De l'amour à la haine, du déni à l'oublie
Auteur : Cassy 2203
Spoiler : Commence à la fin de l'épisode 21 de la saison 19.
Genre : Drame, romance.
Disclaimer : Je ne possédé aucuns des personnages de New York Unité Spéciale.
Note : Comme dans ma précédente fic, Olivia et Rafaël sont plus jeunes dans cette histoire, mais hormis cela, rien d'autre à mentionner.
J'espère que vous aimerait l'histoire, celle-ci suivra le scenario original jusqu'à, bien sûr un certain épisode, qui fut des plus fatidiques.
N'hésitez pas comme toujours à laissez des commentaire pour me donnez votre avis !
Bonne lecture
Chapitre 1
Faisant son chemin jusqu'à son bureau, il s'arrêta sur le seuil et frappa quelques coups afin de manifester sa présence.
— Salut ! Lui dit-il.
— Salut… Répondit-elle en continuant de ranger ses dossiers.
— On fête ça ? Je vous invite à dîner. Lui proposa-t-il en la regardant.
Arrêtant ce qu'elle faisait, elle porta son attention vers lui.
— Hum… Sourit-elle. Non merci, je dois rentrer chez moi.
— Oue… Murmura-t-il avec un léger soupir avant de faire son chemin jusqu'à elle. Vous êtes en colère contre moi ?
— Non. Répondit-elle, son attention maintenant concentrée sur le contenu de son sac.
— Je vous ai déçu ? Leva-t-il un sourcil.
Interpellée par ses propos, elle leva enfin les yeux avec un petit sourire.
— Eh bien, chacun de nous a agi selon ses propres valeurs.
Se retenant de lui dire qu'elle n'avait pas vraiment répondu à la question, il fit appel à son bon sens.
— Heureusement pour moi, les miennes sont plus souples que les vôtres. Dit-il. Satisfait de constater que cette phrase avait eut l'effet souhaité, quand elle ne sut pas quoi répondre.
En effet, Olivia ne savait plus quoi rétorquer. Elle avait clairement l'impression qu'il y avait un sous-entendu dans sa phrase, hésitante elle reposa donc son sac sur son bureau avant de le regarder.
— Dans ce cas, laissez-moi vous prouvez que parfois elles peuvent l'être. C'est d'accord pour le dîner !
— Je pensais que vous deviez rentrer. La regarda-t-il surpris.
— J'ai changé d'avis, laissez-moi appeler Lucy et nous pouvons y aller.
Plus que satisfait, mais interloqué quant à son changement d'avis soudain, tant elle n'avait pas cessé ses dernières semaines de refuser toutes les invitations qu'il lui avait faite, le laissant même se demander si après tout, elle n'avait pas retrouvé quelqu'un, il prit également son téléphone afin de réserver une table chez Forlinni.
— J'ai la permission de minuit. Sourit-elle en prenant maintenant son sac.
— Alors ne perdons pas de temps. Sourit-il en retour avant de l'escorter hors du bureau, tous deux faisant maintenant leur chemin jusqu'aux ascenseurs.
Le dîner avait été un moment plus que bienvenue et elle se demander maintenant, pourquoi n'avait-elle pas accepté plus tôt. Olivia savait pourquoi… Ils s'étaient trop rapprochés ces derniers temps, beaucoup trop ! Ils avaient toujours été proches, bien sûr, mais dernièrement, il semblait que leur relation avait atteint un seuil pour le moins ambiguë. Il venait chez elle très souvent, même si cela était avant tout pour parler des affaires en cours et elle s'attardait dans son bureau plus souvent qu'à l'accoutumer et accepter régulièrement sa proposition de boire un verre. Puis, il n'était pas rare, ou plutôt il était fréquent, qu'il lui apporte un café le matin lorsqu'il passait à l'unité, et elle en faisait de même avec lui. Et surtout, désormais, il ne s'agissait plus de l'appeler Barba, mais bien Rafaël. La simple utilisation de son prénom avait changé les choses de façon radicale, et désormais elle ne pouvait plus faire machine arrière, mais elle pouvait tout de même les ralentir.
