Démenti : One Piece n'est pas à moi !
Avertissements : scène de sexe intense, léger mpreg
Chapitre XXV
Il leur avait fallu des années avant d'attendre ce stade tant désiré, ardemment pour l'un et l'autre. Ils avaient finalement cédé à la demande impérieuse de leurs corps. Karasu avait regardé son Omega droit dans les yeux, exigeant de savoir s'il ressentait exactement la même chose que lui, qu'il était prêt à se donner entièrement.
-Tu sais, quand on sera ensemble à ce moment, je ne répondrai plus de rien, je serai uniquement guidé par mes instincts.
Sabo hocha la tête, dans un silence qui en disait long sur son état mental, son inquiétude, et son incertitude. Il était prêt intellectuellement, il avait lu les rapports, les livres relatant l'événement, sans jamais l'expérimenter lui-même.
-Dans les pires cas, cela s'apparente à un viol.
L'Omega ferma les yeux, espérant vivement qu'ils n'iraient jamais jusque-là, les blessures sur ses pairs étaient bien trop béantes pour être ignorées. Quand les Alphas étaient pardonnés pour leur bêtise à l'encontre de leurs compagnons.
-Et j'ai vu des photos terribles, les coups sur leurs hanches, les coulées sanglantes entre leurs jambes.
Ces crimes étaient ignobles, les Révolutionnaires, quand ils portaient encore ce nom en avaient vu tous les jours au cours de leurs missions de sauvetage. Et les cas ne manquaient pas. Ils avaient copieusement noté leurs témoignages dans leurs dossiers.
-À vrai dire, c'est cent fois pire que la première fois, le rut et les chaleurs renforcent l'attraction des deux partenaires.
Il ravala sa salive difficilement, il avait envie de tester sa théorie, toutefois, avec beaucoup de circonspection, subir ce qu'avaient subi les autres était une source de conflit intérieur dont il ne pouvait passer outre.
-Je n'ai pas envie d'être blessé.
Irrémédiablement, à l'instar des Omegas les moins chanceux, les plus maltraités. Il avait longuement parlé avec ces derniers, heureux dans leur malheur d'avoir déniché une oreille attentive qui leur ressemblait pour narrer leurs mésaventures.
-Je vais faire mon possible, d'accord ?
La voix de Karasu tremblait elle aussi, ce trémolo ne lui ressemblait guère. Pendant plus de vingt ans, il avait espéré son Omega, ses périodes de rut étaient de plus en plus pénibles de ce fait, et depuis qu'il avait rencontré Sabo, et couché avec lui, son organisme était chaque jour davantage impitoyable avec lui.
-Je ne promets rien, pourtant, je vais essayer.
L'Alpha avait pris les mains tremblantes de Sabo entre les siennes, comme s'il avait peur qu'il se rompe sur place, qu'il perde toute contenance. Qu'il se dérobe à lui pour toujours. Il ne serait qu'une bête, rien de plus.
-Nous sommes au final, des individus soumis à leurs désirs pendant la synchronisation, n'est-ce pas ?
Des larmes coulaient sur les joues de l'Omega, que l'Alpha happa tendrement, fébrilement, l'homme était profondément désolé pour lui, pour ce qu'il allait effectuer dans les prochaines heures, guidé par ses pulsions primaires.
-Hélas.
XOXOXOXOXOXOXOXOXOX
Karasu l'avait poussé jusqu'à leur couche, dans un élan puissant et passionné, impossible à nier, tandis que Sabo, dans cet élan, n'avait été que spectateur de cette action presque désespérée. Dans son profond désir de plaire, dans son amour intense pour l'Alpha, dans son besoin d'aller jusqu'au bout, il n'avait qu'une hâte, le sentir en lui profondément.
L'homme plus âgé avait positionné l'Omega sur leur lit, qui effectua des gestes lascifs, franchement explicites, il avait besoin de l'homme plus âgé, il avait l'air de se cramponner impitoyablement à ce fait, autrement, il coulerait à coup sûr ! D'ailleurs, le Corbeau ne s'était pas fait attendre, il avait plaqué leurs corps ensemble.
Un bras puissant avait enserré la taille du blond l'empêchant pratiquement de fuir, tandis qu'il huma son odeur, rendue cent fois plus alléchante grâce à ses chaleurs. En rut lui-même, il aspira goulument une bolée d'air et l'inspira directement dans ses poumons, envahissant son être, l'enivrant tout entier. Il avait le sentiment de goûter au meilleur des nectars.
