Bonjour à toutes. Je vous retrouve pour une nouvelle histoire en vingt chapitres que je publierai une fois par semaine, toujours le mercredi. J'explore un nouvel univers et j'espère que vous apprécierez.
J'en profite pour remercier celles qui sont passées sur le recueil "Sorrows and Hope".
Encore un mot pour ma beta adorée Delicity-Unicorn, devenue irremplaçable. Je t'embrasse fort.
Bonne lecture...
Chapitre 1
La petite maison au bout de la rue baignait dans une douce torpeur. Une fenêtre entrouverte laissait entrer un léger courant d'air qui agitait mollement le rideau en lin transparent. Les rayons du soleil qui parvenaient à l'intérieur frappaient le vase en verre soufflé et éclaboussaient la pièce d'un voile de couleurs chaudes. La tranquillité régnait jusqu'à ce que le claquement de la porte d'entrée fasse vibrer l'air.
- « Maman ! », cria la jeune fille blonde alors qu'elle laissait tomber son sac à dos sur le fauteuil en toile. Pas de cuir dans cette maison, sa mère ne voulait pas s'asseoir sur la peau tannée d'un animal qui n'avait rien demandé.
Felicity retira ses ballerines et traversa la pièce, pieds nus en savourant la sensation du carrelage frais, pour se rendre à la cuisine. Elle inspira et reconnu l'encens que sa mère avait fait brûler aujourd'hui, une odeur de sauge blanche imprégnait encore les lieux. Pour l'instant le fond de l'air était encore supportable mais dans quelques jours, Las Vegas suffoquerait sous une chape de chaleur. Elle n'était pas toujours d'accord avec sa mère, un peu trop bohème pour elle et quand elle commençait à lui tenir un discours mystico-new age, elle lui parlait technologie et intelligence artificielle. C'était puéril, elle le savait, mais elle avait un esprit cartésien qui s'était renforcé au fil des années en rébellion. Elle avait également troqué ses robes de petites filles sages par des vêtements sombres, ne portait plus que des jeans et baskets et le tout accompagné d'un maquillage aux tendances gothiques mais son look avait de nouveau changé depuis quelques temps.
A part ce point de divergence avec sa mère, elles s'entendaient plutôt bien. Elles étaient toutes les deux, son père s'était fait la malle il y a quelques années, ça l'avait meurtri et elle avait repoussé sa mère, la rendant responsable de son départ. Elle lui en avait voulu pendant un long moment mais en grandissant elle s'était rendue compte de tout ce qu'elle faisait pour elle et cette rancœur s'était reportée sur son père. Ça les avait finalement soudées un peu plus. Elle attrapa un verre dans le placard en hauteur et ouvrit le frigo à la recherche du pichet de limonade, elle ne buvait pratiquement que ça quand l'été arrivait, un rappel de son enfance qu'elle n'était pas prête d'abandonner.
Felicity but une longue gorgée de sa boisson en appréciant la fraîcheur et la légère acidité. Elle visa son sac à dos et le laissa abandonné sur le fauteuil avant de prendre la direction de sa chambre. Le silence continuait de régner et elle l'apprécia. Quand sa mère ferait irruption dans la maison, elle remplirait l'air de ses piaillements incessants mais pour l'instant tout était calme et reposant grâce à leur maison qui se situait loin du strip et des quartiers chauds de la ville. Elle avait besoin de ça en revenant du lycée, elle attrapa la pierre qu'elle portait en collier et qui reposait sur sa peau pour la rouler entre ses doigts et son esprit dériva.
C'était déjà la fin de l'année scolaire, il ne restait que quelques examens à passer mais elle pouvait s'en dispenser. Son travail était pratiquement parfait même avec son année d'avance, c'était l'histoire et la littérature qui faisaient baisser sa moyenne alors qu'elle excellait dans les sciences. Mais à la rentrée, elle serait dans son élément à Boston. En pensant à cette future année, un mélange d'excitation et d'appréhension la gagnait. Elle vivrait seule, avec un peu de chance, sur le campus et elle passerait ses jours à étudier des matières qui la passionnaient.
