Et voici le dernier chapitre de cette fanfiction Parentlock. D'abord recueil, cela est devenu une histoire, et c'est à ce jour ma fanfiction chapitrée dont je suis le plus fière. J'avoue que je serai incapable de dire si je préfère le Johnlock ou le Parentlock ! En attendant, bonne lecture !
Une nouvelle journée
La veille de la rentrée, Rosie s'est couchée un peu plus tôt que d'habitude, pour se reposer davantage avant ce grand jour. Bien qu'enthousiaste, elle a quand même une certaine appréhension quant à cette première journée à l'école primaire. Mais avec ses parents qui la soutiennent et la présence de plusieurs camarades qu'elle connaît depuis le début de la maternelle, Rosie garde confiance.
Installée à table, elle mange avec rapidité son petit déjeuner plutôt copieux préparé par John. Ce dernier lui demande d'ailleurs d'un ton doux de ne pas se précipiter. L'école ne commence dans un peu plus d'une heure, et l'établissement n'est pas très loin de l'appartement. Assis en face de sa filleule, Sherlock confirme les propos de son compagnon, tout en souriant tendrement. Il a hâte d'accompagner la petite pour cette rentrée qui s'annonce forte en émotions. Rosie a déjà six ans, et ni John ni Sherlock n'ont vu le temps passer.
Lorsque John a décidé de revenir vivre à Baker Street, Sherlock était surpris. Son ami avait déjà à peu près fait son deuil de Mary, mais demeurait régulièrement morose, quémandant l'aide du détective pour s'occuper de Rosie le temps qu'il broie du noir, parfois pendant une petite demie-heure, parfois pendant toute une journée, certaines fois plusieurs jours. Aujourd'hui, John se sent un peu mal pour Sherlock a qui il ne lui donnait pas le choix, mais le limier sait le rassurer. Même à six mois, Rosie était déjà l'enfant le plus formidable à ses yeux. Les mois suivants, John parvenait à se sentir de mieux en mieux, jusqu'à entièrement embrasser sa nouvelle vie. Bien sûr, il pense encore à Mary, désolé à l'idée qu'elle ne verra jamais leur fille grandir, mais il préfère se dire qu'elle les voit quelque part, lui, Rosie et Sherlock, former une famille unie et aimante.
Rosie, bien que précoce dans son comportement et même son langage, on se demande qui et quoi en sont la raison, ne sait pas encore tout à propos de sa défunte mère. À ce jour, elle sait qu'elle faisait un métier dangereux, et qu'on s'est servi d'elle et de ses collègues avant de se faire tuer. Aussi qu'elle avait d'abord cacher beaucoup de choses à John et Sherlock, mais là encore, elle est loin d'avoir toutes les informations. John se promet de tout lui raconter dès qu'il jugera le moment venu. Et Sherlock le soutient dans sa démarche. Le jour où tu seras décidé, je serai là, a dit le brun avec un regard empreint d'une profonde détermination et d'un amour sincère. John l'a remercié d'un fougueux baiser, et bien plus, profitant d'une nuit où Rosie était chez sa marraine Molly.
Pour le moment, les deux papas comptent bien accompagner leur fille et la mettre en confiance pour cette rentrée, bien que le travail soit déjà en partie entamé par la petite elle-même. Il suffit de voir son regard pétillant d'impatience et son sourire. Avant de partir, Rosie passe cinq bonnes minutes à se brosser les dents, voulant être sûre d'avoir des dents bien blanches. Elle n'ose pas le dire à ses parents, mais elle veut être très jolie auprès de Joël, un garçon qui était dans sa classe en maternelle, et qu'elle va retrouver en cette première année d'élémentaire. Elle a eu l'occasion de le voir régulièrement au parc, et elle a passé de nombreuses heures à jouer à toutes sortes de jeu avec le garçon, sous les yeux ravis de chaque parent des deux enfants. Ni Sherlock ni John ne peuvent ignorer l'affection de Rosie pour le garçon, et cela les fait soupirer d'attendrissement.
Une fois bien habillée, toute propre jusqu'à la pointe des canines et du bout des ongles, et bien coiffée, Rosie tient également à vérifier une dernière fois le contenu de son cartable violet. Chaque fourniture demandée est là, ainsi que sa boîte pour le goûter, et sa ventoline. Bien qu'elle ne fasse pas trop souvent de crise, il arrive tout de même qu'après une activité intense, impliquant course, sauts et éclats de rire, Rosie se retrouve très essoufflée, provoquant parfois des difficultés respiratoires. Aujourd'hui, Sherlock parvient à garder son calme comme John, qui agit depuis le début en bon papa docteur. Le corps enseignant de l'école est déjà informé de la situation, et sait quoi faire en cas de crise.
Une fois le contenu du sac vérifié, Rosie met sa veste toute seule, comme la grande fille qu'elle devient, ainsi que son cartable. Elle tient à se débrouiller toute seule pour le plus de choses possibles. Après une année de retard pour la maternelle, ne pouvant y entrer à cause de son système urinaire encore immature juste un peu avant ses quatre ans, ce qui faisait que la petite urinait encore en dormant, Rosie veut en quelque sorte se rattraper, malgré le gentil rappel de John lui disant que ce n'était pas grave, toujours avec un ton neutre pour ne pas l'infantiliser.