L'Omega, quant à lui, étant entièrement assailli par le musc torride de son Alpha, le soumettant davantage à ses propres instincts. L'Omega se plaignit doucement que cela n'allait pas assez vite à son goût. Toutefois, les Alphas n'étaient pas du genre à tout accepter, bien au contraire, Karasu serait d'autant plus disposé à continuer les ébats.
-Tu es bien trop gourmand, mon tout beau.
Une langue passa sur les lèvres du jeune blond, qui l'attrapa entre ses lèvres, la suçant, mimant un pénis qu'on avalait avec délectation. Son Alpha comprit le message, cependant, un rire guttural s'échappa de sa gorge, déclenchant un frisson entre les deux organismes. Sabo apprécia les étincelles qui lui parcouraient la peau sans pitié.
-Tu dois apprendre la patience.
Or, la température de Sabo s'éleva davantage, appelant toujours plus l'Alpha dans la pièce, et le membre de ce dernier s'épaissit incroyablement contre son anatomie. En revanche, il laissa le tissu entre eux, son pantalon sur lui, non, la récompense ne serait pas pour tout de suite. Le Corbeau prolongerait les ébats.
-N'importe quoi !
Sabo agrippa la chemise de son compagnon et l'attira à lui, dans un baiser d'abord tendre, puis de plus en plus chevronné ? Inutile de préciser que le blond voulait absolument sa friandise, qu'il la méritait plus que tout au monde ! Qu'on ne le fasse pas attendre plus que nécessaire ! Toutefois, l'Alpha poursuivit sa danse de séduction.
Il caressa le ventre de son Omega, alors que celui-ci portait encore ses habits de la journée, il éprouvait une envie folle de les déchirer, or, chaque chose venait en son temps. Le blond n'avait qu'à apprendre qui tenait les rênes du pouvoir présentement ! Ce serait à lui de décider quand le moment opportun serait possible.
Sabo ôta sa chemise, donnant l'occasion à l'homme plus âgé de s'emparer de ses tétons, dressés durement sur sa poitrine, ce qui arracha un cri de délice entre les lèvres de l'Omega. Il se cabra, offrant plus d'accès à sa nuque, à son ventre. Une paume vint câliner son abdomen, là où se localisa l'utérus. Cet endroit était chaud, bouillant, en pleine ovulation.
Une odeur puissante naissait entre les jambes du blond, causant une attraction plus forte encore dans les narines de l'Alpha. Il lécha langoureusement l'étoffe qui le séparait de son anatomie, et le souffle chaud de Karasu causa une vague de plaisir puissant à l'Omega, incapable de contenir ses instincts plus que cela.
-Pitié !
Il ne répondait plus de rien, il pressa l'Alpha d'en finir, son organisme ne tiendrait pas les séances provocatrices, bien au contraire, il posa ses doigts sur sa tête, et le massa consciencieusement, le visage couvert de larmes traitresses.
-Tout sauf ça !
L'Alpha consentit à retirer le pantalon de Sabo, qui se retrouva uniquement avec son boxer, exposé aux courants d'air dans la pièce royale. Il frissonna malgré lui, ce qui excita davantage son Corbeau, comme il surnommait affectueusement.
-Vraiment ? Pourtant, tu en crèves d'envie !
Hélas, l'Alpha lisait en lui comme dans un livre ouvert, ses iris n'avaient jamais affiché un tel air de prédation, de luxure, et de voracité mêlées. Sabo en eut le vertige, et il dut se caler confortablement contre le matelas pour mieux subir cet assaut.
-Tu es encore habillé.
Il avait grimacé comme un enfant à qui on retirait une friandise sacrément appétissante. Il avait l'impression qu'on le faisait inutilement attendre, Karasu avait toutes les cartes en main, alors que lui devait se contenter de patienter.
-C'est injuste.
Une langue passa langoureusement sur ses tétons, puis ses lèvres, néanmoins, Sabo en voulait plus, beaucoup plus. Ses attentes étaient énormes. Personne n'avait le droit de le faire patienter de la sorte ! C'était impensable !
-Reste tranquille.
