Disclainer: rien n'est à moi, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Vous vous rendrez compte très rapidement que je prends certaines libertés par rapport au manga.
La publication se fait maintenant une semaine sur deux (en alternance avec mon autre fanfiction).
Bonne lecture
Réponse aux reviews:
MARGUERITE . ROXTON - JONES: Merci pour ta review. J'espère que la suite va te plaire :) Une partie de la réponse à la question se trouve dans ce chapitre.
Mise en garde: ce chapitre contient des scènes assez osées et interdites aux moins de 18 ans.
Temari se rendait à la clairière que Shikamaru lui avait fait découvrir lors de leur rendez-vous. En s'approchant, elle se rendit compte qu'elle n'était pas la seule à avoir eu envie de s'y rendre, Shikamaru était déjà présent. Il semblait figé, perdu dans ses pensées. Il dû la sentir arriver car il tourne la tête au moment où Temari entrait dans la clairière. Lorsque leurs regards se croisèrent, Temari ne put que lire dans le sien un mélange de souffrance, de haine, de colère et même de peur. Il se mit à débiter des paroles qui n'avaient pas de liens les unes avec les autres.
- Elle ne voulait pas de moi, elle voulait avorter et c'est mon père qui l'a obligée à ma garder. Ils m'ont dit la vérité, et c'est tellement injuste. Vous avez le droit d'être au courant, Gaara, Kankuro et toi. Vous avez le droit de connaître la vérité. Baki aussi, mais il doit s'en douter, ce n'est pas possible autrement. Je veux leur en vouloir, mais je ne peux pas. Je dois te trahir par mon silence.
Temari s'approcha et ne trouva qu'un moyen pour le calmer. Elle le prit dans ses bras. Elle ne comprenait pas vraiment ses propos. Shikamaru s'accrocha à elle comme une bouée de sauvetage. Il avait visiblement découvert pourquoi ses parents avaient réagi ainsi à sa présence. Mais elle avait compris ce qui le tourmentait, il était maintenant divisé entre sa loyauté envers ses parents et elle. Lorsqu'elle le sent se détendre un peu, Temari le pousse ensuite à s'asseoir, elle à ses côtés, en laissant tremper ses pieds dans l'eau claire. Elle laisse ensuite son regard se perdre dans le reflet de la lune, et attends. Shikamaru lui a attrapé la main et la serre comme s'il avait peur qu'elle ne s'échappe. Mais elle ne le pourra pas, jamais elle ne pourrait s'éloigner de lui.
Temari laissa alors ses pensées dériver; elle revit tout ce qu'il s'était passé depuis son arrivée à Konoha quelques mois plus tôt. La présence de Shikamaru à ses côtés, sa peur et le silence lui font penser à ses sentiments pour lui, à leur évolution. Elle se rend compte que cela fait plusieurs années qu'elle l'aime, et le voir dans cet état quelques minutes plus tôt était insupportable. Lorsqu'elle l'a pris dans ses bras pour le rassurer, elle ne s'attendait pas à ce qu'il s'accroche ainsi à elle.
Après plusieurs minutes de silence, Shikamaru se décida à s'allonger dans l'herbe, tout en restant à côté de Temari. Il regarda les étoiles et la simple présence de Temari sembla le détendre. Il ferma les yeux pour se concentrer sur les bruits l'entourant. Il aimait faire cela et se sentir en union avec la nature. Croyant qu'il s'était endormi, Temari s'approcha de lui et s'agenouilla à ses côtés, ses propres genoux touchaient presque son bassin. Elle le regardait tendrement, ses mains croisées sur ses genoux comme si elle se retenait de les bouger.
Sans prévenir, et sans comprendre pourquoi il le fit, Shikamaru prit Temari par surprise en l'encerclant de ses bras et en la forçant à s'allonger à moitié sur lui. Elle se retrouva la tête sur son buste et Shikamaru commença à lui caresser les cheveux. Shikamaru ne se contrôlait quasiment plus. Il avait réagi d'instinct, sans trop chercher à comprendre le pourquoi du comment. Il avait juste eu envie de la serrer à nouveau dans ses bras. Temari était on ne peut plus heureuse de la tournure de la soirée, elle se laissa faire. Elle se sentait parfaitement en sécurité dans ses bras.
