Un nouveau coup d'œil au réveil posé au chevet de son lit guettant sans cesse l'heure.
23:51
Le faible bruissement de la page qu'elle tourna se fit entendre car sa chambre était silencieuse et plongée dans l'obscurité. Elle ne lisait que grâce à sa veilleuse éclairant faiblement ses traits et ceux de son mari déjà endormi.
Elle regarda une nouvelle fois l'heure alors que Gajeel lui avait demandé de ne pas se coucher tard.
Sa concentration n'était pas sur son livre mais sur l'heure qui avançait un peu trop lentement à son goût.
La bleutée soupira et se remit à lire attendant patiemment minuit.
Voyant qu'une éternité venait de s'écouler, elle regarda une nouvelle fois
23:59
Plus qu'une minute, se dit-elle le coeur en joie et le regard rivé sur son réveil, un sourire étira ses lèvres quand minuit sonna enfin.
Elle tourna son regard vers Gajeel, il était fatigué mais bon. Alors doucement, elle le secoua pour le réveiller et n'étant pas du genre à dormir profondément, il ouvrit les yeux.
— Gajeel, il est minuit.
— Hmm... Et ? J'ai sommeil Lev. Pourquoi tu dors pas à cette heure ?
Levy se pencha vers lui pour lui chuchoter.
— Joyeux anniversaire.
Il fronça les sourcils mais sa douce femme posa ses lèvres sur les siennes.
— C'est aujourd'hui ? demanda t'il dès qu'elle se dégagea.
— Oui, ne me dit pas que tu n'as pas fais attention à quel moment du mois nous sommes.
— Je l'oublie presque toujours mon anniversaire.
Il se redressa dans le lit et fit face à sa femme.
— T'as veillé pour me souhaiter ça ?
— Oui, j'avoue que j'étais impatiente.
Ça lui fit plaisir qu'elle ai prise cette peine pour lui.
Il éteignit la veilleuse de sa femme et s'allongea avec elle en lui chuchotant un merci puis, ils s'endormirent tous deux rapidement ayant le sommeil aux bouts des yeux.
A l'aurore du matin, pelotonnée dans les bras de son mari, Levy sortit de son assoupissement et tout doucement, elle essaya de se restreindre de lui pour sortir du lit.
La bleutée se coula une douche chaude en soupirant de bien être. Elle aimait l'eau avec une telle température, s'était purifiant, voir apaisant.
Elle termina assez vite cette besogne quotidienne et retourna dans la chambre serviette autour du corps.
— Hmm... Il dort toujours, remarqua t'elle.
Profitant de cela, elle choisit de se vêtir dans la chambre en optant pour quelque chose de simple, une robe oversize avec noeud, de couleur brune.
Devant sa coiffeuse, elle arrangea le désordre de ses cheveux, admirant son reflet dans le miroir tout en les brossant.
Un sourire prit forme sur ses lèvres lorsqu'une image se dessina dans le miroir et deux bras l'entoura.
— Pourquoi tu me laisses tout seul dans le lit ?
— Je ne voulais pas te réveiller.
Il déposa ses lèvres dans son cou et fermant les yeux instinctivement, elle se remémora la douceur de ses lèvres parcourant son corps, lui causant d'autre sensation de frisson.
— Hmm... Tu devrais aller t'apprêter, je vais descendre faire le déjeuner, dit-elle.
Gajeel releva sa tête, admirant sa femme dans le miroir et il s'éloigna finalement d'elle se dirigeant vers la salle de bain.
A sept heures et demie très net, le jeune couple prirent la route pour se diriger vers leur travaille respectif.
Avant de descendre du véhicule de son mari, elle lui posa une question.
— Tu rentres à quelle heure ce soir ?
— Sais pas, six heures je pense.
— Tu pourrais me prévenir avant de quitter le travail ?
— Si tu veux. C'est pourquoi ?
— Juste comme ça, rit-elle. J'y vais, dit-elle aussitôt, évitant qu'il pose une nouvelle question.
Elle sortit après avoir débouclé sa ceinture et pencha son visage vers la fenêtre.
— Joyeux anniversaire, à ce soir.
Il lui rendit son sourire avant de rejoindre son service à son tour.
Levy entra dans la garderie et salua ses collègues à son passage rejoignant l'éducatrice de jeune enfance, Bisca Connell, dont elle était l'assistante.
— Tu es enfin là, s'exclama Bisca, la voyant arriver.
La bleutée s'avança à son niveau alors qu'elle faisait sortir du matériel pour leur activité d'aujourd'hui.
— Tu es bien heureuse ces derniers jours, lui dit Bisca.
— Tu trouves ?
— Puisque je le dis. Tu comptes terminer ta journée aujourd'hui ?
