Bienvenu à toi .x sur cette fiction dans l'univers Harry Potter.
Résumé:
Pendant 22 ans, les sorciers ont pu prospérer sereinement malgré l'augmentation de la technologie qui se révèle avoir un impact sur la déclaration des pouvoirs chez les né.e.s Moldu.e.s .
Trois jeunes femmes reçoivent leur lettre pour intégrer l'une des plus grande école de magie, Beauxbâtons. Néanmoins, le monde plonge dans une nouvelle aire sombre. Elles devront faire face à cette menace pour protéger leur proches.
Maintenant quelques petites informations:
-Le petit disclaimer! Les personnages hors OC ne nous appartiennent pas car ils sont à Rowling.
-Publication quotidienne dans un premier temps avant de passer sur une bi-hebdomadaire. Nous vous tiendrons informé !
-Le rated T mais si çane va pas n'hésitezpasàle signaler.
-Cette histoire prend place en France, il y a donc la découverte de Beauxbâtons évidemment et de lieux bien français.
-Nous y admettons l'existence des livres et des films. On est parti de la théorie que J.K est Rita Skeeter et on l'a un peu adaptée. Rowling se trouve donc être une Carcmol et personne ne sait comment elle a pu avoir les informations.
-Si nous avons fait notre mission de rester le plus proches des livres ou des sources telle que Pottermore, nous avons aussi fait le choix de modifier certaines informations, certains sorts pour diverses raisons, comme le fait que Rowling elle-même a fait des erreurs dans les livres.
-Il y a une sorte de jeu au fil de votre lecture. Beaucoup vraiment beaucoup d'Easter egg sont cachés sur pleins de sujets différents. À vous de tous les retrouver. Nous avons aussi caché la ville où vivent les jeunes femmes de l'histoire. Le but étant que vous la deviniez.
-Enfin il y a un compte Instagram associé, Les_declarees , où Nimue poste des artworks liés à la fic, n'hésitez pas à aller y faire un tour.
En espérant que cela vous plaise. Nous y avons mis beaucoup d'énergie et de travail et nous attendons vos reviews et vos conseils!
P.S: malgré nombreuses lectures et corrections des fautes sont peut-être restées, n'hésitez pas à le signaler
Le texte précédent est un édit suite à une relecture des règles du site. Nous avons vu qu'on ne pouvait pas avoir un chapitre avec une intro/note d'auteur. Ainsi, nous avons rajouté les infos en début de ce chapitre et supprimé la première entrée. De même j'ai apposé un petit correctif à ce chapitre que ce soit orthographique ou pour une petite erreur de cohérence !
Désolé pour le bazar occasionné!
Un dernier Disclaimer avant de vous laissez avec:
-Mention de cigarette et d'alcool dans ce chapitre.
Hormis ça merci à Katymyny pour sa réactivité x)
Bonne lecture à tout.e.s!!!
Chapitre 1 : Les déclarées.
Trois jeunes femmes levèrent leur verre. Les cloches retentirent dans toute la ville marquant le passage à la nouvelle année. L'air était frais mais l'ambiance dans le bar se retrouvait échaudé par les rires, les embrassades et la descente rapide de nombreux verres.
Elles profitèrent de cette allégresse, allant jusqu'à faire la bise aux inconnus autour d'elles. C'était agréable, vivant et rassurant. Le passage à la nouvelle année était toujours un symbole d'inconnu et l'avenir était pleins de promesses incertaines mais en cet instant les réflexions étaient mises sur pause au profit de la célébration et la bonne humeur générale.
La nuit se noircit, on entendait plus que quelques cris et quelques échos de musique tandis que les jeunes femmes rentraient chez elles tranquillement. Prenant plaisir à leur conversation tardive, elles repoussaient le moment d'aller se coucher, marchant lentement et empruntant des rues qu'elles ne prenaient pas habituellement. Trois ombres dans la nuit, la plus petite, Marie passait sa main dans ses cheveux courts et bataillait avec Maëlla bien plus grande, dont les cheveux frisés lui tombaient avec légèreté sur les épaules à chacun de ses mouvements. Le tout sous le regard de Caroline, sa silhouette fine se découpant dans le noir et dont les cheveux, bouclés eux aussi, ne pouvaient être domptés.