Après quelques minutes, elle commença tout de même à se demander ce qui avait bien pu se passer pour qu'il baisse ainsi sa garde et se laisse emporter. Elle se décida à se redresser un peu pour pouvoir lui parler. Elle ne réfléchit pas trop à son action avant de poser une main sur le sol et de prendre appui dessus. Ce qu'elle n'avait pas prévu, ce fut de se retrouver le visage à seulement quelques centimètres de celui de Shikamaru qui avait rouvert les yeux dès qu'il l'avait sentie bouger. Alors qu'elle commençait à prononcer son nom, il lui mit un doigt sur la bouche en signe de silence. Rien que de sentir son doigt sur sa bouche, lui fit perdre toute pensée cohérente. Elle le regarda dans les yeux alors que son doigt, bientôt accompagné de sa main, retraçait les contours de son visage. Son autre main continuait à jouer avec ses cheveux. Elle ne voulait pas qu'il s'arrête, la nuit était tombée depuis maintenant plusieurs heures, et ils étaient seulement éclairés par un quartier de lune qui se reflétait sur l'étendue d'eau à côté d'eux. Temari était hypnotisée par le regard de Shikamaru et par ses quelques gestes. Elle lisait dans son regard de la joie, de la tendresse, de l'amour et du désir. Et elle savait qu'il pouvait lire ses mêmes sentiments dans ses yeux. Emporté par cet instant qu'aucun d'eux deux ne voulaient briser, Shikamaru se redressa, arrêta ses caresses avec la main pour la remplacer par ses lèvres. Il commença par lui embrasser le front, puis les yeux, le nez, la mâchoire, et c'est Temari, qui, ayant perdu le contrôle, le guida à ses lèvres. Le baisé d'abord doux, presque timide, s'intensifia rapidement.
Ils s'embrassèrent pendant plusieurs heures sans aller plus loin que de simples baisers et des caresses innocentes. Après tout, ils avaient toute leur vie pour profiter alors pourquoi se précipiter. Au bout de ce qui leur sembla n'être que quelques minutes, ils remarquèrent que la nuit était presque terminée. Ils n'avaient eu aucune conscience du temps qui passait. Ils décidèrent d'un commun accord de rentrer. Shikamaru retint Temari quelques pas avant de sortir de la forêt. Ils n'avaient pas échangé un seul mot depuis leur départ du salon et il se décida à briser le silence.
- Temari, je… qu'est-ce que je dois faire avec mes parents ? Je suis complètement perdu…
Temari le regarda un instant, elle cherchait les mots qui pourraient l'aider, finalement elle poussa un soupir avant de lui répondre
- Je crois que tu n'es pas en état d'y réfléchir pour l'instant. Tu vas rentrer et te coucher. La nuit porte conseil dit-on…
- Je ne veux pas me séparer de toi, même pour quelques heures. On a perdu suffisamment de temps comme cela. Mais d'un autre côté je ne veux pas que tout le monde soit au courant que je.. »
Devinant ce qu'il voulait dire et voyant qu'il avait du mal à le dire Temari eu un petit sourire en coin et décida de détendre l'atmosphère, il n'était visiblement pas encore prêt à les dire et elle non plus.
- je…. alors ça y est tu ne sais plus faire une phrase complète?
- Tema, je suis sérieux… dit Shikamaru en soupirant.
- Et moi je ne pense pas que ce soit le moment de l'être, tu es fatigué et moi aussi, aucune discussion ne sera productive, donc on va monter se coucher.
- Mais… Temari leva sa main pour empêcher Shikamaru d'en dire plus.
- Il n'y a pas de mais qui tienne, j'ai dit qu'on aller dormir donc on y vas et en silence, tu ne vas quand même pas refuser l'ordre d'aller te coucher ? surtout toi...
Voyant qu'il n'aurait pas le dernier mot Shikamaru se décida à la suivre, il ne lâcha toutefois pas sa main. Il s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage, son QI était parti aux abonnés absents pour quelques heures et il s'était mis en mode automatique. Arrivée devant la chambre de Temari, il s'arrêta et s'apprêtait à lui souhaiter bonne nuit lorsqu'elle l'entraîna avec elle à l'intérieur. Devant son air étonné, elle lui répondit que leur chambre étaient communicantes, et qu'il avait une minute pour aller fermer la porte de sa chambre à clé afin que personne ne les surprenne. Shikamaru se dépêcha de lui obéir mais ne pu s'empêcher de souffler un « fille galère ».
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Shikamaru se promenait dans Konoha pendant plusieurs heures avant de décider de rentrer chez lui. Il repensait à tout ce qu'il avait découvert la veille. Temari avait raison, la nuit portait conseil, et il ne pouvait pas prendre cette décision seul. Il avait dit qu'ils avaient le droit d'être au courant, mais il avait peur. Peur que cette information ne déclenche des conflits et ne l'éloigne de Temari. Il avait l'impression d'être un égoïste. Il ne voulait pas lui dire pour être certain de ne pas la perdre. Seulement il savait qu'elle souffrait encore de l'attitude de son père, et connaître la vérité ne pourrait que la rendre heureuse, même s'il était trop tard pour qu'elle puisse discuter avec son père, au moins ainsi elle connaîtrait la vérité. Kankurô aussi, lui qui avait été jusqu'à se maquiller pour ne plus qu'on lui dise ressembler à son père. Un enfant a le droit de savoir que son père l'aime, quel que soit son âge. Contrairement à l'habitude qu'il avait prise ces dernières semaines, il entra chez lui par l'entrée principale. Il ne pouvait définitivement pas prendre cette décision seul. Il trouva ses parents qui l'attendaient dans le salon. Il s'assit face à lui. Son père prit alors la parole.
- Après ton départ, nous avons discuté avec Inoichi et Choza.
