Disclainer: rien n'est à moi, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Vous vous rendrez compte très rapidement que je prends certaines libertés par rapport au manga.
Voilà, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai mis le point final hier soir à cette fanfiction qui me tenait particulièrement à coeur. Je l'ai commencé lorsque j'étais étudiante, et cela m'a fait bizarre de la reprendre cette année. Je remercie toutes les personnes qui ont, un jour ou un autre participé à la conception de cette histoire et qui m'ont aidé a progresser.
Et pourtant, j'ai eu comme un sentiment d'inachèvement lorsque j'ai mis le point final, alors peut-être qu'un jour j'écrirais une suite... mais ce qui est sûr, c'est que cela ne sera pas avant la fin de ma ff sur Harry Potter.
Bonne lecture pour ces deux derniers chapitres et l'épilogue !
Chapitre 15: Discussions
Shikamaru revenait vers la maison accompagné non seulement de Ino qui devait occuper Hasumi et Matsuri, mais également de Kiba. Ce dernier se trouvait avec Ino lorsqu'il l'avait trouvé sur le terrain d'entraînement. Ils avaient visiblement une mission ensemble de prévu à la fin des examens, et avaient souhaité s'entraîner afin de mieux se familiariser avec leur techniques mutuelles, tout en trouvant des combinaisons qui pourraient être intéressantes.
Enfin, Ino devait amener Hasumi et Matsuri pour leur faire découvrir la ville en soirée, et Kiba resterait à portée de voix pour pouvoir les aider si nécessaire. Ils espéraient ne pas en arriver là, mais il valait mieux prévenir et être trop prévoyant. Il partirait lorsque la réunion serait terminé et qu'il n'y aurait plus de risques.
Ino traîna les filles sans vraiment leur laisser le choix sous le regard moqueur de Kankurô et Gaara, qui savaient qu'elles auraient préféré rester tranquillement ici. Même si intérieurement Gaara aurait préféré profiter de la soirée avec Matsuri, il s'amusa de sa réaction. Il avait réussi à l'isoler dans leur chambre lorsqu'Ino leur avait demandé d'aller récupérer une veste pour la soirée, et il lui avait promis une fin de soirée à la hauteur de leur attente à eux deux.
Shikamaru de son côté monta dans un premier temps chercher Baki pour lui demander de l'attendre dans le salon avec Kankurô et Gaara. Il les rejoindrait d'ici quelques minutes, mais il avait quelque chose d'important à leur dire.
Une fois certains que Baki rejoignait le salon, Shikamaru se dirigea vers sa chambre où il prit les documents dont il avait besoin pour exposer sa découverte. Il passa ensuite par la porte communicante afin de retrouver Temari encore assoupie dans le lit qu'il avait eu du mal à quitter une heure plus tôt. Il ne pensait pas qu'elle dormirait encore, elle avait visiblement du sommeil à rattraper.
Shikamaru resta quelques minutes appuyé sur le chambranle de la porte, les bras croisés, l'observant avec minutie, cherchant à graver le moindre détail dans sa mémoire. Cela lui déchirait le cœur, mais il se résigna à la réveiller, tout le monde les attendait dans le salon. Il était déjà dix-huit heures, ce qui ne lui laissait que peu de temps avant l'arrivée de ses parents. Il s'approcha et s'assit délicatement sur le bord du lit. Il devait pourtant la réveiller pour lui laisser le temps de se préparer, mais surtout pour qu'ils discutent de ce qui s'était passé plus tôt, et de la préparer un peu à ce qu'il allait lui annoncer. Il avait peur des conséquences de cette soirée qui l'attendait. Non, il n'avait pas peur, il en était effrayé. Comment allaient-ils réagir ? Il ne pouvait pas le savoir avec certitude. Il avait assuré à ses parents que tout se passerait bien, mais maintenant il n'en était plus si sûr que ça.
Sa relation avec Temari avait fait un bon cette après-midi. Jamais Shikamaru n'aurait pu imaginer que les choses se passent ainsi aussi rapidement. Pas qu'il n'en avait pas rêvé, loin de là même, mais ce n'était que des rêves qu'il pensait inaccessibles. Si les choses se passaient mal, il ne pourrait pas vivre cette relation avec celle qui possédait son cœur. Il approcha sa main de son visage qu'il caressa tendrement avant de repousser les quelques mèches de cheveux. Il se pencha alors pour l'embrasser tendrement.
Temari fut réveillée par ce baiser. Si au début elle était contente, elle s'étonna de ressentir comme une appréhension face à ce baiser qui ressemblait un peu trop à un baiser d'adieu, mais ce qui la fit reculer, ce fut de sentir des larmes couler sur les joues de Shikamaru. Elle encadra alors le visage de Shikamaru de ses mains avant de prendre la parole d'une voix douce.
