Faux-semblants
« Je dois enquêter au Sénat. Seul. »
Le vieux maître, le menton posé sur son bâton Gimmer, le fixait d'yeux indéchiffrables, semblant percevoir au-delà de son être.
« Pourquoi notre confiance nous accorderions, hum ? »
« Parce qu'ils ont échoué… »
Anakin était un mur de glace, il ne pouvait se permettre de laisser paraître quoi que ce soit au Grand Maître. Inspirant lentement, il entreprit de faire quelques pas nonchalants, mais mesurés en direction de l'unique fenêtre de la petite pièce de méditation, faisant parcourir son regard paresseusement sur les toits de la ville.
« Je sais que vous n'aimez pas les Jedi Gris.» commença-t-il, évitant toujours le regard du Maître, « Ou tout autre nuance, ce n'est pas le propos. N'est-ce pas vous qui aviez banni de l'Ordre le Potentium il y a plusieurs siècles sur Zonama Sekot ?»
Il se reporta son regard sur l'ancestrale statue verte qui n'avait bougé. La question n'est était pas une, et Anakin se fit la réflexion que Yoda savait sûrement déjà où il voulait en venir. Il poursuivit tout de même face à son mutisme :
« Pourtant vous avez gardé Qui-Gon Jinn dans l'Ordre alors que vous saviez parfaitement qu'il croyait en cette Force vivante, qu'il se définissait comme un Jedi Gris. Pourquoi ? »
« Son propre mouvement, le Potentium a créé. Comme le leur, les Jedi du Côté Lumineux ont. L'Ordre Jedi. Le sujet, tu détournes. Bien formé par la Sith, tu as été… Pourquoi confiance en vous nous ferions ? »
« Parce que l'Ordre rame. Il s'enlise dans cette guerre des clones. Personne mieux que moi ne peut enquêter sur le Sénat pour trouver Sidious. Vous le savez, et ne l'avez jamais approuvé, mais je connais le Chancelier, il a été là pour moi quand je suis arrivé au Temple alors que je n'avais personne. Et depuis le blocus de Naboo, nous avons maintenu contact la Sénatrice Amidala et moi-même. Je connais les politiciens, et les politiciens m'apprécient, car ils me voient en héros de guerre. Je fus la belle gueule de cette Ordre sans même siéger au Conseil, et vous le savez parfaitement. »
« Beaucoup trop de venin en toi il y a … »
« J'ai été entraîné par une Sith, qui de mieux placé que moi pour débusquer un autre Sith ? Qui de plus venimeux que moi pour jouer avec des politiciens corrompus ? Avez vous seulement vu les inscriptions sur le Sénat et partout dans les rues ? »
Le vieux Maître resta pensif. Il n'aimait pas la fourberie qui se dégageait du jeune Skywalker, mais considérait en effet qu'il serait peut-être le mieux placé pour enquêter sur ce Seigneur Sith masqué au cœur du Sénat.
« Dans la plus grande discrétion, accordé, ton souhait est. Mais nous tenir informés de chacune de tes démarches, devant le Conseil, tu devras. »
« Je vous remercie, Maître.»
Inclinant promptement la tête, il sortit avec le sifflement insidieux d'un serpent dans son esprit.
« Ce n'est pas ce que nous avions conclu. »
.oXOXo.
Le fouet de la langue fourchue semblait claquer l'air derrière le masque impassible de sa figure alors qu'il passait devant la défilade de colonnes. Il n'avait que faire des regards insidieux, outragés ou encore méfiants sur son chemin. Il ne désirait que s'enfermer dans ses appartements, tentait tant bien que mal de reclure les sifflements haineux loin de son attention.
Ce n'est qu'une fois la porte refermée derrière lui qu'il s'affala dos à celle-ci.