Une fois Rosie prête, ses parents enfilent en vitesse leurs manteaux, Sherlock étant content de pouvoir remettre le sien en laine qu'il aime tant, les températures redevenues très douces. Pour la rentrée, la famille ne prend pas le taxi. Il y a quelques années, John a investi dans une voiture d'occasion. Quand Rosie a apprit que c'est une voiture appelée Coccinelle, elle n'a pas pu s'empêcher de sautiller de joie, tout ce qui touche de loin ou de près à cet insecte fascine toujours la petite. Le véhicule stationne dans le garage de Hudson qui ne sert plus, la logeuse ayant revendu son Aston Martin qu'elle ne peut plus conduire, ses problèmes de vue plus importants depuis un an. Elle a d'ailleurs donné une partie du prix de la revente à John, en lui demandant de mettre ça de côté pour Rosie. Le médecin n'a pas arrêté de la remercier les trois jours qui ont suivis !
Ainsi, le trio avance à une allure douce, la circulation étant assez dense en ce jour de rentrée. Quand John gare la voiture, il se fait la réflexion que, finalement, le trajet se ferait aussi bien à pied. Quand il en parle à Rosie, celle-ci n'y voit aucune objection.
C'est en descendant du véhicule que la fillette commence de nouveau à se pincer la lèvre. En voyant tous ces parents et enfants près de la grille de l'école, elle réalise à quel point l'établissement accueille bien plus de monde que la maternelle. Elle est rassurée par deux mains qui prennent chacune les siennes, les serrant tendrement dans leurs doigts chauds. Rosie regarde son père et Sherlock, tous deux lui souriant pour la rassurer.
- Comment tu te sens ? demande le détective.
- Un peu stressée, répond Rosie de sa voix fluette d'enfant.
- Ça va aller, ne t'inquiète pas, renchérit John. Je crois d'ailleurs apercevoir Joël et sa mère là-bas.
Entendre le prénom du garçon rassure encore plus la fillette qui cherche aussitôt du regard son camarde. Et en effet, il attend lui aussi l'ouverture des grilles, avec une expression quelque peu craintive. La famille se dirige vers le portail, se joignant à Joël et sa mère qui sourient en les voyant arriver. Chacun discute de beaucoup de choses, bien que Sherlock ne dise pas grand-chose, observant sa filleule qui se détend au fil des minutes alors qu'elle échange joyeusement avec son ami. Vu le comportement timide du garçon, le détective sait que ce sera Rosie qui fera le premier pas, car oui, elle le fera un jour ou l'autre, il en est certain !
Lorsque la cloche sonne, ou plutôt que les hauts parleurs diffusent une sonnerie, tout le monde commence à trépigner. La maman de Joël fait un câlin à son fils qui en sent clairement le besoin, bien qu'un peu gêné de faire ça devant tous les autres. Mais il n'est pas le seul à se sentir dans cet état. De son côté, Rosie fait un bisou à ses parents, sur la joue pour John, et sur la pommette pour Sherlock, elle aussi s'amusant de cette partie du corps toujours aussi prononcée du détective.
Quand vient la maîtresse de sa classe, et appelle un à un les enfants, Rosie attend sagement son tour. S'appelant Watson, elle fait naturellement parti des derniers. Joël n'est d'ailleurs pas très rassuré à l'idée de devoir se retrouver à l'écart de son amie, son nom de famille étant Lloyd. Mais une fois toute la classe appelée, Rosie parvient à le rejoindre, se tenant juste à côté de lui avec un grand sourire.
Plus loin, John et Sherlock esquissent le même sourire, ravis de voir la fillette déjà commencer à s'habituer à sa nouvelle vie. Elle l'a dit plus tôt elle a hâte d'apprendre des choses ! Même si elle en connaît déjà beaucoup grâce à ses parents enquêteurs à mi-temps !
John et Sherlock restent à la grille, comme la plupart des parents, jusqu'à ce que les classes rentrent dans l'établissement. Une fois celle de Rosie hors de vue, ils retournent au parking de l'école. Mais le détective s'arrête quelques mètres avant la voiture. John se retourne, intrigué.
- Sherlock ?
- Je voudrais marcher un peu.
John sourit, et tend la main.
- Moi aussi, répond t-il.
Sherlock sourit à son tour, et prend la main de son compagnon. Ainsi, d'un pas léger, John et Sherlock entament une nouvelle promenade dans les rues de Londres, entament une nouvelle journée.
FIN.
o
Petit mot avant de conclure pour de bon cette histoire :)
C'est la deuxième fois en une semaine que j'écris le mot "fin", et c'est assez inédit pour ma part. Je fais référence à Le prisme de verre dont j'ai publié le chapitre la veille de la publication de ce dernier chapitre pour Le soldat, la rose et le pirate. Ce sont deux grands projets d'écritures qui sont terminés, pour mon plus grand plaisir.
Ce recueil devenu histoire est comme je l'ai dit ma plus grande réussite en terme d'écriture sur la série Sherlock. Je tiens à remercier chaque personne ayant prit le temps de lire et commenter, même une fois. Voir d'autres personnes s'émerveiller du Parentlock (et de mes écrits) est super ! Un grand merci en particulier à Jen Sparrow qui a commenté chaque chapitre ! Vous n'imaginez pas à quel point cette famille me rend guimauve. Soyez d'ailleurs sûr(e) que je n'en ai guère fini avec ces trois là. Rosie sera prochainement à l'honneur dans un os. Je songe éventuellement écrire aussi une histoire sur John et de son point de vue, avec une grande touche Parentlock, où notre cher docteur serait confronté à une situation très délicate. Je n'y réfléchi pas encore en profondeur, mais j'ai quelques scènes que j'aime jouer dans ma petite tête.
En terme de projets, j'ai aussi d'autres os, dont un que je compte réécrire depuis bientôt un an. Il reste mon os préféré, et je veux le mettre à jour, en lien avec l'évolution de ma vision et mon appréciation de la série. Il y a deux autres histoires chapitrées en attente. Bref, tout ça pour dire que j'ai encore pas mal de contenu à vous partager ! Merci encore pour vos commentaires, et à bientôt !
Mundanchee et Mudomo.
