Bonjour, bonjour, tout le monde ! Voici le chapitre 20 ! J'espère que cette fic' vous plaît toujours et que vous avez envie de lire la suite ! :)

Réponses aux reviews :

Sroura15 : Coucou Sroura15, comment vas-tu ? Merci pour ta review ! :) Et non, nous repartons sur les bases du manga à savoir le Sabertooth des Grands Jeux Magiques ! ;) Oui la scène avec l'électricité était faite pour faire comprendre aux lecteurs à quel point les conditions de vies sont différentes entre Fairy Tail et Crocus ! L'électricité à FT est presque uniquement utilisé pour ouvrir la porte et elle est produit grâce à un système hydraulique qui ne peut en produire qu'une petite quantité limitée ! Ce système est décrit au tout début du chapitre 1 si jamais cela t'intéresse ! ;) Et oui, l'arène ! C'était le point d'orgue des scènes de combats dans cette fic' et j'en suis très fière, je trouve que c'était une scène vraiment majestueuse et impactante, montrant au monde le pouvoir de Charles et aux lecteurs sa maturité par rapport à ses débuts. Charles a enfin soumis, accepter et appris à se servir de son pouvoir. Oui, oui, c'est vrai on peut facilemenet mourir en se faisant mordre au cou, j'ai fait quelques petites concessions pour améliorer l'impact de cette scène. Et puis, Charles était en plein milieu d'une arène avec des centaines de personnes qui la regardait. Jamais, auapravant, elle n'avait vu autant d'êtres humains réunis. Happy était prisonnier de Sting. Elle était seule contre tous, il fallait donc bien au moins cela pour impressionner et terrifier la foule et reprendre le contrôle de la situation. Seule une déesse pourrait survivre à ce genre de blessures après tout ! ;) Ah oui, comme Chery l'a mentionné, c'est sûr qu'elle a des cicatrices, mais pour Charles, c'est la preuve qu'elle a combattu et survécu. Il est dur de vivre dans ce monde sans finir avec des cicatrices. Oui, Charles a utilisé le conte de la Déesse Blanche contre eux et elle se l'ait approprier, Happy l'a préparé depuis le 1er chapitre a jouer ce rôle ! ;) A force de l'entendre répéter ce conte pendant plus de cinq ans, elle en connait les moindres détails, et il faut avouer qu'elle a tout de la Déesse Blanche. Peut-être l'est-elle vraiment en réalité ? Je te laisse découvrir la réponse à cette question dans ce chapitre ! ;) Happy est Happy et il est toujours, que ce soit ici ou dans le manga, d'une bonte extrême et se soucie de Charles plus que personne d'autre ! ;) Ah oui ! xD Le couple MinervaxSting s'est unqiuement formé dans mon immagination pour la scène du colisé. Je n'imaginais pas Sting capable de jeter Charles en pature aux zombies, Sting est jeune et inscousiant mais n'a pas un mauvais fond, contrairement à Minerva qui est personnage beaucoup plus sombre et je la voyais bien en tant que reine chuchoter cette idée au roi de jeter Charles en plein milieu de Domus Flau en pature aux zombies ! Juste comme cela les couples se sont formés ! xD Oui, c'est dommage que Mashima est aussi ses couples en suspend. J'ai déjà une petite idée de suite de fic', un des animes de saison m'a beaucoup inspiré ! Je pourrais t'en parler en MP si tu es curieux/curieuse ! :) Sur ce, je te laisse dévorer ce dernier chapitre de l'histoire ! :) Un épilogue t'attends la semaine prochaine alors ne sois pas trop triste ! ;)

Chris69974 : Coucou Chris, comment vas-tu ? Merci pour ta review ! :) Sans voix ? Ahaha oui ce chapitre était majestueux, c'était le point d'orgue de l'action dans toute cette fic' et il fallait bien au moins une scène aussi impactante que celle-ci ! ;) Je me demandais ce qui pourrait avoir le plus d'impact sur le lecteur, et les scènes avec Derrick dans The Walking Dead m'ont donné l'inspiration. De plus, j'avais une magnifique arène à ma disposition dans cette ville, et un souverain imbu de lui-même ! ;) Oui, je voulais vraiment qu les lecteurs prenne conscience de la différence entre Sting et les 3 autres dirigeants. Jusqu'au chapitre 19, Happy et Charles avaient rencontrés des dirigeants (et des villages) très différents, dont les modes de gouvernances pouvaient être remis en question, mais où tous les chefs étaient de bonnes personnes. Le chapitre 19 leur fait réaliser que tous les dirigeants ne sont pas comme cela. Même si la ville était magnifique et que les habitants vivaient de la meilleures manières dans ce monde, ce n'était pas le paradis. Je voulais faire réaliser cela à Happy et à Charles que rien n'est parfait dans le monde. Oui, Charles donne une bonne leçon à la fin à Sting, qui je pense va la prendre très au sérieux pour faire la transition que nous avons tous connu de la guilde de Sabertooth dans le manga ! ;) De rien, je te remercie de les lire et de me laisser des reviews qui sont ma meilleur motivation pour continuer mon oeuvre ! Oui, tu as raison, c'est un véritable fléau le manque de CaPpy ! Surtout en ce moment, où les fanfics sur FT s'essouflent. Je pense que je peux affirmer sans honte avoir repeupler l'univers des fics sur le CaPpy par moi-même. J'écris depuis bientôt 7 ans des fics CaPpy et ses 21 fics sont mon trésor. Je me suis mise par écrire dans le dépit de ne pas pouvoir lire plus de magnifiques fics sur ce couple, et je suis donc heureuse pour les actuels et futurs fans de CaPpy, en me disant qu'ils pourront trouver mon univers et qu'ils auront un bon paquet de jours de lecture pour finir mon oeuvre ! ;)


Chapitre 20 : La fin de ce monde ?

PDV Happy, novembre 2121, au nord de Crocus.

-« Ça va, Charles ? » M'exclamais-je, en me précipitant vers l'élue de mon cœur.

Cette dernière venait de trébucher et de s'étaler sur le sol en béton, fissuré par endroit, et qui semblait être une route réservée aux voitures de l'ancien monde étant donné le nombre impressionnant de carcasses de voitures qui jongeait le sol. Inquiet, je m'approcha d'elle et l'aida à se relever. La fatigue commençait à se voir sur son beau visage, et le froid commençait à engourdir nos membres à tel point que ses lèvres avaient presque pris la couleur de mes cheveux ! Charles ne supportait pas le froid aussi bien que moi...