« Tu auras ton corps, je te l'ai promis. Tout comme il est hors de question que je reste les bras croisés avec toi dans mon crâne. En attendant que Grivous soit tient et que vengeance soit mienne, j'enquêterai sur le Sénat. »
« Tu ne le trouveras jamais. » cracha-t-elle dans un rictus mauvais.
Il ne put retenir un rire mesquin tandis qu'il pinçait l'arrête de son nez de mécontentement.
« Tu pourrais être plus coopératrice. En échange de l'identité de Sidious, je t'offre Grivous. Au final, c'est toi qui es encore condamnée t'agripper tel un parasite pour survivre. »
La réponse chargée de haine claqua. Le fouet enserra sa gorge. Brutalement privé d'air, Anakin s'effondra à genoux, portant ses doigts à son cou pour en défaire les lacets qui l'étouffaient, forçait sur ses poumons dans une quête désespérée d'une goûte d'oxygène. Des fourmillements lui prirent les membres, des taches noires mouchetèrent sa vision et alors qu'il se sentit partir dans l'inconscience, les mains immatérielles se retirèrent de sa trachée.
« Je suis peut-être un parasite, mais le temps nous renforce, nous uni. Je veux mon corps. Et ma seule garantie de l'avoir est l'identité de Sidious. Ton esprit est peut-être trop fort pour que je puisse le briser, mais ton corps devient autant le mien que le tien à mesure que tu nous nous utilises mutuellement. Et je ne compte pas rester accroché au rampant que tu es pour l'éternité.
Nous avons un marché. Il est clos.
Enquête si tu veux, tu ne le trouveras pas. »
L'air revint telle une vague presque douloureuse dans ses poumons étouffés. Toussant autant qu'il s'abreuvait d'un air salvateur, Bo Vanda feula, se délectant de l'humiliation de son ancien apprenti. Que de bons souvenirs.
Anakin se releva lentement, reprenant une respiration mesurée.
« Et que feras-tu si je le trouve ? » murmura-t-il sur une pointe de défi.
Bo Vanda ne répondit pas. Pour rien au monde elle n'aurait avoué n'avoir aucun plan de secours. Si jamais il trouvait Sidious avant qu'elle n'ait un corps, alors elle devrait s'en remettre à la promesse d'Anakin. Jamais la Sith n'avait placé sa confiance en qui que ce soit, et ce ne serait certainement pas en cet insecte de Skywalker qu'elle le ferait. En aucun cas il ne devait découvrir l'identité de Sidious…
.oXOXo.
La douceur du soir les enlaçait paresseusement dans les derniers instants d'un soleil coulant sous l'horizon, et les ombres bleutées s'étiraient sur leurs corps en quête de repos. Une paume traînante et des doigts délicats embrassaient le galbe d'un ventre masqué sous une pluie d'un drapé dentelé de beige.
« Je suis sûre que ce sera une fille. »
« Et pourquoi donc ? »
Leurs regards ne cessèrent de caresser les étoiles naissantes de la nuit. Bientôt les bras de Morphée les prendraient pour les perdre dans le sommeil. Ils ne voulaient penser à demain ni aucun autre jour à venir. Ils leur semblèrent même entendre le lent clapotis de l'eau d'un lac lointain, le chant d'oiseaux aux plumages sombres fondus dans la nuit.
« Aucune idée. J'espère juste que je pourrai donner le prénom de Leila à cet enfant. » rit-il.
« Et si c'est un garçon ? »
Les regards se décrochèrent de l'espace pour se fixer dans un long silence perplexe. Une flopée de noms leur vinrent en tête, mais aucun n'avait d'assez jolies sonorités. Ils n'avaient absolument aucune idée.
« Hum on verra ça plus tard. » éluda Anakin, et Padmé lui emboîta l'idée avec la même panique sous-jacente.
« Avec un peu de chance, Leila ira très bien. »
Un petit tintement de communication happa son attention et son sourire se fana. Elle devança la question silencieuse de son mari.
