Chapitre Sixième

Le Deuil


« Et le prince marchait

Il marchait,

Marchait,

Puis se mit à reculer

Le royal, dans l'étau du chagrin, fixait avec intensité les peintures sur les murs. La Divine Comédie, loin d'être finie, poursuis sa lecture.

Mais jusqu'où iraient les acteurs ? » – Carnet Divin, numéro de page effacé.


Il y avait longtemps

– Gauche.

Marchant dans le couloir, à pas de loup, Hara gardait ses mains jointes en avançant discrètement derrière son père. C'était fatiguant, et dans son esprit jeune et fragile, elle ne pensait pas une minute qu'elle arriverait à surmonter le stress qui l'avait prise par le cou. Elle avait envie de s'en aller, de courir aussi loin que possible. Mais elle était loin de sa maison, et rien ne pouvait empêcher cette rencontre inéluctable. On lui avait fait un brief, on lui avait expliqué quoi dire, et ne pas dire, et ça l'effrayait. Elle ne supportait pas la simple idée de rencontrer des personnes qu'elle ne connaissait pas. Elle était jeune, une brebis parmi des loups. Elle ne savait pas vraiment ce qui l'attendait. Avait-elle envie de le savoir, seulement ? Ardyn était silencieux, restant avec sérieux et prestance face aux différentes présences qui semblaient avoir un regard sur tout. Une corneille cachée dans chaque coin du bâtiment, qu'elle pensait.

– Je te veux aussi droite qu'un piquet, pas un pas en arrière, ou en avant. Les épaules en arrière les cheveux bien dans le dos, tu vas devoir aspirer confiance et envie d'y croire. Et il y a un immense travail.

Bien que vexée, la jeune fille ne dit rien, il ne leurs fallut que quelques minutes de plus pour arriver devant les grandes portes gardées par des soldats Magitecks d'un geste de revers de main, Ardyn balaya leur présence avant d'ouvrir les portes en grands. Imposant, tout d'abord, une révérence à Aldercapt qui sembla silencieusement agacé ce dernier. Toutefois, aucun mot ne fut prononcé pour contredire son geste.

Les épaules droites, la respiration lâche, le dos tout aussi bien tenu et les mains bien visibles, Hara prit une inspiration en regardant l'assemblée, bien que cacher derrière le mètre quatre-vingt-dix de son père. Elle savait que l'on était conscient de la raison de sa visite, que rien n'était anodin dans le moindre geste exercé par son paternel.

– Chancelier Izunia, vous m'avez donc parler d'une nouvelle recrue dans nos rangs, spécialement choisi par vos soins.

– Affirmatif, Empereur Aldercapt. Il va s'en dire que j'ai, plutôt, bon goût pour tout ce qui relate de l'armement et du concept entier du côté militaire du Niflheim.

– Si vous êtes si assuré de votre choix, aurais-je l'honneur de rencontrer la recrue.

D'un mouvement positif de tête très exagéré, Ardyn se décala pour faire place à Hara, la pointant de sa main entière, avançant à pas lents et calculés, elle garda l'expression la plus neutre possible devant l'assemblée. D'ici, elle reconnaissait le visage fermé de Ravus Nox Fleuret, Verstael le scientifique fou qui eus causé bien des décès et enfin… Aldercapt.

Les pupilles braquées sur elle, la jeune femme se sentait nue face à une nuée de nuisibles qui ne semblaient que vouloir son exécution ici-même. Tout ce qu'elle se disait, c'était qu'elle ne sortirait potentiellement pas d'ici vivante. C'était une fatalité qu'elle s'apprêtait déjà à accepter, sûrement par fatigue de lutter.

