Disclainer: rien n'est à moi, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

Vous vous rendrez compte très rapidement que je prends certaines libertés par rapport au manga.

Voilà, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai mis le point final hier soir à cette fanfiction qui me tenait particulièrement à coeur. Je l'ai commencé lorsque j'étais étudiante, et cela m'a fait bizarre de la reprendre cette année. Je remercie toutes les personnes qui ont, un jour ou un autre participé à la conception de cette histoire et qui m'ont aidé a progresser.
Et pourtant, j'ai eu comme un sentiment d'inachèvement lorsque j'ai mis le point final, alors peut-être qu'un jour j'écrirais une suite... mais ce qui est sûr, c'est que cela ne sera pas avant la fin de ma ff sur Harry Potter.

Bonne lecture pour cet épilogue !


Shikamaru, assis sur la terrasse de son domaine, regardait les enfants courir devant lui. Il ne put empêcher un sourire de venir orner ses lèvres, en les regardant, si insouciants. Aujourd'hui cela faisait dix ans qu'il avait avoué à la femme de sa vie qu'il l'aimait. Il se rappela ce moment neuf ans plus tôt.

Flash Back 9 ans plus tôt

Shikamaru était stressé, et n'avait cessé pendant les trois jours que durèrent le voyage de vérifier ses poches et leur contenu. Il avait obtenu deux semaines de vacances, et n'en avait rien dit à sa petite-amie. Il voulait lui faire la surprise. Il s'était arrangé avec Gaara et Kankurô. Ils devaient se charger de garder Temari occupée toute la journée. Normalement il aurait dû arriver en début d'après-midi, passer par le bureau pour donner une lettre que lui avait confié l'Hokage, demander la permission à Gaara et Kankurô qui n'étaient pas au courant du véritable but de sa soirée, avant de partir chez eux pour préparer un dîner romantique. Il avait envoyé la liste des ingrédients et normalement Kankurô devait faire les courses le matin même. Mais il avait du retard à cause d'une tempête de sable qui l'avait obligé à s'arrêter, et il commençait déjà à voir le soleil décliner. Tout était fichu. Sa surprise tombait à l'eau, il n'aurait jamais le temps de cuisiner, et ne connaissait pas suffisamment les restaurants du village pour l'y inviter. Et de toute façon, il n'oserait jamais le faire avec du monde autour de lui. Sa mère lui avait bien fait comprendre l'impact politique de son geste. Quoique il pouvait toujours l'emmener au restaurant et garder sa surprise pour après.

Enfin il passait l'entrée de Suna. Il fit un geste de la main pour saluer les gardes en faction sur les collines. Il remarqua alors Kankurô qui discutait avec l'un des gardes. Il venait de reprendre sa progression vers le palais lorsque Kankurô atterrit à ses côtés.

- Salut! Après l'annonce de la tempête à une journée de marche, on n'espérait plus te voir arriver aujourd'hui avec Gaara. On pensait que tu arriverais uniquement demain, mais un éclaireur t'a vu passé et nous a envoyé un faucon pour nous prévenir.

- Bonjour. Je suppose que pour le dîner, vu l'heure c'est loupé. Tu peux me conseiller un restaurant ? demanda Shikamaru.

- Ce ne sera pas nécessaire. Avec la liste des ingrédients, nous avons compris ce que tu voulais préparé. Du coup je me suis mis aux fourneaux. Disons que c'est ma participation à son repas d'anniversaire. Et matsuri a mis la table pour vous deux. Je te préviens elle est d'une humeur massacrante. Nous avons tous fait comme si nous avions oublié son anniversaire. Et le fait Gaara la surcharge de travail aujourd'hui n'est pas bien passé du tout. Si tu veux je te conduis directement à notre maison, et tu verras Gaara demain.

- En fait, le Hokage m'a donné une lettre à lui transmettre. Elle a bien précisé dès mon arrivée au village.

- Oh, d'accord. Temari devrait être occupée dans la salle de décodage pour encore au moins deux heures.

- Vous l'avez mise dans la salle de décodage le jour de son anniversaire, alors qu'elle déteste ça ? Elle doit maudire Gaara.

- Oh en fait elle n'y est que depuis que nous avons reçu le message disant que tu arrivais bien aujourd'hui. Et Gaara lui a juste demandé de récupérer un dossier, pas grand chose quoi. Mais il s'est assuré de récupérer ce dossier avant de l'y envoyer.

- En gros elle doit chercher un dossier qui n'y est pas. Vous êtes sûr qu'elle va y rester longtemps ?

- Nous n'avions plus d'idées.

