Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : C'était décidé, cette année, Amerei prenait et surtout tiendrait ses résolutions! Elle avait la meilleure des motivations pour ça: l'amour qu'elle portait à Lancel.

Note de l'auteur : Ceci est une réponse au défi d'écriture n°121 version longue de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, C'est bientôt la nouvelle année, votre personnage décide de prendre de bonnes résolutions ! Quelles seront-elles ? Pourquoi ? Va-t-il les respecter ? De plus, à cela s'ajoute les règles de la version longue du défi : écrire un chapitre par mois pendant douze mois, chacun des chapitre mettant en scène votre personnage tentant de réaliser ou réalisant l'une de ses douze résolutions.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de Lancel Lannister + Bingo Lancel x Amerei : Modern UA + Cap ou pas cap d'écrire un Amerei/Lancel en plaçant le mot "punition" ? (vieux COPC) + Préjugé 52 : Les hommes doivent faire la demande en mariage + Cinq cent quarante deuxième baiser : Un baiser au restaurant. Contrainte : Demande en mariage + Situation 467 : A essaye de trouver une façon romantique et nouvelle de demander B en mariage (peut avoir de l'aide de C, D, etc) + ACTION 43 : Faire sa demande en mariage

Les douze travaux d'Amerei

Dernier travail : S'offrir devant les dieux

Enfant, Amerei, comme de nombreuses petites filles avant elle et moult fillettes après elle, avait rêvé d'un beau prince charmant, d'un mariage grandiose digne des contes de fées, d'un homme bon, grand, fort et gentil qui l'emmènerait dans l'azur vers une fin heureuse. La vie aux côtés de ses parents et sa propre maturité grandissante avaient tué toute trace de féerie dans ses rêveries, ayant au moins le mérite de l'enraciner tant et si bien qu'un ouragan n'aurait pas su décoller ses pieds du sol. Les mariages autour d'elle n'étaient pas heureux :

Ses parents ne s'étaient mariés que par convenance avec des idées moyenâgeuses.

Son grand-père qui se remariait presque aussitôt qu'il était veuf ou divorcé car il ne supportait pas d'être seul avec sa main, sa précieuse semence devant toujours trouver une terre fertile à imprégner.

Sa tante par alliance Genna, la tante de sang de Lancel, mariée officiellement par amour, officieusement pour sceller un accord commercial du temps où le nom Lannister était peu reluisant sous la férule de feu Tytos.

Ses cousins et cousines qui se retrouvaient cocufiants comme cocufiés.

Non, chez les Frey, le mariage avait perdu de sa puissance, de son lustre et ressemblait désormais bien plus à une punition qu'à une aspiration d'une âme sincère, d'un désir de faire vie commune sous un seul nom en plus de ne former plus qu'un seul cœur.

Puis arrivèrent les Lannister.

Oui, malgré leur drama, le mariage malheureux de Cersei avec Robert, l'affaire entre Tysha et Tyrion qui était encore taboue.

Tywin avait aimé et aimait toujours Joanna, ne s'étant jamais remarié car il ne pouvait être que le mari d'une seule femme.

Cersei, oui, malgré tout Cersei qui, petit à petit, faisait à nouveau confiance à un homme après avoir été battue et violée par son ancien époux, au point d'être désormais fiancée à Euron Greyjoy.

Jaime qui envisageait de se pacser avec Brienne malgré la différence d'âge.

Tyrion et Shae qui se battaient pour faire accepter leur amour.

Mais surtout : Kevan et Dorna.

Oui, les parents de Lancel avaient aux yeux de la jeune femme le mariage parfait. Elle n'était pas idiote, elle se doutait qu'il devait y avoir des disputes, des moments difficiles, des petits hivers dans un splendide été. Le fait demeurait qu'ils étaient la définition de l'union idéale. Les années passaient. Elles n'altéraient en rien l'amour véritable qui les unissait, mieux encore elles semblaient le renforcer. Le temps faisait son œuvre sur leurs corps, n'ayant cependant aucune prise sur leurs esprits. Du propre aveu de son compagnon, son père et sa mère riaient ensemble souvent comme des adolescents lors d'un premier rendez-vous. Ils s'écoutaient, se respectaient, s'estimaient, se faisaient confiance et surtout, s'ils s'appartenaient par la force de leurs sentiments, ils étaient libres, portés par l'affection viscérale et réciproque liée entre eux.

