Disclainer: rien n'est à moi, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.
Vous vous rendrez compte très rapidement que je prends certaines libertés par rapport au manga.
Voilà, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai mis le point final hier soir à cette fanfiction qui me tenait particulièrement à coeur. Je l'ai commencé lorsque j'étais étudiante, et cela m'a fait bizarre de la reprendre cette année. Je remercie toutes les personnes qui ont, un jour ou un autre participé à la conception de cette histoire et qui m'ont aidé a progresser.
Et pourtant, j'ai eu comme un sentiment d'inachèvement lorsque j'ai mis le point final, alors peut-être qu'un jour j'écrirais une suite... mais ce qui est sûr, c'est que cela ne sera pas avant la fin de ma ff sur Harry Potter.
Bonne lecture pour ce dernier chapitre avant l'épilogue !
Mise en garde: ce chapitre contient des scènes assez osées et interdites aux moins de 18 ans.
Chapitre 16:Dernières révélations
Temari regarda son frère partir après la bombe qu'il avait lâché. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il avait pris sa décision. Jamais il ne pourrait faire du mal à une personne qui l'a vue comme un enfant avant de voir Shukaku. Elle avait voulu leur donner une enfance "normale" même si cachée et cela pour lui, cela n'avait pas de prix. Mais alors pourquoi cette menace et qu'est-ce qu'il avait à lui dire ? Pourquoi attendre la fin des examens ?
Temari regarda les parents de Shikamaru quitter la pièce, ainsi que tous les autres membres du clan, et leurs amis. Shikamaru quant à lui n'avait pas bougé et la regardait, anxieux. Et il pouvait l'être après le coup monté qu'il avait mené, même si elle pouvait parfaitement comprendre les raisons, elle ne pouvait pas entièrement l'accepter. Et elle comptait bien le lui faire comprendre. Soudain, elle fut prise d'un vertige, elle eut l'impression que sa tête allait exploser. Elle sera l'accoudoir du canapé ou elle était assise avec force, pour garder contact avec la réalité et prit une inspiration forte, cherchant à regagner un calme apparent, ce qui inquiéta Kankuro qui se retourna vers elle.
- Tema qu'est-ce qu'il y a ?
Mais Temari ne répondit pas, elle se contenta de prendre Zeferina dans ses bras sous les regards de Shikamaru et de Kankuro. Elle posa son front sur son museau et se laissa envahir par le lien qu'elle venait de retrouver. Elle n'aurait jamais penser qu'il pourrait autant lui manquer.
- Je suis désolée Temari, ils m'ont interdit de te contacter, et comme je ne le voulait pas, ils ont bloqué notre lien cette après-midi pendant que tu dormais. expliqua Zeferina par leur lien.
- Je ne t'en veux pas, pas à toi du moins. J'ai bien vu que tu voulais me rejoindre. Ne t'en fais pas.
- A qui en veux-tu alors ?
- Oh, il le sait très bien.
- Tu ne dois pas lui en vouloir !
- Comment sais-tu à qui j'en veux ?
- Je te rappelle que nos esprits sont liés, si tu ne le peux pas encore, je peux lire maintenant les pensées de surfaces que tu as, celles qui viennent effleurer ton esprit lorsque tu penses. Surtout lorsque tu t'ouvre à notre lien comme tu viens de le faire.
- Pourquoi ne devrais-je pas lui en vouloir après ce qu'il vient de se passer ? Il a bloqué notre lien, mais il a également mis mes frères en danger en nous tendant un piège. Nous lui faisions suffisamment confiance pour baisser notre garde en sa présence.
- MAIS IL ÉTAIT TOTALEMENT OPPOSÉ À TOUT ÇA!
En entendant cela, Temari ne put s'empêcher de relever brusquement la tête vers Shikamaru.
Elle le regarda dans les yeux et ne fit plus attention à son frère qui se leva et sortit discrètement. Kankuro se doutait que les deux avaient de nombreuses choses à se dire, et s'il était honnête avec lui-même, il était plus inquiet pour Shikamaru que pour sa sœur. Il la connaissait et il savait qu'elle pouvait être rancunière. Pour sa part, il n'en voulait pas à Shikamaru pour avoir mis en place les protections par son clan. Et puis honnêtement, cela le rassure de les voir à ce point protecteur, après tout sa sœur a de très fortes chances de rentrer dans ce clan très bientôt, il ne se faisait pas d'illusion à ce sujet.
Temari commença à se relever tout en demandant à Zeferina de les laisser seuls. Cette dernière rejoignit rapidement le reste du troupeau qui l'attendait à l'orée de la forêt. Cependant, en la voyant commencer à se relever, Shikamaru se leva avant de s'agenouiller rapidement à ses côtés, l'empêchant de se relever entièrement. Elle resta alors agenouillée face à lui. Dans son mouvement, il lui avait pris sa main. Elle s'y accrocha, elle avait besoin de ce repère, et même si elle lui en voulait un peu pour s'être fait prendre dans des ombres. Lorsqu'elle réalisa qu'ils étaient maintenant seuls, elle ne put s'empêcher de tomber dans ses bras et de se réfugier contre son torse. Instinctivement Shikamaru referma ses bras autour d'elle, mais son action le rassura, si elle s'accrochait à lui, alors tout n'était pas perdu. Il savait qu'il n'échapperait pas à des remontrances, mais elle ne lui en voulait pas trop. Ils s'expliqueraient plus tard.
