Ne pas se retourner. Quoi qu'il advienne ne jamais se retourner. Parce que la mort est derrière et qu'elle n'attend qu'une chose, que tu te retournes. Alors avance pas à pas, à quatre pattes ou même en rampant, mais avance bordel. Grand-mère me racontait que si tu entendais ton prénom murmuré derrière ton épaule, il s'agissait juste de la grande faucheuse t'attirant à elle. Si elle savait à quel point elle n'était pas loin de la vérité.
Les alarmes hurlant dans les oreilles, des lumières rouges éclatantes et cette voix dans les hauts-parleurs. Cette voix horriblement rocailleuse quoiqu'un peu déchirée sous l'énervement et... était-ce de la panique que j'entendais ?
- Attrapez moi cette salope !
Les pas de ses gorilles arrivaient, l'adrénaline m'aide à surpasser mon essoufflement. Première porte, première obstacle, ne pas oublier chaque étape qu'il t'a appris. Une porte électrique contrôlée par un code allant de 0 à 9, ce genre de modèle demandant un code à 4 chiffres. Tout code de 0000 à 9999 (soit en tout 10000 nombres) est candidat. Bon sang pas le temps de tous les essayer.
Il choisit lui-même tous les codes concernant ce bâtiment, ce doit être un événement important qui l'a marqué. L'anniversaire de sa femme; 2405. Mauvais code, les pas se rapprochaient, surtout ne pas paniquer. Un autre peut-être moins joyeux ? La date du décès de sa fille, rappel toi il l'a dit la première fois que tu as entendu une de ses discutions, c'était à propos d'un... merde foutu trou de mémoire ! Le 2 Novembre ou peut-être Octobre ? 0211. Mauvais code. 0210. Mauvais code. Je ne peux m'empêcher d'envoyer mon point valser contre la commande.
- Elle est là !
Je me retournais et voyais 3 hommes habillés comme les Men in Black s'avancer vers moi. Dernière chance Haruno décide toi vite. La première fois que cet homme parlait c'était à propos de... la mort de son chien; un pitbull américain du nom de Pupuce, c'était le 12 Juin. 1206... Bingo !
Ma course reprend de plus belle alors que je sens une main effleurer ma capuche. Une sortie de secours, je fonce vers elle appuie sur la barre latérale et la porte s'ouvre en grand fracas. L'air frais de la nuit me frappe de plein fouet, mes cheveux s'échappent alors que mes jambes continue leur effort.
Je sens de grandes lumières diriger vers moi et me suivre dans ma course, des ordres aboyés sans arrêt sans parler des insultes toutes plus recherchées les unes que les autres. L'adrénaline commençait à redescendre mes poumons me brûlaient et mes jambes me faisait un mal de chien.
Je vois la clôture entourant la propriété et dernier obstacle face à la liberté.
Une dernière poussée, je prenais de l'élan et sautais sur la clôture, mes doigts s'agrippant à la ferraille.
Je forçais sur mes bras pour me hisser plus haut, c'est alors que je sentais des doigts emprisonner ma cheville et mon cœur rater un battement.
- Je t'ai pétasse !
Suivis d'un gloussement pervers. Je me débattais de toute mes forces et balançais mon autre pied au visage de ce salaud. Pas de réaction, un deuxième en direction du nez. Je sens un léger craquement sous mon pied, certainement le cartilage de son nez ne tenant plus. Toujours pas décidé à me lâcher pour autant, je lançais mon pied de toute mes forces une troisième fois au même endroit et cette fois-ci mon coup fut accompagné d'un hurlement rauque, d'une salve de sang et de... morceaux de cartilages qui volaient. Un léger sourire me vient en me disant qu'il serait fier de moi.
Pas le temps de rêvasser je m'appuyais sur le haut de la barrière métallique me hissais et passais la jambe de l'autre côté et alors que je cherchais à faire de même avec ma deuxième jambe je sentis mon jean s'accrocher à la barrière. Je tirais d'un coup sec déchirant le tissus et dans un même temps ma peau arborant désormais une belle entaille. Je me sentais tomber de l'autre côté, une douleur affreuse à la jambe sur laquelle je me réceptionnais. Quelle idiote, même pas eu le temps de répartir la chute dans tous le corps, je sentais venir les courbatures après ça.
Ma volonté toujours intacte quand à elle me poussais de l'avant je me mis à courir en ignorant les douleurs de tout mon corps. Oui, mais pour aller où ? Son appartement, son téléphone doit toujours y être. Je devais appeler Uzumaki, lui pourra m'aider, nous aider.
Il le fallait, sinon Sasuke mourrait ce soir.
En triant mon google drive j'ai retrouvé ce vieux prologue, il semble y avoir beaucoup d'idées intéressantes. Je vais tenter de me replonger dedans vu que pleins d'idées m'assaillent.
Les paroles de Mère-Grand sont en fait ceux de ma mère tout court. Oui elle est légèrement flippante.
On verra bien où le vent nous porte, je suis carrément preneuse de vos suggestions !
