Chapitre 5 :
S'il pensait qu'elle allait rester là avec la porte grande ouverte, alors l'Epouvantail méritait sa cellule à Arkham.
Scarlett courrait plus vite qu'elle ne l'avait fait de toute sa vie, aérosol et livre sous le bras, faisant des enjambées exagérées pour ne pas se prendre les pieds sur ses baskets de clown. A ses yeux exorbités on aurait pu penser qu'elle était paniquée, mais en vérité tout ce à quoi elle pensait se résumait à "OUI PUTAIN OUIIIIIIIII !". Ses mouvements, semblables à ceux d'une autruche, l'emmenèrent néanmoins à destination. Elle bondit par-dessus les grilles du métro, dévala les escaliers et ne s'arrêta pas avant d'être entrée dans une voiture de métro, se prenant un poteau de plein fouet.
Ouille.
"Euh... Ca va ?"
Elle tourna la tête, sonnée. Les occupants de la rame les plus proches -une mère avec son petit qui détournait le regard, un ado qui filmait et un homme en habit de chantier- avaient tous reculé leurs pieds, sur lesquels elle était tombée. Elle ne savait pas qui avait posé la question.
"Bleeeeh." Répondit-elle en levant un pouce.
Considérant cela comme une réponse, l'homme retourna à son journal sans l'aider à se relever. Merci Gotham. Elle se redressa, utilisant le même poteau, et y resta accrochée. Elle regarda autour d'elle. Elle pensait avoir vu un signe disant qu'elle partait de Court Street, mais elle ne savait pas dans qu'elle direction elle allait, ni comment rentrer chez elle de là. Si elle avait encore un appartement. Son propriétaire lui imposait de payer à la semaine, et il avait très peu de patience. A tous les coups il avait dû mettre ses affaires à la rue en voyant qu'elle ne revenait pas, sans se donner la peine d'appeler la police. Elle eut mal au cœur en pensant que son pauvre chat ait pu finir à la poubelle. Pauvre petit Glimmer, elle se moquait de lui parce qu'il dormait tout le temps, mais ça en faisait un chat d'intérieur parfait. Il n'aurait pas survécu une nuit dans les coupe-gorges froids de Gotham. Elle déglutit, sentant une boule dans sa gorge.
Combien de temps était elle restée entre les sales pattes de l'épouvantail ? Elle se mordit les lèvres, tentant d'évaluer. Les premiers jours -ou semaines ?- après l'injection étaient un brouillard. Mais ça avait duré au moins quelques jours, ça elle en était sûre. Quand elle avait enfin eu accès à un lavabo pour se laver, ses cheveux étaient tellement gras qu'elle aurait pu beurrer des nouilles avec. Et elle avait remarqué que son ventre s'était creusé. On l'avait mal nourrie, ça aurait pu aller très vite. Elle espéra que ça n'ait pas duré plus de deux semaines. Avec une secousse, ils s'arrêtèrent à Farrow Junction. Elle sortit juste avant que les portes ne se referment. Elle parvint à prendre le prochain métro in extremis, s'étant décidée à aller chez Althea. Elle lui devait bien ça, puisque rien ne lui serait arrivé si elle n'avait pas laissé sa gamine dehors. Il y avait moins de monde dans cette rame. Scarlett se laissa tomber sur une banquette et se prit la tête entre les mains, repensant sans le vouloir à sa dernière conversation avec Crane.
Ca avait été... Ca aurait pu être pire. Elle ne connaissait pas beaucoup de choses, certes, mais elle en connaissait assez pour avoir son propre avis et c'était agréable qu'on le lui demande, plutôt que d'avoir à le hurler parce que personne ne le faisait. Contrairement à ce qu'elle avait pensé, il l'avait laissée finir plutôt que de lui enfoncer un bâillon dans la bouche. Et il lui avait fait un cadeau. Elle regarda la couverture noire et rouge du livre et l'air peu amène de la gamine dessus. L'aérosol sembla plus lourd dans sa poche. Il lui avait donné un livre qu'elle pourrait aimer et un moyen de se protéger. Il avait retiré ses mains de ses épaules à la seconde où elle avait commencé à s'énerver. Il l'avait écoutée, sans la couper, avait tenté de la comprendre. Il avait insisté pour avoir son prénom. Il avait eu l'air beaucoup trop nerveux en la laissant partir. Il ne l'avait pas repoussée quand elle l'avait embrassé. En fait, elle se souvenait qu'il avait frôlé sa taille, juste avant qu'elle ne s'enfuie. Il avait voulu caresser son visage quand elle l'avait sauvé. Il avait soupiré quand elle le touchait. Scarlett prit son visage entre ses mains en grognant.
