Le dernier souffle comme le premier

Anakin dégoulinait de sueur dans un sommeil lourd des effets de sevrage quand des bruits s'élevèrent de derrière les murs de la pièce. Il commença à émerger difficilement, mais ses paupières restèrent closes. Il entendit un premier sifflement et une chose qui s'écroulait, puis un second et l'abîme suant l'accueillit.

.oXOXo.

Sidious s'approcha du corps du jeune dans la pièce. Il tendit une main, frôlant son front perlé de sueur et la Force se prolongea le long de ses doigts jusqu'à atteindre l'esprit à demi conscient, embrumé des drogues, sans barrières. Un jeu d'enfant.

Alors qu'il s'introduisait sous son crâne tourmenté, il fronça des sourcils. Quelque chose lui résistait.
Anakin était-il devenu à ce point puissant que même inconscient et drogué il pouvait lui résister ?
Sidious força et fit face à d'imminences yeux jaunes. Il y avait danger. Il voulut se rétracter vivement, mais déjà le serpent de feu le mordit dans la Force, faisant jaillit une effusion d'images. Des anneaux voulurent s'enrouler autour de lui. Sidious s'en dégagea et les deux créatures se fixèrent dans la Force. Trop tard, il était marqué par la morsure. Traçable dans la Force par cette déconcertante créature.

Très vite il reprit le dessus sur son esprit troublé par la surprise, se préparant immédiatement à le tuer, mais le corps inconscient se redressa avec fulgurance. Le froid et la chaleur se mêlèrent dans la pièce, des iris jaunes avaient remplacés ceux océans d'Anakin.

Il ne prit pas longtemps au Chancelier pour comprendre : ainsi donc quelque chose d'autre vivait accroché au le jeune Skywalker…

« Qui es-tu ? »

Anakin, enfin, ce qui semblait être lui détailla ses mains avant de reporter son regard aussi jubilant que méprisant sur le Seigneur Sith :

« Je suis l'Alchimiste, Bo Vanda. Et toi, tu n'es qu'une pauvre créature que je vais prendre plaisir à détruire. »

Sidious ricana.

« Qui que tu sois, le corps que tu possèdes n'est pas assez fort pour me vaincre. »

Bo Vanda tourna autour du Chancelier tel un rapace, braquant son regard de feu sur lui, dansant dans la Force pour jauger les boucliers et la force de cet impertinent dissimulé sous un manteau sombre, une capuche masquant jusqu'au bas de son visage.

« Je t'ai vu dans la Force, je sais qui tu es. Rien ne peut échapper à mon regard. Je sais ce que tu veux. Qu'il soit dommage que nous, les Sith, en soyons réduits à nous cacher des Jedi… » Bo Vanda s'arrêta de tourner autour du Sombre Seigneur. « Je peux t'offrir ce que tu désires tant. »

« Je serai intrigué de savoir comment une Sith réduit à se cacher dans un ôte pour survivre tel un parasite peut m'offrir la galaxie entière. »

« Tu cherches un nouvel apprenti. Je connais cette règle des deux. Sage décision qu'on prit nos prédécesseurs… Néanmoins, je possède quelque chose de beaucoup plus efficace pour arriver à l'annihilation totale des Jedi. »

Sidious inclina légèrement sa tête dans une interrogation tue.

« Sur Salanka, la planète pleureuse baignant dans la Force, est endormi un Léviathan. Moi seul peux réveiller cette créature née des Alchimistes du fond des âges. »

« Une arme redoutable… Cependant j'ai déjà une armée à mes pieds. Il ne me suffit qu'un ordre et bientôt les Jedi seront qu'un lointain souvenir. »

« Tu veux cet humain pour apprenti, je l'ai déjà tordu, asservi, infecté. Sous son apparence, je peux infiltrer leur Temple. Lorsque j'aurai pris possession d'un nouveau corps, alors il te sera prêt. En échange de sa servitude, je peux t'apprendre les secrets d'immortalité et te dévoiler les secrets des âmes. »

Sidious considérait les paroles de la Sith comme du venin. Ils étaient peut-être de la même espèce, mais il ne pouvait faire confiance à un Sith. Ni Jedi, ni Sith, il n'y avait que lui. Cependant, la règle des deux était brisée… Et Grivous était qu'un piètre pion sur l'échiquier. Ainsi donc Anakin s'était fait infecter sur cette planète par une Sith. Le mystère de son apprentissage de quelques techniques Sith prenait un éclairage soudain.