C'est donc ce qu'elle avait fait ces dernières semaines, refusant encore et encore ces invitations et fuyant ses regards insistants et ses questions silencieuses.
Et pourtant, ce soir, elle se trouvait là, en sa compagnie, tandis qu'il la ramenait chez elle, après qu'il eut accepté le dernier verre qu'elle lui avait proposé. Oui, elle avait conscience que ce soir elle avait laissé tomber ses défenses et conscience qu'elle se tenait sur un sentier glissant, mais elle était curieuse de voir et de savoir ce que le beau substitut au regard perçant avait dans la tête.
Lucy avait pris congé, pas vraiment étonné de la voir rentrer avec Barba, même si cela faisait quelques semaines qu'elle ne l'avait pas vu. Les saluant donc tous deux après avoir assuré à Olivia que Noah dormait à point fermer, elle était partie.
Quelques peu gêner et ne sachant pas pourquoi, Olivia avait alors sorti la bouteille de scotch du placard, avant de lui servir un verre et de se servir un verre de vin. Revenant au salon, elle les posa sur la table basse avant de s'asseoir à ses côtés.
— Est-ce que tout va bien ? Lui demanda Rafaël en essayant de capter son regard.
— Oui bien sûr. Pourquoi ?
— Hum… Hésita-t-il. Je voulais dire, est-ce que tout est correct entre nous en ce moment ?
Oh… Songea Liv. Il voulait donc s'aventurer sur ce terrain ? Elle n'avait assurément pas bu assez pour le faire, bien que son esprit commence dangereusement à dériver vers lui ou plutôt vers son visage, ou plus particulièrement vers ses lèvres. Non, après réflexion, elle avait peut-être assez bu, du moins assez bu pour se donner du courage.
— Liv ? Tenta de capter de nouveau son attention Rafaël en pressant doucement son bras.
— Oui ?
— Est-ce qu'il y a un problème ?
— Non, bien sûr que non. S'empressa-t-elle de répondre. Il n'y en a aucun.
— Pourquoi semblez-vous si prompte à m'éviter dans ce cas.
— Ce n'est pas ce que je fais.
— Olivia. La réprimanda-t-il sur un ton grave, comme l'aurait fait une mère face à son enfant qui mentait.
— Disons que je ne pensais pas que vous le remarqueriez.
— Je l'ai fait et j'aimerais en comprendre les raisons.
— Rafaël, je… Se sentit-elle soudain mal à l'aise.
— Ai-je fait quelque chose qui vous a déplu ?
— Vous m'avez déjà demandé ça. Lui fit-elle remarquer en référence à leur conversation du début de soirée dans son bureau.
— Et vous ne m'avez pas vraiment répondu.
— Vous n'avez rien fait, c'est moi… Je dois juste, comment dire… Je dois…
— Vous devez ? L'incita-t-il.
Bon sang ! Il allait lui faire perdre l'esprit à la fixer de cette façon ! Que pouvait-elle lui dire ? « Écoutez Rafaël, le fait est que vous me plaisez, mais que je ne peux pas prendre le risque de bousiller notre amitié et nos carrières. » C'était absurde ! Elle ne l'intéressait sans doute même pas. Était-elle même son genre de femme ? Après tout, il agissait peut-être ainsi car il était son ami, oui, son ami et rien d'autre.
— Parlez-moi… Entendit-elle dans un souffle tandis qu'il prenait sa main dans la sienne.
À quel moment s'était-il rapproché d'elle ? Réalisa-t-elle suffocante. Elle avait voulu mettre de la distance entre eux et dès lors cette distance se compter en centimètres. Oui, quelques centimètres entre elle et son et ses … Oh bon Dieu…
— Je vous assure que… Qu'il n'y a rien… Exhorta-t-elle.
— Olivia, je ne ferais rien sans votre consentement et je ne dirais rien avant d'être certain que cela est ce que vous désirez. Lui fit-il par très sérieusement.
— Pardon ? Le regarda-t-elle sidérer. Mais de quoi parlait-il ?
— Oh et puis merde ! Siffla-t-il avant de passer sa main derrière sa nuque et d'un geste rapide la rapproché de son visage, posant dans la seconde qui suivit sa bouche sur la sienne.
