Chapitre 18

La petite famille venait de passer le pas de la porte quand Grant se tourna vers Coulson.

- C'est qui ton super héros ?

- Captain America, bien sûr !

May sourit, amusée par la prévisibilité de son partenaire.

- Moi j'aime bien Ironman. Il est très fort et il a une armure qui vole.

- Et il est très modeste.

May ne pouvait pas le contredire vu les témoignages qu'elle avait entendu.

- Ouais !

- Non Grant. C'est de l'humour. Il n'est pas modeste. Du tout.

- Ah bon ?

- Oui. Captain America est bien mieux.

-Ah bon ?

Et c'est parti, pensa May.

- Bien sûr ! répondit Coulson d'un ton emphatique. Il est fort comme Thor ou Ironman mais il se bat pour aider les gens, pas pour se vanter. Il n'a pas besoin d'un marteau magique ou d'une armure volante, lui. Il n'hésite pas à risquer sa vie pour sauver les autres. Et c'est le meilleur soldat qu'ait connu l'Amérique.

- Et Hulk ?

- Hulk doit se mettre en colère pour se battre. Et alors il casse tout. Il peut blesser des gens. Le Captain fait toujours attention pour éviter de casser des choses ou blesser des gens.

Et 5 minutes plus tard, après un long monologue à la gloire du Captain, la phrase fatidique sortit de la bouche de Grant.

- Captain c'est le meilleur ! Je peux avoir un déguisement de Captain America pour Halloween de l'an prochain ?

- On verra Grant, rit Coulson aux anges de voir le petit garçon partager sa passion pour le héros.

Misère, conclut May intérieurement. Le fanboy numéro 1 du Captain venait de faire une nouvelle victime

Voyant l'heure tardive, les deux adultes se mirent d'accord pour commander chinois, le temps de terminer le décompte, laisser les trafics de bonbons se faire et mettre les bonbons sous clef malgré les protestations larmoyantes des enfants. Seul le livreur parvint en sonnant à la porte à mettre fin au cortège de suppliques. Les cinq agents rajeunis (belle assonance n'est-ce pas ?) capitulèrent et allèrent s'assoir à table.

- On peut manger avec des baguettes ? demanda Grant en voyant les sachets de baguettes en bois.

- Oui, bien sûr, répondit May en haussant les épaules.

Aussitôt les quatre autres relevèrent les yeux des boites que les adultes ouvraient.

- Tout le monde peut prendre des baguettes, rajouta rapidement la femme pour éviter la vague de questions (toujours la même bien sûr).

Satisfaits, chacun des enfants récupéra un set de baguettes. Et commença à jouer avec.

Leo et Jemma à celui qui garderait sa baguette en équilibre sur l'autre le plus longtemps possible, Grant et Skye à imiter respectivement un morse et un éléphant en riant comme des otaries, et Ellie loin de jouer avec ses couverts les faisait claquer impatiemment en direction de la nourriture.

Les deux adultes les regardèrent, secouèrent la tête puis servirent le repas.

C'était un véritable carnage. Les enfants tentaient en vain d'apporter la nourriture jusqu'à leur bouche mais celle-ci semblait avoir une volonté propre et retombait immanquablement dans l'assiette (dans le meilleur des cas et c'était rare). Ils avaient eu droit à une formation express « baguettes » de la part des agents, une proposition de passage à la fourchette mais ils étaient têtus comme des bourriques et refusaient d'abandonner si vite. Si les deux aînés cherchaient à comprendre le fonctionnement alternant réflexion et test, Grant avait trouvé une alternative en poignardant sauvagement ses morceaux de poulet sauce aigre-douce avant de les engloutir. Enfin, la technique de Skye, bien qu'efficace était … peu hygiénique. Tenant vaguement les baguettes à l'extrémité la plus proche de l'assiette, elle attrapait sa nourriture à la main faisant tomber les tiges de bois une fois sur deux lorsqu'elle relevait la main. Mais dans le fond, il était indéniable que chacun mangeait avec des baguettes. Ce n'était juste pas la méthode conventionnelle.

