Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : C'était décidé, cette année, Amerei prenait et surtout tiendrait ses résolutions! Elle avait la meilleure des motivations pour ça: l'amour qu'elle portait à Lancel.
Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi d'écriture n°121 version longue de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, C'est bientôt la nouvelle année, votre personnage décide de prendre de bonnes résolutions ! Quelles seront-elles ? Pourquoi ? Va-t-il les respecter ? De plus, à cela s'ajoute les règles de la version longue du défi : écrire un chapitre par mois pendant douze mois, chacun des chapitre mettant en scène votre personnage tentant de réaliser ou réalisant l'une de ses douze résolutions.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : Alphabet – L : Lancel + Défi des adultes 413 : A travaille/est le gérant d'un sex shop + Copc d'écrire une fic dans laquelle Lancel se retrouve pour une raison x ou y à travailler dans un sexshop ? + Quatre aspects de Merlin : Gojo : Ecrire sur un de ses bébous ou écrire sur un perso aux cheveux blancs + 50 nuances de personnages mineurs
Les douze travaux d'Amerei
Neuvième travail : Retrouver le chemin du monde professionnel
Alors qu'elle était assise à table, utilisant son ordinateur portable pour ne pas monopoliser celui fixe dans le bureau de leur maison, Amerei sourit quand elle sentit la main de Lancel passer sur son épaule. Il se pencha et lui embrassa la joue. Il aimait lui montrer son affection par le biais de petits gestes aussi anodins qu'adorables et elle se sentait fondre à chaque fois.
- Qu'est-ce que tu regardes ? Lui demanda-t-il
- J'ai peut-être des pistes pour un retour à l'emploi. Lui répondit-il
Elle tourna l'écran pour lui permettre de mieux voir. Après quelques instants, le temps qu'il lui fallait pour lire ce qui était affiché, il haussa un sourcil surpris.
- J'ignorais que entrepreneuriat te tentait.
- Ce n'est pas tant que cela me tente. Mais c'est la seule issue que je vois.
- Ami. Je sais que tu veux travailler pour ta fierté de femme et je trouve ça tout à fait normal. Tout comme je sais que tu me soutiendrais si je voulais aussi changer de branche. Mais tu n'as pas à te sentir pressée. On est loin d'être indigents. Tu as le temps de te poser, de réfléchir et ça peut même prendre des années, je m'en fiche. Ce qui compte, c'est que tu trouves quelque chose qui te corresponde et qui t'épanouisse.
- Justement.
Le jeune homme s'installa à ses côtés.
- J'ai peut-être quitté l'industrie pornographique mais ça ne veut pas dire que je renie mon amour du sexe. Je ne me vois pas travailler dans autre chose. Les reconversions sont compliquées quand on vient de ce milieu. Et reprendre des études, d'accord mais dans quoi ? Pour faire quoi ? Puis, une chose m'est venue : le sexe chez une femme, c'est moins tabou mais ça reste encore mal vu. Une fille qui ne fait rien est une prude mais une qui ose dire qu'elle a fait voire qu'elle aime faire est une salope. Un homme qui se masturbe, c'est entré comme normal dans l'esprit de tous. Mais une femme qui se masturbe, au mieux ça fait fantasmer, au pire, encore une fois, ça la fait passer pour « une fille de mauvaise vie ». Alors que c'est normal. Ca devrait être normal. Il y a une vraie désinformation sur le plaisir féminin. Et moi, en tant que femme et avec ma carrière d'actrice X, je suis bien placée pour parler de ça. Sauf que je ne me vois pas aller dans les lycées pour l'éducation sexuelle des gamins, les parents feraient une syncope.
- Et en parler sur un blog ? Proposa son compagnon. Tu toucherais du monde.
- Justement, j'avais pensé peut-être coupler ça à un blog... J'avais pensé... Enfin...
