei
Sixième travail : Devenir son bouclier
Amerei n'avait aucune, mais vraiment aucune, envie d'aller à l'anniversaire de son grand-père Walder. Non pas à cause du vieillard. En fait, étonnement, il avait été l'un des premiers à la soutenir quand elle s'était tournée vers le monde du cinéma adulte. Elle savait pertinemment que si cela avait eu lieu bien avant, par exemple à l'époque de la reconquête du trône par les Targaryen en 300, il n'aurait pas été aussi compréhensif. Pourtant, il était loin d'être un modèle d'acceptation : il traitait la plupart de ses nombreux enfants comme de la merde et malgré ses quatre-vingt-dix ans, il continuait à courir la jeune femme et même à avoir des enfants. Oui, dans l'univers merveilleux des sites de fesses, la catégorie préférée de Walder Frey aurait été la catégorie imprégnation. A chacun son kink après tout... Si la jeune femme craignait cette réunion de famille, c'était parce qu'elle y verrait sa mère. Le veuvage, car elle était veuve depuis un an et demi, l'avait rendue encore plus amère. Ami n'avait gardé le contact que pour ses petites sœurs, puisque son frère avait déclaré qu'elle n'était qu'une pute et qu'il n'était pas lié à une telle créature. Marissa venait de fêter ses dix-huit ans et à l'étonnement général, Roose, le mari de Walda, avait accepté d'accueillir sa jeune belle-soeur le temps de ses études dans le Nord. L'aînée de la fratrie aurait donc pu couper tout contact avec sa génitrice mais elle ne l'avait pas encore fait. Pourtant, elle savait sa mère toxique, narcissique. Son frère était l'enfant roi, ses sœurs et elle ne faisaient jamais rien de bien à ses yeux. Amerei était une catin, Walda une grosse vache incapable de perdre deux kilos et la timidité de Marissa n'était qu'une excuse pour ne faire aucun effort en société. En fréquentant Lancel, en voyant un ménage heureux comme celui de ses parents, elle avait compris que la manière dont elle était traitée n'était pas normal. Pourtant, des problèmes, des dramas, les Lannister en avaient à foison. Cependant, c'était bien auprès d'eux qu'elle avait réalisé la dangerosité de sa donneuse d'ovule. Mariya n'avait jamais pardonné à son potentiel gendre de lui avoir fait perdre le grappin sur ses punching-balls mentaux. Car non seulement il avait permis à Ami d'ouvrir les yeux, il avait aussi aidé ses deux cadettes. Elle soupira, s'observa une dernière fois dans le miroir, ajustant les manches de sa robe corolle blanche à l'imprimé fleuri, un cadeau de son compagnon qui datait d'avant leur mise en ménage. Le souvenir la fit sourire. Alors qu'ils se promenaient tous les deux, qu'ils profitaient d'un rayon de soleil pour marcher sans craindre la pluie, le couple était passé devant la vitrine d'un magasin. L'actrice avait vu cette magnifique robe et s'était juré de l'acheter une fois son salaire arrivé. Le lendemain, son petit-ami sonnait chez elle, un sac à la main : la fameuse robe y était. Il était retourné exprès là-bas pour la lui offrir. Comment avait-il fait pour deviner sa taille exacte, elle l'ignorait encore.
- Tu es superbe. La complimenta-t-il, la sortant de ses pensées
- Tu n'es pas mal non plus. Sourit-elle
Il l'embrassa. Il était temps d'y aller.
- Tante Genna !
La joie de Lancel était communicative. Genna Frey, née Lannister, était la sœur cadette de Tywin et de Kevan, la tante paternelle de son petit-ami. Elle avait épousé Emmon Frey, l'un des nombreux fils de Walder, demi-frère du propre père d'Amerei, faisant d'elle une tante par alliance. Et donc de Lancel un cousin par alliance mais cela était un détail. Désormais veuve, la femme gardait pourtant un lien sincère avec son beau-père. Ils avaient en commun le sens de la formule, le goût des traits d'esprit et la philosophie de ne jamais gober les conneries des autres et de leur mettre le nez dedans à la place.