Elle s'assit sur le bord de son lit et se laissa tomber en arrière en fermant les yeux. C'était une période où le lycée s'électrisait. Il y avait les examens bien sûr mais il y avait surtout le bal de fin d'année et pour elle c'était le dernier. Son petit ami l'avait invitée et même s'il n'était plus en âge d'être au lycée, il lui assurait qu'il était impatient de l'accompagner. Ray, tout comme elle, était passionné par les sciences et il avait fini le lycée depuis deux ans. Il s'était lancé dans la recherche grâce à un concours qu'il avait gagné et maintenant il passait ses journées à perfectionner ses idées.
Ils s'étaient rencontrés lors d'un congrès qui se tenait dans un des hôtels de la ville. Felicity travaillait dans ce lieu grâce aux connaissances de sa mère et elle n'avait pu s'empêcher de lui poser des questions quand elle avait vu le titre de sa communication, « Intelligence artificielle et futur ». Elle avait dû finir son service mais au lieu de partir sans s'attarder comme toujours, cette fois-ci, elle avait passé la soirée à parler une langue qu'elle adorait en découvrant avec plaisir les projets de recherche de ce jeune homme.
Ray était un garçon gentil, doux et passionné. Ils n'avaient pas prêté réellement attention à leur différence d'âge. Même si elle n'était que de trois ans et qu'elle finissait sa dernière année de lycée, ils avaient principalement prêté attention à leur intellect et Felicity se sentait enfin comprise. Pour ne rien gâché, il était charmant et la première nuit qu'ils avaient passée ensemble avait été plus que satisfaisante. Depuis qu'elle le connaissait, son comportement avait évolué et sa rébellion s'était assagie. Elle sourit en pensant à leur histoire en sentant son cœur gonflé d'amour et de contentement. Elle avait une vie parfaite et son rêve était à portée de main.
Elle se redressa en position assise avec l'intention d'aller trouver sa mère. Elle devait être dans le jardin, son service au casino ne commençait que dans quelques heures. Elle sortit de sa chambre, enfila une paire de sandales et se dirigea vers la porte donnant sur l'arrière de la maison. Elle n'eut pas le temps d'atteindre la porte que celle-ci s'ouvrait et laissait apparaître sa mère.
Le sourire de Felicity se figea avant de disparaître en rencontrant le regard affolé de Donna. Celle-ci la percuta de plein fouet et elle sentit ses mains s'accrocher à ses épaules pour la retenir et l'empêcher de tomber.
- « Suis-moi et ne discute pas », en lui attrapant la main pour la tirer derrière elle. Felicity ferma la bouche, ravalant toutes ses interrogations alors que le regard de sa mère la choquait.
Donna couru dans le salon avec l'intention de traverser la maison mais un bruit digne de l'apocalypse résonna et elle se jeta au sol à genoux, en entraînant sa fille avec elle. Elle la prit dans ses bras et posa sa tête sur sa poitrine alors qu'elle la recouvrait de son corps pour la protéger au mieux. Autour d'elles le bruit mortel emplissait l'air et le monde.
Felicity ouvrit les yeux et se dégagea un peu de sa mère. Elle vit le vase coloré éclater dans un bruit retentissant et s'éparpiller sur le sol. Elle tourna la tête et vit des balles s'encastrer dans le mur et exploser tout ce qui se dressait sur leur chemin. On leur tirait dessus et cette idée s'imposait à son esprit sans qu'elle la comprenne.
Le bruit assourdissant se calma et Felicity resta prostrée sans pouvoir bouger, le regard écarquillé, ses yeux analysant les dégâts autour d'elles. Elle fut ramenée brutalement à la situation quand Donna posa ses mains sur ses joues pour lui attraper le visage pour qu'elle la regarde. Leurs yeux se rencontrèrent mais elle restait choquée. Elle voyait sa mère parler mais n'entendait rien, ne comprenait rien alors que les battements erratiques de son cœur résonnaient dans ses oreilles, ainsi qu'un bourdonnement dû au soudain silence qui couvraient les paroles affolées. Elle sentit la pression autour de sa tête s'intensifier et les mots parvinrent à sa compréhension.