Skywalker pouvait lui être servi sur un plateau d'argent. L'offre était alléchante.
Et la Sith était une alchimiste. Elle croyait en l'échange équivalent. Un bien contre un autre. Aussi perfide soit-elle, un pacte avec elle pouvait se révéler être la garantie de la règle des deux.

Bo Vanda, qui avait compris les pérégrinations mentales de Sidious, aussi ajouta sur le ton suave qui lui seyait tant :

« Moi, je suis déjà une Sith. Je suis l'Alchimiste. Je peux tourner son esprit, j'ai déjà commencé, il sombre lentement et bientôt sera trop faible pour me résister. Lorsque je prendrai une nouvelle enveloppe, Skywalker sera le meilleur apprenti dont il te soit possible de rêver. »

« Qu'il en soit ainsi. Si tu venais à trahir notre accord… »

« Je suis l'Alchimiste. »

Ils se toisèrent longuement. Et si aucun des deux ne se faisait confiance mutuellement, leurs buts se conjuguaient.

Sidious repartit telle une ombre vaporeuse le long des couloirs. Avisant l'autre créature inconsciente, Bo Vanda n'avait plus qu'une chose à faire avant de se rendormir.

.oXOXo.

Anakin se réveilla avec un mal de crâne épouvantable. Il vomit ses tripes une énième fois sur le sol. Des haut-le-cœur le secouaient et il semblait ne même plus avoir assez de bile au fond de son estomac pour répondre à ses spasmes.

Il râla intérieurement, le vieux en aurait mare de nettoyer ses dégueulis puants.

« Désolé. » déglutit-il au vieux avant de retomber au sol à côté de la flaque et sombrer.

À son second réveil, ce fut l'odeur qui le prit à la gorge. Il se retourna en plissant du nez pour voir ses restes vomis toujours à côté de lui. Très bien, cette fois-ci, ce devait être à lui de nettoyer. Une nouvelle leçon pour se prendre en main que le vieux voulait lui inculquer ? De toute façon, son mal de crâne s'était relégué en arrière-plan.

Il se redressa à l'aide de ses coudes, son dos lui faisait mal, ses jambes étaient lourdes… Mais bon, Salanka avait été un bon entraînement face à ce genre de situation.

Il balaya la pièce du regard. Les murs bougeaient déjà beaucoup moins que d'ordinaire. Son regard se posa sur le vieux qui dormait toujours. Anakin resta relevé sur ses coudes pour le fixer. Il dormait et ses épaules ne bougeaient pas dans le rythme lent et régulier de sa respiration.

Anakin cessa de respirer une brève seconde. Puis il rampa jusqu'au vieux.

« Hey, le vieux ! »

Il arriva à ses côtés, le secoua par les épaules pour le tirer de son effrayant sommeil. Mais le vieux ne fit que glisser contre le mur pour finir toujours aussi amorphe au sol.

Non. Non, non non… Anakin s'écrasa sur ses genoux pour commencer les gestes de premiers secours. Appuyait férocement et fiévreux sur le thorax du vieux, insufflait quelques bouffé d'air, recommençait.

Il est mort.

Non.
Il continua, encore et encore.
Abandonne.

Non.
Si l'espoir était une ligne d'horizon alors il fallait continuer à avancer vers elle.

Les premières côtes craquèrent. Mais ce n'était pas grave, il fallait faire repartir le cœur.
Il ne battra plus.