- Ah, et… ?
- D'après eux, il faudrait mettre Temari au courant et utiliser votre relation pour… commença à expliquer son Shikaku avant d'être coupé par son fils.
- Non.
- Laisse-moi finir.
- Non, il est hors de question que vous utilisiez ma relation avec Temari pour quoi que ce soit, et de toute façon, nous ne sommes qu'amis, donc je ne vois pas en quoi cela pourrait nous aider. Rien ne nous dit qu'elle nous aidera. D'autant plus que je sais que Gaara a des problèmes avec certains conseillers qui essayent de trouver la moindre de ses failles pour le contrôler. Pour l'instant ils n'en n'ont pas trouvé, mais…
- Mais ils finiront par trouver. compléta Yoshino. Ils ont toujours fonctionné ainsi. C'est la politique de Suna, ils fonctionnent au chantage. Gaara a-t-il fait venir avec lui tous les conseillers ?
- Non, seulement ceux en qui il n'a pas confiance. répondit Shikamaru
- Pourrais-tu organiser une soirée où il n'y aura que Temari, Kankurô, Gaara et Baki s'il te plaît ?
- Yoshino, tu n'y penses pas ?
- Je me suis caché d'eux suffisamment longtemps. Et j'ai fait une promesse à leurs parents. Promesse que je n'ai pas pu tenir. Je me dois de leur dire la vérité. Baki n'est pas au courant de tout, par contre il connaissait les noms des conseillers dont il fallait se méfier. Ceux que Gaara a emmené sont les moins pires dirons-nous. Si les autres posant problème à l'époque ne sont plus là, alors cela veut dire que Rasa a dû faire le ménage comme il l'avait dit.
- Maman...
Yoshino regarda son fils avec tendresse.
- Tu ne m'as plus appelé ainsi depuis bien longtemps.
- Depuis que grand-père me l'a interdit en me disant que je n'étais plus un enfant, mais là n'est pas le problème. Je comprends que vous ne m'ayez rien dit. Tu l'a dit, Zeferina est morte lorsque Baki vous a retrouvé. Et tu ne voulais pas vivre dans le passé. Mais je suis d'accord pour que nous leur disions. Il faut que tu saches qu'ils cherchent la vérité à ton sujet. Gaara a annulé l'ordre d'exécution. Temari me l'a expliqué lorsque je lui ai demandé l'origine du nom qu'elle avait choisi pour son cerf-ami.
Yoshino retint sa respiration lorsqu'elle entendit cela.
- Tu en es certain Shika ?
- Oui. J'organise cela pour ce soir. Je vous propose que vous attendiez dehors. Je leur montrerai d'abord la photo d'équipe et ton bandeau frontal. Nous verrons leur réaction. Tu seras ainsi à l'écart si besoin. Même si j'ai la quasi certitude qu'ils ne te feront rien, mais on n'est jamais trop prudent. J'ai cependant un dernier point à éclaircir.
- Nous t'écoutons.
Shikamaru regarda sa mère dans les yeux et prit une profonde inspiration avant de parler.
- J'ai besoin que tu me dise la vérité et que tu ne cherches pas à me ménager.
- Que veux-tu savoir ?
- As-tu seulement à un moment voulu de moi comme enfant ou n'ai-je été qu'un accident que tu as regretté ?
A l'entente de cette question, Yoshino se leva en faisant tomber la tasse de thé qu'elle tenait afin de s'asseoir à côté de son fils. Elle prit une de ses mains et caressa sa joue de l'autre. Elle ne le lâcha pas du regard le temps de sa réponse.
- Lorsque j'ai compris que j'ai enceinte de toi, ce fut le moment le plus heureux de toute ma vie. Je t'ai tout de suite aimé.
- Mais alors pourquoi l'infusion ? demanda Shikamaru en posant sa main sur celle qui était sur sa joue et en la serrant.
- J'étais désespéré. Je pensais que ton père avait décidé que les risques étaient trop gros ou qu'il ne voulait plus me voir. Cela faisait trois mois que j'étais dans la cabane. J'étais épuisé, Gaara ne dormait jamais. Je devais déjà m'occuper de trois enfants, je… un quatrième, même si je le voulais de tout mon coeur… c'était trop compliqué et trop dur à gérer. J'étais toute seule et j'ai eu un moment de faiblesse.
- Quand nous avons retrouvé ta mère Shikamaru, elle était fortement amincie et épuisée. Quand on est arrivé à la cabane, on n'y a seulement trouvé Temari en larme qui essayait de calmer Kankuro et Gaara. Temari m'avait reconnu, une photo de ta mère et moi se trouvait sur la cheminée. Et du haut de ses trois ans, elle nous a dit "elle va tuer le bébé".
- Quoi ? Tu ne m'avais jamais dit cette partie. Le coupa Yoshino. J'avais pourtant fait attention à ne pas leur dire que j'étais enceinte, et cela ne se voyait pas encore.