-« Oui, ça va. Désolée, j'ai glissée ! » Me dit-elle avec un sourire.

Il faut dire que nous voyagions sans cesse depuis que nous étions parti de Sabertooth. Les conditions climatiques étaient devenues beaucoup plus ardues et nous empêchaient de progresser au rythme où nous le voulions. L'hiver, le redoutable hiver, approchait à grand pas. Les températures avaient drastiquement chutées et la pluie avait été au rendez-vous, ce qui fait que nous avions pris beaucoup de retard. Si grâce à son pouvoir, les zombies n'étaient plus vraiment une menace pour nous, les basses températures et notre environnement devenaient de plus en plus dangereux. Ce n'était plus qu'une question de temps, si nous ne trouvions pas un endroit pour passer l'hiver, jamais nous ne nous en sortirons vivants. De plus, nous n'avions pas eu le temps d'accumuler des réserves de nourriture pour l'hiver alors la famine nous guettait elle aussi.

-« Dépêchons-nous ! » S'exclama-t-elle, inquiète, en enfourchant sa jument Etoile.

-« En avant, Hope ! » M'écriais-je en faisant avancer ma jument à mon tour.

Nous avançâmes malgré la pluie qui commençait à tomber. Le paysage autour de nous était vraiment terne, les nuages devenaient petit à petit noirs et cela m'inquiétait beaucoup. J'espère que cela ne transformerait pas en tempête, sinon nous étions perdus pour de bon.

-« Happy, happy! » S'écria Charles, quelques dizaines de minutes plus tard, en me montrant quelque chose.

Surprise, je m'approcha de la chose qu'elle m'avait montré, une sorte de pancarte noir sur laquelle était écrite en blanc… « Hôpital de la Sainte-Croix » !

-« Nous y sommes presque ! » M'exclamais-je, surpris et heureux.

-« Happy, la météo me fait vraiment peur. Nous devrions vraiment nous dépêcher. » Me dit-elle.

Nous reprîmes notre course contre la météo mais il ne s'écoula pas beaucoup de temps avant que la nature se mette en colère contre nous. La pluie s'intensifia et les éclairs commencèrent à tomber tout autour de nous. Mon Dieu, mon Dieu, je tremblai de peur à chaque fois qu'un des éclairs tombait. J'avais les larmes au bord des yeux tellement j'avais peur de mourir. Etoile et Hope, nos juments, dont les noms avaient été choisi par Lucy et Juvia, étaient de plus en plus difficiles à diriger. Allais-je mourir comme ça ? Dévoré par les éclairs ? Alors que nous n'étions plus qu'à quelques mètres de notre but !

-« Tiens bon, Happy ! Nous y arriverons, je te le promets sur le nom de la Déesse Blanche ! » S'exclama alors Charles.

Malgré la nature furieuse, son sourire était toujours aussi étincelant que toutes les étoiles du ciel. Elle me redonna ainsi espoir et, puisant dans nos dernières forces, nous fîmes une intense dernière chevauchée.

L'intensité de la pluie était telle que je voyais à peine devant moi. De plus, le brouillard commencait à se lever et bloquait tout notre champ de vision. Mais surtout les éclairs qui tombaient autour de nous me faisaient sursauter à chaque minute. Nos chevaux, totalement pris de panique, galopait à un rythme erratique et bien que nous essayions de les calmer, ils répondaient à peine à nos ordres et ne galopaient plus que tout droit.

-« Kyaaa ! » S'exclama alors Charles.

Je me retourna vers ma femme et vis que celle-ci était presque tombée de sa monture. Elle s'accrochait à sa jument de toutes ses forces mais la course erratique de cette dernière empêchait Charles de se remettre en selle. Soudain, j'entendis un bruit déchirer les cieux et un énorme flash de lumière nous séparer Charles et moi. Je dus fermer les yeux tellement la luminosité était forte. Quand je pus enfin les rouvrir, je vis que mon cheval s'était enfin arrêté. Je regarda autour de moi mais ne pus voir qu'à quelques mètres de moi des objets de l'ancien monde carbonisés par la puissance descrutrice de l'éclair. Certains étaient même en feu, et malgré la pluie, les flammes semblaient se propager. Y avait-il quelque chose dans ces voitures de l'ancien monde capable de produire une réaction pareille ?

Paniqué, cherchant ma femme partout, mais n'ayant pas une grande visibilité à cause du brouillard, de la fumée et de la pluie, je me mis à hurler :

-« CHAAAARLES ! OU ES TU ? »

Mon cœur battant à cent à l'heure, je me mis à crier le nom de ma femme de toutes mes forces, comme jamais auparavant. Jamais je n'avais eu aussi peur ! Charles, charles ! Je ne pouvais te perdre encore ! Pas maintenant ! Pas si près du but ! Nous avions tout traversé ensemble : les explorations, le mariage, sa présumée mort, devenir parents, traverser une moitié de l'ancien royaume de Fiore, survécu à la brutalité de Kagura, survécu à la cruauté du roi Sting ! Non, nous ne pouvions pas nous permettre d'échouer maintenant ! Pas Charles, tout mais pas elle !

Les larmes coulaient toutes seules sur mes joues, et je criais, criais de désespoir, le nom de celle que je ne voulais pas perdre. Pas après tout ce que nous avions vécu ! Non ! Non !

-« CHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARLES ! » M'écriais-je, de toutes mes forces.

C'est alors que j'entendu une sorte de bruit, comme une réponse à mon cri de désespoir, mais je ne craignis que cela ne soit que l'écho de ma propre voix. Je me décida quand même de me diriger vers la source du bruit, mon cœur battant d'espoir. En galopant sur le dos de ma jument, je dus éviter plusieurs obstacles, principalement des voitures en pièces et des morceaux de bétons qui s'étaient effondrés.

-« Happy… » Entendis-je.

C'était bien elle ! Elle était vivante ! Ma Charles, ma femme !

-« J'arrive Charles ! » Criais-je, peu de temps avant la trouver.

Le spectacle duquel je fus témoin me coupa le souffle. Charles était bloquée sous les pièces en fer d'une ancienne voiture, je pouvais voir son corps allongé, elle était à peine consciente ! Le sang était présent tout au niveau de sa tête. A côté d'elle, sa jument paniquée, qu'elle tenait encore par sa bride, se débattait violement.