- Eh..., qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- Je…
Shikamaru ne put s'empêcher de déposer à nouveau un baiser lent sur les lèvres de Temari avant de répondre.
- Je t'aime Tema. Tu es … très importante pour moi. Tu dois me croire.
- Hé… bien sûr que je te crois, comment pourrait-il en être autrement après ce que nous avons partagé il y a seulement quelques heures ?
- La vieille histoire que je vais te révéler, enfin, vous révéler à tes frères et toi pourrait mener des tensions entre nos deux villages.
- Chut… Ne parle pas de malheur. Et puis, comment peux-tu en être aussi certains ? Et écoute moi bien, mon frère est Kazekage, et il t'apprécie Shika, de plus je ne le laisserais pas nous séparer pour une vieille histoire.
- Tu ne comprends p…
Temari avait posé son doigt sur la bouche de Shikamaru pour l'empêcher de continuer.
- S'il te plaît Shikamaru, reprend confiance en toi, en nous. Je suis certaine que tout se passera bien d'accord ? Maintenant tu vas m'embrasser correctement, pas un baiser d'adieu car je compte bien recommencer à plusieurs reprises. Tu n'es pas prêt de me perdre.
Et pour illustrer ses propos, Temari prit possession des lèvres de son amant avec voracité. Elle mordit sa lèvre inférieure, arrachant un gémissement de plaisir à Shikamaru.
- Je te promets Tema que je ferai tout pour que nous ne soyons pas séparés. dit Shikamaru en s'éloignant à regret.
- Bien, maintenant je vais me préparer. Je vous rejoins dans cinq minutes. Où dois-je aller ?
- J'ai demandé à tout le monde de nous attendre dans le salon.
- Bien, vas-y, je t'y rejoins vite.
Tout en prononçant ces mots, Temari repoussa Shikamaru du bout des doigts pour l'encourager à se lever. Elle le regarda ensuite franchir la porte communicante.
Pourtant, une fois qu'elle entendit la porte menant au couloir se refermer, Temari fut prise d'un frisson d'appréhension. Elle remonta ses genoux, qu'elle encercla de ses bras contre son torse, avant de plonger son visage dans ses genoux. Elle s'était montrée forte car elle savait que Shikamaru, même s'il ne le montrait pas aux autres avait été fortement perturbé par ce qu'il devait lui annoncer. Et maintenant elle avait un peu peur car le problème était qu'elle se doutait de ce qu'il allait leur révéler. Comment réagirait Gaara, mais surtout quelles seraient les explications ayant mené à l'exil de la mère de Shikamaru. Il restait encore beaucoup trop de zones d'ombre à cette histoire. Et elle ne pouvait pas s'empêcher de s'imaginer le pire. Pourvu que les raisons de l'exil soient réellement justifiables et n'entraînent pas des tensions entre leur village. Elle ne le supporterait pas. Pas après l'après midi qu'ils avaient passé. Pas après que leurs sentiments mutuels aient pris une telle importance.
Temari se redressa, elle devait se préparer et il ne lui servait à rien d'imaginer mille et un scénarios possibles. Elle prit le temps de se rafraîchir avant de s'habiller et de descendre. Lorsqu'elle arriva dans le salon, Gaara qui était dans le canapé sur sa droite lui fit signe de la rejoindre. Elle aurait préféré s'installer à côté de Shikamaru mais il lui fit un signe de tête de suivre l'indication de son frère. Gaara semblait se douter de la raison de leur réunion. Kankuro qui était posté près de la fenêtre les rejoignit et s'installa à même le sol devant eux, comme pour faire rempart.
Baki quant à lui prit place derrière Temari et Gaara. Il pressa brièvement l'épaule de Temari. Elle se rappela tout d'un coup que non seulement il savait si leur suppositions étaient correctes, mais également qu'il avait toujours défendu sa marraine et avait toujours parlé d'elle en bien. Elle se dit alors que si Shikamaru confirmait leurs soupçons, alors il pourrait l'aider si nécessaire à convaincre Gaara de ne pas déclencher des conflits avec Konoha. Au fond d'elle, elle savait pourtant que Gaara recherchait autant la vérité qu'elle et ne la pensait pas coupable, mais une petite part d'elle-même ne pouvait l'empêcher d'être effrayé.