– Je vous présente ici, mes chers compères, Hara Izunia. Ma descendance, si ce n'était pas assez clair pour certains, ajouta-t-il avec un sourire et un geste tête envers Loqi et Caligo. Voyez-vous, cette chère Hara est une combattante hors pair. J'ajouterais, une très bonne utilisatrice de la magie, également ! continua-t-il en levant le doigt au ciel. Je me suis lever un matin, et me suis dit qu'il serait une bonne idée de-…

– Cela suffit, Chancelier.

Faussement satisfait, le bordeaux s'exécuta.

– Quel âge as-tu, ma chère?

– Je viens d'avoir dix-sept ans, Empereur Aldercapt.

– Une pousse dans un monde rempli de violence.

Aldercapt n'était pas du genre sentimental, pas du tout, même. Ses propres enfants avaient servis d'expérience, un de ses fils mort au combat, et la seule survivante était partie très loin de ces contrées. Là où personne ne la trouverait. Du moins, il avait fait en sorte que ce soit le cas. Stressée et le cœur battant la chamade, Hara garda ses pupilles bleues céruléennes fixées sur celles de personnes présentes actuellement dans la pièce. Le vieil homme avait raison et elle ne pouvait nié l'évidence. Née en temps de guerre, grandie en zone neutre, ramené en guerre pour y participer de près comme de loin. Devait-elle en vouloir à son père ? Non. Elle ne devait pas. Il ne faisait que ce qu'il jugeait être le mieux pour elle, pour lui, pour eux.

Du moins, c'était ce qu'elle pensait.

– Tu passeras une période d'essai. Si tu ne réussis pas, tu ne reverras plus jamais les couloirs de cet endroit, sauf pour ta mort. C'est tout pour aujourd'hui.

Grincement de dents de la part d'Ardyn, tandis Hara se contenta d'une expiration dans une vague tentative de contrôler sa respiration.

– A vos ordres.

Se retournant pour ressortir, la jeune femme posa ses mains sur les poignées avant de se retourner au son d'un raclement de gorge bien distinct provenant de l'Empereur. D'un silence de roi, l'assemblée se tut, bien que son dos pivota de nouveau vers le détenteur de ce bruit.

Ardyn se mordit l'intérieur de la joue. Cela n'était pas comme il l'avait calculé. Que se passait-il ?

– Quant à la mère ? demanda Aldercapt.

Ardyn ravala sa pomme d'Adam avant de refaire ce mouvement de morsure interne qu'il avait fait juste précédemment. La remontée de mauvais souvenir ne lui plaisait pas, et cette façon dont le vieil homme lui rappelait les évènements… Ne lui plaisait pas. Non, pas du tout, même.

– Oh... Morte dans un malheureux accident.

Ravus en fronça les sourcils.


Présent

Il comprenait mieux.

Encore en convalescence dans son lit, Ravus détestait le fait de ne pas pouvoir accomplir son rôle. Ce n'était pas qu'il aimait son travail spécialement, mais bien plus le fait qu'il y avait des répercutions à son absence, et il n'aimait pas ça… Pas du tout, même. Généralement, c'était désastreux. Même une absence de deux à trois jours. La paye, il s'en fichait bien.

Il avait entendu quelques bruits de couloirs sur les agissements de Nyra, puis ceux d'Ardyn, mais rien qui ne le rassurait. Rien de positif. Il avait droit à trois visites médicales par jour du docteur qui lui avait imposé cette prothèse, dont il n'était pas le plus grand admirateur, et aucune nourriture solides à cause des lésions internes en voie de guérison. Heureusement pour lui, la magie l'aidait à se remettre plus vite… Mais pas assez à son goût.

– Si vous continuez ainsi, vous serez sur pieds en un rien de temps, Sir Nox Fleuret !

Un hochement de tête en guise de réponse, et le médecin quitta les lieux.

Nox Fleuret

Quelle valeur avait ce nom, désormais ?

