Réponse à Nadja my: Ahaha c'est vrai que dans cette fiction elle est très mauvaise. Oui, ce n'est pas encore fini car des choses arriveront. Merci encore une fois ^.^
Bonne lecture !
J'aimerais te protéger mais vois-tu, tu m'échappes toujours ...
J'avais le visage creusé. J'étais affalé sur la chaise, la nuque reposant contre un veston pendu derrière moi à une patère. La lumière qui éclairait la pièce venait de la baie vitrée en face de l'entrée, elle tombait sur une table au milieu de la pièce, éclairait un verre en cristal, tout un côté du visage alors que l'autre côté demeurait dans l'ombre. Seule la lueur de l'écran de mon téléphone montrait ma présence dans ce bureau. Voici 20 minutes que je l'attendais et il n'avait pas encore pointé le bout de son nez. J'imaginais qu'il n'avait plus souhaité venir et m'avait abandonné comme un idiot ici sans me prévenir. De toute manière j'avais l'habitude avec lui. Alors que je rangeai mon téléphone dans ma poche, j'entendis un bruit de l'autre côté, que mes oreilles identifièrent sur le champ : le grincement du fer rouillé, comme un levier qui crisse dans sa gaine.
C'était lui…
Je me levai vivement pour l'accueillir quand il entra.
- Ça fait longtemps que tu m'attends ?
Sa voix grave et rauque me donna la chair de poule et Dieu seul pouvait savoir à quel point elle m'avait manquée. Enfin bref, je ne l'avais pas fait venir pour ça.
Il soutenait mon regard en attendant avec impatience ce que j'allais lui dire. J'espère au moins qu'il ne croyait que j'allais lui faire une déclaration d'amour. D'ailleurs pourquoi je pensais à ça maintenant. Je secouai la tête pour me ressaisir et je l'annonçai :
« Zoro, tu ne dois pas collaborer avec ces américains. Il fronça ses sourcils sans toutefois m'interrompre.
- Je ne les sens pas. Je terminai ma phrase et Zoro était toujours là silencieux à me fixer comme si j'étais un monstre.
- Et pourquoi je t'écouterai ? tu les connais ? me demanda t-il toujours avec cet air arrogant et décontracté.
Comment j'allais faire pour l'en dissuader. Bien sûr que je les connais puisqu'ils travaillent pour ma famille et ce ne sont donc pas des saints ! Mais je n'allais pas lui dire la vérité.
- Fais comme beau te semble, mais sache que je t'avais prévenu Boss.
Il n'avait pas du tout apprécié l'intonation de ma voix car son regard était devenu sombre. C'est vrai que je n'étais pas allée de mainmorte mais je n'avais eu pas le choix en plus je suis resté courtois en l'appelant chef. Il soupira de lassitude, vint s'emparer mon bras et me tira vers lui.
- Mais qu'est ce…
Il me serra contre lui puis ses lèvres vinrent se coller violemment contre les miennes. Je rougis violemment malgré moi. Mais mon esprit me suppliait d'arrêter ce supplice. Il fallait que je refuse de me donner ouvertement à lui. D'un geste brusque je le repoussai durement et m'éloignai le plus loin possible de Zoro pour lui faire face.
- Je ne suis plus ton amant lui dis-je à moitié essoufflé et abasourdi.
Il me regarda un instant stoïque. Je n'arrivais pas à lire sur son visage ce qu'il pensait de mon rejet et de ma phrase.
Il me sourit comme amusé et d'un geste machinal, il passa ses doigts sur ses lèvres avant de se tourner pour partir.
Il ne m'a rien dit, pensai-je.
Je le regardai s'en aller sans dire un mot et puis je ne me voyais pas le courir après pour le retenir et nous n'étions pas dans un film à l'eau de rose.
J'attendis encore quelques minutes comme pour me rassurer qu'il était bien parti avant de m'affaler à nouveau sur le chaise comme un cadavre.
Les jours à venir vont être terribles et longs.
La voiture roulait désormais mieux. La route encombrée d'embouteillage les avait désespérément abandonnée à la sortie de la ville, pour laisser la place à une autoroute. Les problèmes s'étaient envolés. De multiples lampadaires à la lumière diffuse jonchaient le long de leur chemin. La vitrine du véhicule était baissée et laissait sortir la fumée du cigare d'un homme aux cheveux bruns.
- Pourquoi était-il ici ? Il prit une bouffée de sa cigarette et souffla bruyamment la fumée
- De qui veux-tu parler ? demanda une femme au long cheveux bruns assise près de lui, le regard fixant un point perdu.
- Tu sais très bien de qui je parle Robin.
- Du fils du boss ? répondit la jeune femme enjouée sans prêter attention au ton menaçant de son partenaire. Il m'a dit qu'il a voulu changer d'air et il était donc venu ici au Japon pour de nouvelles horizons. Et afin de subvenir à ses besoins il a trouvé un travail dans l'entreprise où nous étions tout à l'heure.
L'homme tira une longue bouffée sur sa cigarette et en souffla la fumée d'un air pensif.