- Temari a dû le comprendre, après tout elle venait d'avoir un petit frère. Toujours est-il qu'elle nous a indiqué la clairière. Inoichi est resté avec eux pendant que Choza et moi nous nous rendions à la clairière. J'ai compris quand j'ai vu ta mère se servir d'une infusion. Elle était en larme Shikamaru. Elle ne le voulait pas, tu dois nous croire, mais…
- Je ne pouvais pas prendre le risque de me rendre trop souvent au village, intervint Yoshino, et je ne pouvais donc pas travailler, j'arrivais à peine à nous nourrir tous les quatre. Je…
- C'est bon, c'est bon… je ne peux pas dire que je comprends tout mais cela a du sens. Tout ce que je voulais savoir c'est si tu voulais vraiment de moi ou si papa t'avait obligé à me garder.
Yoshino prit son fils dans ses bras.
- Oh Shika, quelle mère je suis si tu en ai à te poser cette question. Bien sûr que je te voulais. En aucun cas ton père n'a dû m'obliger à quoi que ce soit. Quand je l'ai vu dans cette clairière, ma première pensée a été pour toi. J'ai tout de suite pensé à toi. J'allais pouvoir te tenir dans mes bras, te voir grandir, t'amuser, vivre. Je ne voulais pas avorter. Tu dois me croire. Je t'aime et ce depuis l'instant où j'ai compris que tu grandissais en moi.
Shikamaru pleura de soulagement. Et murmura en la serrant contre lui à son tour.
- Je te crois, je te crois. Je t'aime moi aussi maman. Je suis désolé. Je n'aurais pas dû.
- Chut, tout va bien. Tu n'as pas à t'excuser. Ta réaction était entièrement normale. C'est moi qui doit m'excuser. Quand j'ai vu Temari dans la cuisine lors de son arrivée, je l'ai reconnu, mais je ne voulais pas y croire. Alors quand elle me l'a confirmé, tous mes souvenirs sont remontés, et je ne l'ai pas supporté. Et au lieu de te fournir une explication, je me suis muré dans mon silence.
- Bon, intervient Shikaku qui n'aimait pas les effusions de sentiments. Ce n'est pas tout cela, mais j'ai faim moi. Tu manges avec nous où pas Shikamaru.
- Je ne peux pas. J'ai promis à Temari de la rejoindre.
- Alors file. On se retrouve ce soir. On arrivera à dix-neuf heures.
- D'accord. A ce soir.
Shikamaru se leva après avoir embrassé sa mère qui lui décoiffa les cheveux comme elle en avait la mauvaise habitude à chaque fin de conversation. Il fit un geste de la main à son père. Alors qu'il allait passer la porte, son père l'interpella.
- Shikamaru, je ne te l'ai peut-être jamais dit, mais moi aussi je t'aime. Je vous aime tous les deux, ta mère et toi. Et je ferai n'importe quoi pour vous deux. Tu le sais n'est-ce pas?
- Je…. je t'aime aussi… papa.
Shikamaru se détourna pour cacher les émotions qui lui venaient à nouveau. Il en vint à maudire son grand-père qui l'avait forcé à prendre ses distances émotionnellement après qu'il soit devenu chuunin. Il n'avait plus employé les mots "maman" et "papa" pour parler à ses parents depuis ce jour-là. C'est lui qui avait créé la distance qu'il y a avait avec ses parents et il leur avait reproché de ne pas lui avoir fait confiance. Ils y mettraient le temps, mais ils redeviendront une famille unie, il en était certain.
Shikamaru arriva à l'aile secondaire alors qu'ils passaient tous à table. Temari avait préparé le repas car elle savait qu'il devait parler à ses parents. Lorsqu'il s'était réveillé le matin même, il avait cru qu'il se trouvait dans un rêve qu'il faisait souvent, se réveiller auprès de sa belle Sunienne. Il s'était ensuite rappelé des événements de la journée précédente. Il ne savait pas combien de temps il était resté dans le lit à la regarder. Ils n'avaient rien fait d'autre que se tenir l'un contre l'autre cette nuit, mais à ce jour, c'était la plus belle nuit qu'il avait passée. Lorsqu'il avait sentit que la respiration de Temari se faisait moins profonde, il avait commencé à lui caresser les cheveux avant de l'embrasser pour la réveiller comme il en avait envie depuis bien trop longtemps. Ils étaient ensuite restés un moment dans les bras l'un de l'autre sans rien dire. juste profiter de la présence de l'autre. Temari lui avait alors dit, comme à peu près tous les jours depuis qu'elle était à Konoha, d'aller discuter avec ses parents. Et contrairement aux fois précédentes, il avait répondu qu'il allait y aller avant le repas du midi.
Shikamaru frôla la main de Temari en passant à côté d'elle pour prendre un plat et l'emmener sur la table. Il aurait aimé se retrouver seul avec elle, mais il ne le pouvait pas. Il prendrait donc son mal en patience et attendrait que tout le monde parte vaquer à ses occupations dans l'après-midi. Et s'ils ne le faisaient pas, et bien il trouverait bien un moyen d'attirer Temari dans un endroit isolé.