— Non désolée, je quitterai à midi.
— Tu as bien de la chance d'avoir autant de liberté dans ton travail. Nous, on est obligé de rempli nos quota d'heures.
— Peut-être mais j'ai décidé d'être beaucoup plus présente. Juste qu'aujourd'hui j'ai plein de truc à préparer.
— Très bien.
Levy et Bisca se mirent au travail, réunissant les tous petits en groupe et lister les activités qu'ils feront aujourd'hui.
* * * * *
Juvia défila sur sa tablette, vérifiant une nouvelle fois le planning d'aujourd'hui.
— Euh... Gajeel ?
— Mh ?
— Nous sommes quel jour aujourd'hui ?
Il leva les yeux vers elle, sans immédiatement répondre à sa question.
Sa cousine fronça les sourcils puis, elle se leva subitement, frappant ses deux mains sur son bureau.
— Mais c'est ton anniversaire aujourd'hui !
Juvia posa une main sur son front, comme si elle souffrait d'un mal subitement.
— Comment ça a pu m'échapper ?
— C'est pas...
— Joyeux anniversaire Gajeel. T'en fais pas je vais me rattraper. Je reviens, dit-elle avant de sortir, ne lui laissant pas le temps de terminer sa phrase.
Gajeel secoua sa tête, elle en faisait toute une histoire.
Il consulta son téléphone et son expression devint dur. L'appel de sa mère qu'il avait reçu ce matin alors qu'il se dirigeait ici l'avait laissé trouble.
Non ! De toute façon il s'en fichait bien de tout ce qui pourrait arriver à Rahkeid dans sa prison. Il le méritait.
Oui il le méritait. Non ?
Il posa ses deux mains sur la table, prenant sa tête dans ceux-ci en soupirant.
Longtemps dans ses pensées, il n'entendit pas la porte s'ouvrir. Seule une main qu'on déposa sur son épaule le fit relever la tête et il vit sa cousine pencher vers lui.
— Vient avec moi.
— Où ?
— Allez, insista t'elle.
Il se leva lourdement de sa chaise et sortit en compagnie de Juvia qui se dirigea vers le hall d'entrée.
— Joyeux anniversaire monsieur Redfox ! souhaitèrent-ils en cœur.
Gajeel regarda Juvia qui lui sourit. Elle avait réunit tout le personnel.
— Hmm... Merci.
Et même fait commander un gâteau et des d'autres trucs, remarqua t'il.
— Un petit brunch pour célébrer ce jour, s'exclama sa cousine.
Il croisa les bras. Sérieusement ?
Mais bon il n'allait pas s'en plaindre.
* * * * *
Levy marcha à pas rapide dans les trottoirs de la rue, sacs à main, prenant la route jusqu'à chez elle.
Jamais elle n'aurait cru que ses soins prendront autant de temps, plus de deux heures écoulées, pour aller ensuite faire ses courses ce qui lui avait encore fait perdre assez de temps.
Quand la bleutée franchit la porte de chez elle, elle soupira soulagée, posant ses courses sur le plan de la cuisine.
Elle jeta un coup d'œil sur son téléphone pour s'enquérir de l'heure.
Quinze heures et quart.
Elle avait perdu beaucoup trop de temps, se morfondit-elle mais si non le résultat lui plaisait grandement, sourit-elle.
— Allez Lev, mets toi au travail, s'encouragea t'elle et riant, constatant qu'elle venait de s'appeler par le diminutif que son Gajeel avait l'habitude d'employé.
Attendant qu'on lui fasse livrer ce qu'elle avait commandé, elle déballa ses sacs, commençant à disposer tout ce dont elle aura besoin pour le repas.
Elle se fit livrer un quart d'heure plus tard, c'était assez rapide, pensa t'elle, allant ouvrir.
— Merci.
— Vous aimeriez que je vous aide à monter avec ?
— Non !
Elle se mordit la lèvre devant le regard dérouté du livreur par cette réponse si sévère.
— Je veux dire que c'est pas la peine, je vais me débrouiller.
— Très bien, passez une bonne journée madame.
Levy referma la porte en s'adossant dessus, la tête basse. Elle avait toujours autant peur de se retrouver seule en présence d'un homme. Effrayée par ce qu'on pouvait lui faire.
Mais tout le monde n'était pas comme ça, n'est-ce pas ?
Elle sortit de ses sombres pensées et décida de faire monter ses cartons, très impatiente de tout décorer.
Levy vérifia une nouvelle fois l'heure.
15h37.
C'était pas suffisant. Gajeel rentrera aux environs de dix-huit heures et il y'avait encore la décoration à faire, le repas à préparer, elle devait s'apprêter. Mais c'était pas le moment de s'affoler, elle allait tout gérer, se boosta t'elle, se mettant à ses tâches.