Shikamaru se tut alors qu'ils arrivaient dans le palais du Kazekage. Kankurô les mena jusqu'au bureau en faisant un détour pour ne pas passer devant la salle de décodage. Une fois arrivée devant le bureau, il voulut le laisser mais Shikamaru lui demanda de rester, ce qu'il fit, non pas sans essayer de savoir pourquoi.

Une fois à l'intérieur, Gaara prit la parole.

- Bonjour Shikamaru, je suis content de te voir bien arrivé aujourd'hui. Mais je dois t'avouer que ta demande nous a donné du fil à retordre.

- Bonjour Gaara. répondit Shikamaru en lui tendant la lettre de l'Hokage que Gaara se contenta de prendre pour la lire plus tard. J'aurai une autre demande à vous faire à tous les deux.

- Nous t'écoutons. répondit Kankurô en se plaçant à côté de Gaara.

Shikamaru s'inclina devant eux avant de prendre la parole.

- Je vous demande votre autorisation pour demander la main de Temari.

Ça y est, il le leur avait demandé. Première étape de franchi, il n'osait pas se relever, jusqu'à ce qu'il entende le rire de Kankurô. Il se redressa alors et vit le sourire de Gaara. Ce fut Kankuro qui prit la parole d'un air moqueur.

- Tu sais que si elle apprend que tu nous as demandé avant de lui demander à elle tu es mort ?

Shikamaru le regarda étonné.

- Je ne comprends pas, ma mère m'a pourtant dit que les Suniens étaient très traditionalistes à ce sujet.

- Oh oui, en temps normal il aurait fallu le faire. Et tu as bien fait. répondit Gaara en jetant un regard d'avertissement à son frère. Tu as bien évidemment notre bénédiction. C'est juste que Temari n'aime pas que sa vie privée soit rythmée par le protocole.

- Je vous remercie. souffla Shikamaru soulagé que cette première étape se soit bien passée. Il lui restait maintenant à demander à la principale concernée. Kankurô, si j'ai bien compris tout est prêt ?

- Oui. répondit Kankurô légèrement perplexe.

- Alors est-ce que tu pourrais me conduire à la salle de décryptage s'il te plaît ? Je pense que Temari y a passé suffisamment de temps.

Kankurô risqua un regard vers Gaara, et ce dernier acquiesça donnant son accord, après avoir donné un mot à Shikamaru qu'il devrait remettre à Temari une fois chez eux. Kankurô sortit donc, Shikamaru à sa suite pour se rendre vers la salle en question. Arrivés devant la porte, ils virent sortir un assistant en pleurs. Shikamaru bloqua la porte pour éviter qu'elle se referme, fit un signe à Kankurô et se glissa dans la salle avant de fermer la porte.

Une fois arrivé dans la salle, il ne put s'empêcher de sourire. Temari était accroupie devant un meuble et jetait tout son contenu dehors tout en pestant contre le manque de rangement des "incapables du secteur de décryptage". Elle était tellement concentrée qu'elle ne l'avait pas entendu entrer. Se glissant dans les ombres, Shikamaru s'approcha d'elle. Arrivé derrière elle, il utilisa la manipulation des ombres pour lui signaler sa présence, laissant son ombre lui caresser la joue. C'était le code qu'ils avaient mis au point, pour éviter les réactions réflexes. Temari se releva et se retourna à toute vitesse. Elle se jeta dans les bras de Shikamaru et l'embrassa tendrement avant de se reculer.

- Comment… ?

- Comment pourrais-je être loin de ma petite amie en un jour si particulier pour elle. Bon anniversaire ma chérie.

- Merci. Chuchota-t-elle en se blottissant contre lui. Tu es bien le seul à y avoir pensé.

Shikamaru sourit, mais ne dit rien pour la contredire.

- Je suis passé voir Gaara avant de venir, j'avais une lettre à lui remettre, mais maintenant j'ai dix jours rien que pour toi.

- Tu veux dire que dans dix jours tu dois être à Konoha, ou dans dix jours tu pars de Suna ? Il faut préciser car cela fait un différentiel de trois jours..

- Je veux dire que je reste à Suna pendant dix jours.

En entendant cela, Temari ne put empêcher son sourire de s'élargir.

- Je travaille, mais je pense que cela pourra s'arranger.

- Et si nous rentrions, il se fait tard.

- Je voudrais bien, mais Gaara veut un document que les membres de l'unité de décodage ont visiblement égaré.

- A ce sujet, il me fait te dire que tu es libéré pour ta soirée.

- Alors qu'attendons-nous ? demanda Temari en s'avançant vers la sortie.