A la fin du repas, il avait réussi à s'assurer de la présence de Baki et Kankuro pour dix-huit heures trente. Il savait que Gaara rentrerait vers dix-huit heures. Les enfants avaient prévu de manger à l'extérieur et ils seraient accompagnés de Samina. Il devrait par contre composer avec Hasumi et Matsuri. Il demandera à Ino dans l'après-midi de passer les chercher pour leur faire visiter la ville. S'il s'arrange pour que Temari ne soit pas là au moment où elles partent, elle pourra leur dire qu'il s'agit d'une sortie entre filles.
En voyant Kankuro traîné, Shikamaru se dit qu'il allait devoir entraîner Temari en dehors puisqu'il n'avait pas la moindre idée de la façon dont il pourrait se débarrasser de Kankuro, tout en étant certain qu'il soit bien présent le soir même. Il se rappela alors d'un fait qu'avait énoncé Temari la veille, ou le matin même, tout dépendait du point de vue. Il se leva donc avant de prendre la parole.
- La nuit a été très courte pour moi. Je vais faire la sieste. Je vous laisse.
Tout en partant, il profita du fait que Kankuro semblait plongé dans de la paperasse que lui avait apportée Gaara pour frôler d'un doigt le dos de Temari. Il pressa légèrement l'épaule droite de Temari en lui faisant signe de monter.
Temari sentit des frissons remonter le long de sa colonne vertébrale au touché de son petit-ami. Lorsqu'il appuya sur son épaule, elle vérifia que Kankurô était bien absorbé par sa paperasse avant de redresser la tête. Lorsqu'il lui fit signe de le rejoindre en haut, elle acquiesça avant de retourner à sa lecture. Elle soupira légèrement lorsqu'elle entendit la porte se refermer. Elle se demandait combien de temps elle devrait patienter afin que Kankurô ne se doute de rien. Au bout de quelques minutes elle releva la tête vers son frère qui ricanait.
- Je peux savoir ce qui te fait rire ? demanda Temari.
- Franchement, si je vous dérangerait vous n'aviez pas besoin de faire tout ce cirque, il suffisait de me le dire et je vous aurais laissé tranquille.
- Je ne sais pas du tout de quoi tu parles, nia Temari en prenant un air détaché.
- Vraiement ? Pourtant ce n'est pas ce qu'il m'a semblé voir aux petites lueurs du jour.
- Tu aurais fait un cauchemar ?
- Dans un certain sens… Disons que j'ai voulu prendre l'air et que je vous ai vu rentrer bien proche tous les deux. Et puis franchement, comment pourriez-vous imaginer que je ne vois pas les gestes. On a eu la même formation Tema. Alors dépêche toi d'aller le rejoindre.
- Le connaissant, il doit s'être déjà endormi. Mais je ne te comprends pas.
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? Kankuro avait fermé le dossier et l'avait repoussé devant lui.
- D'habitude, quand je rencontre quelqu'un, vous faites tout pour que je le vois le moins possible. Et là limite tu me jettes dans son lit.
- S'il te plaît Tema, les images! grimaça Kankuro en se massant les yeux comme s'il cherchait à chasser les images en question.
- Oh ça va, ne fais pas ta prude. Et n'essaye pas d'esquiver.
- Disons que cela fait plusieurs années que vous vous tournez autour et qu'il était temps. Avec Gaara on en a discuté plusieurs fois, et c'est un type bien et droit.
- Je…
- Mais attention, s'il te fait souffrir…
Temari, touché par les propos de son frère qui acceptait sa relation et qui était protecteur mais sans trop, s'approcha pour lui décoiffé les cheveux comme elle le fait depuis qu'ils sont enfant. Elle ne sait pas d'où elle tient cela, mais elle savait que c'était un geste qu'ils avaient tous les deux pris l'habitude de faire peu après la mort de leur mère, et ce au grand damne de Baki qui ne cesse de râler en les voyant le faire… Cependant elle suspendit son geste en lisant le nom sur une feuille qui dépassait du dossier.
- Zeferina, comment as-tu obtenu ce dossier ? Avec Gaara on a fouillé partout, n'en trouvant pas trace.
- Disons que Gaara l'a obtenu de manière peu conventionnelle, et que tu ne veux pas savoir.
- Qu'est-ce que vous avez trouvé dedans ?
- Pas grand chose. Ils ont longuement suspecté le père de Shikaku de l'avoir caché car il semblerait qu'ils entretenaient une relation. Cependant ses fiançailles puis son mariage avec la tante d'Ino levèrent tous les soupçons qu'ils avaient à son sujet.
- La tante à Ino ? Je ne savais pas que Ino et Shikamaru étaient cousins.
- Parce que tu trouves qu'ils lui ressemblent ? demanda Kankurô en se reculant sur sa chaise, de façon à laisser reposer son dos dessus, et en croisant les bras.
- Tu ne le crois pas ? s'étonna Temari en s'asseyant à côté de son frère.
- Non, j'en suis sûr, ils ne sont pas cousins.