- « Felicity ! Bébé ! Tu dois faire ce que je te dis », d'une voix précipitée. « Tu m'entends ? Réponds-moi ».
Elle hocha la tête lentement en posant la main sur le sol pour se redresser, elle sentit un éclat de verre pénétrer sa peau mais aucune douleur ne remonta le long de son nerf. Elle leva la main pour regarder un léger filet de sang s'en échapper et sa mère attira à nouveau son attention.
Donna avait un regard agité mais sa voix était ferme. Elle donnait des ordres et Felicity se fit la remarque que c'était sans doute la première fois que sa mère était aussi directive. Ses yeux bleus d'habitude si rieurs étaient en ce moment remplis de peur. Elle sentit son corps être envahi d'une terreur prête à tout raser sur son passage mais la voix de sa mère la tint à distance.
- « Tu dois faire ce que je te dis
- La police… », son regard à la recherche de son sac à dos posé sur le fauteuil et qui contenait son portable.
- « Non… ils ne pourront rien faire » et Felicity retrouva le regard de sa mère encore plus perplexe. « Tu dois m'écouter », en jetant un regard autour de la pièce. « On se lève et on court jusqu'à la voiture. Et tu ne te retournes pas… quoi qu'il arrive tu ne te retournes pas ».
Felicity sentit sa gorge se serrer et des larmes inonder ses yeux alors qu'elle secouait négativement la tête.
- « Ce n'est pas une discussion ma chérie », d'une voix plus dure. « Tu as compris. Tu ne te retournes pas, tu cours et si on est séparées tu fuis, le plus loin possible… », alors que sa voix faiblissait et qu'elle caressait ses joues de ses pouces.
Donna tenta de ne pas penser au pire, de rester concentrée sur la situation et leurs chances de s'en sortir vivantes mais elle devait préparer sa fille. Elle aurait dû être plus dure et tout lui raconter avant mais c'était trop tard. Elle lui fit un signe de tête et elles commencèrent à se redresser en surveillant autour d'elles. Felicity étouffa un cri en entendant le bruit d'une porte qu'on défonce et avant qu'elles aient pu être totalement debout, un homme entrait dans la pièce. Donna fit volte-face et se mit devant sa fille pour la protéger alors qu'elle faisait un pas en arrière sous le regard joueur de l'homme. Elle surveillait ses réactions et attendait le bon moment pour donner l'ordre à sa fille de s'enfuir.
Felicity releva la tête et vit l'homme qui leur avait tiré dessus. Il avait l'air d'un militaire en mission, un pantalon treillis, une veste en cuir et un fusil qu'il tenait d'une main d'un air désinvolte. Il faisait peur et ce qui terrifia le plus Felicity c'était le dispositif qu'il portait sur l'œil droit. Une lumière rougeâtre fluctuante s'en dégageait et l'hypnotisait. Elle se retrouvait statufiée derrière sa mère, les pieds ancrés dans le sol. Son regard dévia et elle vit son sourire qui lui glaça le sang.
- « Salut les filles », d'une voix amusée.
- « Laissez la partir », tenta Donna sans attendre en maintenant Felicity dans son dos. Ce qu'elle avait de plus important dans la vie se cramponnait à elle et elle ferait tout pour sauver sa fille. « Vous avez dû être envoyé pour moi… », continua-t-elle. « Je promets de ne pas tenter de fuir si vous la laissez...
- Non… », gémit Felicity en resserrant ses doigts sur la main de sa mère.
- C'est pas faux », répondit l'homme d'une voix calme, « mais je suis sûr qu'on me donnera quelques billets en plus si je m'occupe aussi de ta fille. »
Donna fit un pas en arrière en repoussant Felicity. Elle pouvait admettre l'idée de sa mort mais surement pas de celle de sa propre fille.