- Tu penses qu'il est courant de nos plans ?
La brune sourit instinctivement à sa question.
- Ne t'inquiète pas pour ça Crocodile. Il n'était même pas au courant de notre venue ici.
Crocodile acheva sa cigarette. Il souffla la fumée par les narines et d'un coup d'index propulsa le mégot vers la fenêtre.
- Quoique nous fassions, nous ne devons pas le mêler à notre mission.
Robin fit un grand sourire en guise de réponse au brun avant de déposer sa tête sur son épaule de pour s'endormir. La journée avait été longue et elle en avait besoin. Crocodile passa son bras autour de la taille de Robin et la serra contre lui pour respirer son odeur chaude et musquée.
- J'aime quand tu es à mes côtés.
POV Sabo
J'étais assez fatigué car j'avais très peu dormi cette nuit. Je m'étais réveillé voici une heure et je n'avais toujours pas vu mon colocataire Thacht. Peut-être il avait passé toute la soirée dehors avec son amante. Dans ce cas tant mieux pour lui, l'essentiel c'est qu'il était heureux et profitait librement de la vie. La sonnerie de l'interphone me sortit de mes réflexions et j'allais voir qui était la personne derrière le combiné. Au son de sa voix, je voulus raccrocher.
« Ne raccroche pas, ouvre la porte il faut qu'on parle Sabo. »
J'hésitait pendant un long moment avant de me résigner à l'ouvrir. Je me rendis compte que j'étais torse nu et je couru dans ma chambre pour récupérer un t-shirt et je pris le premier qui était sur mon chemin. A présent habillé, je reparti au salon pour voir mon invité qui avait pris place sur le fauteuil en face de l'aquarium.
- Qu'est ce que tu es venu chercher ? demandai-je de vive voix.
- Toi, Sabo. Sa réponse fit comme une détonation.
Il se leva de sa chaise et avança de manière nonchalante afin de se placer devant moi. Je me remarquai qu'il me dominait d'un bon dix centimètres. Et mon égo prit un coup.
- Comme je t'ai dit lors de notre dernière rencontre je suis désolé Sabo de ce que j'ai pu te faire auparavant. Chaque jour j'y pense et je m'en veux tellement.
- Ace…. Soufflai -je sans savoir quoi dire d'autre.
Je le regardai tremblant mais fasciné. Je l'avais déjà pardonné depuis bien longtemps car il fallait que je passais à autre chose pour avancer. Mais je n'y étais jamais arrivé.
- Si tu veux pour me faire pardonner je…
Je l'embrassai avec une ardeur, un désir profond et soudain, qui me parurent aussitôt un peu étranges. J'éloignai mes lèvres des siennes et le serrai contre moi, évitant son regard, pressant ma tête contre son épaule. Ace leva ma tête pour que mon regard fonde en lui. Il me sourit et mon cœur s'accéléra légèrement. Puis, il m'embrassa à son tour, enroulant ses bras autour de ma taille. A présent ses mains s'activèrent à me caresser mon dos et mes fesses. A travers la barrière de tissus, nos sexes s'effleuraient chaque fois que nous bougions à peine, et en quelques minutes, nos baisers devinrent enfiévrés et passionnés. Ace prit mes fesses en coupe et me souleva. Machinalement, je passai les jambes autour de sa taille. La position fut un peu étrange dans un premier temps, mais quand je me rendis compte que ma bouche se trouvait peu plus haute que la sienne, je pris l'avantage et enfonçai ma langue entre ses lèvres. Sans la moindre crainte, je me laissai porter jusqu'à le canapé. J'avais toujours les jambes enroulées autour de sa taille quand il s'allongea sur moi. Ses hanches ondulaient contres les miennes avec ferveur tandis qu'il ne cessait de m'embrasser et je savais qu'il ne faudrait grand-chose pour que tout cela –
« Je suis désolé, fais comme si je n'étais pas là »
Ace se leva brusquement pour fusiller du regard Thacht qui se tenait à l'entrée les yeux gonflés de cernes.
« Sorry Friends » ….
Etats -Unis, New-York.
En ajustant son sac à dos, il se dirigea vers la résidence.
- Monsieur Vinsmoke dit le portier en inclinant la tête.
De manière générale, il était entendu qu'il habitait chez sa mère, dans le luxe discret de l'appartement à Paris C'était là que de toute façon il avait toutes ses affaires, y compris son piano, ses chers livres et ses instruments de cuisine. Mais son père s'obstinait pour qu'il reste avec lui afin d'apprendre plus leur famille et son travail. L'appartement était grand, moderne, élégant et luxueux.
Sanji prit l'escalier plutôt que l'ascenseur. Son père, prévenu par le portier, l'attendait sur le seuil. Bien qu'il faisait relativement chaud, le patriarche des Vinsmoke portait un pull à couler noir et cela lui détonnait avec son faciès et lui donnait une certaine classe.
- I've found you a bride so you'll soon be getting married, Sanji Vinsmoke, l'annonça t-il avec une grande joie dont il ne s'en cachait pas.
voilà !
avis ?