- Tu ne ranges pas la pièce ? demanda Shikamaru en jetant un regard perplexe au désordre ambiant.

- Non, ces incapables n'avaient qu'à pas perdre un dossier. Cela leur servira de leçon.

Shikamaru blêmit intérieurement et se demanda comment Gaara allait gérer cela… Mais bon quelle idée aussi de lui demander un dossier qu'il avait caché.

Shikamaru suivie une Temari ayant retrouvé le sourire jusque chez elle. Il sourit en la voyant se figer devant l'entrée. Il l'attrapa par la taille et lui embrassa la nuque.

- Encore une fois un très joyeux anniversaire.

Temari se retourna pour lui faire face et posa sa main sur sa joue.

- Mais comment ? demanda-t-elle en chuchotant, la voix légèrement tremblante d'émotions.

- Et bien, à la base tes frères devaient juste te garder occupé et moi je devais arrivé tôt cette après-midi pour tout préparer. Mais j'ai été un peu retardé dans mon voyage, alors ils se sont arrangés, Kankurô a fait le repas pendant que Matsuri préparait la table. Et Gaara devait te garder occupé jusqu'à mon arrivée.

- Et moi qui les ai maudit croyant qu'ils l'avaient oublié. Une minute, le dossier que voulait Gaara ?

- Bien au chaud dans son bureau.

- Je crois que je vais devoir faire des excuses à certains employés.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Gaara va s'en occuper, après tout, c'était son idée. Et d'ailleurs, il me fait te passer ce mot.

Temari s'éloigna un peu de Shikamaru pour lire le mot qu'il lui tendait. Elle sourit en voyant son contenu, avant de se blottir contre Shikamaru et de l'embrasser.

- Il me laisse dix jours de congé pour se faire pardonner d'avoir été aussi exigeant le jour de mon anniversaire.

En entendant cela, Shikamaru ne put s'empêcher de sourire avant de la guider vers la table et de la faire s'asseoir.

- Donc, nous avons dix jours rien que pour nous deux.

- Oui, et il précise également qu'ils nous laissent la maison.

Shikamaru l'embrassa avant d'attraper l'entrée sur la desserte et de la servir. Il n'avait prévue que des plats froids, lui permettant ainsi de profiter au maximum de Temari. Celle-ci sourit en voyant les plats disposer.

- Mais ce sont mes plats préféré ?

- En effet, sourit Shikamaru en l'embrassant avant de rejoindre sa place de l'autre côté de la table. Et heureusement que je sais que Kankurô est un as des fourneaux sans quoi je me serais inquiété.

Temari et Shikamaru passèrent le reste du repas à discuter de tout et de rien. Une fois le repas terminé, alors que Temari commençait à se lever, Shikamaru lui attrapa la main, la forçant à rester assise alors qu'il contournait la table pour s'agenouiller devant elle. Temari le regarda étonnée, ne s'attendant pas à cela, et si elle devait l'avouer, elle était à la fois impatiente et angoissée des prochains propos de son petit-ami.

- Temari, on se connaît depuis maintenant bien longtemps, et même si nous étions adversaires les premiers jours, nous sommes ensuite rapidement devenu des alliés, puis des amis. Lorsque j'ai compris la teneur de mes sentiments, je t'avoue que j'en ai été effrayé. Tu me paraissais à la fois si proche et si inaccessible. Et puis, alors que tu devais venir pour les examens, je me suis dit que si tu logeais chez moi tu me paraîtrait sans doute moins inaccessible, et peut-être que je pourrais alors faire évoluer notre relation. Et que dire de ce séjour qui restera gravé dans ma mémoire si ce n'est que les derniers jours m'ont paru être un rêve, et que cela fait maintenant un an que je vis ce rêve. Notre travail fait que nous habitons dans des villages différents, mais je suis certain qu'en nous organisant, nous pourrons trouver une solution sur le long terme. Mais je n'ai plus envie d'attendre avant de crier au monde entier que je t'aime, alors Temari No Sabaku, princesse de Suna, me feras-tu l'immense honneur de devenir Temari Nara, mon épouse ?

Tout au long de la demande de Shikamaru, Temari n'avait pu empêcher l'émotion de l'envahir, et les larmes de joie commencèrent à perler au coin de ses yeux. Elle se reprit rapidement et s'agenouilla à son tour devant Shikamaru qui tenait devant lui une bague qu'il avait sorti au début de son discours. Elle prit son visage en coupe et l'embrassa tendrement, essayant de faire passer au travers de ce baiser tout son amour.

Après quelque minutes Shikamaru s'éloigna et la regarda dans les yeux, avec encore un peu d'incertitude.

