Bonjour à toutes et à tous !

Je n'ai rien publié sur ce site depuis des lustres vu que j'ai abandonné mon autre fanfic...

Je suis perfectionniste dans l'âme et peux passer des dizaines d'heures sur un chapitre pour trouver les bons mots, préciser chaque détail... et ça devient vite un enfer quand il s'agit d'un loisir et non d'un métier.

Du coup, je me lance dans une sorte de thérapie. Je vais écrire des chapitres très courts dans lesquels je ne détaillerai que très peu les endroits et les sentiments des personnages pour ne pas retomber dans mon défaut. Et puis ça laisse plus libre cours à votre imagination ;)

Je ne mets plus non plus de titres à mes chapitres car je trouve que ça spoil trop souvent.

Me voici donc sur une fanfic Loki/OC, mais j'ai voulu me démarquer des autres en sortant du cliché « vilain dieu/innocente et pure humaine ».

Fidèle à mes habitudes, je vais essayer d'établir des relations un peu complexes entre les personnages pour rendre l'histoire plus poignante.

En espérant que cela vous plaise :)

Chapitre 1 :

Asgard. Merveilleuse cité d'or et de lumière dans laquelle régnait le Père de toute chose, Odin. Les mythes et légendes inondaient à foison les neufs mondes, narrant combien les asgardiens étaient grands et forts.

Les guerres menées par Odin avaient été limitées mais extraordinaires, faisant parler d'elles pour des siècles et des millénaires durant.

Pourtant, le Père de toute chose ne se fourvoyait pas dans cette image de dieu tout puissant qu'on lui attribuait. Il n'était ni vaniteux ni orgueilleux, et préférait de loin éviter d'entamer des guerres lorsque des accords pouvaient se conclure à l'amiable. La paix avait ainsi été établie durablement entres la plupart des royaumes et celui d'Asgard, mais cela avait toujours été une tâche compliquée en ce qui concernait Jotunheim.

Les jotuns étaient féroces et dotés de façon innée d'un art de la magie lié aux pouvoirs de la glace. Ils était grands et arboraient une peau bleue glaciale qui brûlait quiconque les touchait. Pourtant, il ne fallait pas se fier à leur aspect monstrueux car ils étaient de fins stratèges et savaient se montrer redoutables tant physiquement que par la ruse.

Ce matin-là, le ciel d'Asgard s'était recouvert d'un voile sombre qui lui était jusqu'à lors inconnu. Heimdall, fidèle gardien du bifrost avait urgemment quitté son poste pour prévenir le roi de la menace imminente. Il n'avait pas pris la peine de quérir un messager tant le temps était compté, et, rapidement, Odin comprit qu'il lui fallait agir sans attendre.

Un puissant magicien jotun avait réussi à faire entrer quelques guerriers à Asgard, et ils œuvraient déjà pour massacrer tout ce qui se trouvait sur leur route.

Ce n'était qu'une attaque isolée, un petit groupe d'élite qui se vengeait d'une offense supposée. Rapidement, la garde fut dépêchée, Odin à sa tête, et les jotun furent tués sans ménagement et sans interrogatoire.

Le roi savait qu'il ne s'agissait que de jeunes sots agissant sous leur propre impulsion. Laufey n'était pas assez sot pour déclarer la guerre sans envoyer son armée entière au combat.

Malgré tout, ils avaient fait des victimes, et Odin honnissait ces soldats de s'en être pris à des civils. Même les jotun avaient un semblant de code d'honneur, et les civils n'étaient jamais les cibles prioritaires. Des dommages collatéraux, tout au plus.

Au pied du père de toute chose se répandait une marre de sang. Celui de ses ennemis mélangé à celui de son peuple. Il n'avait que trop vu ce mélange se répandre sur les champs de bataille, et malgré sa grandeur, il avait toujours un pincement au cœur de voir toutes ces vies sacrifiées pour la folie de quelques uns.

Les gardes commençaient à débarrasser les corps quand Odin entendit pleurer.

Ce n'était pas un pleur de douleur d'une des victimes. Les pauvres étaient belles et bien mortes, et étant donné leurs blessures c'était peut-être pour le mieux.

Il ne s'agissait pas non plus de la complainte d'un bébé comme il en avait déjà entendue sur le lieu d'un massacre, en trouvant son fils Loki.

Ces pleurs ressemblaient plus à des gémissements étouffés, comme si la personne voulait se cacher, passer inaperçue.

Lorsque le roi s'approcha de l'origine de ce bruit, il s'arrêta devant deux corps empilés l'un sur l'autre, sûrement un couple. L'homme était couché sur la femme, la recouvrant de son corps en guise de pâle protection. Malheureusement, la lame de glace qui les avait frappés les avait transpercés tous deux, ne leur laissant aucune chance. Odin pouvait encore voir les gelures autour des plaies fraîchement faites.

En s'accroupissant, il pu entendre une respiration saccadée venir de sous les corps, et ordonna aussitôt à deux de ses soldats de les déplacer.