Finalement, le Corbeau se décida à ôter sa propre chemise, révélant un torse très musclé, plus bombé que de coutume, en raison du rut, des organes qui travaillaient plus intensément, qui ne cherchaient qu'une seule chose : s'emparer de l'Apollon étendu sur sa couche.
-Voilà.
Le blond passa ses mains sur son poitrail, diantre, il tremblait littéralement ! La circulation sanguine, les pulsations du myocarde, la respiration de l'Alpha étaient autant de stimulants pour le pauvre Omega entièrement à sa merci.
-Toutefois…
Sabo entoura sa taille de ses bras, approchant le corps tant désiré contre lui, torse contre torse, poitrine arrondie contre poitrine plate, ventre recourbé, contre abdomen savamment sculpté, ils se collèrent l'un à l'autre.
-Voilà, tu sais être bon élève quand tu le veux.
Les ongles longs du blond, doté d'une touche argentée s'incrustèrent légèrement dans la peau épaisse de l'Alpha, qui en gémit de plaisir, qui poussa malgré lui son intimité contre le pubis torride de l'Omega.
L'homme plus âgé s'empara de cette intimité offerte, tandis qu'un cri jaillit des lèvres du jeune blond. Diantre ! Pendant combien de temps Karasu allait-il le maintenir dans cet étau inique ? Il posa sa main sur ses lièvres afin de se maîtriser, toutefois, il perdait le contrôle de lui-même petit à petit, bientôt, il n'aurait plus de forces.
-Tu cherches quelque chose ?
Quelle voix chaude et suave ! Sabo ferma les yeux face à cette tonalité intense. Il s'en léchait les babines, et attendaient cent fois plus. Finalement, Karasu éprouva de la pitié, et libéra les parties intimes de son Omega. Il caressa doucement son pubis franchement humide, à tel point que ses doigts furent couverts d'une substance brillante.
-Je vois.
Sabo gémit.
-Tu es encore trop habillé.
En effet, il portait son pantalon, et refusait pour le moment de l'enlever, afin de faire durer le suspense jusqu'au bout ! Cependant, une main habile détacha le bouton et la fermeture éclair de l'habit de l'Alpha, qui grogna presque de gourmandise.
-Et toi, tu es bien trop malin !
Il retira le vêtement, qui chuta à terre, les muscles de ses cuisses très volumineux en raison des circonstances. Ses hormones le lançaient péniblement. D'ailleurs, son membre déjà imposant de base prenait des formes colossales. Il n'était pas certain que son amant tienne le choc !
-Et tu mérites une bonne fessée !
Il glissa une main entre ses jambes, et attrapa ses fesses, rondes comme la lune. Il les malaxa tendrement, tandis que le blond émit un gémissement de plaisir. Le pauvre jeune homme était complètement égaré.
-Cela te convient-il ?
Le jeune homme glissa ses paumes entre les jambes de son compagnon, et dévissa son caleçon de son anatomie. Le pauvre vêtement n'allait pas tenir la nuit, à coup sûr ! Aussi, ils furent dénudés l'un devant l'autre.
-On devrait aussi te menotter.
Sabo roucoula de plaisir, son Alpha était décidément plein de surprises ! Il devait avouer qu'il était très curieux en la matière. Allait-il mettre sa menace à exécution ? Ou alors, garderait-il les chaînes pour une prochaine fois ?
-Pourquoi pas ?
Les ongles pointus et peints de noir de Karasu griffèrent soigneusement les fesses de son Omega, qui éprouva un frisson puissant. En outre, un doigt resta à la commissure de ses lèvres pubiennes, et commença à chatouiller la partie la plus sensible de son anatomie.
-Et ceci ?
Le dos de Sabo se cambra sur leur matelas. Il était délicieux, tellement alléchant dans cette position, si offert, si consentant. Il pénétra doucement ce tunnel chaud et humide qui n'attendait que lui, d'un ongle long, taillé en pointe, coloré en noir.
Il titilla l'antre avec amour et tendresse, et surtout un profond désir de perdre davantage son jeune amant qui n'attendait qu'une chose : que les préliminaires prennent fin et qu'il passe à l'action immédiatement.
-Non, cela ne se passera pas comme tu l'entends !
Toutefois, il effectua des mouvements incessants, entrant et sortant de la caverne de son Omega, qui commença à gémir de désir, et de jouissance. Le parfum était de plus en plus capiteux, impossible à nier, l'Alpha devait admettre que la tête lui tournait à chaque seconde un peu plus.