Temari regarda Shikamaru pousser un long soupir et sortir un rouleau de sa sacoche. Il le déroula, et après s'être mordu le pouce, le posa dessus. Un faible nuage s'échappa, et laissa apparaître trois objets face à eux. Temari ferma des yeux en les reconnaissant. Elle les rouvrit lorsqu'elle sentit Gaara lui attraper la main et la serrer fortement. Kankuro se retourna, et ils échangèrent tous les trois un long regard. Au bout de ce qui sembla être du point de vue de Temari une éternité, mais qui n'était en réalité que quelques secondes, Gaara fit signe à Kankuro de prendre les objets qui était à sa portée et de les lui passer. Temari risqua un regard vers Baki qui était devenu immobile et dont le regard ne laissait rien paraître, si ce n'est une légère angoisse pour ceux le connaissant bien.. Elle regarda ensuite Shikamaru qui ne la quittait pas des yeux, il la regardait avec un mélange d'espoir et de peur. Elle lui fit un signe de tête qu'elle voulu rassurant alors qu'elle même était terrorisée.
Temari reporta ensuite son attention vers Gaara qui avait attrapé le premier objet, un bandeau frontal de Suna, rayé. Même s'il se doutait de l'identité de la personne à qui appartenait ce bandeau, Gaara le retourna lentement. Il y lu alors un matricule. Il montra ce matricule à Temari qui le prit dans ses mains, le temps que Gaara sorte son Bingo Book. Il l'ouvrit directement à la page de Zeferina sous les regards surpris de Shikamaru mais également de Baki. Ce dernier ne put retenir une exclamation.
- Comment… ?
- Baki, la seule raison pour laquelle je ne vous ai pas fait arrêté pour avoir volé puis dissimulé des dossiers est le respect que j'ai envers vous, mais aussi parce que je vous fait confiance depuis de nombreuses années. Vous êtes l'un des rares à être resté toujours honnête envers nous, vous êtes ce qui se rapproche le plus d'un père pour nous trois. Et nous savons que vous ne feriez rien qui puisse nous mettre en danger, mais surtout qu'aucune de vos actions n'est réalisée sans que vous n'en mesuriez toutes les conséquences possibles.
Baki regarda Gaara prendre le second objet, une lettre visiblement écrite par le Yondaime au vu du sceau. Il était touché par les propos de Gaara et baissa les yeux. Son regard accrocha alors le troisième objet. Une photo sur laquelle on pouvait voir six adolescents qui souriaient. Sur ces six adolescents, ils n'étaient plus que deux en vie. Il releva la tête vers Shikamaru. Dès qu'il l'avait vu, il avait su que c'était son fils. Pas seulement parce qu'il appartenait au clan Nara, non, ce clan était trop vaste pour cela. Mais surtout à son regard et à sa façon de se perdre dans ses pensées. Il y avait également ce tic qu'il faisait avec le coin de sa bouche lorsque quelque chose le dérangeait. Devoir lancer l'attaque sur Konoha quelques années auparavant lui avait déchiré le cœur. Il savait que Rasa avait tout fait pour repousser le conflit le plus possible, mais il n'avait pas pu maîtriser le conseil comme il l'avait voulu et avait été contraint de lancer l'opération. Enfin, qui sait s'il n'avait pas prévu une alternative et peut-être était-ce pour cela qu'il avait été éliminé. Il s'était toujours dit que si Orochimaru avait pu atteindre ainsi Rasa c'était uniquement parce qu'il avait été trahi. Seulement il n'avait toujours pas trouvé d'explication. Ils avaient échangé quelques lettres codées, mais peut-être que leurs lettres avaient été interceptées. Il lui avait décrit le jeune Nara et il savait qu'il lui tardait de voir à quoi il ressemblait, s'il parviendrait lui aussi à voir leur amie d'enfance à travers lui. Baki revint au présent lorsqu'il entendit Gaara prendre la parole, tenant toujours la lettre entre ses mains, s'adresser à Shikamaru.
- Sais-tu qui elle est ?
- Oui. Répondit simplement Shikamaru
- Sais-tu qu'elle est accusée de trahison et est recherchée par Suna ? poursuivit Gaara.
Baki ferma les yeux en entendant ces propos.
- Oui. répondit à nouveau Shikamaru
- Sais-tu quels sont les ordres donnés à tous les ninja de Suna à son sujet ?
- Oui.
- Pourrais-tu s'il te plaît répondre par une phrase plus complète, commença à s'agacer Gaara, Temari lui prit la main pour l'inciter au calme avant qu'il ne poursuive. Je répète ma dernière question: sais-tu quels sont les ordres données à tous les ninja de Suna à son sujet ?
- Jusqu'à il y a peu elle devait être tuée à vue. Mais il semblerait que maintenant elle ne doive qu'être emprisonnée et menée à vous.
- Bien. Et donc qui est elle ? commença à s'impatienter Gaara en refermant la lettre du Yondaime d'un geste agacé.