- Mais enfin, le conseil a bien dû vérifier son identité s'ils s'en sont servi pour la cacher.
- Et bien, la tante d'Ino s'appelle bien Yoshino, j'ai fait des recherches ce matin. Et le problème vois-tu c'est qu'elle est décédée il y a cinq ans en mission. Cela a brouillé les pistes à l'époque. Seulement, il y a trois informations qui m'ont mis la puce à l'oreille lorsque j'ai lu cela. Si Shikaku et Zeferina entretenaient une relation jusqu'à ce qu'elle s'enfuit, alors cela aurait voulu dire que Shikaku l'avait trompé pendant qu'ils étaient ensemble. Gaara et Shikamaru ont moins de neuf mois d'écart. Et cela ne colle pas du tout avec le caractère du clan Nara. Ils sont fidèles et incapable de trompé leur conjoint. Je les ai bien observé depuis le temps.
- Je comprends, et ensuite ?
- Ensuite, tous les membres du clan Yamanaka sont blonds, mais pas Yoshino Nara.
- Je ne vois pas en quoi c'est important…
- J'ai cherché une photo de Yoshino Yamanaka dans les archives de l'école. Elles sont tellement anciennes qu'elles sont accessibles. D'autant plus qu'elle était en classe avec le Yondaime. Bref, Yoshino Yamanaka est bien blonde.
- Rien ne l'empêche de se faire une couleur.
- Certes, certes, mais les traits ne correspondent pas.
- Tu ne veux pas me dire que le conseil n'a pas vérifié l'identité de l'épouse de Shikaku Nara, surtout s'il était soupçonné d'entretenir une relation avec elle, et qu'en plus de cela il est devenu père moins de neufs mois après ?
- En fait, ils ont bien envoyé un ninja discrètement, un qui connaissait bien Zeferina. Et il a certifié que ce n'était pas elle.
- Et bien voilà, ce n'est pas elle.
- Tema, c'était Baki.
- Tu ne voudrais pas dire que…. ?
- Qui nous a raconté qu'elle était ami avec maman ? Qui nous a appris qu'il s'agissait de ta marraine ? Qui nous a convaincue qu'elle avait voulue nous sauver et non pas nous tuer ?
- Et cela expliquerait non seulement pourquoi elle ne veut pas de moi ici, par peur d'être reconnu, mais surtout la réaction de Shikamaru hier soir. supposa Temari en se prenant la tête entre les mains.
- Que veux-tu dire ? demanda Kankurô
- Hier soir, j'ai trouvé Shikamaru tellement perturbé par ce qu'il avait découvert sur ses parents qu'il marmonnait des choses qui m'ont paru sans réels sans. Il disait qu'on avait le droit de savoir, et qu'il me trahissait par son silence.
- S'il ne l'a vraiment appris qu'hier soir, il faut lui laisser le temps de digérer l'information. Et encore, uniquement si notre information est correcte. Et puis je ne t'ai pas dis chez qui était caché ce dossier, je te laisse deviner qui a voulu dissimuler ces informations et éviter que quelqu'un ouvre à nouveau le dossier.
- Baki ?
- Oui.
Temari fut pris d'un doute.
- Depuis combien de temps as-tu ce dossier ?
- Nous l'avons découvert peu après ton départ pour Konoha., et depuis que je suis arrivé j'ai fait mes recherches.
- Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé avant ? En fait non, vous n'aviez pas du tout l'intention de m'en parler n'est-ce pas ?
- Ce n'est pas que nous n'en avions pas l'intention, mais on ne voulait pas te faire de faux espoirs. On sait combien tu es touché par cette histoire.
- Il serait peut-être temps que vous arrêtiez de chercher à me protéger. Je suis l'aînée, et parfaitement capable de me défendre.
- On le sait. Mais on ne peut pas s'en empêcher.
- Pfuu. Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Temari en se redressant sur sa chaise.
- Qu'est-ce que tu veux faire ? Gaara apprécie beaucoup Shikamaru, il ne veut rien faire qui le mette en danger, ou qui te fasse du mal à toi. Et il a encore moins envie de déclencher un conflit avec Konoha.
- Shikamaru n'a appris la vérité sur ses parents qu'hier. Tout correspondrait. Mais laissons lui le temps de nous en parler. Nous aviserons après, une fois que nos doutes seront confirmés.
Temari et Kankurô se regardèrent en silence pendant quelques minutes avant que Kankurô ne le brise.
- Je n'ose imaginer comment il doit se sentir. Il a découvert que sa mère n'est pas celle qu'il a cru pendant de longues années, il a découvert son véritable nom. C'est bon pour faire une crise identitaire ce genre d'histoire.
- Oui, cela expliquerait son comportement fortement perturbé et inhabituel hier soir. Je vais le voir.
Sur ces paroles, Temari se leva et sortit de la pièce son esprit rempli de pensées tellement improbables qu'elle avait encore du mal à y croire. Mais les faits étaient là. Si elle était objective elle ne pouvait nier. Shikamaru est le fils de sa marraine. La femme qui n'a pas supporté de la voir chez elle et qui l'a mise à la porte.