Et il était hors de question d'utiliser des fourchettes. Surtout pas alors qu'Ellie sous les yeux envieux de ses aînés maniait ses couverts avec une dextérité qu'elle était bien loin de posséder avec une fourchette.

Après vingtaine de minutes à galérer, trop affamés pour attendre plus, les enfants attrapèrent les couverts qui étaient restés sur la table pour satisfaire leurs estomacs.

Les plats étaient bons comme en attestait le silence religieux qui régnait autours de la table. Mais avec des enfants rien n'est éternel.

- Jake, il va avoir un petit frère ! lança Grant crachouillant des nouilles à moitié mâchées sur la table

Tout le monde releva la tête de son assiette.

- Grant on ne parle pas la bouche pleine, répondit Coulson en essayant de cacher une moue de dégout à la différence de sa voisine.

- Jake, il va avoir un petit frère, repris le garçon, une fois sa bouchée avalée.

- C'est un bébé ? demanda Skye

- Vraiment ? demanda également Coulson l'air de rien, qui ne savait pas s'il devait craindre ou non une discussion commençant de cette façon.

- Ouais. Et ils vont jouer au ballon et aux aventuriers ensemble.

- Mmh, mais il faudra d'abord qu'il grandisse un peu. Un bébé ne peut pas jouer avec un grand comme Jake, releva prudemment May

- C'est un bébé ? demanda encore Skye

- Oui Skye, répondit May qui se doutait qu'elle ne s'arrêterait pas sans avoir sa réponse. Et on ne parle pas la bouche pleine. C'est impoli. On ne veut pas voir ce qu'il y a dans ta bouche.

Skye s'arrêta, cligna des yeux, perplexe, et décida d'essayer de voir ce qu'elle avait dans la bouche en louchant pendant que May roulait des yeux, que Coulson se retenait de sourire trop largement en mettant sa main devant sa bouche et que les aînés faisaient la grimace avec des cris de dégout en voyant la nourriture retomber dans l'assiette.

Mais les deux adultes n'avaient pas raté la joie inscrite sur le visage de Grant lorsque May lui avait répondu.

- Bah quand il sera grand ils joueront, reprit-il d'un air nonchalant.

- Et il est content ? demanda Coulson s'inquiétant pour Grant

- Bah oui. Il va avoir un petit frère, répondit l'enfant en haussant les épaules.

- C'est bien… Bon, de toute façon ça va prendre du temps. D'abord, il faut que le bébé arrive, qu'il grandisse … ça fait … au moins trois ans. Voire plus.

Grant sourit à son assiette. Non, son copain ne le laisserait pas pour aller jouer avec son petit frère.

May apporta les yaourts et la salade de fruits exotique pour le dessert et servit tout le monde.

- Ça vient d'où les bébés ? demanda soudain Skye d'un ton presque offusqué d'avoir ignoré la réponse autant de temps. C'est qui qui les fabrique ? Et comment c'est qu'on fait les bébés ?

Immédiatement, cinq paires d'yeux furent braqués sur les deux adultes, avides d'entendre la réponse à LA question.

« Pourquoi avait-il fallu que Jake s'apprête à avoir un petit frère ? » se demandèrent d'abord Coulson et May. Puis « Que doit-on répondre ? ». Pas sûr que les enfants soient prêts à la description anatomique. Mais leur dire quoi ? Les cigognes ? Les choux ? Ridicule !

- Alors ? s'impatienta Skye

Les adultes se regardèrent.

- Eh bien,… commença Coulson, quand un papa et une maman s'aiment beaucoup, le papa peut mettre une petite graine à côté de la petite graine dans le ventre de la maman. Après il faut attendre 9 mois et on a un bébé.

- Ah bon ? demanda Skye d'un air dubitatif

May hocha la tête.

- Oui, mais Jake aura un petit frère dans moins de 9 mois parce qu'il le sait déjà.

- Très bien, dit May d'une voix posée pour clore le sujet. Il est tard donc on termine de manger et on va vite se coucher.