Pour l'instant beaucoup trop d'informations tournées en rond dans sa tête, et Temari ne se sentait pas capable de tout gérer, et puis elle venait d'apprendre qu'il n'avait pas été pour les piéger ainsi. Elle préféra alors différer cette discussion qui ne serait pas évidente, et laissa ses pensées l'emporter. Elle n'arrivait pas à imaginer son père gentil et aimant, cela lui paraissait beaucoup trop incohérent. Elle n'avait en tête que la façon dont il la traitait. De l'ignorance la majorité du temps, comme si elle n'existait pas pour lui. Et le reste du temps il ne faisait que lui faire des reproches, appuyer sur les défauts, que ce soit juste par un regard ou par des mots. Elle n'avait jamais vu la moindre trace d'amour dans les actions de son père. Et là, devant elle, sa marraine, celle dont elle espérait secrètement qu'elle revienne et l'emmène avec elle, non seulement avait essayé de réaliser ce vœu, mais en plus lui annoncé que son père l'aimait.
Contrairement à ce qu'elle avait laissé paraître enfant, elle n'avait jamais cru à la version officielle concernant son départ. Et ses croyances avaient été confirmées par Baki lorsqu'il leur en avait parlé pendant son adolescence. Mais comment aurait-elle pu croire à cette version officielle alors que tous les souvenirs qu'elle avait d'elle n'étaient que tendresse et joie. Et, là apprendre qu'elle a voulu les aider, réaliser son souhait d'enfant, dès le jour de la naissance de Gaara et même avant, pour ensuite les abandonner et les rayer de sa vie. Non, c'était trop de contradictions. Pourquoi, lors du début de son séjour, l'avait-elle traité comme une malpropre, une moins que rien. Elle ne pouvait pas être reconnu, alors pourquoi n'a-t-elle pas profiter de sa présence pour essayer de la connaître ? Elle devrait en discuter très sérieusement avec elle. Elle ne pouvait qu'imaginer ce qui avait dû se passer. Lorsqu'il les a retrouvés, Baki a dû se rendre compte de sa grossesse qu'elle ne pouvait pas cacher au vu de son avancement, après tout, Gaara et Shikamaru n'ont que quelques mois d'écart. Il était alors au courant depuis toutes ces années et il n'avait rien dit. Elle avait beaucoup de questions à leur poser à tous les deux. Mais pour l'heure elle se laissait bercer par la respiration de Shikamaru. Elle avait réussi à réorganiser quelque peu ses pensées.
Après plusieurs minutes, elle se redressa lentement et se détacha de Shikamaru qui n'opposa aucune résistance. Elle se leva et fit quelques pas avant de se poster devant la baie donnant sur le jardin. Elle laissa son regard vagabonder, attendant que Shikamaru prenne la parole. Ce qu'il ne tarda pas à faire.
- Je t'en prie Tema, dit quelque chose.
- Que veux-tu que je te dise ? Je t'ai fait confiance comme je n'ai jamais fait confiance à qui que ce soit et tu m'as conduit dans un piège !
- Je te jure que je n'étais pas au courant ! Ils m'ont mis devant le fait accompli et je n'ai pu protester que par le lien, sinon…
- Sinon quoi ?
- Sinon cela n'aurait pas eu le même effet et cela aurait entraîné d'autres conflits.
- Tu ne comprends pas.
- Je ne comprends pas quoi ?
- Je croyais que tu avais confiance en moi, en mes frères, alors pourquoi ?
- Je ne voulais pas que cela se passe comme cela. J'avais juste demandé à Kiba de rester en alerte non loin au cas où il faille extraire ma mère. Mais jamais je n'aurais pensé qu'ils utilisent cette technique. Jamais, je te le jure Tema.
- Mais pourtant tu n'as pas paru surpris !
- Parce que mon père en tant que chef de clan peut communiquer avec tous les cerfs ! Il a transmis l'information par Léonins. Je te le jure !
- Et les signes que tu as fait…
- C'est un code que l'on utilise dans toutes les situations ou on agit en groupe. Je suis l'héritier Tema, l'ensemble du clan m'a juré obéissance le jour de ma majorité.
Tout en parlant, Shikamaru s'était approché et avait obligé Temari à lui faire face, avant de continuer en chuchotant et en collant son front au sien..
- Je t'en prie Tema, crois moi, je n'ai jamais voulu te blesser. Si j'avais été mis au courant plus tôt, je te jure que je t'aurai prévenu. Je t'aime Temari No Sabaku. Crois moi, je ne veux pas te perdre maintenant que je t'ai enfin avoué mes sentiments. Et surtout, je ne veux pas que l'on soit séparé à cause des erreurs de nos parents. Jamais je ne pourrais te trahir ou te mettre en danger, je préfèrerais en mourir. Je t'aime.
- Je t'aime aussi.
A l'entente de ces mots, Shikamaru ne put empêcher son cœur de s'emballer. Si lui, lui avait déjà avoué plusieurs fois ses sentiments, si elle les avait déjà montrés par ses geste, c'est bien la première fois qu'elle le formule à voix haute. D'une main tremblante, il releva le menton de Temari, qui avait baissé la tête suite à sa déclaration.
- Ne baisse plus jamais la tête lorsque tu me dis que tu m'aimes. C'est la plus belle chose que tu ais pu me dire.
