Me voici de retour juste pour poster une fanfic sur Yugi que j'ai retrouvé. Pour l'occasion de l'anniversaire de Yugi Muto, voici la première partie de cette histoire, en espérent qu'elle vous plaise.
Bonne lecture à tous et désolée pour les éventuelles fautes.
Le temps joue avec le passé
...
Le temps avait fait son chemin et Yugi, jeune homme de 17 ans, avait grandi. Il était resté le même, juste quelques centimètres en plus et un uniforme différent sur le dos.
Aujourd'hui, il avait fait son entrée à l'université et son uniforme était des plus classique, il portait un pantalon noir foncé et une simple chemise de couleur blanche, sa veste, elle de couleur noir, était restée dans son casier. De coutume, il devait aussi porter une cravate aux rayures noirs et rouges à son cou, mais lorsque les cours étaient terminés, il aimait l'enlever et la poser dans son sac à dos.
Cela faisait maintenant un mois que le jeune adolescent avait pris un autre chemin que ses amis. Seul Bakura était encore dans la ville de Domino. Il était resté, car son père était tombé malade et il avait repris le commerce de sa famille en attendant de rejoindre une école au sud du pays.
Yugi regarda le ciel bleu au-dessus de lui et un petit sourire était dessiné sur son visage, son regard se perdit dans le lointain et le souvenir de ses amis lui revint un bref instant. A ce moment, son visage se referma quelque peu, se souvenant que l'année qui venait de passer n'avait pas été facile.
Téa, pour commencer, avait pris de la distance avec eux, Yugi se doutait que cela avait encore un rapport avec Atem, elle en était réellement amoureuse et avait du mal à remonter la pente. Malgré leur soutient, à lui et ses amis, Téa avait changé et avait préféré prendre de la distance avec eux, puis, elle avait reçu une offre dans une prestigieuse école de danse à Paris. La jeune fille n'avait pas hésité et était partie l'été dernier au pays des croissants et de la tour Effel. Ça avait été la première à partir…
Puis, lorsque l'année était sur le point de se terminer, des décisions avaient dû être prise, Yugi avait choisi de poursuivre ses études et devenir archéologue comme son grand-père, puis, il s'était inscrit à l'université où il avait dû passer les examens, Joey avait tenté sa chance également, mais avait échoué et s'était résigné. Yugi se souvenait encore lorsque son meilleur ami lui avait annoncé qu'il partait en Angleterre afin d'aider sa mère et son sœur. Il avait eu un moment de nostalgie et de tristesse, puis, Yugi lui avait souhaité bonne chance avec du courage. Il avait été triste de voir partir son meilleur ami, mais fut encore plus surpris, lorsque Tristan avait annoncé qu'il partait avec Joey, voulant surtout rester proche de Serenity, la petite sœur de Joey. Yugi avait bien rit et finalement, après une dernière nuit ensemble, pour profiter des derniers instants entre eux, ils étaient partis à l'aube, prenant le premier avion pour l'Angleterre. Ils leurs avaient promis de s'écrire ou du moins de se téléphoner, Yugi leur avait fait de grands signes d'adieux et les avait regardé partir, sourire aux lèvres, sachant au fond de lui, que plus jamais rien ne sera comme avant.
Il n'y aurait plus d'aventures fantastiques, plus de contact avec le temps et que leur amitié, bien que sincère, resterait une amitié de jeune adolescent et que chacun allait commencer un nouveau départ.
Et même si cela avait beaucoup affecté Yugi, de les voir partir les uns après les autres, il était ravi qu'au fond, chacun de ses amis puissent mener la vie qu'ils souhaitaient vivre.
Même si pour cela, il devait être seul… à nouveau.
…
Respirant le bon air de cette fin d'après-midi, Yugi préféra laisser ses souvenirs derrière lui et reprendre sa route, marchant d'un pas calme et assuré, il retrouva bien vite le chemin de chez lui, enfin, du magasin de son grand-père.
Même s'il ne vivait plus là, il était toujours heureux d'aller rendre visite à son cher papy. Ce qui ravissait le vieil homme, heureux que son petit-fils tienne encore à lui rendre visite.
Il ne savait que trop bien le fait que de nos jours, les jeunes n'avaient plus intérêt à rendre visite aux vieilles personnes, c'était dans l'air du temps et Salomon le savait pertinemment, c'était d'ailleurs pour cela, qu'il était reconnaissant auprès de Yugi.
S'arrêtant à l'entrée du vieux magasin, Yugi ouvrit la porte et aima le son cristallin de la cloche suspendue au-dessus de celle-ci, annonçant l'arrivée des clients.