- Est-ce que c'est un oui ?

- Oui, oui et mille fois oui ! répondit Temari en le prenant dans ses bras en rigolant de bonheur.

Shikamaru l'éloigna alors de lui juste le temps de lui passer la bague avant de la reprendre dans ses bras et de l'embrasser avec amour et passion. Temari le conduisit ensuite dans sa chambre afin de sceller cette promesse.

Fin du flash-back

Shikamaru fut tiré de ses pensées par un éclat de rire provenant de la cuisine. Qu'est-ce qu'il aimait ce son. Lorsqu'il avait fait sa demande, jamais il n'aurait pu imaginer qu'ils puissent vivre ensemble aussi rapidement. Cependant, il avait oublié qu'il épousait une princesse, et il était inadmissible pour les hauts-placés qu'ils ne vivent pas mariage qu'ils voulaient d'amour est devenu rapidement politique. Seulement, ils ne s'étaient pas souciés de cette partie. Pour eux, leur union a été purement basée sur l'amour, et ils ne voulaient pas l'entacher de questions politiques. Ils en avaient fait part à leurs familles respectives et à Tsunade, leur disant que s'ils voulaient en faire un acte politique, alors il n'était pas question qu'ils changent la moindre chose, que cela devrait être fait sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Il devait avouer qu'ils avaient été un peu naïfs, car ils avaient tout de même été obligés d'adapter leur mariage à son importance politique. Le mariage d'une princesse de Suna avec un futur chef de clan et futur bras droit du Hokage scellait une paix plus durable et pérenne entre leur deux villages.

Par contre le cadeau que leur avaient fait Gaara et Tsunade le jour de leur mariage n'avait pas de prix. Ils avaient nommé Temari ambassadrice permanente de Suna à Konoha. Dès le retour de leur lune de miel, ils avaient alors emménagé ensemble dans l'aile secondaire du clan Nara.

Shikamaru fut tiré de ses pensées par un petit garçon qui venait de lui sauter dessus.

- Papa ! tu viens jouer avec nous !

- J'arrive Shikadai, j'arrive.

Shikamaru sourit en se levant et rejoignit son fils qui fêtait aujourd'hui ses cinq ans. Tout en le rejoignant, il se rappela du moment où Temari lui avait annoncé sa grossesse, alors qu'ils étaient à Suna.

Flash Back 6 ans plus tôt

Shikamaru se tenait tranquillement à côté de son épouse et de Kankurô, ils regardaient tous en souriant Gaara ouvrir le bal avec Matsuri. Ils avaient mis du temps, mais ils avaient enfin pu se marier. Les conseillers et hauts gradés de Suna avaient longtemps protesté que Matsuri n'étaient pas d'un rang social suffisamment élevé. Ce qui avait eu tendance à provoquer de nombreuses colères. Le plus gros problème était venu d'une des petites-filles du daimyo du pays du vent. Elle était tombée sous le charme de Gaara et avait décidé que ce serait lui qu'elle épouserait. Mais le couple avait tenu bon, et ils avaient réussi à faire plier tous les médisants, et avaient pu organiser leur mariage sans créer un incident diplomatique.

Lorsqu'ils purent les rejoindre sur la piste de danse, Shikamaru invita Temari qui accepta avec plaisir. Ils passèrent un moment serein, comme ils n'avaient plus connu depuis longtemps. En effet, ils essayaient depuis plus de deux ans d'avoir un enfant sans succès. Cela avait créé des tensions entre eux, mais surtout une dépression de Temari, se sentant responsable de la situation. Deux mois plus tôt, leur médecin leur avait alors dit de ne plus penser au bébé, qu'ils se mettaient une pression et un stress beaucoup trop important. Il leur avait dit de profiter du mariage du kazekage pour se détendre, et qu'ils essaient ensuite à nouveau, mais sans se mettre la pression. Et si jamais ils n'y arrivaient pas à nouveau pendant six mois, alors ils utiliseraient une nouvelle technique médicale dite d'insémination, pour provoquer la grossesse. Ils en avaient ensuite longuement discuté et avaient décidé de se plier aux conseils du médecin. Après tout, ils ne se reconnaissaient plus, ni l'un ni l'autre. Ils étaient alors partis trois jours se détendre dans des sources thermales.

A la fin d'une danse, Shikamaru fut étonnée de sentir son épouse le tirer légèrement et l'emmener dans une pièce annexe. Elle prit rapidement la parole.

- Je ne voulais pas te l'annoncer tant que je n'étais pas sûre, et je n'ai eu la confirmation que quelques minutes avant le mariage. Ensuite je ne voulais pas empiéter sur cette journée qui n'appartient qu'à Gaara et Matsuri, et donc je voulais attendre demain pour en parler, mais je ne peux plus le garder pour moi.