- Je devrais t'en vouloir, je devrai ne plus vouloir te parler. Mais c'est plus fort que moi, je me sens en sécurité près de toi, lorsque j'ai été prise par les ombres, je savais que je ne risquais rien tant que tu étais là. J'arrive à être moi-même quand je suis seule avec toi, je n'ai pas besoin d'être toujours sur mes gardes, car je sais que tu ne te moqueras jamais de moi, ou que tu n'utiliseras jamais mes moments de faiblesses pour te faire du mal. Et l'inverse est vrai. Lorsque nous sommes tous les deux tu te relâches et tu me fais confiance, et jamais je ne me servirai de cela contre toi. Tu m'as fait découvrir ce qu'était l'amour, le vrai. Je t'aime Shikamaru et je ne laisserai pas les erreurs de nos parents nous séparer, ni mes frères.
Temari ne put en dire plus car Shikamaru avait capturé ses lèvres dans un baiser plein de tendresse qui se transforma en un baiser passionné. Shikamaru la serra contre lui avant de la soulever. Temari noua ses jambes autour de ses hanches, les mains de Shikamaru tenant fermement ses cuisses.
Shikamaru dans un moment de lucidité se rendit compte qu'ils étaient dans un lieu de passage et que certaines personnes n'étaient pas encore rentré. Il décida alors de les déplacer vers sa chambre pour plus d'intimité. Seulement, même s'il savait pouvoir être interrompu à n'importe quel moment, il s'arrêta souvent en chemin, plaquant Temari contre un mur ou une porte et embrassant toutes les zones de sa peau accessible. Temari de son côté profitait de sa position pour commencer à explorer de ses mains le torse de son amant. Alors qu'ils arrivaient dans le couloir de leur chambre, elle laissa glisser sa main sur la bosse se trouvant maintenant au niveau de l'entrejambe de son compagnon. Elle ne put alors s'empêcher de prendre cette bosse à pleine main. Shikamaru poussa un grognement et la plaqua avec empressement contre la porte. Il gémit lorsqu'elle entreprit de malaxer son membre à travers le tissu de son pantalon.
- Si tu continues ainsi, je n'arriverai jamais à nous emporter dans la chambre. murmura Shikamaru entre deux gémissements.
Temari se contenta de sourire et profita de leur pause pour plaquer ses hanches contre celle de Shikamaru provoquant des frissons et des gémissements incontrôlables chez eux deux. Shikamaru ouvrit alors la première porte à portée de main. Il s'agissait d'un petit boudoir rarement utilisé avant de les y faire rentrer et de verrouiller la porte pour être sûr de ne pas être dérangé. Tant pis pour leur chambre. Ils la regagneraient plus tard. Pour l'instant il devait s'occuper de sa petite amie comme il se devait. Il comptait bien lui faire l'amour en beauté. Et il le lui signala.
- Je vais te faire l'amour Temari, comme personne encore ne te l'as fait.
- Alors qu'attends-tu ? le railla Temari un sourire en coin.
Shikamaru s'avança alors vers la méridienne, où il s'assit, tenant toujours Temari et l'assayant sur ses cuisses. Le mouvement provoqua la friction de leurs sexes qui les fit fortement réagir malgré les tissus les séparant encore. Shikamaru commença alors à embrasser la mâchoire de Temari avant de descendre s'arrêtant quelques secondes à la base de son cou. Lorsqu'il arriva à la bretelle retenant sa robe d'été, il l'attrapa entre ses dents pour la faire descendre, tout en laissant glisser sa langue, provoquant de délicieux frissons chez Temari qui se cambra. Shikamaru, de sa main gauche, faisait descendre l'autre bretelle. Il embrassait chaque parcelle de son corps à disposition. Lorsqu'il arriva au niveau de son sein, il le suçota avec enthousiasme, alors que ses mains relevèrent le bas de la robe de Temari. Il caressa d'abord lentement sa zone sensible au travers de sa culotte. Temari ne pouvait que fermer les yeux et laisser les sensations l'emporter. Elle ne put retenir un petit cri lorsque Shikamaru glissa enfin sa main sous sa culotte. Elle ne voulait pas être en reste, et déboutonna son pantalon. Elle poussa un léger grognement de contentement lorsqu'elle se rendit compte qu'il n'avait pas mis de caleçon. Shikamaru sourit contre son sein, et décida pour ne pas faire de jaloux de s'occuper maintenant du second. Alors qu'il refermait sa bouche sur le second sein, il pinça en même temps le bouton de plaisir de sa partenaire qui cria son nom. Tout en se cabrant contre Shikamaru, Temari se retint à une épaule de Shikamaru d'une main, et attrapa le sexe gorgé de sang de son amant de son autre main. Ce geste fit que Shikamaru accentua avec son pouce la pression qu'il exercait sur son bouton de plaisir en gémissant, tout en la pénétrant avec deux de ses doigts. Temari entama alors un mouvement de va et vient, leur position fit que le sexe de Shikamaru venait souvent froler la culotte qu'il ne lui avait toujours pas retiré. Shikamaru avait bien l'intention de faire jouir Temari sans lui enlever cette culotte, il se contint alors un peu et se retint de la lui arracher tout de suite. Temari assorti le mouvement de va et vient qu'elle effectuait avec sa main d'un mouvement du bassin sensuel. Alors qu'elle sentit l'explosion la traverser, elle effectua une légère pression supplémentaire et Shikamaru la rejoignit dans cet instant de plénitude, se déversant à la fois sur son pantalon, son maillot de corps, mais surtout sur la robe de Temari et sur ses seins. Il entreprit alors de retirer sa robe en faisant attention de ne pas toucher à ses seins.