« As-tu entendu parler des tags sur le Sénat ? »
Hochement de tête.
« C'est… beaucoup plus grave que ce que je ne le pense, ou que le Chancelier ne voudrait l'admettre. Enfin, pas dans le sens où il l'admet... »
« Que veux-tu dire ? »
« Le peuple de Coruscant est en colère, Anakin. Il y a trop de corruptions, trop d'arrestations illégales, de fouilles, des gens sont fichés et arrêtés par simple soupçon d'être Séparatiste… et la population n'est pas dupe. Je m'étais presque convaincu, après l'enlèvement de Palpatine, que cela pouvait être une bonne chose, mais avec le recule, je ne vois que de plus en plus de véhémence au Sénat, des élites déconnectées du peuple. Je suis inquiète Ani. Inquiète par rapport à ce mouvement. »
Il n'avait pas vraiment réfléchi à la question… avait noté dans un recoin de sa tête la présence accrue de clone de surveillance dans les rues de Coruscant, mais c'était une mesure nécessaire pour le bien de tous.
« La guerre est à notre porte. Personne n'a mieux vu l'ampleur de la guerre que les Jedi et nos troupes envoyés sur le front. Ce renforcement est nécessaire assurer nos arrières et la victoire de la République. »
« Mais ce n'est pas un renforcement militaire anodin Anakin. C'est une surveillance, un contrôle des populations encore inégalé… Une République et une Démocratie vont dans le sens des libertés individuelles de chacun. Or les lois qui sont votées vont à l'encontre des principes fondamentaux de notre gouvernement. »
Anakin souffla tout en détournant la tête. Il n'avait pas envie d'aborder le sujet, encore moins ce soir.
« Le Chancelier fait au mieux pour la République. C'est un bon leader. »
« Mais je ne te parle pas de ça, je te parle du Sénat même. Et tu sais qu'il est corrompu, regarde les procès de Vice Roi Ganerai, il n'a jamais été incriminé pour ce qu'il a fait à Naboo. »
La pensée de ce cafard grisâtre qui avait que trop attenté à la vie de sa femme souffla un élan de colère qui fourmilla jusque dans ses doigts. Et pour le coup, il ne pouvait qu'approuver les dires de Padmé sur cette corruption évidente lors des procès de la vermine.
Les politiciens…
Il se retourna, sa femme était toujours plongée dans les données de son Datapad et ses réflexions de politicienne.
On avait déjà attenté à sa vie par rapport à ses engagements politiques au sein du Sénat. Le Sénat n'était pas un lieu sûr pour elle. Encore moins avec sa grossesse qui commençait à se voir malgré ses robes amples qui masquaient la courbe grandissante de son ventre.
« J'ai confiance en notre Chancelier. » commença Anakin, « mais tu as raison, il y un problème avec le Sénat. »
Padmé redressa un regard aussi soucieux qu'attentif.
« Quelqu'un doit manipuler le Sénat dans l'ombre… »
« Que veux-tu dire ? »
Devait-il la mettre au courant de cette information ? Trop dangereux. Elle courait déjà bien assez de risque en fréquentant le Sénat. Finalement il aurait bien préféré éluder la conversation dès son commencement.
« J'ai la permission du Conseil Jedi de me rapprocher du Sénat, et leur faire des rapports. Je n'ai peut-être toujours pas le droit de repartir au front, mais le Conseil souhaite se faire une place au sein du Sénat, ils veulent tâter le terrain… »
C'était complètement faux. En partie tout du moins. Mais ça tenait la route. Et la mettait en sécurité.
Elle le dévisagea silencieusement quelques minutes.
« « Menteur » crient ses yeux. D'une remarquable politicienne, tu t'es entouré. J'apprécie. » susurra la Sith.
Il chassa la voix pour se pencher vers Padmé et poser sa tête sur ses genoux, repliant ses jambes sur le canapé. Elle joua innocemment avec ses cheveux, ses ongles frôlant dans une délicatesse extrême son cuir chevelu.