Elle avait séduit un supervillain.
Elle ne savait pas quoi faire de cette information.
Crane avait des goûts de merde, décida-t-elle. Non mais il s'attendait à quoi ? A ce qu'elle laisse tout tomber après qu'il l'ai traitée comme de la merde pour devenir sa propre Harley Quinn ? Non merci ! Elle s'insultait beaucoup trop, mais se respectait encore assez pour ne pas faire une telle connerie. En plus, elle ne savait pas comment donner une coup de poing sans se faire mal. La dernière fois on avait dû l'amener aux urgences parce qu'elle s'était disloqué un truc. Ceci dit, ce n'était pas comme si elle avait quoi que ce soit à faire : ils ne se reverraient jamais. Ils n'évoluaient pas au même niveau. Elle resterait dans les bas-fonds du Chaudron pendant que lui siroterait des cocktails à l'Iceberg Lounge en parlant démembrement; ils n'auraient jamais à tenir une conversation gênante où il n'oserait pas lui avouer ses sentiments et elle n'oserait pas lui dire d'aller se faire foutre. Enfin, on approchait du 31 octobre, date à laquelle l'épouvantail retournait invariablement à Arkham pour y hiberner en attendant le dégel. Elle était persuadée que Crane l'aurait oubliée d'ici la fin de l'hiver, Scarlett se savait jolie mais elle n'était pas mémorable. Il suffisait d'aller sur Instagram pour trouver un millier de filles avec la même tête.
En attendant, elle éviterait Court Street.
Au prochain arrêt elle sortit de ses pensées et du métro. Elle frotta ses bras à travers le pull, regardant la rue. Il faisait plus froid, et le soleil se couchait déjà, mais Forge Avenue n'avait pas changé. Même le sans-abri n'avait pas bougé. Elle entra dans l'immeuble par la porte cassée et dépassa les tâches de sang du hall, se sentant plus confiante. Ca avait pas dû être si long ! Une semaine et demie à tout casser ? Ca allait bien se passer.
Elle se sentit beaucoup moins confiante en voyant une chaussette de petite fille dépasser des escaliers.
Un frisson lui remonta le long de la colonne, rejoint par un poids au fond de son estomac quand elle vit Loulou assise à côté de la porte, tirant silencieusement sur un des fils de son pull. Elle pouvait entendre quelqu'un rire de l'autre côté. Elle jeta un coup d'œil à la porte de Voisin Flippant, fermée, puis s'assit à côté de la petite. Elle ne fit pas un bruit. Scarlett avait un peu d'expérience avec les gamins de cet âge, beaucoup avec Loulou et à deux ans soit ça crie, soit ça rigole, soit ça dort mais ça ne reste pas en boule par terre sans un bruit.
"Bah ma Loulou qu'est-ce tu fais là ?"
La petite leva ses grands yeux de biche vers elle, la lèvre tremblante. Scarlett s'assit sur une marche inférieure pour se mettre à son niveau et la prit dans ses bras. Lou se mit à pleurer sans faire de bruit. Le poids au niveau de son estomac se fit plus lourd.
" Qu'est-ce y va pas princesse ? "
La petite continuait de renifler dans son cou. Elle serrait trop fort, mais Scarlett n'osait pas lui dire de desserrer. Les mots de la pédiatre du dispensaire lui revinrent en mémoire : Quand un enfant pleure, c'est pour appeler à l'aide. Si un enfant pleure en silence, c'est parce qu'il sait que l'aide ne viendra pas. Elle essaya de recouvrir la petite avec les pans de son pull pour lui apporter du réconfort, se balançant doucement. Ce qu'elle voyait dans sa tête ne lui plaisait pas plus que ce qu'elle voyait là. Elle frappa à la porte. Comme on ne venait pas immédiatement, elle frappa plus fort, refusant d'être ignorée. Qu'est-ce que c'était que ce bordel, pourquoi son estomac lui disait-il que ça allait mal se passer, elle était pas partie si longtemps...