- Ma petite citrouille ! S'exclama-t-elle. Ou plutôt, ma grande citrouille ! Peut-être même asperge. Lancel, tu manges assez, j'espère ? Tu es tout fin !
- Je mange trois fois par jour avec un goûter. Plaisanta le jeune homme
Une fois que tout le monde fut arrivé, ils s'installèrent. Au centre de la table de la salle à manger, un bouquet de lys embaumait la pièce. En fait, la maison semblait bien plus verte depuis que Walder avait épousé Kitty, qui avait l'âge d'être sa petite-fille. La nouvelle grand-mère d'Amerei aimait les plantes et avait une main assez verte. Le ficus près de la télévision était resplendissant, les fleurs du clivia dans l'entrée étaient chatoyantes et que dire du yucca qui grandissait à vue d'oeil ? Ami pensa à Dorna. Elles s'entendraient si bien toutes les deux ! L'ambiance était relativement calme même si la jeune femme s'attendait à ce que cela parte en vrille. Cela partait toujours en vrille chez les Frey. A l'heure actuelle, le sujet de conversation était la grossesse de Walda. Roose et elle avaient annoncé quelques semaines plus tôt qu'ils allaient avoir un enfant. En raison de son obésité qui flirtait avec le morbide, la future maman était considérée comme à risque et était surveillée comme le lait sur le feu.
- Et vous, Lancel, Amerei, quand est-ce que vous vous y mettez ? Leur demanda Walder. Walda est plus jeune que vous et c'est déjà en route ! Et ne me sortez pas que vous attendez d'être bien installés, vous l'êtes !
- Matériellement, on est prêts. Mentalement, c'est pas encore ça. Répondit diplomatiquement Lancel
- Je vais vous dire, mon garçon ! Le premier bébé, c'est celui qui fait le plus peur ! Une fois qu'il est là, qu'on l'a dans ses bras, on n'a plus qu'une envie, c'est de mettre en route le second! Pour qu'ils puissent jouer ensemble. Puis un troisième, si jamais t'as eu que des garçons ou que des filles. Et puis après, tu perds le compte mais c'est pas grave ! Il n'y a rien de plus beau et de plus excitant qu'une femme enceinte !
Walda ne savait plus où se mettre.
- Oh, faut pas être pudique comme ça, c'est la vie, ma petite fille ! Et moi, quand je vois mes filles et mes petits-filles enceintes, ça me fait bien plaisir. C'est la vie qui continue, le sang qui se transmet, une dynastie qui se fonde. Je comprends vraiment pourquoi les sultans de l'empire ottoman avait des harems !
Non, le temps n'avait décidément pas calmé la postéromanie du vieillard.
- Et quid de l'adoption ? Tenta le petit-ami d'Amerei
- C'est bien pour ceux qui n'arrivent pas à faire leurs petits. Si tu veux vraiment être père et que t'arrives pas à engrosser ta bonne femme ou que ta bonne femme n'arrive pas à concevoir, l'adoption, oui, c'est bien, c'est une bonne substitution. Il ne transmettra pas ton sang mais ton nom et son histoire.
- Vous parlez d'adoption ? Pourquoi donc ? Lança Mariya qui avait été étrangement silencieuse depuis le début. Auriez-vous des ennuis de conception ? Qu'Ami n'ait pas eu d'enfant malgré ses incartades, je mets ça sur une étonnante prudence de sa part avant de vous rencontrer. Vos Dieux ne vous empêchent-ils de bander ? Ce serait un comble ! Vous fréquentez une actrice porno, une fille qui était connue de tout son lycée pour ses partouzes, et vous n'arrivez pas à la mettre enceinte ! Cela valait bien la peine de lui retourner le cerveau avec vos images d'une vie parfaite, bien rangée, et de lui faire croire que sa propre mère était néfaste pour elle ! M'enfin, je ne suis pas surprise. Quand vos propres parents ont mis treize ans pour vous avoir mais que quatre de plus pour avoir des jumeaux, c'était à prévoir.