- Avant que je ne vous donne son identité, vous devez savoir que nous ne vous laisserons pas l'emmener. Elle est sous la protection de nombreux clans. Des clans qui ont juré au Yondaime de la protéger, et qui sont prêts à tenir cette promesse. Ce qui déclencherait des conflits et causerait alors la fin de cette paix que nous avons construite.
Shikamaru avait obtenu cette information du père d'Ino lorsqu'il était passé chez elle. Avant de lui indiquer le terrain où elle se trouvait, il lui avait donné la liste des clans ayant prêté ce serment. Baki prit alors la parole.
- Elle ne voudrait pas être la cause d'une nouvelle guerre et se rendrait s'il le fallait. Gaara, Temari, Kankuro, ce n'est pas à moi de vous le dire, mais je vous en prie, ne réagissait pas de manière irréfléchie. Vous devrez écouter son histoire en entier.
Gaara regarda Temari puis Kankuro avant de regarder à nouveau Temari. Il n'avait toujours pas lâché sa main qu'elle avait attrapé plus tôt. Il ne sut pas pourquoi mais il sentait qu'ils auraient besoin de ce contact par la suite. Kankuro et Temari hochèrent la tête à la suite de leur conversation silencieuse. Gaara prit alors à nouveau la parole.
- Shikamaru, je te promets de ne prendre aucune décision tant que je n'ai pas entendu toute l'histoire dans son intégralité, à la condition qu'elle se présente d'elle-même ici et qu'elle réponde à mes, non à nos questions. Alors maintenant dis moi qui est-elle ?
Shikamaru prit une longue inspiration et répondit en fixant Temari dans les yeux. Il avait besoin d'y puiser du courage.
- J'ai l'impression que vous le savez déjà, ou du moins que vous en avez des doutes. Au vu de ses dernières actions, ce n'est pas étonnant. Baki, vous l'avez toujours su n'est-ce pas ? Non ne répondez pas à cette question, votre réaction de tout à l'heure a été suffisamment éclairante. Je pense qu'elle sera ravie de le savoir, et de savoir que vous avez dissimulé des informations et autres dossiers pour la protéger. Je dois vous avouer que cela me rassure quant à la suite.
- Shikamaru…
Kankuro est intervenu, coupant le monologue de Shikamaru car peu patient. Baki sourit face à cela, il eut un instant l'impression d'être de retour en arrière lorsque Yoshino tournait autour du pot sans répondre à une question, les faisant tous perdre patience. Le regard de Shikamaru était maintenant dirigé vers Kankuro, peu ravi de s'être fait couper ainsi la parole. Baki le vit alors jeter un coup d'œil vers l'horloge. Il entendit ensuite un bruit de pas venant du jardin. Baki retint sa respiration à ce son. Elle faisait exprès. Si elle l'avait voulu, il n'aurait rien entendu, mais elle savait qu'il était là, alors elle rythmait son pas sur le code qu'ils avaient inventé lorsqu'ils étaient encore de simples genins. Il vit son ombre se dessiner devant la porte menant au jardin. Shikamaru qui avait tourné la tête la porte en question se redressa d'un coup et regarda Gaara dans les yeux avant de parler.
- Puisque j'ai votre promesse Kazekage-sama, je vous annonce que la personne que vous cherchez n'est autre que ma mère, Yoshino Nara.
Comme si elle avait entendu cela, elle ouvrit alors la porte du jardin et entra dans la pièce, suivi d'un pas par son mari Shikaku.
Baki ne put se retenir plus longtemps et s'avança rapidement vers elle avec pour objectif de la prendre dans ses bras. Il ne put malheureusement pas l'approcher complètement, arrêté non pas par une ombre mais par une dizaine. En voyant cela, la fratrie se leva d'un bond mais ne purent faire d'autres mouvements, eux aussi pris dans des ombres. Shikamaru qui n'avait pas utilisé sa technique se releva lentement en prenant la parole.
- Vous avez promis de l'écouter Kazekage-sama. Et même sans cela, vous deviez bien vous douter que nous aurions pris des mesures protectrices. Nous allons relâcher les ombres, mais pas entièrement, nous allons vous en entourer.
Alors qu'il finissait sa phrase, les Suniens retrouvèrent leur liberté de mouvements. Comprenant qu'il ne pourrait pas l'approcher, Baki fit un bond en arrière pour se poster proche de son Kazekage, cependant il rencontra un mur d'ombre qui le projeta en arrière. Le mur disparut aussi vite qu'il était apparu. Baki essaya alors de se déplacer lentement. Le mur l'empêcha à nouveau de se déplacer mais ne le renvoya pas en arrière. Il avança sa main prudemment et rencontra comme un film élastique qui apparut au contact et disparut à nouveau lorsqu'il éloigna sa main.