Il devait voir Palpatine. Étrangement, il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il ne s'était pas vu. À la réflexion, cela faisait techniquement plusieurs années. Au moins, il aurait de quoi parler. Et ses conseils étaient toujours très sages.
.oXOXo.
Trier, ordonner, ranger, rédiger. Avec subtilité, attention et surtout beaucoup d'adresse dans chaque mot. Pour ne pas froisser, pour ne pas contraindre, pour ne pas que soit perçu entre les lignes l'ordre, mais seulement la requête presque larmoyante.
L'échiquier galactique devait être manœuvré dans une extrême précaution. Chaque pièce positionnée engrangeait de nouveaux mouvements. Des désirés comme des redoutés, voir, des inacceptables. Qu'ils viennent des Séparatistes ou de la République. Plus précisément, du Chancelier Suprême. Et ses décisions récentes l'étaient : inacceptables.
Ce qui était autrement plus suspicieux était le comportement d'Anakin. Padmé n'était pas dupe de son mari. Livre ouvert à ses yeux de Sénatrice et de femme, sa culpabilité s'était lue dans sa voix, avait vacillé dans ses yeux, dansait dans sa posture… tout en lui avait crié au mensonge. Elle n'aimait pas ce genre de secret. Était-ce en rapport avec une mission secrète des Jedi ?
Très peu probable qu'ils lui aient fait confiance à nouveau… cependant, si Anakin avait voulu lui masquer une partie de sa réelle mission, il était très fort probable qu'il l'ait fait dans un élan protecteur. Il y avait donc une menace qui pouvait la toucher, et au sein du Sénat.
Cette menace avait-elle quelque chose à voir avec les récents évènements à l'encontre du Sénat ?
Un petit bruit de communication la tira de ses pensées. Se reportant sur son Datapad, ses paupières se plissèrent au fil des caractères affichés.
Elle se leva de sa chaise et marcha quelques pas le long de la longue baie vitrée. Elle replia ses mains derrière son dos qui commençait à lui faire mal. Elle reporta sa main sur le sommet de son ventre.
Son enfant ne grandirait pas dans un monde en guerre.
.oXOXo.
Il avait su être là. Depuis le conflit sur Naboo lorsqu'il était enfant, à la mort de sa mère, durant cette guerre… Du jour où il avait intégré brusquement le Temple sous les directives d'un Obi-Wan encore trop secoué par la mort de Qui-Gon Jinn et trop chancelant sous son nouveau titre de Chevalier et de Maître. Chev Palpatine avait su être là, une main paternelle sur son épaule, un sourire de bon vieux grand-père aux lèvres.
Lorsqu'Anakin arriva dans son bureau, il releva la tête et lui adressa alors ce même sourire tendre, ouvrant les bras comme s'il avait été le cher petit-fils prodige. Il ne put retenir un sourire franc face à cette bonhommie.
« Ah, Anakin, comment vas-tu ? Cela faisait longtemps. »
« Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt Chancelier, désagrément de Jedi. »
« Et de planète, on m'a informé que tu t'étais échoué sur une planète désertique durant deux semaines… »
« En effet- »
La voix sinueuse de la Sith le coupa brusquement d'un sifflement véhément :
« Si tu lui parles de ma Forteresse l'insecte… »
Anakin déglutit, papillonnant des yeux, tentant de garder une expression des plus neutre tout en cherchant désespérément ses mots tandis que Palpatine l'observait d'yeux inquiets.
« L'attente à été longue. » Se reprit vivement Anakin, « et le cadran Nord de la bordure extérieur est pleins de surprise, depuis je suis quelque peu fâché avec les Jedi. »
« Oh… je suis désolé Anakin. » fit le Chancelier dans une tonalité des plus éplorée.