Aussi, il fit entrer un second doigt, rejoignant l'autre, effectua des mouvements de ciseaux écartant plus encore la paroi, afin de mieux préparer sa propre pénétration, qui avait intérêt à être sous peu, il ne tenait plus.
Enfin, un troisième, afin de terminer les premières ébauches, s'assurer que son amant ne sera pas blessé au cours des opérations, qu'il en aura un excellent souvenir, de leur première fois pendant leurs périodes.
-Attention, mon amour…
Il retira sa main, et positionna son pénis devant le vagin de son compagnon, il goûta au plaisir réel de pénétrer un Omega pendant ses chaleurs et son rut. La température était parfaite, parfaitement calculée selon ses espérances.
Quant à Sabo, un cri jaillit de sa gorge, retentissant sur les murs de leur chambre. Il ne s'était pas attendu à ce que ce membre soit aussi épais, aussi dur, aussi puissant. Il pensait avoir été habitué pendant leurs ébats précédemment, cela dit, là, c'était d'un autre niveau !
Néanmoins, un bonheur intense émergea de ses entrailles rien qu'à cette idée, aussi, il accepta doucement cette présence en lui. L'homme plus âgé le pénétra de toute sa longueur, alors que l'Omega montrait des signes de perdition certains !
Un autre mouvement jusqu'à ce qu'il ne puisse plus avancer, qui vola un hurlement à Sabo, ses tétons se dressèrent, durs, tandis que ses seins délicatement bombés ballotèrent. Un nouvel assaut l'envoya au septième ciel.
Karasu ne s'arrêta pas là, il poursuivit les hostilités, ne laissant aucune liberté, aucun choix à son Omega, il était si bon, si agréable ! Sabo n'avait jamais pensé que son Corbeau si aimé, si adulé, serait aussi doué au lit un jour !
Il écarta ses jambes, et les croisa autour de la taille de son Alpha, il plaqua ses lèvres contre les siennes, or, son baiser fut repoussé, la langue de son mari s'attarda sur son tatouage d'appartenance. Il déposa quelques hormones dessus, accélérant le processus de fécondation.
Au contact des dents acérés de son époux, Sabo retint un gémissement de douleur, avant de se sentir légèrement endormi, l'anesthésiant était compris avec ! Aussi, il tomba mollement sur le lit, subissant les attaques de son amour.
-Encore…
Il haletait, impossible de le nier, son orgasme le prendrait bien avant que Karasu n'en ait fini avec lui, il était bien trop endurant pour cet effort ! Sabo était emporté par les vagues hormonales issues de son épaule, et de son bas-ventre.
Bientôt, il cèderait, bientôt, il s'inclinerait, jamais il n'avait été paré à ce genre de batailles, celles qui se perdent au plus profond de l'intimité. Impossible de le nier, face à un Alpha en pleine possession de ses moyens, un Omega dans son genre ne lui arrivait guère à la cheville.
Et en effet, un hurlement de plaisir lui déchira les cordes vocales, son dos se cambre, tout son corps se tendit, tandis que son clitoris lui envoyait des signaux de joie et de satisfaction impressionnants. Décidément, il referait volontiers une séance s'il n'était pas aussi épuisé par l'effort !
Un sourire s'afficha sur la figure de son Alpha, donc les yeux pétillaient de malice, finalement, Sabo était bien plus résistant face à des adversaires coriaces au Haki, cependant, dans le secret d'un couple, il était plus fatigable.
Lui-même avait encore le courage de poursuivre, il n'était pas encore totalement ravi par les conséquences de leur nuit torride. Aussi, il continua de marteler le pauvre Omega couché sous lui, donné dans la défaite.
Un tonnerre de sensation provenait de son gland entièrement immergé dans le corps de son amant, des frissons parcouraient sa peau, savourant un sentiment intégralement nouveau. Le rut renforçait les effets de l'orgasme.
Bientôt, l'homme s'arc-bouta, se replia sur lui-même, ramassant ses jambes contre ses hanches, enveloppant son Omega en lui. Ce dernier était tel un pantin, dominé par les envies de son Alpha, dans des bras dans lequel il s'abandonnait.
L'orgasme secoua puissamment l'Alpha, projetant énormément de liquide dans l'utérus même de son compagnon. Ce dernier sentit de la chaleur se répandre dans son ventre, une émotion qui le remplissait de sérénité s'empara de lui.