Malgré tout, leurs pas finirent par les ramener chez elles. Elles se préparèrent pour le coucher puis, après avoir échangé quelques mots, elles s'endormirent, ne sachant pas que cette année allait marquer un tournant dans leur vie.
Le silence était palpable dans le salon faiblement éclairé de l'appartement de Maëlla et Marie. Ni elles, ni Caroline qui était présente ce soir là, n'avaient rien à ajouter, tout avait été dit et décortiqué un millier de fois sans avoir la révélation qui expliquerait les derniers évènements. Elles ne comprenaient pas, cela n'avait aucun sens.
En effet, deux mois plus tôt , Maëlla, la plus jeune des trois, en rentrant de l'université à vélo, avait chuté devant un tramway lancé à plein vitesse. Contre toute attente, celui-ci s'était arrêté à quelques centimètres d'elle, la laissant parfaitement indemne. Le conducteur n'avait pas compris, lui non plus, assurant que le freinage d'urgence n'aurait pas du fonctionner à cette distance, que c'était impossible. Maëlla resta choquée quelques temps, se plongeant dans ses projets d'art dont une bande dessinée qu'elle voulait finir quoiqu'il arrive. Avoir risqué sa vie avait créé un sentiment d'urgence en elle.
Cela aurait pu en rester là, un coup de chance, un miracle, si Caroline, peu de temps après, n'avait pas frôlé la mort à son tour. Elle s'était trouvée à la piscine, lorsque, prise d'une crampe, elle avait commencé à sombrer lentement. Paniquée, ne pouvant remonter, elle s'était rendu compte qu'elle ne se noyait pas , au contraire elle avait eu la sensation étrange de respirer dans l'eau. Ainsi, une fois que la douleur était passée, elle avait réussi à remonter, très perturbée mais vivante.
Les jours qui suivirent, Maëlla ayant émergé de son état de choc en apprenant cela, les deux jeunes femmes étaient restées sur leurs gardes, attendant avec crainte et impatience le moment où un nouvel événement étrange se produirait. Mais rien n'était arrivé, ni accidentellement, ni même alors qu'elles essayaient fermement de réitérer leurs exploits.
Ainsi cela avait été calme, jusqu'à ce soir où Marie avait eu à faire, elle aussi, à l'incompréhensible. Alors qu'elle avait chuté dans les escaliers anciens de leur immeuble, elle s'en était sortie sans aucun dommage ni même douleur. Elle avait même eu la sensation d'être aussi légère qu'une plume et était simplement remontée à l'appartement, pleine d'excitation.
Elles se retrouvaient donc toutes les trois, à l'abri du monde, essayant de faire le point.
Marie se leva pour faire les cent pas, toujours en silence. Pour elle, il s'agissait là de la pire des tortures, touchant du doigt son plus grand rêve, avoir des pouvoirs, mais dans un contexte trop peu concret pour qu'elle n'y croit vraiment. Un rapide coup d'œil vers ses amies et il lui fut clair qu'elles aussi étaient mises à rude épreuve. Caroline et Maëlla attendaient en effet, elles aussi, la confirmation de ce qu'elles théorisaient depuis des mois. Elles aussi en avaient besoin.
-Merde! lâcha Marie continuant des allers retours.
-En fait , c'est peut être des hallucinations. avança Caroline, peu convaincue.
-Nous trois, mais à différents moments? Peu probable. En même temps c'est bizarre, ça n'arrive que quand on est en danger. C'est cool. Limité. Mais cool.
Caroline secoua la tête faisant s'agiter ses boucles rousses déjà bien emmêlées par le constant passage de ses mains sur son crâne par nervosité.
-Je sais pas ce que c'est, en vrai, ça me fait un peu peur. avoua-t-elle la tête basse.
-Meuf, on a un truc qui nous protège, c'est juste grave cool! s'exclama Marie.
-Oui mais on sait pas ce que c'est. Si ca se trouve on fait des expériences sur nous.
- Je vous pas comment ni pourquoi.
-Je sais pas c'est juste une supposition…
-De toute façon c'est ça le problème , quoiqu'il arrive on sait pas. Si ça se trouve c'est juste de la chance. Beaucoup de chance. Maëlla fit signe à Marie de s'arrêter tout en ajoutant: Pourquoi nous? Pourquoi maintenant? On en sait rien. Et honnêtement, je rejoins Caro, ça m'angoisse.