Ce n'était pas comme s'il était fier de ses gestes. Il ne l'était pas, nul ne le serait. Repoussant ses cheveux blancs en arrière de sa main encore humaine, il avait encore du mal à s'habituer aux sensations que celui de remplacement lui donnait. Quand il ne le bougeait pas, il ne ressentait rien. Peut-être un peu de son poids, mais c'était tout. Son grand corps occupait la majorité de la place du lit et il mentirait en disant qu'il aimait rester allongé autant de temps. Il pensait trop, et Ravus n'aimait pas trop penser.

Est-ce qu'Hara allait revenir le voir ? Vu sa situation actuelle et encore en plus les agissements de son paternel, il en doutait fort. Cela révélait pas mal d'informations sur la combattante. De un, qu'elle faisait partie de cette famille dont la quasi-totalité de la population Insomnienne avait peur, et ensuite, que cela faisait d'elle quelqu'un de très spécial bien trop proche du Lucis.

Et ça l'enrageait.

Pourquoi Ardyn prenait-il plaisir à toujours ruiner tout ce qui comptait le plus au monde pour lui ?

Tout a le potentiel pour partir.

Si tu décides de le laisser s'en aller.

Lunafreya… L'avait-il laisser s'en aller, elle aussi ? L'avait-il véritablement abandonné comme tant le lui avaient dit avant qu'il n'y pense lui-même ? La dernière fois qu'il l'avait vu, elle était avec ce Glaive. Nyx, s'il avait bien retenu son nom. On lui avait dit qu'il était mort dans la bataille contre Glauca, et que l'anneaux lui avait laissé les pouvoirs nécessaires même pour activer l'Ancien Mur. Ravus ne comprenait pas. Qu'est-ce qu'il avait loupé ? Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire aux Dieux pour qu'ils décident de ruiner sa vie sur tous les plans possibles ? Demeurant sans réponse, il s'en était toujours créer lui-même. Jusqu'à l'éventuelle découverte qu'elles n'étaient qu'obsolète.

« Morte dans un malheureux accident. »

Non, Nyra Impavidus n'était pas morte dans un malheureux accident. Elle était l'une des victimes de l'un des plus grands génocides qui s'étaient produit depuis des années. Quelque chose ne collait pas, n'allait pas. Puis, le fait de la présenter à Aldercapt dans une période géopolitique si importante… Non, quelque chose le chiffonnait. Mais Ravus, comme à son habitude, demeurait…

Sans réponse.


Le trajet était… Particulier. Prompto avait demandé quelques fois si ça allait, Ignis parlait du dîner de ce soir, et Gladiolus percevrait dans l'objectif de finir son livre. Pas de musique, pas de grand soleil, le ciel demeurait maussade d'un jour qui eût détruits bon nombre de cœurs. Dont les leurs. La destruction d'Insomnia et ses victimes n'avait satisfait personne. Que ce soit l'ennemi ou eux, pour la première fois depuis des centenaires… Il n'y avait pas de gentil, ni de méchant. Noctis ne savait pas quoi en penser. Pour lui, le monde entier n'était qu'un chantier basé sur la haine et la violence. Du moins, en ce jour même. Cela le resterait pendant un moment. Peut-être était-ce la première fois qu'il ressentait la véritable colère. Pas celle née de l'agacement, ou même d'un coup dans le dos de taille minime. Non. C'était bien plus gros que cela. Ce n'était plus de la colère. Il s'agissait là d'un sentiment de… Rage.

« Un jour bien triste pour les Lucisiens… » prononça la radio avant d'être soudainement coupée par Noctis lui-même.

Il avait pris la décision de conduire, de ne pas se reposer sur les bons services d'Ignis, ni ceux de ses paires. Il s'était convaincu de prendre le volant et, en quelque sorte, rendre un énième hommage à son père disparu. C'était trop tôt. Le Roi Régis avait encore tant de choses à faire, à accomplir. Si l'accord de paix avait été signé, rien de tout cela ne serait jamais arrivé.