Ses chaleurs cessèrent à cet instant précis, tandis que l'Alpha pantelant s'écroula sur lui, comme une masse. Le Corbeau ramena le jeune homme tout contre lui, l'empêchant presque de fuir devant son ardeur à le garder.
Il lui caressait la nuque, les cheveux, lui baisait le visage avec amour, Sabo était éreinté, des cernes naissaient au creux de ses yeux, et des larmes également. Le jeune homme ne s'était pas attendu à un tel exercice, sincèrement.
-Tu as été magnifique.
Néanmoins, l'Omega ne l'attendit pas, il sombra aussitôt dans un sommeil réparateur, plus apaisé qu'il ne l'avait été après ses chaleurs. Pour une fois, il pouvait apprécier les rêves comme ils venaient, tout en humant l'odeur de son Alpha.
XOXOXOXOXOXOXOXOXOX
Rosalind l'auscultait avec attention, palpant certaines zones de son anatomie, alors que blond, pour la première fois de ses vie entre ses mains, rougissait comme une pivoine. Elle massa délicatement son bas-ventre, s'aidant de son museau pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants des parfums.
-Alors ?
La peau était plus tendue que de coutume, ses seins plus épais, autant d'indices qui ne trompaient la médecin, qui esquissa un sourire.
-Mes félicitations !
Le cœur du blond effectua un saut périlleux dans sa poitrine. Il en avait rêvé pendant des années, l'avait fantasmé, sans toutefois penser que cela arriverait réellement un jour ! Maintenant qu'il était confronté à la véracité des faits, impossible de le nier, il était dans un état second, des larmes coulant sur ses joues blanches.
-Tu vas être père dans neuf mois !
Intrigué, l'Omega se leva de son siège, et s'avisa dans le miroir, les pans inférieurs de sa chemise étaient toujours déboutonnés, offrant une vue imprenable sur son ventre. Il s'avança devant la glace, se massant doucement l'estomac, tandis que ses doigts parcouraient son bas-ventre, le sourire aux lèvres.
-Connaissant le porteur, ce sera un très bel enfant.
Rosalind cligna de l'œil :
-Et la tempérance de son autre papa, un chérubin très tranquille.
Une allusion très ironique à son passé très fougueux, qui d'ailleurs, quand il y repensait, maintenant qu'il était chargé de toutes ces responsabilités, le faisait secouer la tête. Il comprenait aisément pour quelles raisons on l'appelait presque affectueusement l'entêté ou le rebelle, voire la tête brûlée. Improbable qu'il ait réussi à survivre à tout ça !
-Tu veux que j'appelle Karasu ?
L'esprit encore dans les vapeurs de ses réflexions, Sabo leva une main, il préférait le révéler lui-même, même si son myocarde protestait violemment contre l'effort.
-Laisse-moi cet honneur, tu veux bien ?
La Mink féline ferma les yeux, soupira, la compagne de Lindbergh était autrement moins impétueuse que son époux, et fort heureusement, elle avait choisi la médecine, et non la création de machines en tous genres.
-Je te souhaite bon courage !
La femme à la robe calicot quitta son patient, alors que le Corbeau entrait à son tour dans la chambre d'hôpital, l'air circonspect.
-Rosalind m'a affirmé que tu voulais me parler en privé ?
Sabo se parait mentalement à ce qui allait suivre, l'effort colossal d'annoncer une telle information à son compagnon, le poids que cela risquait de porter dans les années futures.
-Je… J'attends notre enfant.
L'Alpha demeura stupéfait pendant quelques instants avant de se reprendre, en secouant le menton, chassant les brumes de la surprise.
-C'est un événement extraordinaire !
Il se précipita devant son conjoint, et l'entoura langoureusement dans ses bras puissants, ils formaient enfin une famille ! L'Omega était ému, les gouttes jaillissaient à flot constant sur ses joues, plus qu'heureux par cette annonce géniale !
-Je veux voir ce ventre.
Il n'était pas encore bien arrondi, toutefois, un Omega enceinte émettait une odeur particulière, envoutante et agréable pour ceux qui le couvaient, notamment sa famille ou son compagnon. Autant dire que Karasu était aux anges.
-C'est somptueux, mais vraiment somptueux !
À la semaine prochaine pour l'épilogue !