Temari retira le maillot de corps de shikamaru et laissa jouer ses mains sur ses muscles qu'elle prit plaisir à découvrir et à masser, d'abord de ses mains puis de sa bouche. Shikamaru la bascula alors de façon à ce qu'elle soit allongée dans la méridienne, le buste légèrement redressé par le dossier de la méridienne. Gêné par son pantalon à moitié ouvert, il se releva pour le retirer et contempla Temari reprendre quelque peu son souffle, recouverte deci delà de sa semence. Juste cette vision suffit à le rendre de nouveau dur de plaisir. Il s'installa alors délicatement, en se léchant les lèvres.
Tout en s'installant, Shikamaru se félicita d'avoir logé plus loin le reste des Suniens, leur permettant de s'exprimer sans devoir se restreindre. Il la surplomba, s'agenouillant en posant ses genoux de part et d'autre de sa belle. Il fit ensuite glisser ses mains le long de ses bras en une caresse légère. Il noua ses mains aux siennes et le redressa d'un coup, les faisant passer au-dessus de sa tête. Il les rassembla pour les tenir d'une seule main contre le dossier de la méridienne. Il fit ensuite glisser son autre main, toujours en une légère caresse, le long d'un des bras de Temari, il poursuivit ensuite sa descente le long de ses côtes et arrêta sa main contre sa hanche qu'il saisit. S'il avait suivi sa main du regard pendant son parcours, il regardait maintenant Temari fixement dans les yeux. Il voulait noter la moindre de ses réaction à ce qui l'attendait. Lentement, sans lâcher son regard, il descendit sa tête vers sa poitrine et lécha les paillettes de son sperme qui l'avait éclaboussé jusque là. La réaction de Temari ne se fit pas attendre et elle se trémoussa avant de se cambrer pour accentuer la pression de sa langue sur son corps. Shikamaru sourit avant de lâcher son regard et de se concentrer sur sa tâche. Il lava avec sa langue chaque parcelle du corps offert devant lui. Plus il descendait, et plus les gémissements de Temari se firent important. Elle le supplia à plusieurs reprises de ne surtout pas arrêter et d'accélérer la cadence. Shikamaru embrassa la culotte humide de Temari avant de la lui retirer d'une main. Il embrassa ensuite délicatement cette zone interdite, la pénétrant avec la langue, la faisant se cambrer davantage. Il s'aida alors de ses ombres pour la maintenir. Il lui fit l'amour et atteindre un plaisir intense juste avec sa langue. Temari cria son nom avant de se laisser choir contre la méridienne. Il se redressa et l'embrassa délicatement sur les lèvres le temps qu'elle reprenne un rythme cardiaque plus calme. Une fois redescendue. Temari se tourna vers lui.
- Et toi ? demanda-t-elle en faisant glisser sa main le long de sa cuisse, l'approchant de son entrejambe, sans la toucher.
- On a toute la nuit, se contenta de répondre Shikamaru en l'embrassant tendrement.
Temari gémit en sentant le goût des lèvres de Shikamaru. Elle décida de prendre à son tour les choses en main. Elle le poussa afin d'inverser leurs positions et se retrouva assise à califourchon sur lui, à seulement quelques millimètres de la verge tendue devant elle. Elle regarda Shikamaru dans les yeux alors qu'elle faisait glisser ses mains sur son torse. Elle pinça ses tétons, arrachant un gémissement à Shikamaru avant de descendre ses mains jusqu'à venir prendre le sexe gorgé de sang devant elle. Elle souleva ensuite légèrement son bassin et commença à frotter leurs sexes l'un contre l'autre. Elle prit plaisir à regarder Shikamaru gémir en fermant les yeux et en basculant la tête en arrière. Après quelques minutes Shikamaru tendit les bras et la tira vers lui afin de l'embrasser à en perdre haleine. Temari positionna le membre tendue face à son entrée, et d'une poussée Shikamaru se retrouva à l'intérieur d'elle, dans un gémissement commun à moitié absorbé par leur baiser. Shikamaru avait envie de la toucher partout, il eut alors l'idée d'utiliser ses ombres pour cela, apportant des sensations de plaisirs intenses à sa partenaire ne s'attendant pas à ce que toutes ses zones sensibles et érogènes soient touchées en même temps.. Temari se releva alors et entama une danse du bassin les amenant doucement vers les sommets du plaisir. Shikamaru ne put s'empêcher d'attraper les hanches de sa compagne et accompagna son mouvement qu'il rendit de plus en plus rapide. Alors qu'il sentait qu'ils étaient proches d'imploser, Shikamaru se redressa pour l'embrasser à pleine bouche. Ils atteignirent alors l'orgasme ensemble, Temari s'effondrant sur Shikamaru, ce dernier retombant contre le dossier de la méridienne, peinant à retrouver son souffle. Il se dégagea tendrement de Temari et tendit le bras pour attraper un plaid présent sur le fauteuil à côté d'eux. Il les en couvrit avant de regarder Temari sombrer dans un sommeil profond, lui-même ne tardant pas à la rejoindre.
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Ce fut le bruit de vaisselle brisée qui réveilla Temari et Shikamaru. Alors qu'ils se redressaient, ils furent surpris de la scène leur faisant face. Haruko était au sol en train de ramasser les débris de ce qui semblait être son petit déjeuné.
- Je suis vraiment désolée. Je ne m'attendais pas à vous trouver ici je vous jure.
- Haruko c'est bon, tu n'as rien à te reprocher. la calma Temari avant de se tourner vers Shikamaru. Quant à toi, tu n'aurais pas pu fermé à clé ?
- Mais j'ai fermé à clé je t'assure, et j'ai même vérifié avec mes ombres avant d'éteindre et de dormir. répondit Shikamaru avant de se tourner vers Haruko. Tu vas nous attendre dehors le temps pour nous de nous habiller. En fait non, tu vas aller nous chercher une tenue propre et de manière discrète d'accord.