-« Happy…Va attacher les juments en premier. » Me dit-elle, faiblement.

-« Charles, je reviens tout de suite t'aider ! » M'exclamais-je, en prenant nos deux juments par les brides et en les accrochant à une barre de fer non loin.

En retournant aux côtés de Charles, je pus constater que la situation était pire que ce que je le pensais, les jambes de Charles étaient coincées sous les pièces de fer d'une ancienne voiture.

-« Ca va aller, ma chérie, je te le promets ! Je vais commencer par enlever tous les morceaux de fer ! » M'exclamais-je, en me mettant à la tâche.

Je dus user de toutes mes forces pour soulever les lourds morceaux de fer présents sur les jambes de Charles. Cette dernière supportait la douleur en grinçant les dents et me dit que ce n'était pas pire que la douleur qu'elle avait ressenti en donnant la vie à Charlotte. Elle me dit que si elle bougeait un peu ses jambes, elle sentait une sorte de matière comme du tissus et en enlevant tous les morceaux de fer, nous nous aperçûmes que ce qui avait protégé Charles était un des nombreux sièges de ces voitures. Soulagé qu'elle n'ait pas les jambes broyées, je réussi finalement à l'extirper de là. Elle réussit à se mettre debout avec quelques difficultés, mais elle y parviens. Je la serra contre moi de toutes mes forces et je l'embrassa comme jamais.

-« J'ai eu tellement peur de te perdre ! » M'exclamais-je, en larmes.

-« Calme-toi, Happy, je suis là, je suis désolée, ça va aller, ça va aller. » Me dit-elle en me tapotant dans le dos.

-« Tu es ma femme, tu dois toujours rester à mes côtés, toujours ! » M'exclamais-je.

-« Oui, je l'ai juré, je serai toujours à tes côtés, Happy. » Me répondit-elle, en m'embrassant sur la joue.

-« Je suis toujours trop émotif… » Murmurais-je, en essayant mes larmes.

-« J'aime beaucoup cela chez toi, ton trop plein d'émotions compense mon manque d'émotions. » Me dit-elle en souriant.

-« Aye sir ! » M'exclamais-je, avec joie, en la serrant encore une fois dans mes bras encore une fois.

-« Allez, mon chéri, remettons-nous en selle, l'hôpital ne doit pas être loin ! » Me dit-elle.

Nous remontâmes sur nos chevaux et nous nous élançâmes vers l'ouest, la direction que le panneau indiquait, et nous chevauchâmes pendant une vingtaine de minutes, sous la pluie battante, avant que je ne m'exclame, en voyant un ensemble de grands bâtiments dont la pancarte indiquait le nom de l'hôpital que nous cherchions :

-« Ici ! »

Nous ordonnâmes alors à nos chevaux de galoper à pleine vitesse et nous pûmes facilement passer au-dessus des débris de la cour de l'hôpital. N'ayant pas le temps de chercher quel bâtiment était le bon, je descendis de mon cheval et enfonça l'une des lourdes portes avec toute la force qu'il me restait et à l'aide d'une barre de fer trouvée non loin. Au bout de quelques essais, cette dernière s'ouvrit enfin et nous pûmes alors pénétrer dans l'hôpital.

-« C'était tellement intense ! » M'exclamais-je, en m'asseyant sur le premier siège que je trouva.

-« Vraiment c'était horrible, j'ai eu tellement peur quand je me suis retrouvée sous les débris de la voiture ! » S'écria Charles, en se laissant tomber à mes côtés.

-« C'est l'enfer dehors ! Je suis tellement heureux qu'on soit en vie ! Jamais je n'avais vu ça ! » M'exclamais-je.

-« Il fait noir et froid ici… » Murmura-t-elle, en se rapprochant de moi.

Il est vrai que je tenais encore la bride de ma jument et que cette dernière était assez stressée. Il n'était pas évident de voir ainsi dans le noir. Il fallait que nous fassions attention, nous étions dans un lieu de l'ancien monde totalement inconnu.

-« J'ai ce qu'il te faut ! » M'exclamais-je en fouillant dans mon sac.

J'en sorti alors l'objet que j'avais trouvé quelques jours plus tôt lorsque nous avions exploré un magasin de l'ancien monde. J'avais été ravie de trouver un tel trésor, d'autant plus qu'il était utilisable ! Charles allait être surprise, pour sûr ! Tournant, la manivelle permettant de la recharger, je m'imagina sa réaction et lorsque j'appuya dessus et que la lumière fût, elle poussa un cri des plus mignon. Je regarda et vis qu'à l'expression de son beau visage, elle était totalement stupéfaite ! Ses beaux yeux chocolat étaient équarquillés et sa bouche formait un « o » parfait.

-« C'est une lampe torche ! Cela nous permettra de voir dans le noir ! En plus, nous pouvons les recharger manuellement. » Lui dis-je.

-« C'est incroyable…» Murmura-t-elle.

-« Maintenant, allons trouver un endroit pour passer la nuit. Papy m'a dit que ce genre d'endroit était comme la maison des Strauss, les hommes de l'ancien monde venaient ici pour être soignés. Mais surtout, papy m'a dit qu'il y avait des lits ! » M'exclamais-je, tout en commençant à avancer.

-« Des lits, des vrais ? » Me demanda Charles, surprise.

-« Oui, une bonne nuit en perspective ! » Lui murmurais-je à l'oreille tandis qu'elle rougissait.

Malgré les années qui avaient passés depuis notre mariage, elle était toujours embarrassée quand on abordait le sujet de la chambre à coucher. Nous avions pourtant déjà eu deux enfants ensemble ! Cependant, cela tranchait tellement avec son caractère habituel, sûre d'elle et sérieuse, que je ne pouvais m'empêcher de trouver cela terriblement adorable. Résultat, dès que j'en avais l'occasion, je lui murmurais quelques petites choses qui la faisaient rougir. Je ne me lasserai jamais de voir Charles ainsi.