Elle ne réalisa que trop tardivement ce qui se passé, mais apparemment sa raison était en décalage complet avec son corps et surtout sa bouche, qu'elle continuait de presser contre la sienne. Elle avait dès lors passé l'une de ses mains sous sa chemise, tandis que l'autre tirer sur sa cravate. Oui, Olivia avait en cet instant précis abandonné toute raison et toute logique, alors qu'elle le laissé et l'incitait à déboutonner son chemisier, seuls ses halètements et le souffle chaotique de Rafaël résonnant dans la pièce.
À travers un voile des plus agréables, elle réalisa cependant une chose. Ils ne pouvaient en aucune manière le faire ici, sur son canapé.
— Viens… Murmura-t-elle dans un souffle en le tirant vers sa chambre.
— Es-tu sûr que c'est ce que tu veux ? Voulut-il s'assurer tandis qu'il se tenait maintenant sur le seuil de sa chambre.
Il n'eut pour réponse qu'un baiser des plus pressants. Fermant la porte, il la laissa donc le guider jusqu'au lit tandis qu'il la débarrassait peu à peu de ses vêtements et qu'elle en faisait de même avec lui.
Ils étaient pressés, du moins, leurs corps l'étaient des années de refoulement qui aujourd'hui enfin étaient extérioriser. Leurs membres se mêlant bien vite l'un à l'autre, il inspira de plaisir en la serrant tout contre lui, et c'est un long moment plus tard, qu'il s'inséra en elle, la priant alors de garder les yeux ouverts, leurs mains jointes et leurs souffles mêlés.
À travers des cris étouffés, tant elle savait par-delà le plaisir et la jouissance qui l'inondait, qu'elle ne pouvait pas réveiller Noah, elle sera ses biceps, s'accrochant à lui tel à un rocher, alors qu'il exercer de doux va-et-vient. S'en était trop pour qu'elle n'en mesure l'impact… Elle se laissa donc glisser peu à peu, exhortant et jouissant en silence durant de longues heures dans la chaleur de ses bras.
Le lendemain
C'est une petite voix qui la força à émerger, oubliant sur le moment que Rafaël Barba se trouvait dans son lit. Mais hélas, la question innocente de Noah le lui rappela.
— Maman, pourquoi oncle Rafa est dans ton lit ?
Ses joues virant au rouge, elle resserra contre elle le drap.
— Et si tu allais dans le salon réfléchir à ce que tu veux que je te prépare pour le déjeuner, hum ?
— Des pancakes ! S'exclama Noah tandis qu'il sortait de la chambre.
— Pour la discrétion, c'est manqué je présume. Sourit Rafaël à ses côtés en embrassant son épaule.
Encore sous le choc de ce qui venait d'arriver en à peine quelques heures et du fait que son fils avait vu un homme dans le lit de sa mère, même si celui-ci n'était pas un inconnu, elle ne répondit pas, elle se sentait trop perdue pour le faire.
— Un problème ? S'enquit-il en fronçant les sourcils.
— Non, c'est juste que je ne désirais pas vraiment que Noah te trouve dans mon lit.
— Crois-moi tu as l'air plus chamboulé qu'il ne l'a fait. Lui lança-t-il avec un sourire.
L'ignorant, elle se leva avant de récupérer un short et un tee-shirt. Les enfilant rapidement, elle s'avança ensuite vers la porte, quand Rafaël lui retint le bras.
— Ça veut dire quoi ça ?
— De quoi tu parles ?
— Toi. Tu agis comme si tu avais commis une erreur, est-ce le cas ?
— Non. S'empressa-t-elle de répondre. C'est juste que… Comme je l'ai dit, je ne pensais pas que…
— Je pense avoir clairement enregistré le passage où tu ne pensais pas que Noah nous trouve au lit ensemble. Mais Olivia, tu savais qu'il était ici, tu as prie le risque, alors pourquoi ce matin, tu te comportes comme si ce n'était pas le cas ?
— J'ai juste besoin d'un café. Souffla-t-elle avant de sortir, le laissant se rhabiller.