Temari fixait son regard sur Shikamaru, ne sachant trop comment réagir à ce "piège". Ils auraient dû se douter qu'il prévoirait une issue de secours, et surtout de quoi les retenir le temps de mettre sa mère en sécurité. Cette dernière s'avança et mit sa main sur l'épaule de Shikamaru. Ce dernier lui jeta un regard avant de s'asseoir, son père se plaçant derrière eux.
Une fois assis, Shikamaru leva la main et les murs d'ombre furent visibles pour eux tous avant de disparaître à nouveau, comme s'ils étaient absorbés par le sol. Ils n'avaient encore jamais vu cette technique.
Si Baki était isolé dans un cercle, Temari était visiblement dans le même que ses frères, ce qui leur permettait de garder un contact physique entre eux. Elle jeta un coup d'œil pour chercher à savoir d'où venaient toutes ces ombres. Elle remarqua alors non seulement des membres du clan Nara dans le jardin et dans le couloir derrière elle, mais également des cerfs. En réalité, il y avait autant un cerf accolé à chaque membre du clan qui avaient tous leur main gauche posée sur le dos du cerf, alors que la main droite formait la moitié du mutra chèvre devant leur visage, l'index et le majeur relevai, l'auriculaire et l'annulaire replié, le pouce fermé, venant toucher l'annulaire.
Devant tous, au plus proche de la porte, se trouvait quatre cerfs, deux inconnus, qu'elle supposa être ceux liés au parents de Shikamaru lorsqu'elle reconnut celui de Shikamaru et la sienne Zeferina. Elle se rendit alors compte que la communication avec elle était bloquée. Ce qui ne lui plaisait pas, et qui ne semblait pas plaire également à Zeferina (son cerf, pas sa marraine). Alors qu'elle voulut avancer, l'un des cerfs lié à un des parents de Shikamaru sembla vouloir lui bloquer le passage. Zeferina ne sembla pas perturbé pour autant et réussit à le passer grâce à sa petite taille. Elle voulut aller toucher Temari, mais fut arrêtée par les ombres. Elle poussa alors un gémissement et s'allongea à côté de la limite des ombres, ne lâchant pas Temari du regard. Shikamaru prit ensuite la parole.
- Je suis désolé Kazekage-sama. Croyez bien que nous ne vous ferons aucun mal. Nous…
- Pas besoin de vous justifier Nara.
Gaara avait coupé Shikamaru, et son intonation assez sèche associée à l'emploi du nom de famille fit grimacer non seulement Temari, mais également Shikamaru. Gaara reprit rapidement la parole.
- Je comprends votre besoin de protéger votre famille, même si je n'apprécie pas d'être tenu ainsi captif. Mais vous avez raison, j'ai promis d'écouter toute l'explication. Alors je le ferai. Mais elle a intérêt à innocenter réellement votre mère Nara. Je vais vous demander d'apposer un sceau de vérité sur la gorge.
Tous tournèrent un regard étonné vers Gaara. Ce sceau n'étant utilisé que lors d'interrogatoires poussés. Le sceau ayant pour effet de brûler les cordes vocales lorsque la personne sur qui il est employé ment, avait été jugé immoral. La brûlure quant à elle est irréversible. Shikamaru s'apprêtait à protester lorsque sa mère prit la parole.
- Je suis d'accord à quelques conditions.
- Je vous écoute, répondit Gaara.
- Les questions devront se limiter aux cadres professionnels concernant Suna. Aucunes questions sur Konoha ou le clan Nara, et bien sûr aucunes questions intimes ou d'ordre privée qui ne sera pas validé par mon fils. De plus, le sceau devra être retiré dès la fin de notre entretien.
- Ces conditions sont acceptables et acceptées. Qui souhaitez-vous pour apposer le sceau ? Gaara savait que c'était un sceau risqué et que n'importe qui ne pouvait pas le réaliser.
- J'aurai aimé celle qui m'a tout appris sur les sceaux, mais elle est décédée. Je vais donc demander à ce que cela soit son fils.
- Tu es sûre que… commença à intervenir Baki.
- Pour les sceaux je n'ai confiance qu'en un seul clan. Et celui-ci risquant de me tuer si mal apposé, je ne laisserai personne d'autre me le poser. Et tu le sais Baki. répondit assez sèchement Yoshino.
- De quel clan parlez-vous ? demanda Kankurô.
- Je parle du clan Uzumaki d'Uzu-no-kuni. répondit Yoshino.
- Euh… Je ne pense pas que cela soit une bonne idée, Naruto n'est pas ce que l'on pourrait appeler le ninja…
- Je le connais, et je sais qu'il en est capable. C'est son clan qui a inventé la totalité des sceaux utilisés. Ils sont capables de les faire sans même réfléchir. expliqua Yoshino, intransigeante sur son choix.