Elle se tut puis haussa les épaules avec un faible «Meh» attristé. Elles n'avaient pas avancé et ressasser les mêmes choses ne servait à rien. Mais au fond d'elles, elles avaient peur et changer de sujet paraissait compliqué. Pourtant, Maëlla y parvint en donnant un petit coup de pied sur Caroline et demandant:
-Tu dors ici?
-Voui pas envie de dormir seule ce soir.
-Arf, ça m'énerve.
Marie s'affala sur le canapé avec un léger «Poussez vous!», ignorant la possibilité de s'asseoir seule sur l'autre canapé ou sur un des deux fauteuils garnissant le salon. L'horloge affichait trois heure quarante deux, mais elles se sentaient incapables de dormir. Marie tenta alors d'allumer la télévision, placée devant une cheminée condamnée, mais rien ne se passa. Maugréant tout bas un chapelet d'injures, elle se leva pour débrancher et rebrancher le matériel sans grand succès.
-Bon bah, la télé a décidé pour moi, je vais me coucher, ça m'a saoulée!
- T'inquiète, moi aussi, je suis crevée, déclara Maëlla se redressant à son tour en laissant un bâillement franchir ses lèvres.
Le moment de flottement qui s'ensuivit fut presque apaisant, calmant la tempête se déchainant dans leur tête, le temps de se préparer au coucher. Elle ramenèrent la vaisselle de la journée dans la petite cuisine ouverte aux couleurs sombres. Elles vérifièrent que la fenêtre de toit de la mezzanine-bibliothèque qui était au dessus du salon était ouverte pour laisser entrer de l'air par cette chaude nuit d'été puis se mirent en pyjama. Les mouvements étaient lents et fatigués mais calmes. Maëlla prit le temps d'une douche tandis que Marie installait le canapé pour Caroline.
Elles finirent par murmurer quelques «bonne nuit» puis chacune rejoignit son couchage en silence.
Bien qu'encore inquiète, l'épuisement eut finalement raison d'elles et plongées dans un sommeil lourd, elles ne furent pas alertées, aux premières heures du jour par les quelques piaillements devant leurs fenêtres.
Les jeunes femmes ne se réveillèrent qu'en fin de matinée avec la sensation de ne pas avoir prit de repos. Caroline était déjà occupée à fouiller les placards quand Marie et Maëlla entrèrent dans la pièce. Elles sourirent à la vue de leur amie qui, sans aucune forme de gêne, installait le petit déjeuné.
Elles mangèrent sans hâte, n'ayant rien de prévu en ce dimanche caniculaire de début août, évitant autant que possible d'aborder à nouveau le sujet qui les travaillait pourtant terriblement.
À la fin du repas, Marie ouvrit la baie vitrée et s'avança sur le balcon en allumant une cigarette. Deux masses rousses s'élancèrent à sa suite et se pressèrent contre ses jambes. Ses deux chats, Narwa et Nolwë s'arrêtèrent soudainement pour renifler des papiers sur le sol. Surprise, Marie se demanda si l'une d'elles les avait fais tomber la veille et s'en empara rapidement.
Quelque instant plus tard, elle poussa un cri, mélange de joie et de surprise qui précéda une litanie de ses jurons favoris. Elle se rua à l'intérieur, agitant sa trouvaille sous les yeux de ses amies, perplexes, qui attendaient qu'elle ne s'explique.
-Si c'est ce que pense, et je pense que c'est ce que je pense, ce qui nous arrive est la chose la plus merveilleuse du monde!
Elle leur donna à chacune un des papiers qui s'étaient révélés être des enveloppes épaisses, faites en parchemin et sur lesquelles figuraient les noms et les adresses des jeunes femmes. Seule, Caroline était notée à la même adresse avec la mention Exceptionnellement au… le tout dans une écriture manuscrite tracée avec finesse à la plume et tout en arabesques.
-C'est comme… commença Maëlla, profondément troublée.
Aucune ne finit cette phrase, excitées et terrifiées par la perspective qu'offraient ses lettres. Elles ne mirent que quelques instants, fébriles, pour les ouvrir et en découvrir le contenu.