Les routes rocailleuses faisaient transpirer les roues de la Regalia, mais il n'en avait que faire. Plus rien ne comptait à l'heure actuelle. Rien. L'argent, il en avait. Il pouvait la faire réparer, mais rien, ô grand rien… Ne pouvait faire revenir son père et son peuple. Luna. Rien. Cela le détruisait. Cela le détruisait tellement, qu'il avait décidé de se venger. Et c'était ce qui faisait réellement peur aux trois autres. Noctis n'avait aucune idée de ce que sa haine pouvait engendrée, les conséquences de ses actes et mots. Rien de tout cela ne paraissait réel pour lui, pour aucun d'entre eux. Il avait toujours ce vague espoir que cela ne relatait que du cauchemar.

Cependant, plus il parcourait les mètres, les kilomètres, plus la réalité le frappait.

– Noct… commença Ignis.

– Je sais. Répondit-il en grinçant des dents.

Scrutant le grand barrage créer par les milices de Niflheim. Noctis gara la Regalia en sécurité, là où personne ne pouvait la voler ou bien la détruire. Sautant par-dessus la portière au lieu de l'ouvrir, il se téléporta quasiment instantanément vers l'ennemi en ne laissant même pas l'occasion à ses amis de le rattraper. Il voulait les détruire. Chacun d'entre eux. Sans exception.

Et c'est ce qu'il fit. Il ne laissa aucun répit. Quasiment aucun aux mains des trois autres, cette bataille fut sentimentale. Noctis ne gagna aucune blessure dans le processus, parce qu'il avait estimé que nul d'entre eux ne méritait la satisfaction de voir son sang coulé. Le prince était rempli par la rancœur, et cela se ressentait dans chacun de ses coups d'épées, tous plus violents les uns que les autres. Ils furent décimés un par un, et Noctis se trouvait fier de sa tuerie. De toute façon, ils n'étaient même pas humains.

Mais aucun n'osait lui dire stop.

Le dernier assaut de la lame motorisée se fit dans un hurlement de douleur, celle qui exprimait la déchirure de son cœur. Et ce fut à genoux, près du sol, que Noctis sécha l'ultime élan de larmes qui coulait sur ses joues. Ses articulations tiraient, elles étaient horriblement engourdies malgré le court temps écoulé. Ils marchèrent dans le silence et, arrivant finalement au pic de la colline, Noctis se mit en garde une nouvelle fois.

– Qui es-tu ?!

D'un geste de hanche, la femme se retourna.

– Rejoindre le Domaine ne va pas être facile, constata Lyra.

– Bravo Shiva, t'en a d'autres des comme ça ?

– Carboniser par Ifrit, c'est ce que tu mérites d'être, Ella.

Au-delà des classiques querelles familiales, les trois sœurs semblaient réellement réfléchir à un moyen effectif de se sortir d'une problématique pareille. Galahd, par-dessus les ruines et les ossements de corps épars, ne leur disait rien qui vaille, et elles avaient bien raison. La Deuxième tapait du pied, tandis que la Troisième tentait tant bien que mal de réfléchir, malgré le son répétitif. Le point de départ n'était pas Duscae, mais bien le désert de sable qu'était Leide. Pas d'argent pour un convoi, pas d'âmes charitables, le fait qu'elles étaient toutes supposément mortes… Rien n'aidait.

– Les Papillons Mortuaires rapportent des informations toutes les quatre heures à Sine, je me dis qu'on pourrait-… commença Ella.

– Tu te vois rester planter là quatre heures de plus ? On n'est déjà à une heure et demie, et j'ai cette sale sensation que le soleil ne va pas jouer en notre faveur.

– T'as une meilleure idée, génie ?

– Je n'ai jamais dit ça.

– Alors ne parle pas pour rien dire. Tu fais perdre du temps à tous le monde.