Nous avançâmes avec prudence et nous trouvâmes plusieurs salles. Plusieurs d'entre elle ne comportaient que des tables, des chaises et une tonne de papier, absolument étonnant ! Charles voulu en lire quelques-uns et me dit là qu'il s'agissait d'informations sur les soins dont avait bénéficié les gens. L'ancien monde avait une obsession pour l'écriture ! Un jour, je demanderai à Charles comment mieux lire. Il faut avouer que je n'étais vraiment pas très à l'aise avec la lecture, ni avec l'écriture. Mais pour ma défense, il était difficile d'apprendre à écrire sur le sol ou sur des tablettes d'argile ! A l'époque, je ne voyais pas à quoi cela pouvait bien me servir, mais aujourd'hui, quand je voyais Charles dévorer les mots en face d'elle, je ne pouvais m'empêcher d'être curieux.

-« Ca n'a pas l'air habité… » Murmura Charles au bout d'un moment, avec désespoir.

-« Je doute que si une communauté de médecin habitent ici, ils occupent tous les bâtiments, tu as vu le nombre ! » M'exclamais-je, pour lui redonner espoir.

-« Oui, mais…J'ai peur. J'ai peur de ne trouver personne et d'avoir fait tout ce voyage pour rien. » Me confia-t-elle, en baissant les yeux.

Lui prenant la main, je lui répondis :

-« Je te promets que nous trouverons quelque chose, même si ce n'est pas ce à quoi nous nous attentions ! »

Elle me regarda avec ses beaux chocolats et me répondit, avec un sourire :

-« Oui, il doit bien avoir quelque chose à trouver ici qui pourra nous aider. »

-« Et puis, c'est trop tôt pour abandonner, nous venons à peine d'arriver ! » M'exclamais-je, avec espoir.

Au bout de quelques dizaines de minutes, nous débouchâmes sur une pièce qui comportait plusieurs lits, des tables de chevet et même…Des petits lits transparent ! Dedans, il y avait déjà des couvertures et même…Des oreillers ! Mêmes s'ils étaient déjà presque jauni, c'était mieux que de dormir à même le sol. Nous décidâmes alors de passer la nuit ici et nous attachâmes nos chevaux à l'autre bout de la pièce après leur avoir donner de l'eau et de quoi manger. Nous avions étendu des couvertures pour qu'ils puissent se sentir un peu mieux. Déjà, nous n'étions pas au froid et vu le bruit que la pluie faisait sur les fenêtres, nous étions chanceux d'être à l'intérieur. Bien évidemment, nous avions choisi une chambre dont les fenêtres n'étaient pas cassés ! Nous rapprochâmes ensuite deux lits pour les coller ensemble et entourèrent les pieds de ces derniers pour ne pas qu'ils se décollent pendant la nuit. Nous partageâmes ensuite un maigre repas et nous nous dîmes que l'urgence était de trouver une source d'eau et de nourriture convenable car nous n'avions que des réserves pour 3 jours. Enfin, nous nous déshabillâmes et ce fût alors l'heure pour mon moment préféré de la journée : serrer Charles dans mes bras. Rien que de sentir sa chaleur et son doux parfum me donnait la force nécessaire pour affronter le lendemain, et m'endormir à ses côtés était le plus cadeau qu'elle m'avait fait. Sa présence me rendait tellement heureux. J'étais l'homme le plus comblé de ce monde quand j'étais à ses côtés. Ce voyage nous aura permis de nous rapprocher et de devenir encore plus proches qu'avant. J'avais l'impression que nous étions devenu les deux faces d'une seule et même pièce, nous étions désormais inséparables. Nous fonctionnions en duo et l'harmonie entre nous deux n'avaient jamais été si présente. Je me sentais tellement bien. A ses côtés j'avais l'impression d'avoir enfin trouver ma place.

-« Je t'aime, Charles. » Lui dis-je en l'embrassant.

-« Moi aussi, Happy. Merci de m'avoir accompagné, sans toi, jamais je ne serai ici. » Me répondit-elle, en me caressant doucement la joue.

-« De rien, où que tu iras, j'irai. » Lui dis-je tout simplement.

-« J'espère que les enfants vont bien, j'espère vraiment trouver quelque chose qui les aidera. » Me confia-t-elle.

-« Mon cœur, nous y arrivions. Nous poserons la première pierre de la contre-attaque de l'humanité contre les non-morts. » Murmurais-je.

-« Ça me plaît bien d'être une pionnière. » Me dit-elle, en rigolant.

-« Tu as déjà marqué l'histoire de l'humanité, Charles. Tu es la seule personne à avoir survécu à des morsures de zombies. En venant ici, tu as accompli ton devoir et qu'importe si l'on trouve quelque chose ou pas, nous n'aurons pas de regrets. Ce voyage nous aura déjà tant appris, tant permit de nous rapprocher, alors, même si nous ne trouvons rien, il n'y aura rien à regretter. » Lui dis-je, en la regardant dans les yeux.

-« Merci, Happy. Tu es vraiment le soleil de ma vie. » Me dit-elle, avant de s'assoupir à mes côtés.

Caressant ses cheveux, dont la blancheur était magnifique sous les rayons de la lune, je me dis que je ferai absolument n'importe quoi pour la ravir. Je m'étais promis de la chérir et de la protéger. Qu'importe ce qu'il nous attendait, je me donnerai à fond pour que nous survivions et allions retrouver Charlotte et Shiny, nos deux adorables enfants !

OOooOO

PDV Charles, une quinzaine de jours plus tard, hôpital de la Sainte-Croix.

Il fallait bien que je me rende à l'évidence, il n'y avait personne ici. Peu importe le bâtiment que nous fouillions, il n'y avait tout simplement rien ici. Vraiment rien de chez rien. Il n'y avait que les notes des patients, des documents éparpillés partout au sol qui parlaient de tout mais pas des non-morts.

-« Courage, mon cœur. » Me dit Happy, tout en mettant sa main sur mon épaule.

-« Oui… » Murmurais-je.

Nous nous dirigeâmes vers un des bâtiments que nous n'avions pas encore exploré. Nous avions de grand espoir pour ce dernier car nous savions qu'il s'agissait d'un institut virologique. J'entra en poussant une porte qui ne tenait plus qu'à un boulon, et vis que le bâtiment était en piteux état : les murs manquaient de s'effondrer et les rares meubles encore présents était couvert de mousse. Personne ne vivait ici, manifestement.

-« Je crois que nous n'allons rien trouver… » Murmurais-je à Happy.

-« Garde espoir, Charles ! » Me dit-il.