Il s'arrêta net. Si, il pouvait encore. Il pouvait faire repartir un cœur.
Il glissa une main tremblante dans sa poche. Le cristal pulsait toujours, lui. Il le sortit et déroula ses doigts autour du cristal translucide, une sorte d'encre noire aux reflets anodisés se mouvait à l'intérieur.

Toujours fébrile, il porta le cristal au-dessus du cœur éteint et l'enfonça lentement dans la chair, y insufflant sa propre Force, aussi faible soit-elle, encore entravée par des restes de drogue dans son sang. Il fallait que cela marche. Cela devait marcher. Il avait que trop durement gagner ce morceau de vie.

Et le corps se secoua sous ses doigts, la vie coula, il la sentit se déverser comme les rayons d'un soleil nouveau, réchauffant la peau trop froide. Envahir de soubresauts les doigts du vieux. Son cœur battait. Ses épaules et son thorax se soulevèrent au rythme merveilleux de la vie.
Il était capable d'insuffler la vie. Enfin. Après tant d'années à être un impardonnable aux crimes inavouables, il donnait la vie.
Il ne pu retenir une chaude étreinte à son ami. Enfin, enfin la vie lui souriait. Il berça longuement le vieux. Il ne pu retenir un rire nerveux entre quelques larmes : il ne connaissait même pas son nom. Mais « le vieux » lui allait très bien. Et il avait failli le perdre. Finalement, la Force ne l'avait pas abandonné. Elle ne le guidait peut-être plus, mais elle restait à ses côtés.

Il desserra son emprise pour regarder émerveiller le visage vert encadré de ses excroissances albinos, et surtout ressuscité.

« Alors, ça fait quoi de revenir d'entre les morts, mon vieil ami ? »

Il ne lui répondit pas. Ça méritait bien une petite claque amicale rien que pour le secouer, il avait trop besoin de sa réponse.

« Vieux ? »

Anakin lui recolla cette fois-ci une baffe plus vigoureuse, sans résultat.
Il colla son oreille contre son cœur, le morceau de cristal toujours fiché dedans. Il battait. Puis il observa son visage stoïque. Sa tête dodelina. Un peu comme celle d'Arkrak'R.

Alors Anakin comprit.

Il lui avait redonné la vie.

Pas son âme.

Le vieux n'était qu'une coquille vide comme celle que fut Arkrak'R. La même coquille vide qu'il berçait à présent dans ses bras, ses larmes n'en finissant plus de couler. Sa joie se muait en un torrent d'amertume. De colère. De désespoir. De terreur.

« À l'aide ! »

Il suffoquait, que quelqu'un l'aide, là, vite.
Il cria à nouveau. Quelqu'un allait l'aider, quelqu'un allait venir les secourir. Il en était sûr. À moins que ce ne soit encore une hallucination ?

« Ahsoka ?! »

Il se retourna dans la pièce désespérément vide.

Seul. Il était seul. Complètement seul. Seul avec le corps du vieux, le condamnant à un sort pire que la mort.
Qu'avait-il fait ?
Il se recula, relâchant le corps qui alla mollement épouser le sol. Recroquevillé contre ses genoux, il ferma les yeux.

Les rouvrit.

Le corps du vieux était toujours là.

Anakin s'allongea alors sur la surface froide du sol, ne pouvant décoller son regard de celui vide du vieux.

Il resta là, sans penser. Ni à la nuit et ni au jour. Rien ne devait briser l'inextricable torpeur de la pièce.

Combien de temps s'était-il écoulé lorsqu'Anakin se releva ? Combien de jours et de nuits avait bercés la pièce lorsqu'il arracha le cristal à l'éclat terne ? Le vieux ne bougea pas plus. Et le temps, qui s'était ralentit jusqu'à l'extrême s'étendit jusqu'à l'infini lorsqu'il referma ses mains autour de la gorge du vieux pour y ôter l'air définitivement dans quelques infâmes soubresauts du corps.