- « Surement pas non », d'un ton affirmé où vibrait toute sa volonté.
Felicity ne parvenait toujours pas à concevoir que tout ce qui arrivait était réel. Comment sa vie si tranquille avait pu basculer aussi brusquement dans une réalité digne d'un film d'horreur ? Sa mère ne lâchait rien face à cet homme et elle découvrait un nouvel aspect de sa personnalité qui était d'habitude si douce et insouciante. Elle n'eut pas plus le temps de s'appesantir sur toutes ces idées que l'homme levait son fusil dans l'intention de les viser.
Donna ne réfléchit pas, elle se jeta en avant et attrapa l'arme sous le regard d'incompréhension du tueur tout en criant à sa fille de fuir. Elle sentit la prise de ses mains libérer son corps, elle remercia le ciel intérieurement qu'elle n'ait pas discuté et se focalisa sur l'homme avant que celui-ci ne reprenne ses esprits. Elle le déstabilisa avec un coup de pied bien placé et suivit Felicity sans attendre.
Felicity avait le souffle court, elle ne sentait pas réellement son corps et son esprit ne réfléchissait pas. Il n'y avait plus que son instinct qui parlait, il avait pris le contrôle et une seule idée s'imposait, sauver sa vie. Elle attrapa les clés de la voiture qui était posées près de la porte d'entrée et se jeta dans la clarté encore chaude de cette fin de journée. Elle tourna la tête pour vérifier où se trouvait sa mère et la vit juste derrière elle avec soulagement. Elle déverrouilla la voiture et lui tendit les clés avant qu'elles ne se jettent sur les portes qu'elles ouvrirent à la volée.
Les doigts de Donna agrippèrent les clés comme les serres d'un oiseau sa proie, son cœur précipita ses battement quand elle eut du mal à mettre la clé dans le contact. Son esprit était scindé en deux, la peur que leur agresseur ne les rattrape ou ne leur tire dessus alors que l'autre partie se projetait sur ce qu'elle devait faire pour fuir. Elle finit par démarrer sur les chapeaux de roue en entendant quelques balles fuser, ses doigts se resserrant sur le volant jusqu'à faire blanchir ses jointures. Elle donna un coup de volant alors qu'elle faillit percuter une voiture venant de sa droite et Felicity lâcha un glapissement de peur en attachant sa ceinture.
Donna se borna à rouler en respectant les limitations de vitesse pour éviter d'être arrêtée par la police et en restant sur des routes fréquentées. Il lui semblait qu'elles auraient moins de chance de se faire attaquer si elles n'étaient pas seules. Elle jetait de fréquents coups d'œil à Felicity qui surveillait les alentours et redoutait le moment où les questions viendraient. Elle commença à respirer plus facilement alors qu'elle ne voyait rien de suspect dans ses rétroviseurs.
Felicity observait autour d'elle sans savoir ce qu'elle devait surveiller. Tout s'était passé trop vite et pourtant quand elle s'était retrouvée face à cet homme et qu'elle avait couru jusqu'à la voiture, elle avait eu l'impression que le temps se décomposait et s'étirait pour ne plus finir. Elle serra ses mains l'une contre l'autre et sentit son corps se mettre à trembler légèrement. Le flot d'adrénaline dans ses veines se calmait et la laissait désorientée. Elle se tourna vers sa mère qui gardait le regard concentré sur la route mais elle voyait la tension maintenir son corps alerte.
- « Où tu vas ? On doit aller à la police… », en se rendant compte qu'elles passaient devant le commissariat et que Donna ne ralentissait pas.
- « Non ils ne pourront rien faire », en surveillant le trafic pour éviter de regarder sa fille et se confronter à son regard.
- « Mais on nous a attaqué ! », la voix chargée d'incompréhension.