Nous fouillâmes les pièces une par une et nous sûmes alors que nous étions arrivé à la fin de notre voyage : ici, les documents parlaient bien du virus contre lequel nous nous battions. Je lu les premiers rapports de contagion : « Madame X a été contaminé ce matin, la cause est la morsure reçue par son mari. Nous allons lui administrer le traitement à l'essai. »

-« Happy, ils avaient un traitement à l'essai ! » M'exclamais-je, reprenant espoir.

-« Aye sir ! » S'exclama ce dernier.

Nous cherchâmes le fameux traitement pendant des heures dans plusieurs salles pour finalement trouver une fiche qui le détaillait. La rangeant avec soin dans mon sac, Happy vient soudainement me voir, les yeux tristes et me tendit un autre dossier. Je le lus avec attention : « Le traitement à l'essai est un échec. Administrés plusieurs fois à de nombreux patients, aucun d'eux n'a montré le moindre signe d'amélioration. »

-« Ils n'ont pas trouvés… » Murmurais-je, choquée.

-« Malgré tout le pouvoir de la science qu'ils avaient. » Compléta Happy.

-« Que devons-nous faire ? » Me demandais-je.

-« Continuons à fouiller cet endroit, de toute façon c'est l'hiver, nous ne pourrons reprendre la route vers le village qu'au printemps. » Me répondit-il.

Nous continuâmes donc à fouiller dans toutes les pièces, document par document. C'est sûr que ce n'était pas très épique, mais c'était nécessaire. J'étais de plus en plus découragée. Avais-je laissé mes enfants, mes amis, mon village pour une quête vaine ? Même si Happy m'avait montré le côté positif de ce voyage, je ne pouvais m'empêcher de penser que nous allions trouvé quelque chose. A quoi cela me servait-il ? A quoi bon être immunisé si je ne pouvais protéger personne mis à part moi-même et ma descendance ? Happy croyait sérieusement à la Déesse Blanche, il avait placé tous ses espoirs en moi, alors si je ne servais à rien au final...A quoi bon ? A quoi bon avoir ce pouvoir si je ne pouvais m'en servir pour sauver personne ? J'étais frustrée, si frustrée d'être inutile à l'humanité !

-« Charles, viens là ! » S'exclama Happy.

-« J'arrive, j'arrive. » Grognais-je, un peu de mauvaise humeur.

Il m'entraîna dans un des nombreux couloirs de l'hôpital tandis que je traînai les pieds et que j'étais à deux doigts de passer ma colère sur lui et de le rembarrer.

-« Ici, Charles, la porte ne s'ouvre pas. » Me dit-il.

-« Vraiment ? » Lui répondis-je.

-« C'est la seule porte fermée que je vois depuis que nous sommes ici. » Me dit-il tout fier de lui.

-« Essayons. » Ordonnais-je.

Il mit alors tous ses efforts pour ouvrir la porte tandis que je le regarda faire. Au bout du troisième coup d'épaule, il réussit enfin à défoncer la porte. Me levant, je rentra dans ce qui se révéla être une nouvelle partie de l'hôpital, qui était heureusement bien éclairé par la lumière du jour. Je fus surprise par l'odeur pestilentielle qui s'en dégageait. Je vis alors dans le couloir quelque chose que je ne pensais pas voir de ma vie et qui me glaça le sang. Il y avait là plusieurs…Squelettes humains. Prise de plusieurs hauts de cœur, je me serai enfuie si Happy ne m'avait pas fermement tenu la main.

-« Que s'est-il passé ici ? » L'interrogeais-je.

-« Je ne sais pas, Charles. Ils sont morts, ils ne se sont pas transformés. » Me répondit-il.

-« Je n'avais jamais vu des os humains… » Murmurais-je, interloquée devant le spectacle qui s'offrait à moi.

Main dans la main, nous continuâmes à avancer. Doucement, nous fouillâmes les différentes salles, et nous nous aperçûmes qu'il y avait énormément de documents liés au virus des non-morts ici. Arrivions-nous trop tard ? Ou alors leur traitement les avait-il tous tué ? Plus j'avançai, plus j'avais peur de trouver la vérité.

Nous entrâmes prudemment dans une pièce intitulée « Bureau Professeur Warrod C-Ken ». S'offrit alors à nous, la vision d'une pièce totalement plongée dans le noir et dont des milliers et des milliers de papiers s'étalait de haut en bas de la pièce. Tâtonnant dans le noir, écrasant au passage des centaines de notes, nous réussîmes à ouvrir le volet gris. Les rayons de soleil présent dans la pièce, nous commençâmes nos recherches. Toutes les notes présentes parlaient du virus des non-morts, abrégé VNM-45. J'appris donc que le virus s'était déclenché pour la première fois en octobre 2045 dans un pays appelé Etats-Unis et une ville appelée Austin. Le virus s'était propagé à une vitesse folle et le pays était tombé en moins de 6 mois. De ce que j'avais échangé avec Happy ce dernier m'avait dit qu'à l'époque, les Etats-Unis était un de pays les plus forts de l'ancien monde. La suite était que les autres pays s'étaient rapidement barricadés et coupés du monde mais cela n'y changea rien. L'auteur de ses notes, Warrod C-Ken, se demandait si le Japon et l'Australie, des îles, avaient survécu. D'après lui, ils auraient pu fermer leurs frontières et échapper à l'épidémie. Si jamais c'était le cas, il restait alors encore aujourd'hui des personnes vivants comme dans l'ancien monde. Cependant, nous ne pourrions jamais aller vérifier, en effet de ce qu'Happy m'avait dit, ces îles se trouvaient à des milliers de kilomètres et une vie ne serait pas suffisant pour y aller. Et puis, comment traverser la mer ? Savoir où aller et ne pas se perdre dans l'océan ? Tout du moins, nous avions déjà trouvé là une information intéressante. Notre continent, l'Europe, fût le dernier touché. Nous tombâmes car un navire en provenance des Etats-Unis, transportait avec lui un passager infecté afin de l'étudier pour trouver un vaccin. Barricadé dans une cave, il aurait réussi à mordre un de ses gardes, transformant ainsi le navire et le continent asiatique dans une guerre folle. Venu de Chine, les zombies conquièrent l'Europe. Leur seul point faible, les décapiter à la base du coup et séparer ainsi la tête de leur corps, ne fût trouvé que quelques semaines avant la chute de l'Europe. C'était déjà trop tard, ils étaient déjà trop nombreux. La chute de l'Europe entraîna avec elle la chute de l'Afrique car les non-morts purent traverser le canal de Gibraltar. En effet, si les zombies ne pouvaient pas nager, ils pouvaient marcher au fond de l'océan et ne craignaient pas la noyade. Ayant vécu à Cait Shelter, au bord de la mer, je pouvais confirmer ce fait. J'avais déjà vu des zombies sortir de la mer…Et c'était bien là un spectacle terrifiant.