*
Sourire aux lèvres, elle couvra cette merveilleuse pâtisserie qu'elle venait de terminer de confectionner puis, elle se dirigea vers le wet bar.
Levy passa délicatement sa main sur les différentes bouteilles, laquelle devrait-elle prendre ? Il y'en avait tellement.
— Celle-ci n'est pas mal.
Elle prit cette dernière espérant qu'elle soit de bon goût, elle ne connaissait rien aux vins elle.
Levy monta avec ses deux trésors dans la chambre, satisfaite de tous les efforts déployés.
Elle posa une main sur sa poitrine, admirant la pièce et la table toute prête.
— Pourvu qu'il aime, souffla t'elle.
Il ne lui manquait plus qu'à s'apprêter elle-même, tout était déjà en ordre. Le ciel était presque sombre, Gajeel n'allait plus tarder.
Et en parlant de lui, elle devrait vérifier s'il était bien sûr le point de rentrer comme elle lui avait demandé de la prévenir.
Je suis sur le point de rentrer.
Ça faisait une bonne dizaine de minutes qu'il avait envoyé ce message, il devait déjà être en route. Elle aurait dû vérifier plus tôt.
Levy rédigea une réponse et partit enfin dans la salle de bain s'arranger pour son homme.
J'aimerais que tu n'entres pas dans la maison avant que je ne te fasse signe.
Quand Gajeel lut ce message après avoir garé chez lui, il resta perplexe.
— Qu'est-ce qu'elle prépare ? marmonna t'il.
Humm... Tu fais quoi ?
Il attendit, adossé contre la voiture le regard fixé vers la fenêtre de sa chambre, il y'avait de la lumière et uniquement dans cette pièce.
— Elle ne répond pas, fit-il, consultant sa messagerie.
Aujourd'hui c'était son anniversaire, est-ce que c'était une fête surprise qu'elle lui préparait ?
Gajeel soupira, il attendait déjà depuis un bon moment.
L'écran de son cellulaire s'alluma à la réception d'un nouveau message.
Désolée pour l'attente. Tu peux entrer et surtout laisse toi guider.
Guider ? Y'avait qui d'autre dans la maison ?
La lumière de la chambre s'éteignit et Gajeel décida donc d'entrer, de plus en plus curieux de savoir ce que sa femme lui réservait.
Quand il ouvrit la porte tout était sombre, sauf cette lumière orangée qui l'attirèrent.
Des bougies, le long des escaliers. Devait-il monter ? Sûrement. Il remarqua aussi des pétales de rose tout le long.
Quel accueil !
Il continua à suivre le chemin de fleurs qui s'arrêta devant une porte qui était autre que celle de sa chambre, où il était marqué dessus premier arrêt.
Il devait sans doute entrer à l'intérieur.
Gajeel ouvrit donc la porte. C'était toujours de même, une simple chambre mais il remarqua des vêtements sur le lit et il se dirigea vers ces derniers, une note y était déposée.
— Prépare toi, lit-il.
C'est vrai qu'avec ses vêtements de la journée il ne se sentait plus du tout à l'aise.
Il déboutonna sa chemise et prit la serviette déposer sur le lit pour aller en salle de douche. Il devait sans doute faire vite.
*
Gajeel retira la serviette encore présente sur sa tête lorsqu'il termina de s'apprêter. Ça restera un peu humide mais bon.
Maintenant il récupéra son téléphone pour l'enfouir dans sa poche et constata qu'il avait reçu un message depuis un moment déjà.
Si tu as terminé retrouve-moi dans la chambre.
Savait-elle qu'elle genre d'idée il se faisait avec un tel message ?
Il posa une main sur son front, il devait penser à autre chose.
Il envoya une réponse à sa femme et sortit de cette chambre pour aller la retrouver.
Levy déposa son téléphone au loin après sa réponse. Comment devait-elle l'accueillir ?
Devrait-elle rester debout près du lit ou s'assoir dessus ? L'attendre à table où ils partegeront le repas ? commença t'elle à s'agiter.
— Mon dieu il arrive ! s'exclama t'elle à l'entente des pas dans le couloir.
La poignet de la porte s'abaissa et elle s'assit sur le bord du lit par reflexe, croisa les pieds et se para d'un sourire.
La porte s'ouvrit et Gajeel entra à l'intérieur, s'avançant lentement tout en contemplant la pièce.
Les seules lumières qui éclairaient la pièce sont celles des lampes et des bougies qu'il y'avait de toute part donnant une ambiance chaleureuse et tamisé.
Le sol de la chambre regorgeait de pétale de fleur rouge, des bouquets de fleurs rouges et blanches, des ballons de cette même couleur suspendu au mur.
