Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : C'était décidé, cette année, Amerei prenait et surtout tiendrait ses résolutions! Elle avait la meilleure des motivations pour ça: l'amour qu'elle portait à Lancel.
Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi d'écriture n°121 version longue de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, C'est bientôt la nouvelle année, votre personnage décide de prendre de bonnes résolutions ! Quelles seront-elles ? Pourquoi ? Va-t-il les respecter ? De plus, à cela s'ajoute les règles de la version longue du défi : écrire un chapitre par mois pendant douze mois, chacun des chapitre mettant en scène votre personnage tentant de réaliser ou réalisant l'une de ses douze résolutions.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : Ecrire sur le grand moineau
Les douze travaux d'Amerei
Huitième travail : Assister à l'office
- Tu veux m'accompagner à la messe ?!
Les yeux de Lancel étaient écarquillés et ronds, sa bouche ouverte sous le choc. En temps normal, Amerei aurait ri. Mais pas cette fois-ci. Elle ne voulait pas que son petit-ami pense qu'elle plaisantait. Surtout pas avec sa foi. Elle était bien trop importante à ses yeux pour qu'elle s'accorde ce droit ignoble. Elle se contenta de lui sourire gentiment.
- Oui. J'aimerais t'accompagner à un service au septuaire. A moins que je ne puisse pas. Je ne suis pas baptisée, après tout.
Très vite, son compagnon se reprit.
- Non, ça n'a rien à voir. Tu peux assister à l'office sans problème ! Je doute qu'on te mette à la porte pour ça, ça ne serait pas très charitable, c'est juste que... Toi, à la messe ?
Elle comprenait sa stupeur. Du propre aveu de la jeune femme, elle était agnostique. Elle avait longuement flirté avec l'athéisme en raison des épreuves douloureuses qu'elle avait traversées. Mais sa romance avec le fils de Kevan lui avait fait revoir son jugement. Désormais, si elle ne savait pas si les Sept existaient, la possibilité d'une présence n'était plus exclue dans son esprit.
- Ami... Commença prudemment son amant. Est-ce que... Est-ce que tu...
- Non, Lancel. Je n'ai pas eu d'illumination divine ou une poussée de foi. Mais je n'ai jamais assisté à un office. Tout comme je n'ai jamais lu le livre de l'Etoile à Sept Branches. Si je n'ai pas la foi, je peux au moins m'y intéresser pour ma culture générale. Et ça compte pour toi. Je voudrais voir ce que c'est au moins une fois. Pour partager ça avec toi. Tu as fait tellement de choses avec moi qui étaient hors de ta zone de confort !
- Tu n'as pas à te sentir obligée. Je l'ai fait parce que cela me faisait plaisir.
- Mais à moi aussi, ça me fait plaisir !
Même sans être croyante, aussitôt qu'elle passa le perron du septuaire, Amerei sentit une vague de paix l'envahir. Derrière les murs épais de l'édifice religieux, les bruits de la ville s'effaçaient. Elle tomba amoureuse des cierges qui brûlaient devant des idoles colorées, les cristaux qui capturaient le moindre rayon de lumière, les vitraux hauts peignant des scènes religieuses. Chaque mur était dédié à un dieu. L'Etranger avait d'ailleurs moins de bougies que les autres, ce qu'elle trouva assez triste dans le fond. La mort était une partie de la vie, ce n'était pas parce qu'il faisait le sale travail qu'il devait être snobé ! Certaines personnes se contentaient de prier l'aspect des Sept qu'ils sollicitaient tandis que d'autres faisaient le rituel entier, priant chaque aspect de groupe divin. D'ailleurs, les groupes priaient en se tenant les mains. Il y avait des chants, comme l'hymne à la Mère, un appel à la paix sur Terre. Un homme déjà âgé, habillé modestement, avec une calvitie partielle et aux cheveux blancs légèrement en bataille, s'approcha d'eux, un immense sourire aux lèvres en apercevant Lancel.
- Mon enfant, quelle joie de te voir ! L'accueillit-il
Le Grand Moineau, car c'était ainsi qu'on l'appelait et personne ne savait son nom originel, était le prêtre du septuaire du quartier où le couple vivait. Il était très apprécié de la communauté en raison de ses actes de charité répétés et surtout sincères. Il avait eu cependant des ennuis suite à des propos homophobes. Depuis cette histoire et surtout l'agression d'un couple gay par certains de ses fidèles, profondément choqué par la violence de l'événement, il avait quitté la congrégation quelque temps pour étudier les Sept et était revenu. Il avait avoué s'être trompé et avait demandé pardon à ceux qu'il avait pu offenser. Lancel aidait régulièrement la paroisse par des dons financiers ou par sa présence en aidant à l'installation des tables, en participant à des actions.
- Tu es en belle compagnie !
- Je vous présente ma petite-amie, Amerei. Amerei, je pense que tu connais déjà le Grand Moineau.
- C'est un plaisir, mon père. Sourit-elle
- Oh, le plaisir est pour moi ! Lancel parle souvent de vous, en des termes très élogieux. Selon lui, vous lui donnez souvent des idées pour la communauté.
- Amerei pensait ne pas pouvoir venir comme elle n'est pas baptisée. Confia son fidèle
- Comment ? Mais quelle idée ! Vous êtes la bienvenue ! Nous avons de nombreuses personnes qui viennent ici pour étudier les œuvres d'art ou pour un peu de paix avant d'affronter la ville. Certaines personnes d'autres fois viennent même nous aider pour des grandes actions. Je pense notamment à Eddard Stark.
Ils discutèrent encore un peu puis ils prirent place pour la cérémonie du jour. La visiteuse écouta avec attention, suivit du mieux qu'elle put les gestes, mimant les postures de son accompagnant. L'heure passa bien vite. Avant de partir, elle tint à laisser un cierge pour chaque dieu, même pour l'Etranger, une façon pour elle de remercier l'église de l'avoir accueillie malgré son statue de « païenne ».
- Tu as aimé ? S'enquit Lancel
- Je comprends que ce soit un de tes endroits préférés. On s'y sent coupé du monde, c'est rassérénant. Mais c'est vrai que tu parles de moi, ici ?
- Bien sûr ! La vente de gâteaux, la tombola, les visites guidées, c'étaient tes idées. J'ai juste fait le porte-parole.
- Et quel beau porte-parole tu es ! Lancel ?
- Oui ?
- Si un jour, on se marie... Je veux bien qu'on se marie dans un septuaire. En suivant toutes les traditions des Sept. Sauf peut-être celle du coucher. Moi, je m'en fiche mais toi, je crois que ça passera pas.
Il l'embrassa tendrement.
- J'ai beau prier tous les jours, je ne pourrai jamais assez remercier les Sept de t'avoir incluse dans ma vie.
A Suivre