-« Charles, Charles, viens vite ! » Me dit Happy en criant presque à l'autre bout de la pièce.

-« Qu'y a-t-il ? » Lui demandais-je.

-« Regarde, il y a un message…Pour nous… » Murmura-t-il, ébahi.

Le cœur battant à cent à l'heure dans ma poitrine, je m'approcha et prit ce qu'Happy me donna. Il y avait un petit appareil rectangle et sur ce dernier était attaché un mot : « A vous qui trouverez ceci, appuyer sur le bouton « on », sélectionner le fichier numéro 2081_29 et appuyer sur le bouton « lecture » pour savoir toute la vérité. Mettez l'appareil au soleil si cela ne marche pas, c'est qu'il aura besoin de batteries. »

-« Fais-le, tu es plus à l'aise que moi avec la technologie de l'ancien monde, j'ai peur de faire une bêtise. » Dis-je à Happy, en lui tendant l'appareil.

Happy alluma alors l'appareil et je vis pour la première fois de ma vie la magie de l'ancien monde. L'écran de l'appareil s'alluma et je vis un fond bleu nous souhaiter la bienvenue. Je ne pu m'empêcher de pousser un petit cri de surprise, ce qui amusa bien Happy.

-« Prête, Charles ? » Me demanda-t-il, en serrant ma petite main dans la sienne.

-« Oui, prête. » Murmurais-je le cœur au bord des lèvres.

Happy appuya sur le bouton lecture et je ferma les yeux de peur, ne sachant à quoi m'attendre. Et c'est alors qu'un miracle se produisit car j'entendis une voix sortir du petit appareil !

Bonjour à vous, voyageurs du futurs, je me nomme Warrod C-Ken. Je suis Professeur de virologie à l'institut de la hôpital de la Sainte-Croix à Crocus. Je faisais partie de l'équipe qui cherchait un vaccin. Au moment où je vous parle, nous sommes le 12 juin 2081 et demain, je serai surement mort. Si vous avez déjà lu les notes dans mon bureau, vous êtes déjà au courant pour le virus et la manière dont il s'est propagé sur tous les continents, mais je vais vous en dire plus. Comme vous le savez peut-être ou pas, ce fut un savant renommé qui créa ce virus, le Professeur Zeref Dragneel. Dans l'optique de ramener son petit-frère mort dans un accident de voiture, il mena de grandes recherches. Incompris, ses recherches furent tabou dans la communauté scientifique pendant des années. Je le connaissais, je l'avais déjà rencontré lors d'une conférence. Il n'était pas méchant, mais les années de solitude et de non-reconnaissance ainsi que l'échec de ses recherches en manque de subventions, le changea de manière irrémédiable. Il décida donc de sacrifier la planète, les pauvres imbéciles qui ne l'avait pas pris au sérieux. Je ne sais encore, si aujourd'hui, il est le seul en possession d'un vaccin ou pas. Peut-être est-il encore en vie aujourd'hui, riant à la barbe et au nez de tous, regardant l'humanité sombrer dans le profond désespoir qu'il a lui-même créer.

Enfin, passons. Pendant des années et des années, nous avons tout essayer pour mettre au point un vaccin mais il faut vraiment avouer que Zeref était un génie comme le monde en avait rarement vu naître. Nous nous sommes révélés incapables de créer un vaccin, tous les essais se sont déroulés mais rien n'a jamais changé pour les patients. Jamais un seul n'avait survécu à la morsure plus d'une journée. Le dernier essai que nous avons fait a réussi à retarder la transformation en non-morts de 12 heures. Nous restâmes des mois à ruminer notre échec, jusqu'à ce que l'un de mes collègues nous rapporte de l'espoir. Mesdames et messieurs du futur, connaissez-vous le conte de la Déesse Blanche ? Dans le doute, je vais vous le raconter : « A l'aube de la destruction de l'humanité, une voyante fit une prédiction. Elle vit la chute des Hommes, la décadence de l'humanité, les difficultés que nous vivons aujourd'hui. Elle vit le monde du chaos, la destruction, le désespoir de l'humanité. Mais alors qu'elle allait abandonner l'humanité à son sort, elle vit une lueur d'espoir. Les dieux, pris de compassion pour l'humanité, décidèrent de leur donner une chance et envoyèrent un de leur ange sauver l'humanité. Une femme dont la divinité se reconnaîtra à sa couleur de cheveux blanc, presque argentée, une couleur d'un autre monde. Cette femme sauvera l'humanité à elle seule si on lui fait confiance. Ses pouvoirs sont les plus grandioses du domaine divin, elle donnera la vie comme la mort car si elle n'estime pas l'humanité digne d'être sauvé alors elle partira rejoindre les cieux. Alors, maintenant, prions pour la survie des nôtres ».

Au début, nous prîmes cela pour une légende sans fondement, créer par quelqu'un qui voulait donner de l'espoir à l'humanité. Mais au fur et à mesure, le conte devient tellement populaire qu'il était sur toutes les lèvres, et nous commençâmes alors à faire des recherches. Après plus d'un an de travail acharné, nous apprîmes la vérité : un vaccin existait déjà. Niché au cœur des montagnes d'Europe se trouvait le petit royaume d'Extalia. Protégé par ses barrières naturelles que sont les montagnes, le pays devient le refuge d'un grand nombre de personnes dont des scientifiques. Parmi eux se trouva un génie, capable de rivaliser avec Zeref, son propre fils, qui se nommait August. Il réussit l'impossible, mettant au point un vaccin en 2055, seulement 10 ans après l'épidémie. Cependant, avec les non-morts dont la progression s'étendait maintenant jusqu'aux frontières du royaume, il n'eût pas le temps de faire des essais dans les règles de l'art. Il ne pu fabriquer qu'une dose et faire un essai. Celle qui fût vacciné et qui se porta volontaire fût la plus jeune princesse d'Extalia, Son Altesse Royale la princesse Charlyse d'Extalia. Cependant, suite à l'injection, elle tomba fortement malade pendant une vingtaine de jours et August décida donc de stopper les essais. Cependant, cette vingtaine de jours fût suffisant pour que le royaume tombe et seuls quelques personnes survivèrent dont la princesse Charlyse, qui pourtant s'était fait mordre. Là-dessus notre source était formelle, il avait été témoin des nombreuses fois où la princesse avait été mordu et pourtant elle avait toujours survécu. Le vaccin d'August avait donc bel et bien marché ! Il existait un vaccin contre le VNM-45 ! Si nous pouvions étudier ce qui avait changé chez la princesse Charlyse alors nous pourrions mettre au point notre vaccin ! Le conte de la Déesse Blanche décrivait en fait la princesse Charlyse qui avait, comme tous les descendants royaux d'Extalia, cette couleur de cheveux particulière aussi blanche que la neige, apparemment créer par une déficience en mélanine au niveau des cheveux et héréditaire.