Et, il s'était arrêté tout près de la petite table qu'elle avait dressé, décorée aussi de cette couleur qu'on disait de l'amour, nappe rouge et blanche. Un alignement de petite bougie au centre de la table et au milieu se trouvait un mini bouquet, accessoirement rempli de couvert, seau à vin en acrylique noir et autre.
Enfin, il dévia son regard vers le lit et fronça légèrement les sourcils avant de ne fixer que sa femme qui s'avança vers lui.
Levy ?
C'était quoi cette robe ?
— Ça va ? demanda t'elle.
Il la regardait si intensément. Elle avait sûrement fait trop. Quelle idée de mettre cette robe.
— Ahum... Je...
Cette fente qui partait presque du niveau de ses reins jusqu'à ses chevilles laissant entrevoir sa fine jambe qu'il avait su une fois caresser.
Ses yeux montèrent lentement sur ce corps dont la robe laissait parfaitement deviner ses courbes qu'il rêvait d'admirer à loisir.
Et, le haut de sa poitrine presque pas caché par ce décolleté beaucoup trop ouvert et cette chaîne pendante logeant au milieu de ses seins qu'il pouvait arracher et laisser parcourir ses lèvres dans cette vallée.
Il remonta plus son regard et son cœur rata un battement. Elle était si belle.
Elle avait mise en avant des mèches de cheveux bleues terminés par des magnifiques boucles, tombant sur ses épaules nues dont il voulait dégager et embrasser.
Le reste, elle les avait retenu en les attachant à l'arrière, les parsemant de fleur, lui donnant un côté innocent.
Et ces lèvres qu'elle avait teintée de rouge lui donna envie de fondre dessus.
Elle avait les joues colorés lui donnant encore cet air innocent et envoûtant.
Son cœur se mit à s'affoler lorsqu'elle réduit de quelques centimètres la distance qui les séparait.
— Tu es bien silencieux, dit-elle.
— Juste que tu es...
Belle était sûrement trop faible pour décrire l'image qu'il percevait d'elle en cet instant et son cœur qui ne voulait plus s'arrêter de battre.
Levy se hissa à son niveau pour déposer un baiser sur sa joue.
— Je te plais comme ça ? demanda t'elle.
— C'est ça, approuva t'il.
Mais, elle s'était détaché de lui avant qu'il ne puisse saisir ses lèvres.
Il allait mourir d'impatience si elle ne lui donnait pas un baiser.
— Toi aussi tu es très bien, dit-elle.
Avec cette chemise beige qui dessinait parfaitement son torse tracés et ses manches qu'il avait retroussé donnant un air décontracté.
— Et c'est pour quoi tout ça ? demanda t'il.
— Pour toi. J'aimerais qu'on passe ce jour rien que tous les deux, répondit-elle, glissant son doigt sur son torse.
Il suivit son geste en se retenant de saisir sa main pour autre chose plus intéressante.
— Mon idée te plaît n'est-ce pas ? fit-elle, continuant sa petite caresse.
— Oui, dit-il,fermant un instant les yeux.
Depuis quand se montrait-elle provocante ?
— Tu peux me passer ton téléphone ? demanda t'elle.
Gajeel le sortit de sa poche et le deposa dans sa main tendu vers lui.
— C'est pourquoi ?
— Je n'aimerais pas qu'on soit déranger alors tu seras indisponible jusqu'au matin, dit-elle, éteignant l'appareil.
Jusqu'au matin ?
Levy alla ranger son téléphone ainsi que le sien dans un tiroir.
Elle posa une main sur son cœur, elle était stressée mais elle ne devait pas paniquer et tout foirer.
— Allez courage, s'encouragea t'elle, silencieusement.
La bleutée revint vers lui, tout près de la table et elle ancra son retard dans le sien.
— Dit moi, c'était comment ta journée ? demanda t'elle.
— Tu veux qu'on parle de travail le jour de mon anniversaire ?
Le rire léger qu'elle sortit d'entre ses douces lèvres fit battre son cœur
— Une journée de travail peut-être très intéressante, minauda t'elle.
Juste en regardant ses lèvres bouger il eut chaud et avala de travers sa salive.
Lorsqu'elle lui sourit il défit un bouton de sa chemise, elle lui donnait chaud, c'est pas possible.
Levy retira la bouteille de vin et fit couler le liquide rouge dans deux verres sous l'œil attentif de Gajeel et elle en donnant un à son mari, sourire aux lèvres.
— J'ai pris une bouteille au hasard dans la maison, j'espère qu'il est de qualité, lui dit-elle.
Gajeel récupéra le verre qu'elle lui tendit et ses doigts l'effleurènt, le faisant frissonner.