Il desserra ses doigts dans une ultime caresse.

Plus aucune larme ne venait tomber de ses yeux asséchés.

Il avait besoin de courage. Pour lui, pour tous les autres. La mort fait peur quand-t-on sait qu'elle nous regarde, qu'elle nous attend, après que l'on ait trop longtemps joué au funambule sur la corde, après l'avoir nargué, lui avoir rit au nez.

Tu t'es foutu de sa gueule trop longtemps et maintenant qu'elle t'a au creux de sa main, tu sourirais presque.

La mort fait peur quand on sait que maintenant c'est elle qui vient vous cueillir dans un dernier baisé. Il lui avait trop longtemps glissé entre les doigts, et alors qu'il l'avait imploré le voici qu'il tremblait devant elle.
Il avait besoin de courage. Pour lui, pour les autres.

Puisqu'il avait déjà confié sa vie à quelqu'un d'autre, il promit sa mort à la grande faucheuse.

Mais avant, il avait besoin de voir une dernière fois son visage.

.oXOXo.

La nuit était magnifique. Coruscant vivait de nuit comme de jour dans un rythme rapide et ordonné.
Il profitait à chaque pas, de chaque lumière, chaque visage qu'il croisait. Il aurait pu piquer un speeder et puis crier « Jedi en mission ! », mais monter chaque marche, chaque escalier, prendre chaque ascenseur était plus agréable. Après la terreur qui l'avait habité, après avoir passé son temps à se traîner, le voici qu'il avançait dans une sérénité réconfortante. Il savait ce qu'il lui restait à faire. Il savait que tout s'arrêterait bientôt. Enfin. Il rejoindrait peut-être la Force. Ou le néant. Cela l'indifférait. Il n'avait pas envie de courir comme cette foule qui elle se pressait après la vie. Quel sentiment merveilleux que de savoir que l'on va enfin s'endormir, fermer les yeux pour de bon et se laisser porter dans les étoiles, loin, si loin dans les trous noirs, s'éteindre dans l'espace dont il avait tant rêvé enfant.

Étrange comme rien ne vint contrarier sa dernière trajectoire. Aucune porte ne lui résista. Aucun garde ne put lui bloquer son chemin. Il avançait avec plénitude et dans la quiétude.

Ironique, il fallut qu'il aille se réfugier dans les bras de la mort pour que la peur le quitte pour peut-être la première fois de sa vie, lui qui l'avait tant redouté.

Il arriva presque trop vite à la résidence de Padmé. Il étendit ses sens dans la Force qu'il retrouvait véritablement depuis des mois, espérant qu'aucun Jedi ne soit dans les parages. Il savait que la Sénatrice serait sûrement sous surveillance après ce qu'il s'était passé… Et effectivement, il trouva une présence. Une présence faible et minuscule dans la Force. Sûrement une personne se protégeait de boucliers dans la Force dans les appartements. Il la palpa dans la Force avec une précaution intense. Elle provenait de la chambre à coucher. Et était complètement éplorée.

La constatation le laissa perplexe quelques secondes. Mais rien ni personne ne l'empêcherait de voir sa femme avant de mourir.

Il pénétra silencieusement dans le salon, se coulant dans les ombres et contre les murs pour arriver jusqu'à la chambre à coucher. Il étira une dernière fois ses sens dans la Force. Il repéra alors Padmé, mais personne d'autre. Fronçant des sourcils, il resta perplexe quelques secondes, cherchant à savoir si ses sens ne le trompaient pas. Encore trop drogué sûrement.

Il ouvrit la porte de la chambre d'un mouvement dans la Force, jeta quelques coups d'œil furtifs à l'ensemble de la pièce, mais il n'y avait bien que Padmé, profondément endormit dans des draps froissés. Son sabre-laser à quelques centimètres d'elle sur la commode.