Mademoiselle
Olympe Maxime, Directrice de l'académie de magie de Beauxbâtons a l'honneur de vous informer que nous souhaiterions vous compter parmi nos élèves à partir du six septembre de cette année. En effet, à la lumière de certains événements, nous avons considéré que vous étiez habilitée à rejoindre nos rangs en qualité d'élève déclarée de niveau deux. Nous comprenons par ailleurs les doutes et/ou l'incompréhension engendrés par ces nouvelles, ainsi nous avons mis en place des entrevues afin d'expliquer à nos futurs élèves la situation dans laquelle ils se trouvent.
Vous serez donc tenues de libérer votre après-midi, à partir de quinze heure, dans les deux jours suivant la réception de ce courrier. Au demeurant, ayant connaissance de votre proximité avec deux autres candidates, il semble entendu que nous vous rencontrerons ensembles.
Veuillez accepter l'expression de mes sentiments distingués.
Olympe Maxime.
-C'est une blague? lâcha Maëlla, incertaine. Si c'est l'une de vous, c'est pas drôle…
-Je te jure que ça vient pas de moi! s'exclama Marie, un sourire immense marquant toujours sa bouche tandis que son regard parcourait le deuxième feuillet.
-Moi non plus! se défendit Caroline.
-Mais ça peut pas être vrai! C'est juste pas possible!
-Oui, mais ce qui nous est arrivées ne devrait pas être possible non plus et pourtant… avança doucement Marie.
-On parle de Beauxbâtons là! Que ca existerait et qu'on y est inscrites! Ça pue cette histoire!
-Je sais pas… pourquoi pas…
-Tu as juste envie d'y croire Marie. Et je te comprend, moi aussi j'ai envie que ce soit vrai, mais c'est impossible.
-Mais….
Marie se tut, elle n'avait rien à ajouter, la plus jeune avait sûrement raison. Que le monde de la magie se révèle à elles semblait improbable.
Caroline était restée silencieuse depuis un moment, relisant avidement les mots devant elles en boucle. Elle releva finalement les yeux et dit simplement:
-De toute façon dans deux jours, si Madame Maxime doit vraiment venir on aura nos réponses.
Les deux autres hochèrent la tête incertaines et pleines d'espoir.
L'attente pendant ces deux jours fut insupportable. Elles travaillaient toutes trois dans divers restaurants de leur ville. Caroline et Maëlla seulement l'été avant de reprendre leurs études d'art plastique, l'une pour devenir professeure de collège, l'autre pour faire des bandes dessinée et Marie y était toute l'année car c'était son métier. En dehors de ces heures là, quand elles étaient à l'appartement , alors que leur télévision ou les autres objets technologiques fonctionnaient aléatoirement, elles enchainaient les parties de jeux de société pour s'occuper l'esprit. Le cœur n'y était pas, évidemment, et leur conversation tournait constamment autour de la saga ayant bercé leur enfance, ne s'autorisant jamais à penser que cela puisse être réel. Elles le savaient, si tout n'avait été qu'un mensonge, elles auraient du mal à s'en remettre.
Ainsi quand arriva quinze heure, le deuxième jour et qu'aucun son ne brisa le silence qui venait de tomber, leur cœur se serra atrocement mais elles firent face. Les visages fermés, elles ne dirent pas un mot, chacune jouant avec ses mains, ses cheveux ou bien une cigarette pour garder contenance.
Puis soudain, après quelques minutes, on toqua à la porte. Un coup sec, décidé et ferme, presque autoritaire. Prudente mais la tête haute, Maëlla se leva pour aller ouvrir et une femme reconnaissable entre mille franchit le pas de leur porte. Cette femme de très haute taille, dont les cheveux, devenus blancs, avaient été tirés en un chignon sévère et portant une robe de sorcière turquoise taillée avec soin sur laquelle était passée une longue cape de voyage, n'était autre qu'Olympe Maxime. Et elle était telle que les jeunes femmes se l'étaient imaginée toute leur vie et se trouvait à présent dans leur appartement.
Un homme avachi entra à sa suite mais elles n'eurent pas le temps de le saluer qu'Olympe Maxime commença à parler:
-Mesdemoiselles bonjour. Je suis ravie de voir que vous êtes réunies cet après-midi.
-Pour être tout à fait honnêtes, nous étions sceptiques mais au cas où que cela soit vrai, on a préféré être là, répondit Caroline d'une petite voix après qu'elles aient salué.
-Je comprend bien. Asseyons-nous que nous puissions converser correctement.