Lancel avait déjà évoqué le mariage avec elle. Amerei n'ignorait donc pas son envie de faire d'elle son épouse, d'officialiser leur relation aux yeux de la loi, des dieux, de tout. Il n'en avait parlé qu'une fois, ne l'avait plus jamais mentionné quand il avait vu qu'au-delà de sa surprise, il y avait surtout la peur. La peur que l'anneau à l'annulaire ne devienne des bracelets, ceux des prisons plutôt que ceux des sex shops. La peur que cela ne bouleverse tout, ne brise tout ce qu'ils avaient construits ensemble. Mais petit à petit, elle comprenait de plus en plus son point de vue. Il était à elle, elle à lui et surtout, oui, surtout, elle voulait pouvoir dire qu'il était son mari, être une vraie Lannister, en porter le nom, le voir lui sourire à l'autel dans le septuaire.

Et désormais, elle était tout à fait prête.

Sauf qu'il y avait un hic :

Comment lui demander sa main ?

Elle comme lui étaient des incorrigibles romantiques et il méritait une demande parfaite. Aussi, elle dégaina son téléphone et appela celle qui était sa belle-mère en tout sauf en nom.

- Ami ! S'exclama Dorna. Comment vas-tu ?

- Je vais bien, Dorna. Répondit Ami, sentant le sourire de la femme par-delà le combiné. J'ai une faveur à vous demander.

- Je t'écoute.

- Comment Kevan vous a-t-il demandée en mariage ?

- Amerei... Est-ce que... Est-ce que Lancel t'aurait...

- Non. On en a parlé, il y a longtemps. Je n'étais pas prête, il a respecté ça. Mais désormais, je le suis, j'espère qu'il l'est toujours et...

- Kevan m'a emmenée pique-niquer. Sur la colline pas très loin de la maison de mon père à Champmoisson. On regardait l'horizon et il s'est agenouillé, mes mains dans les siennes et m'a demandé de lui accorder le privilège de m'appeler son épouse.

- Aww.

- Peu importe comment tu feras ta demande. Tant qu'elle est faite avec le cœur. Oui, d'accord, évite peut-être de lui demander sa main en plein pic d'indigestion mais à part ça... Tant que tu lui ouvres ton âme, cela sera parfait.

XXXXX

Finalement, Amerei opta pour un petit restaurant tranquille, celui qu'ils appréciaient tous les deux et qu'ils fréquentaient régulièrement avant la pandémie. C'était là qu'ils avaient dîné lors de leur premier rendez-vous officiel, après être allé voir un film au cinéma. 50 nuances de Grey. Elle s'en souvenait, Lancel lui avait fait la surprise et avait enduré les deux heures de film alors qu'il détestait les livres juste pour lui faire plaisir.

- C'est chouette de pouvoir revenir ici. Sourit son concubin

- Oui, c'est vrai, ça m'avait manqué.

- On fête une occasion particulière ?

- Le fait qu'on s'aime ?

- Merveilleuse occasion, en effet.

Elle s'excusa un instant, prétextant aller aux communs pour se repoudrer le nez. Elle se dirigea vers un serveur, lui glissa quelque chose dans la main et revint quelques instants plus tard, pile quand le dessert arriva.

- La présentation est toujours aussi jolie.

-Tourne l'assiette, Lancel.

Il haussa un sourcil, surpris, mais obéit avant de se figer. Là, devant la coupe de Dame Blanche, sur la porcelaine fine du restaurant entre deux entrelacés de chocolat, trônait une bague simple et sobre en argent. Un lion discret était gravé sur le dessus. Il leva les yeux vers sa compagne, ses traits délicats ne mettant aucun effort pour cacher l'avalanche de questions et d'émotions qui le saisissait en cet instant.

- Amerei... Est-ce que... Est-ce que c'est...

La salle se fit silencieuse, tous les regards tournés vers eux quand les autres clients réalisèrent ce qu'il se passait, pile quand la jeune femme se leva pour prendre l'anneau et s'agenouiller devant l'homme de sa vie.

- C'est bien ce que tu crois. Je suis désolée d'avoir été si longue. Mais Lancel, je t'aime comme je n'ai jamais aimé aucun autre. Tu n'es pas juste un homme. Tu es mon âme sœur. Alors, avec ce modeste témoignage de mon amour pour toi, accepterais-tu de passer le reste de ma vie avec moi ?

Ses yeux verts brillaient, les faisant étinceler comme la plus pure des émeraudes.

- Seulement si tu veux bien passer le reste de la mienne avec moi. Parvint-il à balbutier

Elle lui glissa le bijou autour du doigt avant de se relever et de l'embrasser sous les applaudissements enthousiastes de l'assemblée.

Cette nuit-là, leur chant d'amour fut pour eux le plus beau, le plus parfait, le plus mémorable.

A Suivre