Tout en parlant, Temari avait pris la main de Shikamaru et l'avait posée sur son ventre. Shikamaru mit quelques minutes à réaliser la signification des propos de Temari associé à son geste. Il ne put alors s'empêcher de la prendre dans ses bras et de la faire tourner autour de lui. Lorsqu'il la reposa, il prit la parole.

- Tu es sûre ?

- Oui, j'attendais l'arrivée de Sakura pour qu'elle me le confirme. Mais disons que notre petit séjour aux thermes a été productif. Il faut avouer que nous nous sommes particulièrement bien détendus.

Shikamaru embrassa Temari avant de s'agenouiller devant elle. Il caressa son ventre en l'embrassant tendrement avant de chuchoter des mots au fœtus.

- Il me tarde de te voir petit bout, mais grandis bien et ne fait pas trop de soucis à maman.

- Tu crois vraiment qu'il va t'entendre et te comprendre.

- Et bien il paraît qu'ils peuvent entendre et sont capable de reconnaître la voix de leur parents.

Temari rigola avant de le faire se relever et de l'embrasser avec amour. Shikamaru profita de ce moment pour lui montrer tout son amour après s'être assuré qu'il n'y avait pas de risque pour le bébé.

Fin du Flash-back

Shikamaru se rappela également de la naissance cinq ans plus tôt jour pour jour. Il avait eu très peur. Si l'accouchement s'était bien passé jusqu'à la naissance de Shikadai, Temari avait continué à perdre du sang, beaucoup trop de sang. Sakura et Ino qui assistaient à la naissance, car les seules en qui il avait vraiment confiance, l'avaient alors fait sortir de la pièce sans lui donner la moindre explication. Il s'était retrouvé dans le couloir, tenant son fils nouveau né dans ses bras, sans savoir s'il reverrait sa femme. L'attente avait duré plus d'une heure. Une infirmière était venue pour s'occuper de Shikadai, mais il avait alors refusé de le lâcher. Ce n'est que lorsque ses parents et les frères de Temari étaient arrivés qu'il avait accepté de confier Shikadai à sa mère qui avait accompagné une infirmière pour lui prodiguer les premiers soins. Gaara et Kankurô qui étaient présents au village pour la réunion annuelle des Kages avaient quitté ladite réunion lorsqu'ils apprirent que leur sœur allait accouché avec plus d'un mois d'avance. Et surtout ils ne se rappelaient que trop bien que leur mère était morte en couche, ainsi que celle de leur demi-sœur. Heureusement que Sakura était sortie rapidement pour les rassurer quant à l'état de Temari.

- Papa ! concentre toi !

Ainsi pris en faute, Shikamaru ne put qu'obéir aux ordres. Il écouta donc avec plus d'attention Shikadai essayer d'expliquer à ses cousins de trois ans comment jouer à "un-deux-trois soleil". Seulement, si Mao avait hérité du calme et de l'attention de son père, Maïka elle avait hérité de la joie de vivre de sa mère, ce qui faisait qu'elle avait beaucoup de mal à ne pas bouger. Leur grand frère Rasa, qui allait bientôt fêter ses cinq ans également, aida alors Shikadai à les canaliser sous le regard de Matsuri, heureuse de voir ses enfants s'amuser ainsi, et d'avoir été invité à participer au jeu avec eux. Le jeu se termina quelques minutes plus tard, lorsque Temari les appela pour venir manger le gâteau. Les enfants remarquèrent alors Gaara qui était rentré de sa réunion, et lui sautèrent dessus pour le saluer. Kankurô et Haruko rigolèrent, mais stoppèrent bien vite lorsque Rasa et Shikadai décidèrent qu'ils devaient être puni pour s'être moqué de Gaara, et donc d'eux, et leur firent subir le même sort. Bon enfant, Kankurô se laissa faire pour le plus grand plaisir des enfants, alors que Haruko se défendit légèrement en utilisant la technique la plus redoutée des enfants, les chatouilles. Shikamaru de son côté s'approcha de son épouse qu'il embrassa tendrement avant de caresser la petite tête blonde qui était blotti contre la poitrine de sa mère. Shikamaru avait eu beaucoup de mal à accepter la nouvelle grossesse de sa femme, il avait eu très peur, mais finalement la naissance de sa petite princesse deux semaines plus tôt s'était parfaitement bien passée. Il sourit ensuite en regardant l'assemblée autour de la table qui était joyeuse et pleine de vie.