Ils s'installèrent alors dans le salon, servant avant toute chose café et biscuits à leurs invités. Ce fut, une fois de plus, Olympe Maxime qui parla la première:
- Commençons par ce que vous avez déjà compris: vous êtes des sorcières. Un sourire se dessina sur le visage des jeunes femmes, c'était acté. Au demeurant, je me retrouve dans l'obligation de vous confirmer que les livres publiés sous le nom de J. K Rowling relèvent de l'histoire. Les événements qui y sont décrit sont réels et se sont produit il y a vingt-deux ans. À ce jour, nous ne savons pas encore comment cette personne s'est procuré certaines informations plutôt personnelles sur Monsieur Potter et ses camarades de l'époque. Néanmoins, les faits sont bien là. Je vous prierai de ne pas croire que, ayant eu accès à certaines magies, vous n'avez pas besoin d'étudier comme tous les autres élèves. Les informations dans ces livres, en termes de magie, sont tronquées, voire parfois fausses, car elle a eu l'intelligence de ne pas laisser celles-ci au vu et su de Moldus. La directrice s'interrompit le temps d'une gorgée puis, fixant les jeunes filles, elle demanda: Avez-vous déjà des questions? Je souhaiterais passer rapidement sur cela et en venir à des sujets plus importants.
-Ça veut dire que les Détraqueurs … commença Marie.
- Les dragons… enchaîna Maëlla
-Et les mandragores, tout ça existe???! compléta finalement Caroline.
-Malheureusement oui, pour le premier. Leur futur directrice sembla contrariée un instant. Les dragons sont des créatures sublimes à n'en pas douter. Et oui, elles peuvent tuer un humain bien portant mais ont des propriétés merveilleuses. Est-ce là tout ce que vous désirez savoir?
Les trois se regardèrent sachant pertinemment qu'elles avaient myriades d'autres questions sur les personnages devenus personnes ayant bercés leurs enfances. Mais elles étaient aussi conscientes que leur professeure en devenir n'était pas là pour leur faire un cours d'histoire et qu'il serait malaisé de continuer.
Ainsi, d'un mouvement de tête, elles indiquèrent qu'elles n'avaient plus de questions. Avant de reprendre son discours, la Directrice sortit sa baguette et la pointa sur son café qui sembla se réchauffer. Les jeunes femmes durent se retenir de sauter de joie. S'entendre dire que l'on était une sorcière et voir la magie à l'œuvre n'avait pas de prix.
Ignorant leur réaction, Mme Maxime poursuivit:
-Très bien. Commençons alors. Je vais tout d'abord vous expliquer le terme déclaré. Il s'agit du mot utilisé pour parler des personnes révélant des capacités magiques bien après leur enfance. La raison de ce retard s'explique par l'évolution de la technologie dans le monde Moldu. En effet, celle-ci interfère étrangement avec la magie et, dans un environnement technologique, la magie n'a plus la place de se développer. De même que les inventions Moldues ne fonctionneront pas correctement dans un lieu magique. Nous ne savons pas exactement pourquoi mais la conséquence la plus inquiétante est de voir passer trop de temps avant que certains nés-Moldus ne déclarent leurs pouvoirs.
Elle marqua une pause pour boire son café avant de reprendre tranquillement:
-De ce fait, certains ne réaliseront probablement jamais qu'ils sont des sorciers tandis que d'autres, au cours, en général, d'un accident ou d'un traumatisme, vont user de cette magie en eux. Il n'est, par ailleurs, pas rare que plusieurs personnes proches ne se déclarent en même temps. La magie appelle la magie et parfois, lorsque l'environnement le permet, des groupes entiers révèlent leurs pouvoirs. Comme nous ne pouvions pas laisser des sorciers sans éducation dans la nature, nous avons mis en place un système de localisation de ces personnes ainsi que différents niveaux d'études afin d'accueillir tout le monde correctement. Ainsi, dans votre cas, vos études dureront trois ans. Elle leur tendit un parchemin à chacune. Je tiens à insister encore sur un point, nous attendons de la rigueur et du travail de votre part, votre programme étant condensé sur ces trois années, il y aura plus à faire que n'importe qui d'autre. De plus, je viens de vous fournir les formulaires de choix d'options pour cette année. Vous aurez l'obligation de prendre deux spécialités, un sport, ainsi que la possibilité de participer à un des clubs de l'académie. Je vous laisse découvrir cela par vous-même. Je pense avoir dit l'essentiel, avez-vous des questions?