Il la regarda attentivement porter la coupe à sa bouche et la voir avaler cette boisson tout lentement lui donna envie de déposer sa bouche sur sa gorge, y passer délicatement sa langue et de s'emparer de cette bouche tentatrice.
Dans sa contemplation, il ne prêta pas attention qu'elle avait déposé son verre à table.
— Gajeel ?
Comme prit en flagrant délit, il détourna la face et il rougit même légèrement à la manière si accentué qu'elle prononça son nom. Comme d'une saveur sucrée dans sa bouche.
Il vida son verre d'une traite en fronçant les sourcils, ses réactions d'aujourd'hui étaient puérils. C'était son épouse et il réagissait comme s'il prenait part à un premier rendez-vous avec elle.
— Alors ? Tu as fais quoi aujourd'hui ? redémanda t'elle.
— Pas grand chose, c'était comme d'habitude. Enfin presque, Juvia à organiser un petit brunch à l'entreprise pour mon anniversaire.
— Tu as eu quoi comme cadeau ?
— Faut dire que c'était ça mon cadeau.
— Le mien est assez spécial aussi.
— Tu m'offres quoi ? demanda t'il.
Levy avança vers lui, réduisant l'infime distance qui les séparait et, malgré le haut de ses talons, elle fut obligé de lui demander de se baisser légèrement, rapprochant ainsi ses lèvres de son oreille, la main posée sur ses larges épaules pour lui chuchoter, comme un secret.
— Une nuit de noce.
Pris au dépourvu, son coeur rata un battement, il comprenait déjà pourquoi elle avait décorer le lit d'une telle façon.
Le souffle de sa femme rencontra sa nuque, remplissant son corps de frisson.
De sa main balante, elle la posa sur le torse de son mari, glissant tout lentement dessus, collant son buste contre le sien et même à travers leur vêtements, une forte chaleur s'y dégagea.
— Je t'en dois bien une n'est-ce pas ?
— Même plusieurs, réussit-il à dire, essayant de masquer le trouble dans sa voix.
La douce bleue se détacha de lui les joues rouges et assez gênée.
C'était enfin dit.
— Assieds-toi, demanda t'elle gentiment.
Dès qu'il s'installa à table, elle occupa son siège à son tour. Réussirait-elle à aller au bout de cette soirée ?
Oui elle le devait.
— Je pensais à une fête surprise puis j'ai trouvé ça bizarre quand il a fallu que je monte mais je ne m'attendais pas à ça.
— Un dîner juste toi et moi c'est mieux non ? Et puis il paraît que ça renforce l'amour.
Il sourit.
— T'es pas déjà contente pour ce que tu m'as fais faire ? dit-il, lui montrant l'alliance qu'il portait autour de son doigt.
— Faut croire que non. J'aimerais être totalement présente dans tes pensées. Même toi n'est-ce pas ? susurra t'elle caressant sa main de son index.
— Sans doute, fit-il, le regard fixé sur son initiative.
Elle lui sourit quand il la regarda dans les yeux et il retira sa main pour se servir un nouveau verre.
A quoi elle jouait ? Il ne l'avait jamais vu aussi provocante et il était vraiment tenté d'écourter ce dîner d'anniversaire.
— Tu joues avec ma patience. Tu risque de terminer dans ce lit plus tôt que prévu.
Levy rougit violemment.
Évidemment, elle avait lu ça dans un livre et puis c'était une façon pour elle d'être un peu plus courageuse. Elle n'avait jamais séduit un homme avant.
— Je suis sur que c'est pas la première fois qu'une femme se comporte ainsi avec toi, souffla t'elle.
— Peut-être pas.
— Ah ! Je suis jalouse.
Gajeel sourit grandement et elle se mit à rire avant de baisser la tête pour se servir.
— Moi j'ai pas vécu ça. De plus qu'au collège comme au lycée j'étais une amoureuse de livre, rit-elle. Ensuite il y'a eu...
Elle se stoppa, c'était pas le moment de parler de chose sombre.
— Il y'a eu toi, se reprit-elle. C'est merveilleux non ? Je me suis marié avec le seul hommes que j'ai aimé. Je suis très très chanceuse.
Mais si seulement elle avait été chanceuse ce jour là.
Constatant son regard soudain triste, il sut à quoi elle pensait alors il décida de lui faire oublier cela, même si ce n'était que ce soir.
— Qui d'autre que moi aurait pu t'epouser, taquina t'il.
— Hé, tu racontes n'importe quoi. Je suis sur que plein d'hommes aurait voulu m'épouser. C'est à moi de dire ça, toi qui aurait pu accepter de t'epouser, tu es si difficile et...