Ce fut Althea qui ouvrit la porte. Scarlett ne reconnaissait pas ce débardeur, mais à part ça elle restait la même, fine, sa peau ambrée plus sombre que celle de sa fille, cheveux noirs décolorés en blonds sur la longueur. Et elle n'avait pas l'air contente de la voir.
"...Salut?" Finit-elle par dire, comme Althea ne commençait pas.
" Ouais ? Tu veux quoi ?"
Ses mots lui firent l'effet d'une gifle. Elle n'avait pas demandé à voir sa tête sur des affiches, où que sa disparition soit signalée à la police, parce que ça aurait été inutile mais... Elle avait pensé que son absence serait remarquée. Il ne lui était même pas venu à l'esprit qu'il en soit autrement. Elle ouvrit la bouche, mais rien ne lui vint.
" Si c'est parce que je l'ai mise dehors, ça te regarde pas j'te signale." Dit Althea, jouant d'un air faussement distrait avec ses cheveux.
Elle vit rouge.
"Ouais, tant qu'elle est chez toi et que tu t'en occupes ça me regarde pas, mais dès que tu la fous dehors et que tu t'attends à ce que tout le monde surveille sauf toi, alors là ouais ça me regarde."
" Je me fais pas autant de fric que toi. " Elle répliqua, montant d'un ton. "Tu crois que je peux la mettre chez la babysitter quand je veux ?"
Loulou commença à pleurer plus fort.
"Ah ça va être ça ton excuse ?" Cria Scarlett. "Parce que t'as besoin d'une babysitter là peut-être ? Tu te foutrais pas un peu de ma gueule par hasard ? Meuf t'étais juste là !"
A mesure qu'elles haussaient le ton, Lou avait commencé à crier avec elles.
"Oh mais la FERME !" Hurla Althea, qui ne regardait plus Scarlett mais Lou.
"HEY !" Répondit Scarlett, serrant la petite. "T'AS FINI DE FAIRE TA CONNASSE ? OU TU TE FAIS PAYER POUR CA AUSSI ?"
"PUTAIN MAIS- Okay tu sais quoi ? Tu sais quoi, tu- Oh pis merde."
Elle lui arracha la petite des mains. Pendant une seconde, elle la tint au dessus du vide par le bras. La porte se claqua sur cette image et le hurlement de douleur de Lou. Scarlett avait le cœur au bord des lèvres. Elle ne pouvait donner de sens à ce qui lui venait à l'esprit. Elle donna un grand coup de pied dans la porte, la faisant trembler dans ses gonds. Personne ne revint, mais elle entendit un claquement et des éclats de voix. Elle n'entendait pas Mimi. Où était Mimi ? Normalement elle s'interposait entre les deux avant que leurs conversations ne tournent au vinaigre. Est-ce qu'elle n'était pas là ? Ou est-ce qu'elle était là mais ne voulait pas la voir? Le sentiment de misère pesante, qui avait été étouffé par l'adrénaline, la submergea.
Ca faisait combien de temps ? Et que s'était-il passé en son absence ? Pourquoi est-ce qu'Althea réagissait comme ça ? Qu'elles soient à la gorge l'une de l'autre d'accord, c'était habituel, mais à ce point ? Et avec Lou aussi ? Elle resta les bras ballants dans le couloir, sans oser frapper à la porte pour qu'elle revienne et réponde à ses questions. Althea ne reviendrait pas. Et elle, où est-ce qu'elle pouvait aller ? Elle jeta un coup d'œil vers l'appartement de Mme. Petroskas. Leurs cris avaient été difficiles à ignorer. Personne n'était venu. Scarlett ramassa son livre, qui était tombé par terre et monta les marches vers les étages supérieurs. Il y avait d'autres enfants sur les marches en début de soirée, d'autres cris et rire derrière les portes. Tous les enfants étaient silencieux. A partir du dixième étage elle prit l'ascenseur. Il grinçait, et l'ampoule était morte, la laissant dans le noir. A chaque fois que les portes coulissantes s'ouvraient elle pouvait se voir dans le miroir fissuré, ses yeux vides, ses racines châtains et son teint crayeux. Elle ferma les yeux jusqu'au dernier étage.