- Et si c'est pour l'attente, ne vous en faites pas, je l'ai déjà prévenu par le biais de son cerf-ami et il est déjà en route, intervint Shikaku. A ce sujet Temari, je suis désolé, mais le conseil du clan qui s'est réuni cette après-midi à préféré suspendre ton lien. Ne t'en fais pas, je suis sûr que cela ne sera que provisoire.
En entendant ces mots, Temari ne put se retenir de jeter un regard assassin au père de Shikamaru. Elle avait d'ailleur vu ce dernier serrer des points à cette annonce. Il n'était vraisemblablement pas au courant de cette décision, ce qui la rassurait, tout n'était peut-être pas perdu entre eux. Elle comprenait les actions de son amant, mais ne pouvait s'empêcher de se sentir blessée et trahie. Ils auraient une conversation juste tous les deux suite à cela.
Ils restèrent silencieux pendant plusieurs minutes, se regardant juste les uns les autres, attendant l'arrivée de Naruto. Temari, Gaara et Kankuro avaient repris leur place assise. Lorsque ce dernier arriva, il ne posa pas de question, visiblement il avait été mis au courant de la situation. Il fit un bref signe de tête en direction des Suniens avant de se tourner vers Shikamaru et sa mère.
- Mme Nara, vous m'avez toujours traitée avec gentillesse et respect. Et cela depuis mon plus lointain souvenir. Vous êtes une personne que j'admire car vous m'avez toujours aidé sans vous soucier du regard des autres, les remettant à leur place s'ils faisaient le moindre commentaire désobligeant à mon sujet devant vous. Je ne souhaite pas vous faire de mal, et je n'ai encore jamais dû apposer un tel sceau. Êtes-vous certaine de votre choix ? Ne préféreriez-vous pas un ninja plus expérimenté sur ce sceau dont je n'avais encore jamais entendu parlé jusque-là ?
- Naruto, je connaissais bien tes parents. Et même si tu n'en as pas conscience, tu as hérité du talent de ta mère à ce sujet. Je te fais entièrement confiance. De plus, tu as la confiance de Gaara, ce qui est important vu que c'est lui qui le demande. Et je souhaite que tu restes pour les explications qui vont suivre.
- D'accord. Si vous le souhaitez. Je vous demande quelques minutes pour bien l'assimiler. Il me faudrait un rouleau en parlant pour pouvoir l'étudier.
- Tu n'en as pas besoin, ton clan n'a jamais eu besoin d'explication concernant les sceaux. Leur réalisation est innée chez vous. Tu vas fermer les yeux et te laisser guider par ton instinct.
Naruto déglutit avant de faire ce qui lui était demandé. Il effectua d'abord une série de respiration visant à le détendre, puis tout d'un coup il ouvrit les yeux qui étaient maintenant comme recouvert d'un voile bleu ciel. Il s'avança d'un pas sûr vers Yoshino, composa une série de mudra avant de poser sa main droite directement sur la gorge de Yoshino. Ils virent alors apparaître un symbole à cet emplacement. Naruto, qui avait fermé les yeux à la suite de son dernier geste, les rouvrit. Ils avaient retrouvé leur aspect normal. Il se déplaça ensuite derrière Gaara, essayant de comprendre ce qu'il venait de lui arriver. Cependant lorsqu'il entendit Gaara prendre la parole, il se concentra sur ce qui l'entourait. Il avait été mis au courant par l'intermédiaire des cerfs, et il se sentait pris entre deux feux. Il ne supporterait pas de devoir être en conflit avec Gaara. Mais Yoshino Nara l'avait soigné lorsqu'il était blessé quand il n'était qu'un enfant. Elle n'avait pas pu l'emmener vivre chez eux, lui expliquant que cela lui avait été interdit par le conseil des clans. Mais elle avait quand même pris soin de lui en cachette dès l'instant où Shikamaru était devenu son ami à l'académie, et cela n'avait pas de prix pour lui. C'était elle qui lui avait appris à s'occuper de son appartement, ménage, vaisselle. Elle lui avait aussi appris à lire lorsqu'elle avait découvert qu'il ne savait pas lire, toujours en secret. Ensuite elle lui avait appris à cuisiner, et enfin elle avait obligé les commerçants à lui vendre des articles.
- Essayez de dire un petit mensonge, sans insister, afin de vérifier que le sceau s'illumine bien.
Yoshino fit ce qu'il dit. Le sceau s'illumina, ce qui rassura Gaara, qui sourit avant de reprendre la parole.