Son hésitation le surprit. Amerei n'était pas de celle qui devait chercher ses mots. Ce qu'elle avait à dire devait vraiment la travailler et sans doute craignait-elle qu'il ne le prenne mal. Il avait honte d'admettre que par le passé, ça aurait pu être le cas. Il détestait aujourd'hui l'adolescent qu'il avait été jadis.
- Ami. Tu peux tout me dire, tu le sais bien. L'encouragea-t-il
Elle déglutit avant de prendre courage.
- Je voudrais ouvrir un e-commerce. Avoua-t-elle. Un sex shop en ligne qui serait dédié aux sex toys et autres accessoires exclusivement réservés au plaisir de la femme.
- Je ne vois pas pourquoi tu as eu si peur de me le dire...
- La domiciliation, ça serait ici... Les stocks seraient ici. Le blog, si je le fais, les photos seraient faites ici. Et je peux comprendre que tu ne sois pas à l'aise avec ça. D'un point de vue personnel comme religieux. Tu es chez toi et je ne veux rien t'imposer.
Son silence l'inquiéta avant de réaliser qu'il lui souriait.
- Sinon, étant donné que notre grenier a été divisé en pièces mansardes par les anciens proprios, l'une d'elle peut te servir de réserve. Et à terme, on peut même réunifier le tout et faire un atelier à l'étage. Et je serai très content d'être le community manager de ta page Facebook, de ton compte Twitter et de l'Instagram qui va suivre.
- Lancel...
- Ami. Sincèrement. Ca ne me dérange pas. En quoi c'est différent de ce qu'on a déjà en fait ? Je veux dire, t'en as des sex toys à la maison et j'en profite aussi. La seule nuance, c'est que ceux-là, on les envoie par la poste et qu'ils sont neufs de chez neufs. Et je trouve ton idée vraiment cool. Ca va sans doute aider plein de jeunes filles ou de moins jeunes filles à accepter leur sexualité.
- Tu te rends compte que tu vas vivre et que tu veux travailler pour un magasin de charme ?
- J'y peux rien, la patronne est trop sexy !
Elle éclata de rire.
- Sérieux, Ami. Lance-toi.
- Tu serais fier de moi ?
- Je suis toujours fier de toi.
Quelques mois plus tard, le site d'Amerei était en ligne, elle avait son petit stock et elle ouvrait avec excitation et émotion les réseaux sociaux pour communiquer autour de son bébé. Lancel fut le premier à partager tous les liens. Et quand la nouvelle arriva dans l'oreille des Lannister, les réactions furent aussi diverses que spontanées :
Myrcella choqua tout le monde en demandant la permission à ses parents d'acheter un objet pour soutenir le projet de la jeune femme.
Cersei en rajouta une couche en commandant pour elle-même.
Tywin, pour une fois dans sa vie, hésitait entre deux sentiments : l'effroi (on n'allait pas le refaire à son âge) et l'admiration car le monde du commerce était particulièrement compliqué.
Dorna mit tout le monde sur les fesses en demandant à son fils des cartes de visite du site pour les donner lors de ses séances de club de lecture.
Joffrey, comme d'habitude, se montra ignoble mais Tommen le remit à sa place, disant qu'Amerei essayait des choses, contrairement à lui qui ne faisait rien si ça n'allait pas dans la tendance.
Kevan, lui, fut plus discret mais son geste causa des larmes dans les yeux de sa presque bru, elle qui n'avait jamais eu le soutien de son propre père : Il avait fait, en secret, un virement d'une somme rondelette à ajouter au fond de la boutique de la jeune femme, en cas de coup dur ou pour l'aider à développer d'autres aspects.
L'une des nouvelles activités de couple de Lancel et Amerei était désormais de faire des unboxings, de mettre en scène des photos de présentation, ce qui ne manquait jamais de les faire rire car ils n'arrivaient pas à garder leur sérieux face à certains produits au design parfois très inspiré.
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