Temari décida de laisser ses pensées négatives de côté lorsqu'elle entra dans sa chambre. Elle n'eut d'ailleur pas le temps de réfléchir qu'elle se retrouva plaquée contre la porte. Ses réflexes lui firent renverser son adversaire et elle se retrouva assise sur son buste, ce dernier ne s'étant pas défendu. Elle sourit en le reconnaissant mais ne se déplaça pas pour autant. Il levait les mains dans un signe de non agression, abordant un sourire au lèvre.
- Je retiens. Pas de retrouvailles surprise.
- Tu ne t'ai pas endormi toi ? demanda Temari en faisant un geste pour se relever, geste stoppé par Shikamaru qui vint placer ses mains sur ses hanches pour l'empêcher de bouger.
- Tu sais bien que je ne fais la sieste que d'une oreille. Je t'ai entendu monter les escaliers.
Tout en parlant, Shikamaru redressa son buste et fit glisser Temari pour qu'elle se retrouve en position assise sur ses cuisses. Instinctivement Temari passa ses mains derrière sa nuque et commença à jouer avec ses cheveux. Shikamaru soupira de contentement en plongea son nez dans le cou qui lui était offert. Il inspira profondément, faisant rire Temari. Il se sentait bien. En paix avec lui-même, et voulait juste profiter de l'instant présent, ne sachant pas comment les choses allaient évoluer le soir même.
- Tu es si bien que ca assit par terre? demanda Temari.
- Je serai bien n'importe où tant que tu es dans mes bras. répondit Shikamaru en relevant la tête pour capturer les lèvres de sa belle.
Le baiser qu'ils échangèrent devint rapidement enflammé. Leurs mains devenant baladeuses. Ils ne se souciaient plus de rien d'autre. Seul la présence de l'autre importait. Ils se concentraient uniquement sur les sensations ressenties. Ils perdirent rapidement la tête. D'une main Shikamaru tenait fermement la hanche de sa compagne tandis que de l'autre il dégageait son épaule droite de tout vêtement. Il fit ensuite glisser ses lèvres d'abord sur le menton, puis sur sa mâchoire qu'il mordilla légèrement, avant de descendre le long de son cou sur lequel il aspira un peu de la peau. Il était pris d'une frénésie, et avait envie de goûter à la moindre parcelle de peau lui étant accessible. Temari n'était pas en reste et accentua la pression qu'il effectuait sur son cou tout en malaxant son cuir chevelu. Elle voulait plus. Elle ne put retenir des gémissements de bien-être de s'échapper de sa bouche. ressenti. Elle poussa un léger gémissement de frustration lorsqu'il s'éloigna pour la regarder dans les yeux. Il savait qu'il atteindrait bientôt un point de non retour s'ils continuaient ainsi, et il voulait être certain qu'elle soit d'accord.
- Tema, si on continue ainsi, je ne pourrais pas m'arrêter.
- Ne me prends pas pour une pauvre vierge effarouchée. J'ai eu d'autres...
Shikamaru la coupa en l'embrassant. Il la souleva en se redressant pour la déposer sur le lit à leur côté.
- Ne me parle pas de tes amants précédents pendant que je m'occupe de toi s'il te plaît.
- Alors ne t'arrête plus.
- A vos ordres, princesse.
Shikamaru détacha le dos de la robe de Temari, et la fit glisser jusqu'à sa taille avant de l'allonger sur le lit. Temari quant à elle glissa les mains sous le haut-de-corps de Shikamaru et le lui retira avant qu'il ne plonge sur ses seins la faisant frissonner et gémir sous les sensations qu'il provoquait. Il avait pris en bouche son sein droit et malaxait le gauche d'une de ses mains, son autre main remontant lentement le long de sa jambe. Arrivé au niveau de sa taille, gêné par le tissu, il le déchira sous le rire de Temari.
- Je l'aimais bien, moi cette robe. rigola-t-elle.
- Oh mais moi aussi ne t'en fais pas. Je t'en achèterai d'autres comme celle-là, autant que tu le voudras. Mais en attendant, je compte bien te manger toute entière. répondit-il avant de plonger sur son ventre.
Shikamaru fit jouer sa langue dans le nombril de son amante avant de commencer à descendre. Tout d'un coup il se retrouva sur le dos, Temari à cheval sur lui.
- Je compte bien te manger moi aussi, et prendre tout mon temps.