- Je vous écoute, racontez nous votre histoire.
- Ce n'est pas que mon histoire, c'est aussi la vôtre à tous les trois. Après tout vous en avez été les acteurs principaux, répondit Yoshino avant de se relancer dans le récit qu'elle avait déjà raconté à son fils la veille.
Une fois son récit terminé, elle se tourna vers eux, et attendit qu'ils prennent la parole. Elle venait de décrire leur installation dans la cabane et regarda tour à tour ces trois enfants qu'elle avait juré de protéger. Elle avait échoué, mais était heureuse de les voir assis en face d'elle en toute sécurité, si on omettait la paranoïa de son mari qui avait imposé la protection des ombres. Cependant le silence ne dura pas bien longtemps et fut brisé par Gaara.
- Vous pouvez retirer vos ombres, je ne vous ferai rien. Je… La voie de Gaara se brisa alors qu'il essayait de contenir les émotions qui tourbillonnaient en lui, il réussit à se ressaisir , notre « enlèvement » n'était qu'une mission donnée par notre père ? S'il n'y avait pas eu ce sceau, j'aurais bien eu du mal à vous croire, car la description que vous en avez faite ne lui ressemble en rien.
La déclaration de Gaara jette un froid sur l'assemblée. Shikamaru fit tout de même signe aux membres de son clan de lever les protections. Ce qu'ils firent immédiatement. Zeferina baissa la tête et s'apprêtait à répondre lorsqu'elle fut devancée par Baki.
- Et pourtant c'est la vérité, tout du moins le début et tout ce qui porte sur la personnalité de votre père. Et le sceau a tout confirmé. Je vous ai un jour dit qu'il avait changé après la mort de votre mère, mais ce n'est pas tout à fait exact. Kankurô, lorsque l'on te dit que tu ressembles à ton père, ce n'est pas uniquement au sujet de son physique que les gens font le parallèle, mais au sujet de son caractère et de sa personnalité bien avant sa nomination au poste de Kazekage. Je faisais partie de l'équipe chargée de surveiller Shikaku, et donc de ceux qui vous ont trouvé. Malgré le fait que l'on ne vous ait trouvé que plusieurs mois ensuite.
- Une minute, tu as bien dis plusieurs mois ?
- Oui, c'est le temps qu'il a fallu pour vous retrouver. Rasa a réussi à bloquer les conseillers, mais ces derniers l'ont accusé de trahison et ont fait appel au Daïmio. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé lors de la réunion, mais votre père est revenu changé. Il était vaincu, le Daïmio avait donné ses ordres. Trois ordres pour être précis. Le premier retrouver les enfants, le second éliminer le ravisseur et ses alliés, et le troisième, le pire à mon sens, il avait donné à Rasa l'interdiction d'intervenir dans l'éducation de ses enfants afin de se consacrer entièrement au village et éviter toutes trahisons futures. Il a fait ce qu'il avait à faire pour protéger ses enfants pas seulement de ses ennemis, mais également de ses alliés. N'avez-vous pas remarqué que chaque fois que vous l'avez rencontré ce fût en présence d'autres personnes. Temari, Kankurô, vous viviez avec lui mais n'étiez jamais seuls avec lui, ce n'était pas son choix.
Cela en fût trop pour Kankurô qui se jeta sur Baki et l'empoigna en lui hurlant dessus.
- Pourquoi ! Pourquoi ne nous avez-vous jamais rien dit ! On aurait pu comprendre ! Pourquoi seulement après toutes ces années ? Notre père nous aimait ? J'ai toujours cru que nous lui étions indifférent ! Comment peux-tu dire tout cela en restant de marbre ? hein !? Mais répond enfin !
Tout d'un coup il sentit une prise sur ses mains qui lui firent desserrer ses points de la tenue de Baki. Il jeta un regard vers sa sœur qui s'était levée et approchée sans qu'il ne s'en aperçoive, quelle honte pour un ninja de son calibre. Il sentit les mains de sa sœur trembler et s'accrocher avec plus de force à la sienne. Il chercha son visage mais ne pouvait pas le voir car elle avait baissé la tête. Il dut tendre l'oreille pour entendre ces deux mots qu'elle se mit à répéter en boucle : « Arrête Kankurô ». Il sentait sa voix trembler et ne savait pas comment réagir face à cette réaction plus qu'inattendue, venant de sa grande sœur, invincible pour lui. Ce fut la sonnerie de la porte d'entrée qui tira tout le monde de leur état de statut. Shikamaru demanda alors à Temari d'aller ouvrir, il aurait dû y aller lui mais il savait que Temari avait besoin de quelques secondes en dehors de la salle afin de se remettre de ses émotions et de se reprendre un peu. Il su qu'il avait bien fait lorsqu'il l'entendit pester contre les flemmards qui ne prenaient même pas la peine d'aller ouvrir la porte chez eux.