Un cœur de gémissement lui répondit et pour la première fois (et dernière, elle se le jura), elle en fut ravie. Mieux valait ça qu'avoir Leo et Jemma qui savaient probablement TOUT des questions anatomiques faire un exposé complet sur le processus aux autres alors que les plus jeunes avaient 3 et 4 ans. Pas sûr que ce soit recommandé d'aborder le sujet de façon aussi complexe avec des jeunes enfants. Et dans le doute, on évite. S'il est facile de réparer un oubli, ce n'est pas le cas lorsqu'on en a trop dit.

Aussitôt dit, aussitôt fait, bientôt on entendit l'eau couler dans les salles de bain des enfants et une heure plus tard, les enfants dormaient ou lisaient un peu avant l'extinction des feux.

La journée du vendredi 1er novembre fut beaucoup plus calme et ce n'est que le soir venu lorsque May lui demanda si la situation de Jemma s'était amélioré que Coulson remarqua qu'elle avait eu l'air beaucoup plus enjouée à la sortie des classes qu'elle ne l'avait été jusque-là. Le problème semblait s'être résolu de lui-même et les deux agents ne pouvaient qu'en être satisfaits.

Samedi matin, May se réveilla comme à son habitude à 5h28, s'étira et se leva à 5h30 pour aller s'entrainer dans la salle de sport. Tout en martyrisant le pauvre sac de frappe en enchainant coups de pieds et coups de poings, elle fit le point sur la semaine qui s'était écoulée. Le moins qu'on puisse dire est que ça avait été très chargé. Ce n'était définitivement pas une mission habituelle. Déjà, il n'y avait pas d'ennemi à abattre, d'objet à récupérer ou d'atout à protéger. Certes il fallait protéger les gamins mais aux dernières nouvelles, seules 3 personnes étaient au courant de la situation, elle, Coulson et Fury, et personne ne leur courait après ou les suspectait d'être autre chose qu'une famille nombreuse. A la place il fallait s'occuper de 5 marmots pas tout à fait normaux, pourvoir à leurs besoins physiques mais aussi affectifs. Ce qui n'était pas la chose la plus évidente lorsqu'on était un agent du SHIELD. Il fallait seulement espérer que le problème se règle rapidement. Elle enchaîna sur un peu de récupération active tout en pensant aux conséquences lorsqu'ils retrouveraient leur état normal (s'ils le retrouvaient). Auront-ils des souvenir de cette seconde jeunesse ? à quel point cela allait-il influer sur leur comportement ? Et à quel point se souvenaient-ils de leur vie d'adulte ? Une question qui trouverait probablement sa réponse dans les jours à venir avec Grant. Et puis il y avait la mission confiée par le directeur Fury : Coulson. Il ne semblait pas avoir de contre-coup ou réminiscences de sa mort ou de son traitement pour le moins original, ni se douter de cette mission secondaire. Tant mieux ! se dit-elle en s'arrêtant pour boire avant de remonter au rez-de-chaussée.

A 6h12 Ellie ouvrit les yeux sur Siam et bébé Siam et enfouit son nez dans leur fourrure en couinant de bonheur. Elle était heureuse d'être ici avec Mr et Mme Smith. Elle était heureuse d'avoir des frères et sœurs comme ceux qu'elle avait gagné avec la famille, d'avoir son lit, ses doudous, à manger, le droit de jouer et même de faire un peu de bruit. Avant, à la maison de Papa et Maman, elle avait pas le droit ou ils se fâchaient très fort, et chez Lì Yuè il y avait pas de jouets et pas de frères et sœurs. Oui, elle était heureuse et elle ne voulait pas que ça change. Comme elle n'arrivait pas à dormir elle se leva, enfila ses chaussons et descendit avec Siam au rez-de-chaussée. Madame Smith faisait encore sa danse comme le matin avant où elle était descendue et comme les autres faisaient près de la maison de Lì Yuè. La femme lui sourit et Ellie lui montra ses petites dents en retour avant de reproduire ses gestes.