Scarlett ne pouvait pas se souvenir être jamais venue sur le toit. Elle y avait pensé l'été dernier, quand ils avaient envisagé de faire un barbecue, mais au final ils l'avaient organisé dans la rue. Des gens étaient venus de tous le quartier avec des pizzas, de la viande à cuire et de l'alcool, et ça n'avait fini qu'à trois heures du matin quand la police s'était invitée, flairant une grosse quantité de drogue. Le vent battait ses oreilles, portant les bruits diffus de la circulation. Elle rabattit sa capuche sur son visage. De part et d'autres, les grands immeubles résidentiels du Chaudron s'illuminaient à mesure que les gens rentraient chez eux. Les affiches publicitaires, ballons et néons grésillaient, prêts à remplacer le soleil couchant.
Elle ne s'était jamais sentie aussi seule. Elle aurait dû trouver un café internet, bouger un peu sa carcasse, mais n'en trouva pas la force. Scarlett avait plusieurs identités en ligne, chacune avec un compte bancaire plus ou moins remplis. Elle pouvait s'en remettre mais en avait vraiment envie ? Elle s'assit sur le parapet, laissant ses longues jambes flotter dans le vide. C'était fatiguant, de devoir recommencer, se recréer une identité et toute une vie. On faisait des sacrifices, on se promettait que ça irait mieux et qu'on aurait pas à refaire toute ces choses... Et six mois plus tard, elle fonçait dans le mur. Elle joua avec ses chaussures de clown, faisant mine de pousser les voitures cinquante mètres plus bas. Mentalement, elle se rappelait avec dégoût toutes les fois où elle avait dû le faire et les promesses qu'elle avait rompu. Ce n'était pas juste. Ce n'était pas une vie. La capuche avait été relevée par le vent. Elle ne la replaça pas, profitant de la caresse du vent dans ses cheveux. Elle serra le livre de Crane contre elle. Elle avait honte mais elle hésitait à retourner chez lui. Elle ne l'aimait pas et c'était une mauvaise idée, pire qu'appeler un ex quand on est bourrée. Mais elle savait d'où ça venait. Elle voulait désespérément être aimée.
Prenant l'ascenseur pour redescendre, Scarlett lança un regard sévère à son reflet. Elle se cracha au visage et ferma les yeux.
Une visite par son appartement de Grammercy Row lui confirma ce qu'elle savait déjà : son propriétaire l'avait mise dehors. Elle ne plaida pas auprès de lui, ne chercha pas son chat. Tout ça, c'était fini, il fallait avancer. Machinalement, avec une routine bien trop huilée, elle alla à un cybercafé où on ne payait qu'après avoir utilisé les ordinateurs pour accéder à un de ses comptes. Elle acheta un téléphone à trente dollars, paya avec l'appli et se remit en route. Dans l'ordre il lui fallait trouver à manger, un abri, des vêtements, et un smartphone. Elle pourrait se passer d'un ordinateur dans l'immédiat, mais le reste ne pouvait pas attendre. Sous la lumière crue des néons, elle jeta des vêtements, des cigarettes, des draps de lit, des produits de soin et de la nourriture pour trois jours dans un panier troué. Le vendeur lui sourit pendant qu'il scannait ses articles, en oublia quelques uns et lui tendit son numéro de téléphone sur le reçu. Elle sourit aussi, la bile dans la gorge, parce qu'elle ne pouvait pas se permettre de se plaindre quoi que ce soit quand elle avait une bouteille de vodka cachée sous son pull. Elle revint vite, ayant oublié une bombe d'insecticide.