Sidious aurait mérité une récompense de jeu d'acteur pour un ton aussi affligé quand il devait jubiler intérieurement, pensa secrètement Bo Vanda. Elle n'aimait pas le Sith. Il était dangereux. Il poursuivit en l'invitant de la main à faire quelques pas en direction de l'immense baie vitrée du bureau.
« Savais-tu qu'autre fois cette partie de l'univers était gouvernée par des forces très puissances. Elles y ont laissé une trace, parfois insoupçonnable. »
Par la vitre, on pouvait observer le flot interminable de véhicules flottants dans le ciel, dont les trajectoires s'entrecoupaient parfois avec d'autres files tout aussi interminables.
« Vous savez, Chancelier, je crois avoir trop appris. Trop ouvert les yeux. Et c'est pour cela que le Conseil ne me fait plus confiance… »
« Une regrettable décision de leur part, ils sont bien aveugles, » fit Palpatine d'une voix compatissante, tandis qu'Anakin tiquait étrangement sur le dernier mot, « qu'as-tu appris qui leur fassent si peur ? »
« Que je m'étais trompé sur certains sujets. Sur la Lumière et l'Obscurité. »
« Tu sais Anakin, le l'Obscurité n'est qu'un mot pour faire peur aux enfants. Mais tu n'en es plus un, tu es devenu très puissant. Les Jedi le savent, ils ont peur de toi maintenant… »
« Ça m'est égal, je ne leur fais plus confiance non plus. Vous l'avez dit, ils sont aveugles, la lumière, l'obscurité… elles existent seulement l'une avec l'autre. L'une dans l'autre. Il n'y a que la Force et son équilibre. Un équilibre que je veux préserver. Et c'est pour ça que je suis ici Chancelier. » Tout en parlant, il se tourna vers le Chancelier qui le fixait avec une rare intensité. « Je pense qu'il y a un danger au Sénat qui menace la République. »
À ces mots, Palpatine perdit quelque peu de sa couleur. Ils fixèrent dans un silence gêné puis il étira un sourire tendre et réconfortant.
« Voyons Anakin, tu sais comment sont les politiciens. Ils sont facilement corrompus, manipulent… On ne peut leur faire confiance, surtout avec ses agitateurs qui s'en sont pris au Sénat dernièrement. Ils sont comme les Jedi. » dit-il en posant une main sur l'épaule du plus jeune qui se raidit instantanément, ce qui ne passa pas inaperçu.
« Tout va bien ? »
Anakin força ses lèvres à s'étirer en un sourire crispé et adoucit son regard :
« Oui, Chancelier. Je me dis seulement qu'il serait parfois préférable d'avoir un seul leader qu'un cortège d'êtres qui piaillent pour enfin avancer et prendre des décisions concrètes. Le Sénat n'est pas différent du Conseil Jedi après tout, vous avez raison Chancelier. Merci de vos conseils. »
Anakin s'inclina. Il aurait étranglé Bo Vanda pour l'avoir mordu aussi fort lorsque le Chancelier avait posé sa main.
.oXOXo.
«la lumière, l'obscurité… elles existent seulement l'une avec l'autre. L'une dans l'autre. Il n'y a que la Force et son équilibre. Un équilibre que je veux préserver. »
Sidious l'aurait étranglé pour avoir proféré de pareils préceptes. Seul le Côté Obscur comptait et devait régner.
Et cette histoire de menace au Sénat… se doutait-il qu'il y avait un Sith au Sénat ?
Il se rappela alors qu'il avait introduit l'esprit de Tyranus… L'idiot il avait sûrement dû trouver des indices le menant à cette conclusion.
Cet Anakin qu'il avait retrouvé était beaucoup plus stable, plus difficile à contrôler… Heureusement il avait encore une carte maîtresse pour le faire basculer : avec l'Alchimiste ou non dans son crâne, Anakin serait prêt à tout abandonner pour sa famille. Et si ça n'était pas lui, alors ce serait son enfant à naître.