A 6h54 Skye décida de se lever et ouvrit ses rideaux pour essayer de voir l'oiseau qui faisait du bruit. Elle le trouva perché sur le toit du toboggan. Puis il s'envola et Skye resta à regarder le jardin. C'était la première fois qu'elle vivait dans une maison avec des jeux aussi bien dehors. C'était aussi la première fois qu'une famille ne passait pas son temps à la gronder, la punir et lui dire qu'elle n'était que de la mauvaise graine ou un invendu comme disaient les grands à Saint-Agnès. Un invendu, un enfant que personne ne voulait adopter. Pas assez jeune, pas assez mignon, pas assez bien. La fillette frissonna en se demandant ce que feraient Mr et Mme Smith quand ils s'en rendraient compte. Décidée à se sortir ces mauvaises idées de la tête, elle entrouvrit la porte de sa chambre et se dirigea silencieusement vers la chambre d'Ellie mais celle-ci était vide. La petite fille était sûrement descendue. Mme Smith l'aimait bien. Et penser cela serra le cœur de Skye. S'ils décidaient de se débarrasser de quelqu'un ils la renverraient probablement à Saint-Agnès. Mais elle voulait vraiment rester ! Elle descendit les escaliers et vit Ellie qui dansait avec May. Une vague de jalousie la faucha. Pourquoi May aimait Ellie mais pas elle ? Elle sauta de la dernière marche et May se retourna au bruit avant de la saluer et de lui demander si elle avait bien dormi. Skye lui fit son plus beau sourire heureuse que May s'intéresse à elle et lui raconta son rêve.

A 7h00, Coulson entendit des bruits de petits pieds passer devant sa chambre et s'arracha à sa contemplation du plafond. Cette semaine avait été riche en émotions. Il savait que les agents du SHIELD avaient souvent un passé houleux qu'ils soient spécialistes ou scientifiques puisque les enfances de petits génies ne sont pas toujours tendres mais voir les effets directs des maltraitances subies par les enfants était bien différent de lire une évaluation psychologique dans un dossier. Et encore, quelque chose lui disait que ce qu'il n'avait vu n'était que la partie émergée de l'iceberg. Et cet état de fait avait tendance à lui mettre les nerfs en pelote. Les gens sont toujours plus sensibles à la violence et aux exactions de tous types lorsque les victimes sont des enfants, pensa-t-il. Les changements les plus surprenant étaient sans aucun doutes ceux de Grant passé de spécialiste expérimenté à petit garçon tendre en recherche d'affection et Ellie d'un … bref …de ce qu'elle était à un bout de chou attachant. Quelles sont les épreuves qui transforment ces enfants pleins d'innocence en soldats sans remords ? Il soupira en enfilant ses chaussons. Que de chemin parcouru depuis août ! D'agent convalescent de retour en service il était passé au rang de chef d'unité mobile puis de père de famille nombreuse. Force est de constater qu'il semblait se couler parfaitement dans le rôle. Et ça lui laissait un goût d'amertume en bouche, de penser que cela aurait pu être sa vie. Pas forcément en refusant l'offre que Fury lui avait faire une trentaine d'année plus tôt. Certains agents avaient des enfants et parvenaient à gérer travail et vie de famille. Il aurait pu demander d'être moins sur le terrain sans forcément s'enterrer dans les archives du SHIELD comme l'avait fait May, demander un travail plus stable, moins dangereux. Il secoua sa tête. S'attarder sur le passé ne servait rien. Surtout pas lorsqu'il avait la chance de pouvoir vivre cette vie au moins pendant un temps.