Même si à cet instant elle était en train de citer tous ces nombreux défauts étrangement ça le rendait heureux.
— Et puis parfois c'est difficile de savoir ce tu penses. Tu es peu expressif.
— Sauf avec toi.
Il la trouvait très belle avec les joues ainsi rouges et le regard troublé.
En dehors de ça c'était plutôt délicieux ce qu'elle avait cuisinier mais franchement elle devrait arrêter de lui sourire comme ça, il voulait l'embrasser là.
Il avala une gorgée de vin en l'observant retirer la cloche du plat à gâteau et allumer les deux bougies au dessus la pâtisserie. Précisément de chiffre deux et quatre pour ses vingt-quatre ans.
— Fait un voeux.
— Pour quoi faire ? C'est bidon.
— Mais non moi j'y crois. Fait un voeux.
Gajeel soupira puis, il réfléchissa à ce qu'il pourrait bien faire comme demande.
Enfin quand il eut une idée, il éteignit ses deux bougies et se saisit d'un couteau sous l'œil ravi de Levy. Elle était toute excitée qu'on aurait cru que c'était son anniversaire à elle.
— Hum... Tu as fais ce gâteau pour toi ou pour moi ? demanda t'il, constatant la quantité de crème qui le recouvrait.
— Pour nous deux.
Il lui servit une part, se demandant comment elle faisait pour aimer autant toutes ces choses très sucrées.
— C'est trop bon, apprécia t'elle.
— C'est toi qui l'a fait.
— Oui je peux pas dire le contraire, rit-elle.
Gajeel mangea à son tour, posant un regard rêveur sur elle. Qu'est-ce qu'il aurait pu demander d'autre si ce n'est la voir heureuse ?
Après avoir terminé de déguster sa deuxieme part de gâteau, Levy regarda son verre qu'elle avait servit depuis le début et qui n'était toujours pas vide, les mains serrant sa robe.
C'était la fin du dîner n'est-ce pas ? Elle ne pouvait pas le nourrir d'espoir et tout laisser tomber. C'était abusé.
Elle se mordit l'intérieur de la joue. Elle pouvait aller jusqu'au bout.
Levy se leva de sa chaise et Gajeel vint à ses côtés, se postant derrière elle.
— Tu m'as l'air crispé.
Elle se tourna face à lui et posa ses paumes de mains son torse, levant les yeux vers lui.
— Je me sens juste un peu mitigé, rien de grave. Et ce soir... fais-toi plaisir, rougit-elle.
Il avança son visage tout près du sien, ne laissant qu'une infime distance.
— Tu comprends pas en fait. C'est un plaisir partagé, souffla t'il, s'emparant de ses lèvres.
Elle s'accrocha à sa chemise, prenant part à ce baiser fougueux, y mêlant avec empressement leur langue qui se cherchait mutuellement.
La main de Gajeel glissa dans ses mèches bleues, retirant le chouchou qui maintenait ses cheveux, les laissant tomber dans son dos ouvert.
Elle lâcha un petit cri lorsqu'il la souleva brusquement dans ses bras, avançant avec elle vers le lit toujours en l'embrassant farouchement.
Il ne lâcha ses lèvres que lorsqu'il la déposa sur les draps décorer de pétales rouges, mariant bien avec la couleur de ses joues.
Levy respira abruptement, éssouflée par cet échange. Il était frustré on dirait.
Son mari lui enleva ses paires de chaussures ainsi que les siens avant de se mettre au dessus d'elle.
— C'est vraiment ce que tu veux ? demanda t'il.
— Oui.
Alors, il descendit son visage dans son cou et instinctivement, elle ferma les yeux, tournant sa face de côté quand son souffle lui chatouilla la peau.
Il remonta sa main entre ses cuisses et Levy posa la sienne sur cette dernière en serrant les jambes par réflexe.
— Ne m'arrête pas, murmura t'il, saisissant cette main pour la déposer sur son torse.
Elle acquiesça simplement et se décida à défaire les boutons de sa chemise, avec lenteur pour gagner du temps mais ce n'était sûrement pas l'avis de son mari qui déchira le haut de son vêtement, la faisant lâcher un cri de protestation.
— Je crois que je te dois une robe, s'excusa t'il faussement.
Levy fut gênée de se retrouver poitrine en l'air devant lui et elle tourna sa face de côté pour ne plus être en proie à ce regard plein de convoitise.
Il descendit totalement sa robe puis sa culotte et Levy ferma les yeux se sachant dorénavant toute nue devant lui.
Son regard fixa cette merveille, dévorant du regard ce corps longtemps caché de lui et il glissa ses doigts sur ses fines courbes, occasionant de doux frisson et des murmures à sa femme.