- D'accord Shikamaru- sempaï.
Suite à cet ordre, Haruko se précipita vers la sortie pour obéir à l'ordre reçu. Dans sa précipitation elle ne se rendit pas compte qu'elle laissait au sol deux objets qu'elle devait dissimulé. Temari intriguée embrassa Shikamaru avant d'attraper le plaid qui la couvrait et de s'y enrouler. Shikamaru se résigna à se lever pour prendre un autre plaid. Haruko pouvait revenir à n'importe quel moment. Une fois les deux objets en main, elle revint s'asseoir près de Shikamaru. Ce dernier lui prit des mains le trousseau de clé qu'il reconnaîtrait n'importe où.
- Et bien, on sait comment elle est entrée, soupira-t-il en jouant avec le trousseau, ce sont les clés de ma mère. Comment a-t-elle bien pu avoir accès à ces clés ? Tu crois qu'elle les a volé ?
- Non, cela ne lui ressemble pas. Par contre, je crois avoir compris comment elle a appris toutes ses nouvelles techniques. C'est un rouleau de ton clan. Expliqua Temari en lui tendant le rouleau en question que Shikamaru s'empressa de prendre.
- Quoi ? Mais enfin, comment a-t-elle pu obtenir ce rouleau ? Même s'il ne s'agit que d'une technique mineure, cela veut dire qu'elle a eu accès à notre bibliothèque. Ce qui est impossible sans un membre du clan. Et aucun n'aurait osé y faire entrer … Non, s'il te plait, dis moi que je me trompe.
- Si tu penses à ta mère, j'ai bien peur que tu ai raison, après tout, tu as bien dit qu'il s'agissait de son porte-clé non ?
Shikamaru n'eut pas le temps de répondre qu'une personne frappa avant de demander à entrer. Reconnaissant la voix d'Haruko, Temari l'autorisa à entrer. Ils s'habillèrent pendant qu'Haruko attendait dans le couloir. Une fois cela fait, ils demandèrent à Haruko de venir. Ils avaient quelques questions à lui poser. Temari prit la parole.
- Haruko, peux-tu me rappeler quelle était la règle sur cet étage et sur les pièces verrouillées.
- Nous ne pouvions venir à cet étage que pour voir nos senseïs si nous en ressentions le besoin. De préférence si c'est une urgence. répondit Haruko.
Shikamaru et Temari acquiescèrent, puis attendirent la réponse à leur deuxième question. Réponse qui ne vint pas, Haruko gardait le visage baissé, n'osant visiblement pas les regarder. Shikamaru prit alors la parole.
- Haruko, je répète la deuxième question, que deviez-vous faire si vous rencontriez une pièce verrouillée ?
Haruko ne répondit toujours pas, ses mains se mirent à trembler. Elle ne pouvait pas leur répondre. Shikamaru décida d'aborder le problème par un autre sens.
- Quand as-tu volé le pass de ma mère Haruko ?
En entendant ces mots, Haruko releva la tête brusquement avant de s'exclamer.
- JE NE SUIS PAS UNE VOLEUSE !
Se rendant alors compte de la portée de ses propos, Haruko mit brusquement ses mains devant sa bouche. Elle s'inclina ensuite devant eux, leur demandant de l'excuser d'avoir crié. Temari s'agenouilla alors devant elle.
- Haruko, depuis que tu es arrivé, je m'inquiète pour toi. Tu as changé, tu ne nous parles plus. Et maintenant on te retrouve avec des clés qui ne t'appartiennent pas, un rouleau appartenant au clan qui nous héberge, dans une pièce vous étant interdite d'accès, à toi et à tes coéquipiers. Est-ce que tu comprends les conséquences que tes actions pourraient avoir sur les relations entre Suna et Konoha.
- Je suis désolé Temari-sama, mais je vous jure que je n'ai rien fait qui ne m'ai pas été autorisé par un membre du clan Nara.
- Et bien, repris Shikamaru d'une voix calme, afin de t'éviter des ennuis, je te propose de nous donner le nom de celui qui a donné des consignes opposées aux miennes.
- Je ne peux pas. répondit Haruko.
- Pourquoi cela ? demanda Temari
Haruko baissa la tête, sachant qu'elle ne tiendrait pas longtemps face au regard de Temari. Voyant que la situation ne semblait pas s'arranger, Shikamaru s'agenouilla à son tour devant Haruko et tint le porte clé entre eux deux. Le regard d'Haruko accrocha alors l'objet, et Shikamaru prit la parole.
- Est-ce que c'est ma mère qui te l'a donné et qui t'a donné ces rouleaux.
Le silence d'Haruko fut un aveu évident pour les deux shinobi qui se regardèrent avant de se relever. Shikamaru sortit d'un pas rapide de la pièce, ayant en tête de remettre un peu les choses au clair avec sa mère. Décidément, ils se réconcilient la veille, pour de nouveau être en conflit avec elle ce jour-là. Elle n'avait pas à contredire ses directives. Haruko comprenant les intentions de Shikamaru se précipita à sa suite. Elle était encore dans les escaliers lorsqu'il ouvrit la porte, elle cria alors pour l'arrêter.
- NON ! S'IL VOUS PLAÎT NARA-SAN, NE FAÎTES PAS CELA !