Cependant, un problème se posait. La princesse Charlyse était morte d'une pneumonie dans le village où elle s'était réfugiée. Tout notre espoir était-il donc parti en fumée ? Non car heureusement elle avait laissé derrière elle deux enfants qui eux-mêmes avaient eu des enfants à leur tour. Nous secouâmes terre et ciel et mirent tous notre argent restant dans le but de trouver une personne partageant son sang. En effet, les histoires sur la Déesse Blanche étaient toujours d'actualité et plusieurs personnes affirmèrent avoir vu des jeunes femmes aux cheveux blancs se faire mordre et pourtant survivre. Finalement, nous trouvâmes une descendante, une jeune femme qui vivait dans une des dernières villes encore debout d'Europe, Zurich. J'envoyai mes meilleurs hommes aller la chercher pour la ramener mais…Ils furent attaqués par des non-morts, sur le chemin du retour. Je n'eus jamais aucune nouvelle d'elle. Nous avions tout perdu et ici aussi. Notre pays, Fiore, est plus envahi que jamais. Certains de mes collègues ont décidés de se suicider pour ne pas devenir des non-morts. Cependant, je ne peux me résoudre à abandonner ! Mavis, mon amie d'enfance, me le disait toujours. En sa mémoire, je ne pouvais pas abandonner.

A vous, voyageurs du futurs, je vous laisse ma mission. Prenez votre avenir entre vos mains et façonnez le à votre manière. Développez ce vaccin vous-même ! Je ne peux plus rien faire, mais vous le pouvez ! Mais je sais que vous aurez besoin de matériels utilisables. Pour cela, ne vous en faîtes pas, je vous lègue le laboratoire flambant neuf que j'ai passé ma vie à construire. Il se situe dans un bunker, sous terre. Il y a tout, un générateur de secours y est aussi installé. Vous trouverez l'entrée derrière le bâtiment B-4 et le code pour débloquer la porte est 26092013. Mais avant d'avoir besoin de matériel, il vous faudra bien étudier mes recherches. Je vous ai laissé toutes les recherches sur le virus VNM-45 que j'ai pu rassembler au cours de ma vie. Elles sont situés au 4ème étage du bâtiment H-1 et le code pour ouvrir la pièce dans laquelle elles sont est 000129. Voyageurs du futurs, pour mettre au point un vaccin, vous aurez besoin de 4 choses, le matériel et la théorie, que je vous ait offert, et je vous laisse le soin de trouver un descendant de Charlyse et un génie qui saura réaliser ce que je n'ai pas pu faire. Voyageurs du futur, moi, Warrod C-Ken, place tous mes espoirs en vous. S'il vous plaît, sauvez ce monde, sauvez l'humanité ! Je compte sur vous. »

Puis, l'enregistrement se coupa et nous n'entendîmes plus la voix de Warrod C-Ken. M'effondrant au sol, je me mis à pleurer. Ce n'était pas ce que j'espérai mais…Mais il y avait encore un espoir ! Ce n'était pas encore la fin de ce monde mais cela le serait bientôt. Nous possédions déjà trois choses sur les quatre nécessaires pour créer un vaccin.

-« Charles, ça va aller. Charles, ma chérie, je suis là. » Me murmura Happy, en se précipitant à mes côtés.

-« Je…Je suis vraiment la Déesse Blanche, au tout du moins une descendante, tu vois ? » Lui dis-je, avec des larmes dans les yeux.

-« Aye sir ! J'ai toujours su que la Déesse Blanche serait la clé pour sauver notre monde, et j'avais raison.» Me répondit-il, avec un sourire.

-« Nous avons déjà trois choses sur quatre pour créer un vaccin. Il ne nous manque plus qu'un génie. » Murmurais-je.

-« Je ne sais pas où nous allons trouver ce génie…Lévy est vraiment intelligente, peut-être y arrivera-t-elle. » Murmura Happy.

-« Peut-être, peut-être… » Soufflais-je.

-« Au fait, Charles, si ton ancêtre est une princesse…Alors tu es une reine ? » Me dit-il avec un grand sourire.

-« Eh bien…Si je suis la dernière descendante vivante de la princesse…Non, de la reine Charlyse, je suppose que c'est vrai alors. » Répondis-je.

-« Wooooooow, ça fait donc de moi un roi ! » S'exclama-t-il, en sautant dans tous les sens.

-« Le roi des Exceeds, oui. » Répondis-je, en riant.

-« Chaaaarles ! » Me dit Happy, en boudant.

-« C'était trop tentant. » Murmurais-je, en lui laissant un bisous sur la joue en guise d'excuse.

-« Que faisons-nous maintenant ? » Me demanda-t-il.

-« Comme tu le disais, nous devons passer l'hiver ici. Une fois le printemps revenu, nous rentrerons à Fairy Tail. Je pense que la meilleure décision est de prendre les notes théoriques avec nous pour les faire lire à Lévy et au maître. » Répondis-je.

-« Oui, faisons cela. C'est vraiment la fin de notre quête, n'est-ce pas, chérie ? » Me demanda-t-il, en s'asseyant par terre.

-« Oui, nous allons pouvoir rentrer à Fairy Tail, dans notre famille. » Murmurais-je, en m'asseyant à ses côtés et en posant ma tête sur son épaule.

-« Ce voyage avec toi était super mais…Fairy Tail me manque, et toi ? » Me dit-il.