- « Ne discute pas », ordonna Donna d'une voix dure en se tournant vers elle. Leurs regards se croisèrent et elle s'en voulut dans l'instant. Sa fille était terrorisée et elle ne l'aidait pas à ne rien vouloir lui expliquer. « Laisse-moi sortir de la ville », reprit-elle d'une voix plus douce. Elle tendit la main et chercha celle de sa fille. Elle la trouva et la serra un moment en déglutissant difficilement.
Elles sortirent de la ville au bout d'un quart d'heure et à peine le panneau de Las Vegas, invitant les touristes à revenir rapidement, était franchi que Felicity se tourna vers sa mère.
- « Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Des questions simples et claires qu'elle avait eu le temps de préparer dans ce silence pesant mais les réponses n'étaient pas aussi évidentes.
Donna prit une profonde inspiration avant de soupirer, appréhendant la réaction de sa fille. Felicity la regardait sans rien dire en attendant sa réponse. Elle voyait sa mère lutter et chercher la meilleure façon de lui annoncer ce qui était responsable de cette tentative de meurtre et son sang se glaça en se rendant compte de cette vérité. Elles avaient failli mourir. Donna ouvrit la bouche avant de la fermer, marmonna et se lança enfin.
- « Tu sais…, on devrait attendre de trouver un coin tranquille pour discuter… », tenta-t-elle.
- « Hors de question ! On a failli mourir je veux savoir pourquoi. » Donna tourna rapidement la tête pour regarder sa fille avant de reposer son regard sur la route. Elle jeta un coup d'œil au rétroviseur central pour gagner encore quelques secondes.
- « C'est… je… tu sais pour ce que je t'ai déjà raconté. » Felicity fronça les sourcils sans comprendre.
- « Quoi ? Qu'est-ce que tu essaies de me dire ? », d'une voix tendue. Elle avait peur et ne voulait pas jouer aux devinettes.
- « Tu n'as jamais voulu y croire… tu aimais ça pourtant quand tu étais petite… mais avec le temps… je ne sais pas… pourtant je ne t'ai jamais menti » d'une voix serrée.
- « De quoi tu parles ? », en se redressant sur son fauteuil alors qu'une idée germait dans son esprit qu'elle repoussait de toutes ses forces.
- « J'ai arrêté de t'en parler », en lui jetant un regard peiné. « Ça nous éloignait et je ne voulais pas…
- Non…
- …surtout après que ton père soit parti…
- Non… c'est pas vrai », d'une voix suppliante.
- « Mais même si je n'en parle plus, ce n'est pas pour ça que ça n'existe plus…
- Tu vas pas ramener ça sur le tapis ? », en regardant sa mère choquée.
- « Tu as eu la preuve aujourd'hui…
- Mais t'es complètement folle, c'est pas vrai. J'ai eu la preuve de quoi ?
- Felicity », l'appela Donna en se contenant pour ne pas plus la brusquer.
- « Tu as fait une connerie à ton travail c'est ça ?
- Ça suffit », lui intima sa mère d'une voix plus directive mais elle était au bord d'une crise de nerf. Elle avait besoin de réponses et sa mère était en train de lui raconter n'importe quoi.
- « C'est ça ou tu es complètement timbrée », d'une voix affolée qu'elle ne maîtrisait plus du tout comme ses émotions alors qu'elle s'agitait sur son fauteuil.
- « Ça suffit ! », cria cette fois Donna d'une voix forte en se tournant vers elle et un bruit de casse retentit.
Felicity se colla dans son siège en tournant la tête vers l'origine du bruit. Une trace lézardait de haut en bas du parebrise du côté passager. Son regard se focalisa sur la marque nette causée par une balle qui avait fragilisé le verre. Donna glissa une nouvelle fois sa main sur les siennes et sentit le léger tremblement qui la parcourait. Elle allait rouler encore un moment et elles feraient une pause, elles en avaient bien besoin.
Voila pour ce premier chapitre. Le mystère est encore complet mais les réponses vont arriver rapidement.
Merci pour votre lecture, à mercredi. Je vous embrasse.