Son cri alerta Gaara et Kankuro qui était dans la cuisine en train de prendre leur petit déjeuner. Tous les autres membres qui n'étaient pas encore levés se précipitèrent en haut des escaliers. Temari les voyant arriver, leur fit signe de retourner dans leur chambre, et de ne pas en sortir jusqu'à nouvel ordre. Tous obéirent connaissant les colères de Temari, Samina les accompagna afin d'être certaine que l'ordre soit respecté. Matsuri quant à elle vint se poster aux côtés de Gaara. Shikamaru se retourna pour faire face à Haruko.
- Écoute moi bien Haruko, ce qu'elle a fait, si mon père n'était pas au courant est grave. Elle pourrait être accusée de trahison par le reste du clan. Ma mère n'avait pas le droit de te donner ces rouleaux et ses clés.
A l'entente de ces mots, Matsuri, qui avait été mis au courant par Gaara de la réelle identité de la mère de Shikamaru ne put s'empêcher d'attraper la main de Gaara. Kankuro de son côté se referma un peu sur lui-même, mis à nouveau devant ce qu'il considérait comme un échec, mais préféra ne pas intervenir. Haruko prit alors la parole.
- Mais votre père est au courant. C'est lui qui m'a passé les rouleaux. Il les a sélectionnés en disant que ces techniques n'étaient pas secrètes mais connues du monde entier.
Shikamaru sentit son cœur se serrer en entendant cela, il avait l'impression à nouveau d'avoir été trahi par ses parents. Ils s'inquiétaient tous pour Haruko depuis plusieurs semaines et eux étaient parfaitement au courant de ce qu'il lui arrivait. Ils étaient en froid certes, mais on ne prend pas en charge l'éducation d'un ninja sans en référer d'abord à son senseï, et encore moins l'éducation d'un ninja d'un autre village.
- Je vais tout de même leur en parler.
- Mais elle voulait juste m'aider. On a discuté le soir de mon arrivée, et comme elle maîtrise les techniques que Gaara-sama veut que j'apprenne, elle a dit qu'elle m'aiderait.
- Haruko, tu as donc choisi d'écouter les enseignements d'une inconnue. Elle aurait pu t'apprendre n'importe quoi! s'exclama Kankuro.
- Mais elle n'est pas une inconnue. répondit Haruko. Elle est de Suna, vous le savez non ?
- Comment l'as-tu découvert ? demanda Gaara en s'agenouillant devant elle.
- Et bien parfois elle me parle en ancien Sunien. Je le connais puisque je l'ai appris lorsqu'une personne de l'orphelinat m'a dit que ma mère le parlait avec sa sœur. Et en plus de ça, elle connaissait votre mère Gaara-sama. Elle m'a dit qu'il n'était pas étonnant que je ne progresse pas si Kankuro-sama et Temari-sama enseignaient comme votre mère.
A l'entente de ces propos, Baki qui était arrivé pendant les explications de Haruko ne put s'empêcher de rire et de prendre la parole.
- Je confirme. Ils sont aussi nul qu'elle à ce niveau là.
- Alors explique moi Baki, pourquoi tu as insisté pour que je prenne une équipe si tu savais que j'étais nul comme senseï. demanda Kankuro qui n'était plus vraiment vexé de ses lacunes en matière d'enseignement, après tout cela lui faisait un point commun avec sa mère.
- Parce que j'espérais que cela change.
- Soit honnête Baki, tu n'étais pas beaucoup plus doué qu'elle. Je suppose que la seule raison pour laquelle c'est toi qui était leur senseï, c'est parce que rasa ne faisait confiance à personne d'autre.
Tout le monde se tourna vers l'entrée derrière Shikamaru. Yoshino et Shikaku se tenaient sur le seuil de la porte. Après le silence provoqué par son intervention, Yoshino reprit la parole.
- Maintenant que vous connaissez la vérité, je voulais vous parler d'Haruko. Mais je vois que j'arrive un peu tard.
- Je suis désolée. Je ne pensais pas que Temari-sama et Shikamaru-sama seraient dans le boudoir ce matin, surtout qu'il était vérouillé, je me suis laissée surprendre. expliqua Haruko en rougissant au souvenir de la position dans laquelle elle les avait trouvées.
- Ne t'inquiète pas Haruko, je ne t'en veux pas. Par contre il faudra que mon fils m'explique ce qu'il faisait enfermé dans un boudoir avec ma filleule.
Au souvenir de leur nuit, Temari et Shikamaru détournèrent le regard, ne souhaitant pas l'évoquer devant les parents de ce dernier, et encore moins devant les frères de la Sunienne. Ne souhaitant pas la laisser changer de sujet, Shikamaru reprit la parole pour la recentrer sur le problème d'origine.
- Là n'est pas la question mère. Non seulement j'avais posé des limites et vous les avez contournés sans nous prévenir, mais en plus de cela vous avez pris en charge l'éducation d'un ninja d'un autre village sans l'accord de son senseï.
- Alors premièrement, comment voulais-tu que je t'en parle, tu refusais de m'adresser la parole. Et deuxièmement, je te rappelle que je suis moi-même de Suna, donc je n'ai techniquement trahi aucun village par ce choix. Le seul à qui je dois des excuses à ce sujet comme tu l'as soulevé, c'est Kankuro, puisque je ne lui ai pas demandé son accord avant de prendre Haruko sous mon aile. Mais cela aurait été compliqué à lui expliquer, puisque les techniques que je maîtrise font partie des techniques secrètes de Suna. expliqua Yoshino avant de se tourner vers Kankuro. Kankuro, je te prie d'accepter mes excuses pour avoir court-circuité de façon aussi cavalière ton enseignement.
- J'accepte vos excuses, par contre il y a un point qui me perturbe. Gaara, tu m'avais expliqué que seul les membres de la famille de Haruko avaient jusqu'à présent réussi à maîtriser cette technique.