Gajeel retira ses vêtements à son tour, presque avec empressement et il se rallongea au dessus d'elle, la faisant rougir de plus belle.
Il était nu sur elle, son cœur voulait exploser dans sa poitrine. Elle voulait tant se dégager, surtout en sentant cette bosse effleurant sa cuisse.
Gajeel poussa un râle de plaisir à toute cette vision de chair qui n'attendait qu'à être goûté.
Il pouvait se lécher les lèvres d'envie mais elles étaient occupés à embrasser son épouse tout d'abord, elle avait l'air tendu.
Mais son désir prit contrôle sur sa raison et il passa ses mains baladeuses sur son corps, grognant de plaisir. Il avait tant rêvé.
Levy retint sa respiration quand il descendit ses lèvres plus bas, deposant sa bouche sur son téton.
— J'ai très envie de toi, ne me repousse pas, susurra t'il, glissant doucement sa langue sur son sein.
Elle repoussa la tête en arrière. C'était bizarrement agréable.
Il engloba son sein dans sa bouche, jouant de sa langue humide autour de son téton.
Étrangement délicieux.
Pressant de sa main libre sa petite poitrine.
Elle en si gémit fort. Pour une première fois qu'elle en fit honteuse.
Son mari continua à martyriser de ses lèvres cette faible poitrine qu'elle en trembla et elle aggripa sa tête pour qu'il n'arrête pas cela aussitôt.
Gajeel remonta sa jambe entre ses cuisses pour les écarter légèrement et il descendit sensuellement sa main vers ce lieu encore inexploré de lui.
Lorsqu'il frôla son intimité, elle eut un sursaut et se raidit, faisant un mouvement de recul.
Levy ferma les yeux lorsqu'il réitéra le geste, se mettant à l'embrasser et de son autre main la caresser pour la détendre.
Sentir ses doigts à cet endroit lui échauffa son bas ventre et titiller son clitoris lui fit échapper des gémissements retenues.
Ça la rendait toute gênée de pousser ses sons les plus obscènes mais cela avait pour effet d'accentuer l'excitation de son mari qu'elle sentait de plus en plus.
Doucement, un liquide chaud s'écoula d'entre ses cuisses, son bas ventre brûlant par les doigts experts de Gajeel en elle.
C'était étrange de le sentir de cette façon mais son corps réagissait par ce qu'on son mari occasionnait en elle.
Elle ne comprenait pas, son corps était tout chaud et elle ressentait un manque en elle, ce liquide se déversant encore plus lorsqu'il happa son téton dans la bouche.
Est-ce que c'était ça qu'on ressentait lorsqu'on consentait un homme à nous toucher ?
Gajeel prévint un regard vers elle et elle posa une main sur son torse. Il y allait maintenant ?
Elle ferma les yeux de peur. Elle ne voulait pas avoir mal, ça lui avait fait si mal ce jour là, c'était douleureux, insupportable et elle se mit à s'agiter.
Son mari fronça les sourcils, tous ses efforts seront vain si elle se crispait maintenant, il avait réussi à la stimuler et il n'aurait même pas cru ça possible aussi facilement après cette mauvaise expérience qu'elle avait eu.
— Fais-moi confiance, chuchota t'il.
Quand elle baissa sa garde, il en profita pour se glisser lentement en elle et elle aggripa les draps pour occuper ses mains et ne pas le repousser.
Il fit un premier mouvement et elle enfouit ses ongles dans son dos.
Cette nuit il se contentera de donner du plaisir à sa femme, tous ses fantasmes pourront attendre quand elle s'habituera à le laisser accès à son corps.
Alors, pour une première relation sexuelle consenti, il ne pourrait qu'être doux avec elle même si c'était au-dessus de ses forces.
De tous les mouvements qu'ils effectuèrent en elle, la bleutée en était comblée, poussant même des gémissements de plaisir bien que faiblement et murmurant son prénom quand il fit une poussée plus profonde.
C'était si différent.
Elle se surpris à verser une larme.
Elle n'avait pas mal.
Elle n'était pas révulsé.
Ni dégoûtée.
Levy glissa ses mains sur son torse.
Elle voulait le sentir.
Le caresser.
— Gajeel...
Ne t'arrête pas.
Je me sens bien.
Le frottement dur de son sexe dans l'intimité humide de sa femme le combla.
Après des mois d'abstinence.
Il se demandait comment s'était possible. Mais elle avait réussi à le faire patienter aussi longtemps.
Gajeel jouit en elle dans un râle de plaisir, en gémissant son nom.
Cette sensation l'avait manqué.
Il la laissa reprendre sa respiration avant de venir lui chuchoter.
— Mon cadeau me plaît bien.
Il devint inquiet et essuya ses perles salées au coin de ses yeux.