Elle revint quelques minutes plus tard accompagnée d'Inoichi et de Choza. Ces derniers jetèrent un coup d'œil à Shikaku et Zeferina avant de se relaxer quelque peu.
Le silence fut brisé par Inoichi, qui s'adressa directement à son vieil ami après avoir saluer Gaara par respect pour son poste.
- Je suis désolé de cette interruption, mais nous ne pouvions plus rester dehors à attendre alors que nous sommes tout autant que toi responsable de la situation. Kazekage-sama avez-vous pris votre décision ?
- Non pas encore, il me manque encore des éléments.
- Que souhaitez-vous savoir de plus ? demanda Shikaku.
- Je souhaiterais savoir comment est-ce que vous nous avez retrouvé Baki ?
- En réalité ce ne fut qu'un coup de chance. Sept mois après votre disparition, je revenais de Konoha où j'avais dû interroger Shikaku ici présent avant son départ en mission. J'ai remarqué le frère de Shikaku qui s'enfonçait dans la forêt alors que l'on m'avait affirmé qu'il était déjà en mission depuis plusieurs jours. Je l'ai suivi de suffisamment loin et il m'a emmené jusqu'à vous.
- Shikaku depuis combien de temps étiez-vous au courant de notre position ? Et répondez sincèrement.
- Trois mois après votre disparition, j'ai demandé à Minato de nous donner une mission dans la zone de la cabane ou tout du moins de façon à passer par la cabane. Je me doutais depuis le début que vous y étiez mais je me sentais sous surveillance. Au bout de trois mois, suffisamment de temps avait passé, et les ninjas de Suna ne me pistaient plus.
Après quelques minutes de réflexion, Gaara reprit la parole.
- J'ai suffisamment d'éléments. Je vais y réfléchir pendant les examens et vous donnerez ma décision avant mon départ. En attendant, rien de ce qui a été dit dans cette pièce ne doit filtrer. Je ne veux surtout pas que les conseillers, qui m'ont accompagné, se doutent de quelque chose. De plus j'ai également des révélations à vous faire à tous, mais ce ne sera pas ce soir, je vous dirai tout la veille de mon départ ici même. Il est déjà tard, je propose que nous allions tous nous reposer quelques heures. Temari tu es excusée pour la réunion de demain matin mais ta présence est obligatoire demain après-midi. Quant à vous Zeferina, je vous demanderai de ne pas quitter la ville, sinon je me verrai obligé de lancer mes hommes à votre poursuite. Bonne nuit à tous.
Sur ces mots, Gaara sortit de la salle rapidement suivi par tout le monde. Gaara ne se soucia pas des appels de son frère. Il entra dans sa chambre et rejoignit directement celle de Matsuri où il attendit son retour. Il aurait pu avoir une enfance remplie d'amour, s'il n'y avait pas eu ces conseillés. Il demanderait à Baki leur nom et si son père ne leur avait pas encore fait payer, il le ferait lui-même. Il avait après tout constitué des dossiers lui permettant de faire tomber la totalité des membres du conseil dont il n'a pas confiance. Il attendait juste la bonne occasion. Mais il n'avait plus envie d'attendre.
Gaara en était là de ses réflexions lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. Il se précipita alors pour la refermer et plaqua Matsuri contre le battant. Il l'embrassa de manière désespérée. Matsuri comprit alors que quelque chose s'était passé qui l'avait remué, et essaya de le rassurer en lui transmettant tout son amour dans ce baiser. Une fois à court de souffle, ils s'éloignèrent et Gaara plongea sa tête dans son cou. Il laissa alors libre court à ses larmes, Matsuri était la seule avec qui il sentait qu'il pouvait complètement se laisser aller, qu'elle ne le jugerait pas, mais au contraire, l'aiderait. Matsuri le serra contre elle, caressant ses cheveux et son dos tout en lui murmurant des paroles apaisantes. Une fois certaine qu'il s'était calmé, Matsuri l'entraîna sur le lit. Elle le déshabilla, ne lui laissant que son caleçon puis, elle le glissa sous ses couvertures. Gaara se laissa faire, tel un pantin désarticulé. Elle se mit ensuite en pyjama et le rejoignit dans le lit. Dès qu'elle fut dans le lit à ses côtés, Gaara la rapprocha de lui et la serra contre lui, posant sa tête contre sa poitrine. Ils s'endormir ainsi. Juste rassuré par la présence de l'autre. Juste avant de s'endormir, Gaara eut une pensée pour sa sœur, il espérait que tout se passait bien de son côté.