Lorsque le cadavre de la jeune déesse fut écarté, il retint difficilement un hoquet de stupeur en découvrant une enfant recroquevillée, recouverte du sang de ses supposés parents.

Un garde tenta de la relever mais la pauvre créature cria et rampa pour se blottir contre les corps de ses parents. Les quelques mètres qu'elle avait parcourus étaient marqués par un sillon de sang frais. Le roi s'approcha doucement de l'enfant et lui sourit le plus chaleureusement qu'il pu.

- Ne crains rien, plus personne ne te fera de mal.

L'enfant releva timidement les yeux lorsqu'il posa une main réconfortante sur le haut de son crâne, et laissa ses larmes couler en gémissant.

Odin lui caressa les cheveux pendant un long moment avant de la saisir doucement par les épaules pour la relever. Il n'avait pas pu ignorer la marre de sang qui se répandait lentement autour d'elle et l'inspecta rapidement du regard. La petite fille se laissa faire, amorphe et sonnée par ce qu'elle venait de vivre, par ses larmes et par la douleur qui la saisissait.

Le roi comprit rapidement que l'arme du jotun avait également atteint l'enfant. Heureusement, elle n'avait pas atteint de point vital mais le flanc était bien transpercé.

Sans plus attendre, il laissa ses soldats s'occuper des corps et emmena la petite au palais. Les meilleurs soigneurs d'Asgard y étaient réunis et pourraient sans doute guérir cette enfant.

La guerre avait son lot de victimes innocentes, mais Odin n'accepterait jamais que des enfants en payent le prix, quelles que soient leurs origines.

La fillette ne dit pas un mot pendant de longues semaines, restant en salle de soins où les soigneurs tentaient de la faire retrouver des forces et surmonter le choc.

La blessure laisserait une profonde cicatrice, mais la petite était tirée d'affaire. Aussi, ayant d'autres patients à soigner, les médecins ne s'attardèrent plus sur son cas et la laissèrent partir, prenant soin de lui dire de se présenter au roi.

Elle ne les contraria pas et se présenta dans la salle du trône telle une poupée de chiffon, n'esquissant même pas une révérence ou un regard à l'attention du couple royal.

Tout coulait sur elle, rien ne l'intéressait, elle errait comme une âme en peine ne trouvant pas de sens à sa vie, ni de raison à toute cette souffrance qui lui avait été infligée.

La reine la détailla d'un regard doux et s'étonna de voir une créature si fragile. Elle avait le physique d'une enfant de huit ou neuf ans, mais elle semblait tant abattue et vulnérable que Frigga cru voir une enfant encore plus jeune.

- Comment t'appelles-tu, douce enfant ? Demanda t-elle.

La petite resta silencieuse comme depuis son arrivée au palais, murée dans son silence, les yeux rivés au sol.

Elle n'entendit pas le bruissement de la robe de la reine, ni le claquement feutré de ses talons sur le sol doré. Elle ne considéra la présence de la dame que lorsque celle-ci s'agenouilla devant elle pour se mettre à son niveau, et lui saisit doucement les mains, lui adressant un sourire attendri.

La fillette osa alors relever les yeux pour les planter dans ceux de la déesse, et elle cru être éblouie tant la reine irradiait de douceur et de chaleur. Elle était belle, mais plus encore que son apparence, c'est sa bienveillance qui enveloppa l'enfant d'un cocon chaleureux et protecteur.

D'une voix douce et légère la reine reposa sa question.

- Ma douce, as-tu un nom ?

Et pour la première fois depuis cet affreux événement, la poupée sans âme sembla reprendre vie le temps d'une entrevue.

- Kathleen. Murmura t-elle, la voix enrouée de n'avoir pas parlé pendant de longues semaines.

La reine lui sourit doucement et lui caressa la joue avant de lancer un regard à son époux. Celui-ci hocha la tête et Frigga reprit la parole.

- Kathleen, que dirais-tu de rester au palais ? Tu pourrais intégrer le quartier des servantes, elles prendront soin de toi, j'y veillerai personnellement.

Kathleen était perdue, et la proposition de la reine la laissait perplexe.
- Mon roi s'est renseigné, tu n'as plus de famille, n'est-ce pas ? Demanda t-elle, navrée.

La fillette baissa les yeux et secoua la tête en reniflant alors que les larmes lui montaient aux yeux une fois encore. Sans attendre, Frigga la prit dans ses bras pour la bercer doucement.

- Tout va bien se passer, tu verras. Tu es sous notre protection, tout ira bien.

Bercée par ces paroles de réconfort et la douceur de l'étreinte, Kathleen somnola et s'endormit rapidement dans les bras de la reine.

Voilà, comme je vous l'ai dit, c'est court. Mais j'espère pouvoir ainsi publier plus vite et aller à l'essentiel, car ma vie IRL me laisse peu de temps pour écrire.

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ma fic.

A bientôt.