Temari caressa longuement son torse tout en fixant le regard de son amant. Elle s'amusait de ses réactions à son touché, notamment lorsqu'elle descendait proche de la bosse formée par son pantalon. Pantalon qu'elle jugea de trop et donc qu'elle fit glisser très lentement, ses doigts frôlant la peau qui se découvrait au passage. Elle lâcha son regard pour commencer à découvrir le torse offert de ses lèvres. Shikamaru caressait ses cuisses, avec un empressement et une vivacité qu'elle ne lui connaissait pas. Alors que les mains de Temari remontaient le long de ses jambes et commençaient à jouer avec l'élastique son caleçon, il plaqua ses hanches contre les siennes. Ils gémirent tous les deux en concert lorsque leurs sexes entrèrent en contact, même si encore au travers du peu de vêtement qu'il leur restait. Il décida de reprendre le contrôle de la situation et retourna Temari tout en l'embrassant à pleine bouche. Il reprit son butinage, passant ses lèvres sur son coup, puis gratifiant chacun des seins de sa compagne d'un baiser avant de s'attaquer à son nombril. Il descendit encore et ce fut à son tour de jouer avec l'élastique du dessous de son amante. Il sourit contre sa peau lorsqu'il la sentit soulever son bassin afin d'accentuer le contact. Il fit glisser lentement le tanga qu'elle portait, ses lèvres accompagnant ses doigts, jusqu'à ce qu'il atteigne ses chevilles qu'il entreprit de masser avant de remonter progressivement jusqu'aux lèvres secrètes de son amante, qu'il embrassa avec avidité et gourmandise. Temari cru devenir folle lorsqu'elle sentit ses lèvres l'embrasser ainsi, et perdit tout contrôle lorsque son amant vint ajouter ses doigt à ses lèvres et sa langue. Elle perdit la notion du temps et atteignit le plaisir intense rapidement. Elle se cambra sous le surplus de sensations avant de se laisser retomber sur le lit, à bout de souffle.
Shikamaru conscient qu'elle avait besoin d'un peu de temps pour se remettre se releva et l'embrassa délicatement sur la bouche. Temari ne put retenir un gémissement en goûtant les lèvres de son amant, et l'énergie lui revint rapidement. C'était maintenant à son tour. Elle le fit basculer et s'empressa de lui retirer son caleçon. Le membre de son amant se dressa alors de toute sa hauteur, et elle se lécha les lèvres de gourmandise. Son flemmard semblait bien vigoureux. Elle avait besoin de le toucher, alors elle le fit. Elle chatouilla d'abord les testicules et encouragée par les râles de plaisir qui lui parvenaient, elle empoigna la verge d'une main sûre et entama un va et vient lent ,tout en capturant les lèvres de son amant, étouffant ainsi ses gémissements. Ce fut à son tour de faire cheminer ses lèvres plus bas sans perdre le contact de la peau offerte à elle. Elle passa un peu de temps sur les tétons de son amant avant de continuer sa descente. Alors qu'elle atteignait le membre gorgé de sang, elle déposa un baiser rapide qui fit se cambrer Shikamaru. Elle le fixa dans les yeux. Shikamaru comprenant ce qu'elle s'apprêtait à faire rassembla le peu de pensées cohérente qu'il lui restait pour lui parler.
- Tema, tu n'es pas obligé.
Pour seule et unique réponse, Temari lui sourit et lécha sa queue de bas en haut avant de la prendre à pleine bouche. Sous cet assaut, Shikamaru s'effondra et profita pleinement des sensations et du plaisir indescriptible qu'il ressentait. Il voulut entamer un mouvement des hanches, mais Temari le retint. Il ne put empêcher ses mains de venir se perdre dans les cheveux de son amante et de guider un peu plus cette bouche qui lui donnait tant de plaisir. Alors qu'il sentit qu'il allait venir, il essaya d'éloigner Temari tout en parlant.
- Tema je vais…
Mais Temari n'était pas de cet avis et il atteint la jouissance en se libérant dans cette bouche qu'il aimait tant. Il regarda Temari avaler sa semence et trouva cela hérotique. Temari se redressa et vint l'embrasser. Il goûta ainsi sa semence. Ce geste, associé aux caresses qu'il continuait d'échanger le fit devenir rapidement dûr une nouvelle fois et prêt pour elle. Pour lui donner autant de plaisir qu'elle lui en avait donné. Il la retourna alors, afin de se trouver au-dessus d'elle, et caressa l'entrée déjà mouillée et prête à le recevoir de sa belle blonde. Il ne la quitta pas des yeux alors qu'il entrait en elle. Ils entrèrent dans une danse dont ils étaient les maîtres, ou il n'y avait ni dominé ni dominant. Leurs bassins bougeant en rythme, accélérant et ralentissant par moment pour faire durer le plaisir. Ils ne se lancèrent pas du regard pendant la durée complète de cette danse intime et atteignirent ensemble l'orgasme qui les dévasta. Afin d'étouffer leur cri, Shikamaru se jeta sur les lèvres de son amante qu'il dévora plus qu'il ne les embrassa. Une fois que leur souffle recommencèrent à être régulier, Shikamaru se retira et bascula sur le dos, entraînant Temari afin qu'elle reste contre lui. Elle posa sa tête sur son torse et ferma les yeux pour prolonger le bien-être qu'elle ressentait. Shikamaru jeta un coup d'œil au réveil et se dit qu'il avait bien le temps pour une petite sieste avant de devoir sortir. Il embrassa le front de Temari qui était en train de s'endormir, bercé à la fois par la respiration de Shikamaru mais également par les caresses qu'il effectuait sur ses cheveux.
