Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou du film.
Sur le papier, ce n'était qu'une mission comme une autre, mais tout avait dérapé et maintenant c'était pour leurs vies qu'ils allaient devoir lutter.
Ce texte a été écrit pour la Nuit du FOF sur le thème "Résister"
Pour Rappel on vous donne une heure et vous avez une heure pour écrire dessus.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
OPERATION CAPPADOCE
Chapitre 1
Leur première vraie rencontre avait été compliquée, les deux hommes devant résister à l'envie de s'égorger mutuellement. Ils avaient tellement été conditionné pour se haïr, c'était normal… La CIA et le KGB n'étaient pas faits pour s'entendre. La première mission avait eu des hauts et des bas, mais ils avaient réussis, parce qu'ils avaient appris à se faire confiance, parce qu'ils s'étaient sauvés mutuellement… La deuxième leur avait apprit à se parler et à apprécier le fait de ne plus travailler seul. C'était agréable de savoir que quelqu'un était là pour assurer vos arrières, pour vous rattraper et pour prendre soin de vous…
En revanche, lorsque Napoléon lui tourna une gifle, Illya frémit et sentit la colère monter en lui. Il résista même au réflexe qui lui donna envie de lui rendre. Il était bien trop engourdi pour ça.
- Je te préviens que je suis prêt à t'en passer une autre ! Le menaça l'américain.
Illya cligna des yeux et prit un air menaçant.
- Tu pourrais y perdre ta main.
- Ça équilibrera notre binôme, si tu perds ta jambe, marmonna Napoléon en baissant les yeux sur ses mains.
Ses doigts recouverts de sang tremblaient pendant qu'il tentait d'arrêter l'hémorragie de son ami. L'accident de voiture avait été violent. Ils avaient fait des tonneaux et la tôle avait profondément entaillée la jambe du géant russe, touchant sans doute l'artère au vue de la quantité de sang qu'il perdait et qui paniquait son équipier. Il devait rapidement réussir sa suture improvisée et les sortir de là… Ce qui ne serait pas facile. Ils étaient coincés dans cette montagne turque sans moyen de contacter Gaby qui les attendait à l'hôtel, mais ce n'était même pas ça le pire… Eux étaient ensembles, Gaby était seule et Hassan avait comprit qu'ils étaient en train de le mener en bateau, c'était bien pour ça qu'il venait de tenter de les tuer. Comment tout cela avait-il pu si mal tourner ?
Napoléon frémit, leva les yeux et gratifia son partenaire d'une nouvelle gifle pour le garder conscient.
- Allez reste avec moi Péril !
- Arrête de me frapper, Cowboy.
- Je n'aurais pas à le faire si tu résistais un peu mieux à la douleur !
- Tu as conscience que je suis en train de me vider de mon sang.
- A ton avis ? Qui a les mains recouvertes de ton sang.
- Ecoute-moi, répliqua Illya sur un ton sérieux. Ne perds pas ton temps, sors de cette montagne et va sauver Gaby.
- Non, rétorqua son ami sur un ton qui se voulait ferme et sans appel, je ne partirais pas d'ici sans toi… et puis ne fait pas les divas, regarde, ça à l'air de ne plus saigner. On va essayer de se lever. Viens !
Napoléon savait qu'il aurait dû lui laisser du temps, mais ils n'en avaient plus vraiment. Il voyait bien que son état précaire et leurs ennemis pouvaient très bien être encore dans les parages. Alors, il l'agrippa fermement et tenta de remettre sa grande carcasse sur pieds. Le russe tangua dangereusement et Solo crut qu'il allait s'écrouler de nouveau sur le sol, mais Illya passa son bras sur ses épaules et s'accrocha à lui. Il parvint à ne pas tomber, résista à l'abime qui tentait de le happer et souffla.
- C'est bon.
- Tant mieux, dit Napoléon en l'attrapant par la taille pour le maintenir debout.
Tout doucement, il fit un pas, puis deux et ils remontèrent le talus pour gagner la route. La voiture qui les avait poussés dans le ravin était partie en les croyant morts, ce qui était un avantage, mais le problème était de trouver un véhicule. La route ressemblait plus à une piste, Napoléon savait qu'il n'y avait pas beaucoup de passage. Alors, résolument, il décida de redescendre en direction de la petite ville qu'ils avaient traversée une vingtaine de kilomètres plus bas. Seul, cela ne lui aurait pas prit beaucoup de temps, mais avec Illya blessé et qui s'appuyait de plus en plus sur lui, il sut que ce serait bien plus difficile.
D'ailleurs, il avait un perdu la notion du temps, se concentrant sur chacun de leur pas et sur la sueur qui perlait sur la peau trop blanche de son coéquipier dans la douleur, quand il perçut un bruit de moteur.
Aux aguets, Napoléon se retourna, prêt à faire face à leurs ennemis, mais c'était un vieux camion à la benne en bois qui sautait dans tous les nids de poules. Il ne roulait pas vite, mais s'il pouvait les aider, c'était une chance. D'une main, il fit signe au chauffeur qui s'arrêta devant les deux amis. Dans un turc sans accent, Solo expliqua qu'ils avaient eu un accident de voiture et que son ami était blessé, le chauffeur accepta de les prendre et leur dit de monter dans la benne.
Napoléon se hissa le premier et tendit les mains pour tirer Illya s'étalant à moitié sur le sol de la benne au milieu du foin, des cages à poules et des cagettes de légumes quand il s'écroula dans ses bras. Napoléon le récupéra et l'allongea la tête sur sa cuisse.
- Comment tu te sens ? Demanda-t-il en posant une main sur son front pour surveiller sa fièvre.
- Tu aurais pu nous trouver une rolls, tu te ramollis.
Napoléon laissa filer un léger rire.
- Promis, je me rattraperai.
Illya sourit, luttant contre ses yeux qui se fermaient. Napoléon perdit son sourire et redevint sérieux.
- Si tu me promets de ne pas t'évanouir, tu peux dormir un peu.
Son ami ne dit rien et se contenta de fermer doucement les yeux, s'endormant la tête sur la cuisse de Solo pendant que ce dernier cherchait une idée pour se sortir de ce piège et sauver Gaby. Ils allaient devoir jouer serré, surtout qu'il n'avait pas d'autres supports qu'eux-mêmes sur cette opération.