Elle prit une chambre à la semaine au Trip-Trap. Ca lui donnerait le temps de se trouver un autre abri. Elle posa ses sacs plastiques sous le lit, retira les draps tâchés et alla refaire sa teinture dans la salle de bain. Elle ressortit de la chambre après y avoir pulvérisé tout son insecticide. Le temps que les pigments rentrent dans ses cheveux, elle alla s'asseoir dans le couloir avec sa bouteille et ses cigarettes. Cela permit à son corps de soupirer, de faire sortir son cerveau de sa misère pour qu'elle ne ressente plus rien du tout. Elle existait, assise sur la moquette d'un des pires hôtels de Gotham. Les chambres des étagères inférieurs se louaient à l'heure et ça s'entendait. Le livre de Crane était toujours à ses côtés. Elle ne voulait pas qu'il sente le poison.
Comme indiqué sur la notice de la teinture et de l'insecticide, elle attendit une heure pour revenir et rincer le produit de ses cheveux. Une odeur acide emplissait la chambre, mais elle pouvait voir des cafards morts dans les coins. Elle ouvrit la fenêtre le temps de se doucher. Et si elle resta trop longtemps à regarder dans le vide, c'était son problème. Elle ne sortit que lorsque l'eau devint froide, ayant frotté sa peau jusqu'à ce qu'elle soit rouge. Ses cheveux étaient d'un rose plus sombre désormais. Pas besoin de peroxyde pour faire ça. Elle se coupa une frange pour aller avec. Après une hésitation, qu'elle passa comme de la faiblesse, elle jeta ses anciens vêtements dans un sac, puis par la fenêtre. Elle ferma la fenêtre, les volets, et rajouta les anciens draps. Malgré tout, elle se sentait toujours observée.
Allongée sur des draps propres, avec un pyjama neuf, Scarlett se sentait plus humaine. Seule, misérable et vide, mais humaine. Elle pensa à Lou et bu plus de vodka. Elle se rinça à nouveau de visage et revint sur le lit. Ah oui, il fallait qu'elle mange, ça faisait longtemps. Un repas au micro-onde plus tard, Scarlett se prit à nouveau le visage entre les mains, se frappa la tête contre le mur, bu encore un peu et finit par ouvrir le livre. Tout était mieux que sa propre vie, là tout de suite.
Cinq heures plus tard, Scarlett ne dormait toujours pas. La tête entre les mains, ses yeux étaient rivés sur les pages de Millenium, pleurant tellement qu'elle n'avait plus besoin de cligner.
Crane et elle avaient une vision différente de ce qu'était un bon livre.
Oui j'ai oublié de publier la semaine dernière, mais il faut voir le côté positif : ça veut dire que je vais publier deux semaines de suite.
Rose = Merci ! Et oui, entre Etranges Coincidences, Creeping By Daylight et Carnet de Bal, mes fanfictions sont souvent inspirées par la littérature classique, en bien ou en mal (EC et Bal par frustration, alors que Creeping est surtout un hommage à la littérature féministe/fantastique/Zola de la fin du 18e, du 19e et du 20e). Et le Crane de cette fanfiction, étant inspiré des BDs plutôt que du film, va être moins classe que dans EC. Il est plus vieux, plus dangereux. Instable et insupportable, il a passé son enfance à se faire niaquer par des corbeaux, a commencé les meurtres à 16 ans et ne s'est jamais arrêté. Après tout le Crane de Batman Begins pensait qu'ils allaient juste prendre la ville en otage (d'après Cillian Murphy) alors que le Crane des comics le fait une fois par an pour rigoler. C'est toujours un excellent scientifique et un grand manipulateur, mais en plus il sait se battre au corps à corps (ou avec une faux/faucille) et il a une fâcheuse tendance à essayer de séduire des jeunes filles (Becky Albright, Linda Friitawa, Lindsey, Molly Randall, Scream Queen, Poison Ivy... Il a même dragué Supergirl, c'est dire !), puis tenter de les tuer quand il voit que ça marche pas parce qu'il a le charme d'une mite en pull-over.
- Le Trip-Trap est un bar appartenant à un ancien employé de Double-Face, qui vient de la BD allant avec le jeu Arkham City