Le temps, pourtant, ce n'était pas ce qui leur manquait. Du tout. Sur le papier, cependant. Techniquement, elles devaient remplir a mission le plus vite possible. Menton posé au creux de la main, Lyra semblait réfléchir tandis qu'Haerys jouait avec la tige des fleurs de sable qu'elle avait récupéré, rare dans la région de Leide. Quant à Ella, cette dernière avait attrapé plusieurs prospectus d'une station-service et s'en servait comme ombrelle de fortune pour résister aux 28 degrés locaux. Quelle idée de porter autant de vêtements d'un temps pareil… Si elle arrivait à retourner à la maison, elle en changerait.

– Ce qu'il fait chauuud, je vais mourir, soupira Haerys.

– Il est vrai. Je regrette de porter cette fourrure… insista Lyra.

Un coup de vent salvateur révéla le front de la Deuxième, dont les mèches de cheveu se soulevèrent au rythme de la brise. Levant la tête au ciel, le soleil fut caché par la présence d'un horrible vaisseau de la fabrique magitek. Tout droit sorti des entrepôts de l'Empire. Pivotant la tête sur le côté, Lyra haussa un sourcil. La guerre contre le Lucis n'était pas terminé ? Cela faisait bientôt dix-huit ans… Quelques chose ne tournait pas rond. La dernière fois qu'on lui avait parlé du conflit qui tournait en Eos, ils étaient sur la voie d'une paix durable, des premières pistes pour parvenir à leur fins. Quelque chose que tous voulait pour que le sang, les morts, les créatures et autres arrêtent de s'abattre sur les terres.

– Tiens, vous ne saviez pas ? Le Roi Régis est mort, lança le mécanicien d'à côté. Du coup, les Nifs font le tour d'Eos pour récupérer tout ce qu'ils peuvent.

Le silence fut leur seule réponse à toutes les trois.

– Qui es-tu ?! répéta Noctis.

Main en l'air, toujours de dos, les longs cheveux noirs de la jeune femme volaient tandis qu'elle sentait la lame motorisée de Noctis pointé sur elle. Avalant sa salive, la noiraude ne répondit rien pour un moment. Malgré son inconscience quant à l'identité de l'interlocuteur, elle avait une vague idée de qui cela pouvait bien être. Le poids de sa jambe commençait à peser lourd sur son corps entier, et ses petits bras ne pourraient peut-être pas la sauver de futures égratignures sur son visage.

– J'ai réussi à m'échapper d'Insomnia, un peu avant l'apparition des anciens Souverains. Grâce à l'aide du roi. Il est mort. C'était le père que je n'avais pas, dit-elle dans un murmure de douleur. Tous ces morts… J'ai entendu des hurlements, j'ai vu des gens mourir. Tout a été détruit, saccagé. C'était un cauchemar. J'ai réussi à échapper à la milice, mais ma survie ne changera rien aux blessures affligées à Insomnia.

– Qui êtes-vous… ? se radoucit-il. Je ne connais personne qui avait un statut aussi proche du Roi, excepté mes amis.

– C'est parce que personne n'as dit que j'étais là. Je venais pour des affaires normalement destinées à ma mère, mais elle est malheureusement décédée, dix-sept ans auparavant.

Soudainement, cela semblait plus clair du côté de Noctis. Et il avait légèrement honte de sa réaction, mais son interlocutrice, clémente, ne lui en tenait pas rigueur. Il était bien normal de réagir ainsi. La tristesse qu'elle entendait, elle la ressentait aussi.

D'un geste de hanche calculé, elle se retourna. Elle était relativement jeune. De l'âge d'Iris environ, pensa Gladio. Des franges éparses recouvraient son front, sa peau était translucide et des traces de sang séché recouvraient ses joues, et quelques plaies se trouvaient sur ses mains. Signe de difficulté. Ses yeux, d'un bleu que Noctis connaissait très bien, lui enleva tout doute potentiel.

– Lei Impavidus. La Septième et seule survivante du Génocide des Six.