-Comment nous rendrons-nous à l'académie ? demanda Marie, tentant difficilement de contenir l'excitation dans sa voix.
-Au cinq septembre, vous devrez prendre le train tout simplement. Elle leur tendit trois billets de train et un autre parchemin. Vous y trouverez les instructions nécessaires pour la rejoindre. Les classes commenceront le lendemain.
-Pour les fournitures, on va où?
-Archi, ici présent, sera votre guide, il vous montrera le quartier des Écueils, ici même dans votre ville. On y trouve tout ce qu'il faut. Autre chose?
Maëlla et Marie n'avaient rien n'a ajouter, ou plutôt trop de questions pour arriver à faire le tri et se tournèrent vers Caroline qui ne disait mot. Elle semblait hésiter, le regard ailleurs et la main brossant nerveusement ses cheveux roux.
- Qu'est-ce que t'as? demanda Maëlla.
-Je… Je sais pas si c'est une bonne idée. Partir comme ça. Laisser ma famille, ma sœur, mon travail. Je suis pas sûre.
-Attend? Quoi? s'exclamèrent ses amies en même temps.
-On a espéré ça toute notre vie! C'est là, devant nous et tu hésites? ajouta Marie, perturbée.
-Oui c'est gros comme truc. On va partir et tout. Je suppose que c'est en internat? Elle se tourna vers Mme Maxime.
-Tout à fait. Je comprends votre hésitation mais sachez que l'occasion ne se représentera pas et que vous ne serez jamais à même d'utiliser votre potentiel. Sans études, vous pourriez même vous faire du mal, ou à quelqu'un d'autre. Des mesures devront alors être prises pour bloquer votre magie.
- Mais je me vois mal tout quitter comme ça.
-Meuf. T'es con! s'emporta Maëlla, faisant hausser un sourcil à leur future directrice, genre vraiment débile. Tu peux pas ne pas vouloir venir! T'imagines tout ce qu'on va savoir faire après. Et tu pourras toujours être prof, mais chez les sorciers.
-C'est pas faux. Mais… Caroline hésita un instant. OK, c'est bon, je viens.
Elle sourit tandis que les deux autres secouaient la tête, effarées à l'idée qu'elle ait pu hésiter et, en même temps, habituées aux doutes de leur meilleure amie qui pouvait changer d'avis d'un instant à l'autre.
- Bien puisque ceci est réglé et qu'il semblerait que vous n'ayez plus d'autre question. Elle marqua une pause pour s'en assurer. Nous allons vous quitter. Prenez bien connaissance des informations que je vous ai fourni. Encore une fois, nous attendons beaucoup de vous.
D'un même mouvement, tous se levèrent et rejoignirent la porte. Ils se dirent au revoir poliment tandis qu'Archi, le vieil homme se révélant être un surveillant de l'académie, leur donnait l'adresse de rendez-vous pour l'achat de leurs fournitures.
Une fois seules, les jeunes filles se regardèrent en silence avant d'exulter de joie, improvisant une danse aléatoire au milieu de leur salon. Elles allaient à Beauxbâtons.
Elles ne dormirent pas cette nuit-là, trop excitées. Elles s'étaient installées dans le salon, les sept livres ouverts sur leurs jambes, la table et le sol. À cela, se rajoutait le téléviseur, qu'elles avaient cette fois-ci réussi à rallumer, qui diffusait les images du loup-garou à la pleine lune menaçant les trois élèves protégés par leur professeur.
Elles ne virent même pas le jour se lever, plongées dans leurs souvenirs d'enfance, y puisant une nouvelle vérité.
Et voilà ! En esperant que ça vous ai plut. N'hesitez pas a laisser une review si le coeur vous en dit.
On se retrouve demain pour le chapitre 2: Le quartier des Écueils.
Edit:
Suite à la publication du 29 ème chapitre nous avons décidé de faire une pause afin de réfléchir à l'avenir de la fic. Et c'est là que vous intervenez !
Vous qui ne désirez pas passer le premier chapitre ! Pourquoi ne le faite vous pas qu'est-ce qui ne vous plaît pas/ vous bloque dans notre histoire?
N'hésitez vraiment pas à nous le dire même si cela parait méchant pour vous nous voulons avancer et savoir ce que nous avons fait de mal.
Merci à ceux qui participeront !
On vous embrasse.