Un silence glacial était tombé sur l'assemblée et toute bonne humeur venait de mourir sous les coups de poignard de la future grand-mère. Lancel s'était figé, avait pâli et sa compagne voyait dans ses yeux des larmes qui les faisaient briller, des larmes qu'il refusait de laisser couler par fierté, une qui s'échappa tout de même. Genna était rouge de colère mais Amerei explosa bien avant elle.
- Il te faut un public pour te sentir exister ? Dit-elle. Des témoins ? C'est lâche, terriblement lâche mais venant d'une femme qui refusait de divorcer parce que cela aurait détruit sa réputation auprès des voisins, cela ne me surprend pas !
- Je suis ta mère, tu me dois le respect !
- Encore faudrait-il le mériter ! Le respect, ça va dans les deux sens ! Ce n'est pas moi qui suis en train de gâcher la fête d'anniversaire de quelqu'un. Tu as chié dans le ventilateur, ne t'étonne pas que ta merde vienne t'éclabousser quand le panneau revient sur toi. Regarde-toi bien dans la glace. Sur tes quatre enfants, tes trois filles t'évitent comme la peste alors que ton fils enchaîne les maisons de correction comme autant de points fidélité sur une carte de supermarché. Le point commun à chaque fois, c'est toi. Lancel a raison sur toi depuis le départ et ça te déplaît car il ne va pas dans ton sens : tu es toxique, narcissique, misogyne, grossophobe, rétrograde, un brin transphobe et homophobe aussi. Les seules choses positives que je peux dire sur toi, c'est que tu n'es pas raciste. Ca aurait été pourtant la cerise sur le gâteau. Tu n'es rien d'autre qu'une vieille frustrée qui n'a jamais eu une vraie bonne cartouche pour la soulager et laisse-moi te dire une bonne chose : le jour où tu mourras, je ne sais pas si je viendrai à tes funérailles. Je sais juste que je ne te pleurerai pas. Et si jamais Lancel et moi avons des enfants, biologiquement ou par adoption, tu ne les verras jamais. Puisque je ne suis pas assez bien pour être ta fille, je ne vois pas pourquoi je devrais te faire le plaisir d'être une grand-mère.
Mariya resta coite, stupéfaite avant de regarder son beau-père en quête de soutien. Elle ne trouva qu'un visage fermé.
- Cela serait mieux si vous partiez, Mariya. Merci d'être passée. Décréta-t-il
Voyant qu'elle n'aurait aucun soutien, elle se leva, prit ses affaires et s'en alla. Genna regardait sa nièce avec une fierté sans égale. Lancel, lui, n'en croyait toujours ni ses yeux ni ses oreilles.
- Je suis désolée de ne pas avoir agi plus tôt, Lancel. Je te demande pardon. S'excusa-t-elle
- Je crois que je suis encore plus amoureux de toi en fait.
- Ca, c'est ma petite-fille ! Ne laissez jamais quelqu'un vous marcher dessus, Lancel ! Foutez-lui le nez dans sa merde ! Dit Walder. J'dis pas, la gentillesse, la politesse, c'est important. Mais c'est justement parce que vous êtes gentil et poli que les gens pensent qu'ils ont le droit de vous prendre pour un paillasson. Alors, rembarrez-les. Cependant, Ami, t'es sûre que t'es pas enceinte ? Parce que défendre ton homme comme ça... On aurait dit une lionne !
Quelques jours plus tard, Tywin, qui profitait d'une tasse de café avec son frère et sa belle-soeur, apprit par sa cadette le coup d'éclat d'Amerei, comment elle avait défendu Lancel, comment elle n'avait pas laissé sa propre mère l'insulter ou insulter Kevan et Dorna par ricochet. Comment elle avait désavoué sa donneuse d'ovules. Ce jour-là oui, le chef de famille changea encore plus d'avis sur la jeune femme. Ce jour-là fut le premier où il la considéra digne de son neveu et où il le fit savoir.
A Suivre