En entendant ces propos, Yoshino, qui avait oublié ce fait, prit une inspiration en attrapant la main de Shikaku. Haruko quant à elle regarda Yoshino d'un regard nouveau. Est-ce que cela voulait dire que… Non elle n'osait pas l'imaginer. Elle n'eut pas le temps de penser un peu plus à cela car son kage prit la parole.
- Je voulais attendre la fin des examens pour parler, mais au vu de la situation, suivez-moi. Nous allons nous installer dans le salon. Matsuri, peux-tu prévenir Samina qu'ils peuvent descendre finir de se préparer mais que le salon leur est interdit d'accès.
Matsuri se contenta d'hocher la tête avant de s'éclipser de l'entrée, étant dans les confidence de Gaara, elle savait ce qui allait être dit. Tous les autres suivirent Gaara et s'installèrent dans le salon. Contrairement à la veille, Shikamaru prit place aux côtés de Temari. Ses parents s'installèrent dans le canapé à sa gauche. Haruko ne sachant pas quoi faire, resta debout devant Kankuro qui posa sa main sur son épaule. Tous attendirent que Gaara prenne la parole.
- Yoshino-san, si vous permettez que je vous appelle ainsi.
- Je vous en prie.
- Bien, alors, Yoshino-san, avez-vous eu des nouvelles de votre sœur après votre départ.
- Non, nous étions en froid depuis plusieurs années. Je vous avoue que je ne sais même pas si elle est toujours en vie. J'ai essayé au début de prendre de ses nouvelles, mais j'ai vite compris qu'il y avait trop de risques. Et ensuite il y a eut Shikamaru, j'aurai aimé le lui présenter, mais cela aurait voulu dire la mettre dans la confidence, et si tout aurait été découvert, si elle était dans la confidence et que certains s'en rendaient compte alors cela l'aurait condamné, et cela, je ne pouvais pas le risquer, je devais la protéger.
- Je m'en doutais. Tout d'abord sachez que le fait que vous étiez en froid l'a protégé partiellement. Elle n 'a pas été inquiétée mais elle a tout de même eu du mal à évoluer professionnellement parlant.
- Je ne comprends pas, elle avait un des postes les plus importants.
- Suite à votre action, elle a été rétrogradée. De ce que j'ai compris de son dossier, il n'était pas possible que la sœur de celle ayant attenté à la vie de la famille du Kazekage reste leur médecin attitré, et encore moins accède à un haut poste à l'hôpital. Enfin bref, il y a trois ans je suis tombé sur le journal intime de notre père. Il l'avait caché dans un des murs de mon bureau, enfin de son bureau à l'époque. Enfin bref, tout cela pour dire qu'il a commencé son journal peu avant ma naissance et qu'il l'a arrêté il y a douze ans, le jour de la naissance d'Haruko.
- QUOI ? s'exclama Kankurô, mais enfin quel est le lien entre Haruko et notre père, et pourquoi as-tu parlé de la sœur de…
- Laisse-moi finir s'il te plaît, ne m'interromps plus, le coupa Gaara. Il se trouve que votre sœur, Aika et notre père ont entretenu une liaison secrète qui a duré plus de deux ans.
- Mais comment a-t-il pu nous cac…
- Kankuro !
- C'est bon je te laisse continuer.
- Bien, s'il a pu nous le cacher, c'est parce qu'il avait pris ses distances de nous pour ne pas montrer qu'il tenait à nous. Il s'est donc rapproché d'Aika, et de fil en aiguille, il ont eu une relation. Mais il ne souhaitait pas l'exposer, leur relation est donc restée secrète. Même lorsqu'elle est tombée enceinte. Pour lui, il était hors de question que le conseil apprenne l'existence de cet enfant. Il ne voulait pas que cet enfant devienne une cible comme nous l'étions. Il y disait qu'il avait échoué à nous protéger, et qu'il ne voulait pas prendre de risque. Suite à votre histoire d'hier, je comprends maintenant mieux pourquoi il parlait d'échec. Enfin, pour en revenir à notre père et votre sœur, ils ont réussi à maintenir leur lien caché. Malheureusement, Aika est morte en couche, et notre père ne pouvait pas réclamer l'enfant sans le mettre en danger. Cette enfant c'est toi Haruko. Tu es notre petite sœur, une princesse de Suna.
En entendant ces mots Haruko dégagea son épaule de la poigne de Kankuro avant de s'adresser à Gaara, oubliant son statut.
- Vous le savez depuis trois ans ! pourquoi ne m'en parler que maintenant ! vous vouliez vous assurer que je ne sois pas un poids pour vous c'est ça, mais vous avez été mis devant le fait et ne me l'avez révélé que parce que …
- Cela suffit Haruko ! intervint Yoshino. Frère ou pas Gaara reste ton Kazekage. Et s'il ne te l'a pas révélé avant, c'était pour te protéger. Tu étais trop jeune et insouciante pour un tel secret. Un faux pas et tu devenais une cible. Si Gaara, Kankuro et Temari n'ont pas été trop ciblé par des tentatives d'enlèvement ou d'assassinat c'est parce que Rasa a réussit à faire croire qu'ils lui importaient peu. Les conseillers ne les ont pas ciblé. Du peu que je sais, contrairement à son père Gaara est réputé pour être attaché à sa famille, et n'étant pas formé, tu aurais été une cible parfaite pour le faire plier.
- Merci Yoshino-san. Haruko, tu dois savoir que si j'ai insisté pour que ce soit Kankuro qui soit ton senseï c'est parce que je ne voyais personne d'autre capable de te protéger.