-« Oui, à moi aussi, Charlotte, Shiny, Wendy, Cherrya, Marl, Lucky, et tous les autres, j'ai vraiment envie de les revoir. » Répondis-je.

-« Nous avons rempli notre rôle, Charles. Maintenant, nous pouvons nous reposer. » Me dit-il, tout simplement.

-« Oui, maintenant, je veux m'occuper de nos enfants et de Wendy et Cherrya. » Murmurais-je.

-« Et moi, je veux passer ma vie paisiblement à tes côtés. » Me dit Happy, en m'embrassant légèrement sur le front.

-« Moi aussi, je veux passer ma vie avec toi. » Murmurais-je, doucement.

-« Ah, je me demande si Shiny pourra parler lorsque l'on sera revenu ! » S'exclama-t-il.

-« Je pense, oui. Charlotte a dit ses premières phrases vers trois ans et Shiny aura 4 ans dans deux mois, il doit déjà bien parler. » Lui répondis-je.

-« Déjà ?! Nous ne serons jamais de retour à temps ! J'espère que notre fils ne nous aura pas oublié, t'imagines s'il appelle mon père « papa » à ma place ?! » S'exclama Happy, paniqué.

-« Et Charlotte aura 6 ans dans une vingtaine de jours. Elle doit avoir commencé l'école avec Lévy…Elle sait déjà peut-être déjà lire… » Murmurais-je.

-« Hein ?! Moi qui voulait prendre des cours de lectures avec elle ! » S'exclama-t-il, un peu déçu.

-« Vraiment ? » Lui demandais-je, surprise.

-« Oui, quand je t'ai vu lire ces derniers temps, j'ai eu envie de comprendre ce que tu aimais tant dans ces bouts de papiers. » Me répondit-il.

-« Je t'apprendrai alors, nous devons encore attendre la mi-février pour partir, alors nous avons tout le temps. » Lui répondis-je, en le prenant dans mes bras.

-« Aye Sir ! Qu'allons-nous faire d'autre ? » Me demanda-t-il.

-« Hum…Pourquoi pas tout simplement profiter de notre temps à deux avant de reprendre notre rôle de parents ? Avec tout ce que nous avons vécu, nous n'avons jamais eu le temps de nous poser à deux. Rien que nous deux. » Murmurais-je.

Il m'attira alors dans un baiser passionné tout en me répondant :

-« Je trouve cette idée fabuleuse. »

Ses mains entrelacés avec les miennes, son souffle dans mon cou, son corps contre le mien, son odeur familière, c'était vraiment tout cela que je chérissais. Mais par-dessus tout, son sourire, son sourire éclatant, était ce qui m'avait charmé, ce qui m'avait sauvé. C'est lui qui m'avait permis de vivre pour moi et non plus pour les filles. Grâce à lui, j'étais moi.

-« Je souhaite te prendre pour époux, te chérir et te protéger. » Murmurais-je, doucement, en me rappelant nos vœux de mariage.

-« Charles ? » Demanda Happy, surpris en se relevant.

Le regardant avec mon plus beau sourire, je me perdis dans ses yeux noirs tout en répétant nos vœux de mariage. Je vis la surprise se peindre sur son visage, puis ses yeux s'illuminer et enfin son sourire apparaître.

-« Moi aussi, je souhaite te prendre pour épouse, te chérir et te protéger. » Me répondit-il, en entrant dans mon jeu.

-« Alors profitons de notre lune de miel, rien que tous les deux. » Murmurais-je.

-« Comme notre première fois dans ce refuge. » Me souffla Happy, taquin.

-« Oui, comme cela, rien qu'à deux. Toi et moi. » Murmurais-je.

Il me prit dans ses bras et nous basculâmes alors dans un tourbillon d'émotions intenses qui n'appartenaient qu'à nous. Pour la première fois depuis que nous nous étions connu, nous allions enfin pouvoir nous poser, rien que tous les deux, et profiter de notre couple. C'est vrai que tout s'était enchaîné dans notre vie : notre rencontre, nos rapprochements au bal du printemps ou à la rivière, notre premier baiser, nos fiançailles, notre première fois, notre mariage, ma présumée mort, nos retrouvailles, la naissance de notre fille, nos difficiles débuts en tant que parents, la naissance de Shiny, la difficulté de s'occuper de deux enfants en bas âge, la bataille que j'avais menée seule contre une horde de zombie pour protéger le village, notre quête, nos moments passés en pleine nature à chercher notre chemin, notre découverte des différents villages du pays de Fiore et enfin la découverte du savoir qui pourrait peut-être sauver l'humanité dans cet hôpital. Nos courtes vies avaient été bien remplies en seulement quelques années, tant de choses s'était déroulées, tant de choses avaient changé, et j'avais du mal à croire que je venais enfin d'atteindre la conclusion d'un tel périple d'évènements. Après tout cela, je pensais bien avoir le droit de me consacrer quelques mois rien qu'à mon mari, en cinq ans nous n'avions passé que le premier mois de notre mariage à deux, et il était bien temps d'y remédier ! J'allais prendre le temps pour Happy, pour mon mari, pour notre couple. A la réflexion, il était vraiment bizarre de se dire que nous avions passés plus de temps ensemble en tant que jeunes parents plutôt qu'en tant que couple, et je pense que cette occasion était celle de nous poser pendant quelques temps en tant que couple et de permettre à notre amour de s'épanouir.

Notre lune de miel commençait enfin et à l'avenir un bonheur sans nuage s'annonçait pour nous deux et pour toute notre famille !


Voilà, voilà, c'est la fin de ce vingtième chapitre ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à continuer d'écrire ! :)

Voilà la fin, je verse ma petite larme à la lecture de ce chapitre. Même s'il reste l'épilogue, c'est vraiment la fin des aventures d'Happy et Charles. J'ai du mal à le réaliser. Cette histoire m'a tellement plû que je pense que je pourrai faire une autre fic' dans sa continuité ! xD Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin, et je pense qu'il est temps pour moi de me diriger vers l'imagination d'une prochaine fic'. Même si j'avoue que les personnages de cette fic' sont ceux auquels je suis le plus attachée car je les ai vraiment fait évoluer hors du cadre du manga et que d'une certaine façon leurs développements n'appartient qu'à moi ! :)

Pas de rattrapages pour moi la semaine prochaine, donc je vous posterai l'épilogue à temps ! Le chapitre 21 qui s'intitule "Le retour à Fairy Tail" ! ;)