A 7h17 Jemma atteignit son pic d'acrophase soit le moment où la sécrétion de cortisol est à son maximum et se réveilla. Elle bailla tout en s'étirant satisfaite qu'on soit samedi. Pas d'école aujourd'hui ! Non pas qu'elle n'aime pas l'école … Mais elle avait eu peur que Leo ne l'abandonne. A tort au vu des évènements de la veille. Et à sa plus grande joie. Jemma sourit avant de repenser à cette semaine et à un point qui avait tendance à la perturber. Elle se souvenait vaguement de s'être endormie dans sa chambre à Ashburton mais de s'être réveillée sur la couchette dans un avion gigantesque et d'avoir rencontré Leo. Et alors qu'une partie d'elle-même lui hurlait que ce n'était pas normal, qu'il y avait quelque chose de vraiment bizarre, une petite voix lui soufflait que ce n'était pas grave, qu'elle devait juste laisser les choses se faire et profiter de ces frères et sœurs dont elle rêvait il y a peu de temps. Chaque fois qu'elle essayait de se concentrer sur le problème, cela lui faisait mal à la tête et l'empêchait de penser correctement… Laissant sa pensée en suspens, Jemma se frotta le front en se disant qu'elle avait quand même faim. Elle se leva donc en se demandant ce qu'ils allaient faire ce week-end. En chemin, elle croisa Mr Smith et ils commencèrent à discuter du programme de la journée.

A 8h03, Grant se retourna dans son sommeil et envoya sa main à la rencontre du mur. Un petit cri étouffé jaillit de la couette suivit d'une tête ébouriffée aux yeux encore collants de sommeil. Dodo, pensa Grant en se laissant retomber sur le lit en soupirant. Mais rien à faire, le sommeil s'était enfui. Il ne lui restait plus qu'à se lever avant que Jemma ne vienne encore le réveiller comme le samedi précédent. Il soupira encore et s'assit sur son lit. En voyant l'heure il se dit que ce n'est pas avec Christian qu'il aurait pu dormir aussi tard. Son grand frère avait la fâcheuse manie de toujours le réveiller soit très tôt, soit de la manière la plus désagréable possible. Il avait déjà eu droit au seau d'eau glacé, aux vers et à se faire littéralement jeter du lit. Etrangement, cela ne lui manquait pas. Pas plus que ses parents qui soit l'ignoraient, soit lui adressaient critique sur critique parce qu'il n'était pas aussi fort que son aîné, pas aussi gentil que son benjamin, parce qu'il ne faisait pas honneur à son nom, etc. Non clairement, il ne savait pas comment il était arrivé ici, et il s'en moquait éperdument. Ici, il pouvait dormir, les autres enfants jusqu'à preuve du contraire n'étaient pas méchants, les adultes non plus, on ne lui répétait pas qu'il était nul, on était gentil avec lui et il avait un meilleur copain. Et ça, ça n'avait pas de prix.

A 8h16, un bruit arracha Léo à un rêve fantastique où il conduisait un vélo volant doté d'ailes en peau de banane, sur lesquelles une quinzaine de singes pédalaient à ses côtés pour actionner une hélice en feuille de bananier bleu. Il papillonna des yeux et entendit des voix dans le hall. Tout en se levant et en faisant son lit, il se demanda. Peut-on réellement faire un vélo qui vole avec des bananes ? est-ce que ce ne serait pas trop lourd ? peut-être en tannant les peaux comme le cuir ? ça pourrait marcher non ? en parlant de cuir comment on tanne ? il parait que ça sent mauvais mais si c'est du cuir de banane ça devrait sentir bon, non ? Par contre ça risque d'être difficile d'emmener autant de singes sur les ailes. Sauf si on rajoute un autre moteur !

Tout en réfléchissant à la réalisabilité de son rêve, Leo ouvrit sa porte de chambre et tomba sur un véritable carnage. Du sang partout ! Sur le sol, sur les murs … peut-être même sur le plafond ! Des cris, des larmes. Était-il bien réveillé ? après un couinement de douleur, Leo sut qu'il ne rêvait pas. Un autre monde où des êtres auraient les visages de gens qu'il connait alors ?

Pauvres Coulson et May. Avec les cinq ils ne sont clairement pas sortis de l'auberge ? Si vous souhaitez les voir souffrir d'une façon particulière, n'hésitez pas à le mettre en commentaire.