Pénétrant lentement dans la chambre, il la caressa dans la Force de délicats doigts invisibles. Alors la découverte qu'il fit éclata dans son esprit. Sous le choc, ses jambes ne le portèrent plus. Il s'assit sur le lit, ses boucliers mentaux vacillèrent tandis qu'il approchait des doigts tremblants de l'épaule de sa femme qui fut réveillée par les mouvements.

Elle ouvrit des yeux immenses. Rêvait-elle ? Elle n'en pouvait plus de ses cauchemars qui l'emplissaient d'un espoir infect, qui rougissaient ses yeux à chaque foutu lever de soleil. Et pourtant, ses rêves étaient les seuls moments qu'elle pouvait passer avec lui.
Elle tendit alors une main vers le mirage de son mari.

« Je sais que tu n'existes pas... »

Anakin restait figé. Il ne méritait pas cette main qui se tendait vers lui, avait si peur de ce contact. Malgré tout, la main finit sa course sur sa joue. Elle était si douce, si chaude. Depuis combien de temps n'avait-il pas ressenti tant de chaleur humaine ? Une chaleur teintée d'une effroyable tristesse qui l'envahit au contact de sa peau. Il l'avait encore fait souffrir. Il n'aurait pas dû revenir. Et pourtant. Il lui sembla que les douces mains de la mort s'enfuyaient, chassées par celles de Padmé.

« Tu m'as tant manqué. »

Pourquoi ce rêve paraissait si réel ? Elle sentit les larmes monter. Elle aurait tellement voulu qu'il soit réel. Elle pressa ses paupières. Il lui manquait tant que sa vision lui était insupportable. Tout n'était que mensonge. Il n'était qu'un hideux mensonge qui s'effacerait dans le flot de ses larmes. Elle retira sa main de ce contact aussi beau que douloureux.

Anakin la rattrapa. Il ne pouvait pas s'en séparer. Il ne le pouvait plus. Il lui était devenu vital.

« Arrête Ani. Arrête… »

Ses larmes le tuaient. Des larmes qui venaient s'écraser sur son collier de Japor. Il crut mourir un peu plus.

« Pardonne-moi Padmé, pardonne-moi pour tout. Je voulais tellement te revoir, je voulais te revoir une dernière fois avant de m'en aller, et maintenant que je suis là je n'y arrive pas… Je pensais trouver le courage d'abandonner ma vie, ne plus être un fardeau. Je m'étais résigné. Et maintenant je me rends compte que je ne peux plus repartir. »

Elle rouvrit des yeux immenses et noyés.

« Es-tu réel ? »

« Je suis réel, Padmé. »

Il est réel… Et cela lui était complètement impossible, son cerveau ne précédait pas l'information. Impossible. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Qu'elle dise qu'elle que chose… Quelque chose qu'elle n'avait encore jamais fait dans ses rêves.

Alors elle le gifla.

Et elle eut mal à la main. Elle. Avait. Mal. À la main.
« Par les anciens dieux de Naboo… » souffla-t-elle, elle avait mal à la main. Son mari était là, devant elle. Et elle venait de le gifler.

« Anakin ? »

Il ne bougea pas, trop secoué. C'était décidément bien sa Padmé. Il ne put retenir un rire nerveux en se massant la joue.

« Je pense que je devais bien au moins mériter ça. »

C'était lui…
Alors elle se jeta dans ses bras. Elle le serra, le serra pour le plus le lâcher, le serra à l'étouffer. Il était là, elle sentait son corps. Ne pouvait desserrer son étreinte, comme s'il risquait de partir à nouveau, de disparaître dans l'abîme de Coruscant. Elle huma son odeur, fourragea ses cheveux…

« C'est toi. »

Anakin lui rendit son embrassade, cacha sa tête dans le creux de son épaule, dans ses boucles de ses cheveux.

« C'est moi. »


C'était si, si, si... gentillet ce que j'avais écrit à l'époque ahah ! Mais bon, chose promise, chose due, je publierai jusqu'au bout cette fiction :)