— Je t'ai fais mal ?
— Non ce n'est pas ça. Merci.
Levy lui sourit et partit chercher ses lèvres. Alors, il lui confia qu'il aimerait encore la satisfaire.
Et ce n'était pas pour la déplaire.
Il l'avait aidé à faire un grand pas dans leur relation.
* * * * *
Petit à petit, Levy sortit de son sommeil.
Elle ouvrit dès lors les yeux et remarqua la décoration encore présente dans la chambre et cela lui fit sourire.
Cherchant à se lever, elle constata que cela lui était impossible car un bras la tenait fermement à la taille.
Supposant que son mari dormait encore, elle retira doucement son bras pour pouvoir s'assoir dans le lit.
Les draps glissèrent lorsqu'elle se redressa et elle vit qu'elle ne portait aucun vêtement.
Plein de souvenir l'assailirent et elle rougit jusqu'au oreille. Elle avait finalement fait l'amour avec Gajeel. C'était encore si irréel pour elle.
Levy baissa les yeux pour observer son époux et détourna brusquement la tête, rougissant de plus belle.
Il était tout nu et les draps le recouvraient à peine.
Elle prit une couverture entre ses mains pour mieux le recouvrir mais une main l'arrêta.
— Levy.
— Bonjour Gajeel, sourit-elle, un peu gênée.
Il se redressa à son tour et elle baissa le regard en remontant les draps autour d'elle. Il était si peu couvert.
Gajeel releva son visage mais elle se jeta plutôt contre son torse.
— Qu'est-ce qu'il y'a ? demanda t'il, caressant ses cheveux.
— Tu es tout nu et je me sens gênée.
Il fit surpris de sa réponse.
— Même après cette nuit ?
C'est vrai qu'ils avaient fait plus que se voir nu une bonne partie de la nuit et elle s'était même aventurée à découvrir son corps.
— Regarde moi, tu n'as pas à être mal à l'aise avec moi, dit-il, redressant son visage.
— Oui mais j'ai envie de m'habiller, je n'aime pas rester comme ça.
Gajeel soupira, ça prendra encore beaucoup de temps pour qu'elle réapprennent à aimer son corps, à l'accepter comme avant ce fichu jour.
Sa femme lui saisit la main.
— Merci d'avoir été aussi patient envers moi, merci pour tout ce que tu as fais pour moi, de ce que tu as enduré par ma faute. C'était un moyen de te remercier et j'ai décidé de le faire le jour de ton anniversaire. Gajeel je t'aime, C'est un nouveau départ maintenant, est-ce que tu veux le vivre à mes côtés ?
— Quelle question, évidemment.
Elle lâcha subitement sa main constatant que les draps avaient glissé et elle les remis directement en place ce qui eut pour effet de le faire rire.
— Arrête de rire. Pense à te préparer.
Il jeta un coup d'œil au réveil. Déjà huit heures.
— Fais chier, suis en retard.
Gajeel se leva du lit et elle enfouit sa tête dans l'oreiller. Il était sans gêne pour se pavaner ainsi nu.
Finalement, elle attendit qu'il termine de s'apprêter ainsi coucher dans le lit, caressant les pétales de fleurs encore présents sur le lit, sourire aux lèvres.
Ça avait été une belle nuit d'amour.
— Tu vas pas travailler ? demanda Gajeel, enfilant des vêtements après sa douche.
— Non, j'ai envie de traîner dans les bibliothèques aujourd'hui.
— Pourquoi j'ai pas un travail comme le tien ?
— A ma place toi t'irais jamais.
— Sans doute.
Un doux baiser fit place sur sa joue.
— J'y vais, dit-il.
— Ça te dis qu'on sorte ce soir à ton retour ?
— Comme tu veux.
— Passe une bonne journée alors.
Il répondit un merci et quand il se tourna pour s'en aller, Levy se redressa et saisit son bras.
— Merci de m'aimer. C'est grâce à toi que j'avance autant parce que pour toi je ferais toujours des efforts.
— Fait le pour toi aussi.
Elle hocha la tête en le rendant son sourire et il sortit enfin de la chambre.
Descendant les escaliers toujours parsemés de fleurs et de bougies déjà éteinte, il serra dans sa main le porte clef qu'elle lui avait offert et qu'il utilisait toujours.
Il l'aidera à mettre derrière elle cet incident tragique.
C'était un nouveau départ pour tous les deux.
Fin.
Cette histoire se termine ainsi sans un total '' rétablissement de Levy '' si je peux dire ça ainsi car c'est quelque chose qui se répare avec des années.
Laissons un coeur pour ces femmes victimes d'agressions ou même de violence ( ma précédente histoire pour ceux qui l'ont lu )