Rejoignant Noah, elle avait préparé le déjeuner, laissant son fils regardait les dessins animés et 20 minutes plus tard Rafaël était revenu pas rasé, pas coiffé, les vêtements un peu froissés, et pourtant elle le trouvait en cet instant plus séduisant que jamais.
— Salut oncle Rafa ! S'exclama Noah en se tournant vers lui depuis le canapé, abandonnant alors complètement l'écran de télé.
— Salut ! Lui sourit-il, avant de s'adresser à Olivia presque hésitant. Est-ce que je peux avoir un café ?
Déposant devant lui une tasse, elle reprit ensuite la contemplation de la sienne.
— Est-ce que tu sors avec maman ? Lui demanda Noah en s'approchant d'eux.
Manquant de s'étouffer avec son café, Olivia fixa son fils sidérer.
— Noah !
— Quoi ? Je ne suis pas un bébé. La maman de Théo, elle aussi à un amoureux, et maintenant, il habite avec eux. Est-ce que tu vas venir habiter ici ? Se tourna-t-il vers Rafaël.
— Wow, wow, wow ! Noah stop, on arrête avec les questions, d'accord. Prends ton déjeuner. Le pria Olivia, au haut plus haut point mal à l'aise.
Bougonnant, il s'installa sur la chaise et regarda son assiette.
— Je préfère que se soit oncle Rafa plutôt que Tucker ! S'exclama-t-il avant de prendre une bouchée.
Pour le coup, ce fut Rafaël qui manqua de s'étouffer. Bon sang, il ignorait qu'il avait autant de popularité chez le jeune enfant, mais il en était ravi, même si cela semble laisser sa mère de glace.
— Noah, mange. Lui commanda Olivia en lui indiquant d'un geste son assiette.
Riant intérieurement Rafaël ne put cacher son sourire.
Le regardant avec un énorme « quoi ? » silencieux et de gros yeux, Olivia lui fit un signe vers le salon.
— Il est vraiment intelligent et bon juge en plus de ça. Lui dit-il en la rejoignant. Après tout, entre moi et un homme chauve… Ne put-il s'empêcher de sourire sarcastique.
— Tucker n'est pas chauve.
— Ah non ? Dans ce cas, il doit peut-être lui restait quelques cheveux blancs alors.
— Rafaël… Le mit-elle en garde.
Reprenant son sérieux, il récupéra son manteau sur l'accoudoir du canapé.
— Je ferais mieux d'y aller. S'avança-t-il vers la porte. Oh et Olivia ? Capta-t-il son regard. Cela n'était pas juste un besoin ou une envie ! Je veux plus qu'une nuit et je pense qu'il serait bien que nous parlions.
Et c'est là que Noah vint à son secours, parlant à sa place et lui évitant de répondre à une question des plus épineuse.
— Tu pars déjà oncle Rafa ? Sembla déçu le garçon.
— Oui, je vous laisse entre vous et j'ai du travail.
— Est-ce que maman est en colère contre toi ?
— Eh bien je ne l'espère pas… Murmura-t-il en regardant directement Olivia.
Après ça, il avait salué Noah et était parti.
Rejoignant son fils, Olivia s'adossa contre le comptoir avant de soupirer.
— J'aime beaucoup oncle Rafa ! Lui lança Noah la bouche pleine de pancakes.
— Vraiment ?
— Oui ! J'aime bien quand il vient ici, est-ce qu'il viendra plus souvent maintenant ?
— Je ne sais pas… Songea Olivia.
En effet, elle ne savait pas s'il le ferait, bien qu'elle soit dès lors certaine qu'il était prêt à s'engager, sans qu'il lui ait pourtant clairement dit. Mais voilà, pour elle, c'était une autre histoire, elle ne voulait pas faire rentrer dans sa vie et celle de Noah un homme, même s'il le connaissait déjà, elle ne voulait pas prendre le risque, que tout comme Brian, puis comme Tucker, il parte à nouveau, bien que se soit elle qui a chaque fois avait rompu. Elle avait peut-être tout simplement peur de l'engagement… Se demanda-t-elle, sachant qu'elle connaissait déjà la réponse.