- Je comprends mieux pourquoi tu m'as harcelé cette année-là. intervint Kankuro.
- Mais je ne suis tout de même pas une princesse de Suna, je ne suis qu'une bâtarde, mes parents n'étaient pas unis, je n'ai pas de statut.
- Non, répondit Gaara. Ils ont peut-être tenu à garder leur relation secrète, mais ils se sont mariés en secret également. Dans le journal j'y ai trouvé tous les papiers officialisant leur union et même s'il ne pouvait pas le montrer, notre père t'a reconnu et j'ai les papiers officiels qui démontrent ton identité. Tu te nommes Haruko No Sabaku. Tu es une princesse de Suna et notre petite sœur. Et si je te le révèle maintenant c'est non seulement parce que tu es maintenant capable de te défendre ou au moins de donner l'alerte en cas de tentative d'enlèvement, mais également car j'ai enfin réuni tous les documents qui vont me permettre de me débarrasser des derniers conseillers qui serait susceptible de se servir de toi, ou d'un de mes enfants si j'en ai un jour, pour me manipuler.
En entendant ces mots, Haruko fondit en larme dans les bras de Gaara qui s'était approché d'elle. Kankuro et Temari s'approchèrent à leur tour pour la prendre dans leur bras. Après quelques minutes, ils reprirent tous leur place. Et ce fut Shikamaru qui brisa le silence, souhaitant alléger l'ambiance.
- Alors si j'ai bien compris, tu es ma cousine, p'tite chipinette.
Haruko s'approcha alors de lui, mais elle n'avait pas oublié la scène du matin même. Et lorsqu'il vit son sourire en coin, Shikamaru se dit qu'il allait regretter le surnom dont il venait de l'affubler.
- Oui, apparemment je suis ta cousine en plus d'être ta belle soeur. D'ailleurs, après la scène à laquelle j'ai assisté ce matin, il est pour quand le mariage ?
Tous rigolèrent à l'exception de Shikamaru et de Temari qui détournèrent le regard, les joues rouges.
- Bien, reprit Gaara une fois qu'il eut retrouvé son calme. l'heure avance et si nous restons plus longtemps ici, nous serons en retard pour l'épreuve finale, ce qui n'est pas admissible. Je n'ai que deux choses de plus à mettre au clair. La première Haruko, souhaites-tu que ta filiation soit connu dès aujourd'hui, j'entends par là, participer à l'épreuve finale sous ton vrai nom ?
Haruko réfléchit quelques secondes avant de répondre.
- Gaara-sama…
- Non, juste Gaara s'il te plaît, la coupa Gaara.
- Bien, Gaara, je ne préfère pas que cela se sache avant l'épreuve, par contre, une fois l'épreuve terminée, oui, je le souhaite.
- Très bien. C'est ton choix. Maintenant deuxième point. Yoshino, j'ai bien réfléchi à tout ce que j'ai appris hier. Vous n'avez pas trahi, au contraire, vous n'avez fait qu'obéir aux ordres de votre Kazekage. Vous êtes donc innocente de tous les chefs qui ont été retenus contre vous. Je vous demanderai cependant encore un peu de patience avant de l'annoncer à tout le monde. Même si j'ai réuni tous les documents, il me faut encore mettre hors d'état de nuire les conseillers qui ont ordonné notre "éducation" et qui ne fonctionnent que par le chantage.
- Je vous remercie Kazekage-sama. répondit Yoshino en faisant un geste pour le prendre dans ses bras, mais se retint au dernier moment.
Cependant, Gaara ne le voyait pas comme cela et s'avança pour la prendre dans les bras. Il lui chuchota.
- j'avais découvert certaines choses dans le journal de mon père, mais les entendre dire et surtout savoir que vous avez voulu nous offrir une véritable enfance n'a pas de prix.
Alors que tous se levaient et se séparaient, Gaara et Kankuro attrapèrent chacun un bras de Shikamaru et l'entrainèrent dans le jardin. Temari voulut intervenir, mais fut retenue par Yoshino.
- Laisse-les faire, Shikamaru ne se laissera pas impressionner et c'est leur job de frère. Je pense qu'une petite discussion entre nous s'impose également. Je viens juste de te retrouver, et d'apprendre que je peux te parler sans crainte et me voilà déjà à discuter de ça avec toi. Et surtout concernant mon fils.
- On n'est vraiment pas obligé.
- Oh, non non, ne crois pas y échapper. Et puis je suis sûre que tu as des choses à me reprocher ou des questions à me poser. rigola Yoshino en entraînant Temari à sa suite vers l'aile principale pour pouvoir discuter tout en prenant un petit déjeuner sans risque d'être dérangé.
Temari sourit en se laissant entraîner et échangea un regard avec Shikamaru qui se laissait lui aussi entraîner vers la forêt. Elle rigola en se rendant compte que les cerfs du clan s'approchaient d'eux. Ses frères avaient intérêt à ne pas pousser trop loin les menaces fraternelles.
Haruko se retrouva seule avec Shikaku qui haussa des épaules en lui disant qu'il valait mieux les laisser gérer ça maintenant, et qu'elle y aurait droit elle aussi plus tard. Ce à quoi elle ne trouva rien à répondre et préféra s'enfuir dans la cuisine pour retrouver ses coéquipiers. Elle verra, peut-être qu'elle accepterait leurs excuses ce matin, s'ils les lui présentaient comme tous les matins depuis leur arrivée. Après tout, elle était de bonne humeur maintenant, et flottait sur un nuage.