Derrière le vieux comptoir, le grand-père de Yugi lui fit un grand sourire et un signe de la main. Ses cheveux grisonnants, étaient toujours aussi indisciplinés, la moustache n'avait pas changé non plus, il portait encore aussi sa vieille salopette qui commençait sérieusement à être usé et un pull blanc en dessous. Il regarda son petit-fils entrer et lorsqu'il fut face à lui, Yugi lui adressa ses salutations avant d'ajouter, en lui faisant un clin d'œil.
-Tu devrais changer cette salopette grand-père, c'est loin d'être une référence de nos jours…
Le vieil homme fit non de la tête et toujours avec le sourire, il annonça de sa voix calme.
-Ne t'en fais pas pour ça, j'aime ma salopette et rien y personne ne m'en changera, j'ai aucune envie de me soumettre à la mode d'aujourd'hui, je suis bien trop vieux pour ça, crois-moi !
Yugi lui sourit et posant son sac entre son grand-père et lui, il en ressortit un paquet. Laissant un moment de flou, Yugi observa avec attention et amusement la réaction de son papy face à son cadeau. Comme il ne disait plus rien, Yugi entreprit de répondre à sa question muette.
-C'était ton anniversaire hier et comme j'étais chez maman, je n'ai pas pu venir, donc voilà, joyeux anniversaire papy !
C'est avec surprise mais reconnaissance que le vieil homme prit avec des mains tremblantes, le petit paquet que lui tendait son petit-fils.
Yugi fut alors touché par la réaction de son papy, qu'il vit saisir son cadeau avec les mains tremblantes et un regard surpris, regard qui fut brouillé par quelques larmes qui s'échappèrent et vinrent couler sur ses joues.
-Merci… mon petit Yugi !
Yugi lui sourit avec joie et admira le vieil homme qui ouvrait avec la plus grande délicatesse le paquet. A l'intérieur, il y avait un simple vêtement de couleur bleu marine et qui n'était autre qu'une salopette toute neuve.
L'adolescent fut heureux que son cadeau plaise à son papy qui le remercia, toujours les larmes coulantes. Il l'embrassa et sans plus de cérémonie, le vieil homme alla le déposer dans l'arrière-boutique, où il avait son salon et sa cuisine. Yugi reprit son sac et suivit son grand-père, connaissant l'endroit par cœur. Il laissa son grand-père seul quelques minutes, il grimpa les marches de l'escaliers et arriva dans le couloir où il ouvrit sans hésiter la porte de son ancienne chambre. Il fut surpris de remarquer que celle-ci était toute propre. Pourtant, il n'y avait plus mis les pieds depuis plusieurs mois. Il fut presque ému de la retrouver comme il l'avait laissée.
Son bureau était toujours placé sous le vélux et son lit était positionné juste à côté, ses draps avaient une bonne odeur, prouvant qu'ils avaient étés lavés il n'y a pas si longtemps. Yugi alla vers son armoire et s'y regarda un instant, trouvant à ce moment qu'il avait tout de même bien changé depuis. Sa coupe de cheveux était restée la même, mais le fait d'avoir pris quelques centimètres de plus, l'avait transformé et tout le monde pouvait à présent voir qu'il avait grandi, physiquement, mais également mentalement. Il était loin le jeune garçon qui se faisait tabasser par tout le monde et qui n'osait jamais rien dire.
Alors qu'il s'observait, il eut l'étrange impression de revoir Yami dans son reflet… Cela lui tira un pincement au cœur et il préféra chasser au plus vite cette impression.
Bien que sa tête et son corps aient grandi, son cœur lui, restait identique et il avait mal, un mal que Yugi tentait chaque jour d'oublier et de cacher. Jusqu'à aujourd'hui, il s'était plutôt bien débrouillé. Yugi ferma les yeux et se secoua quelque peu avant de jeter encore un coup d'œil rapide à sa chambre, sur son bureau, il reconnut très vite une petite boite dorée. Elle lui fit perdre son sourire et un vent de nostalgie lui revint en pleine tête. Il se recula et préféra s'en aller, cette chambre, finalement, il ne voulait plus y retourner, car trop de souvenirs y été attaché, des souvenirs tellement précieux… mais si douloureux qu'il était préférable pour lui de les laisser là où ils étaient.
Yugi redescendit les marches et en oublia presque la raison pour laquelle il les avait montés, aller aux toilettes. Pourtant, ses pas, son regard et sa tête ou alors son cœur l'avaient automatiquement dirigé à sa chambre. Il se traita mentalement d'idiot et préféra attendre avant d'aller au wc.
Retourné à l'arrière-boutique, Yugi retrouva son grand-père qui cuisinait, il en fut ravi mais s'approcha rapidement de lui. Arrivé près de lui, il lui chipa ses ustensiles et d'un ton sans équivoque, lui annonça.
-Laisse papy, je vais m'en occuper, je suis venu pour ça !
Le grand-père échangea un regard avec son petit fils et sachant que cela lui faisait plaisir, il laissa Yugi faire à manger. Il savait qu'il était doué et ne voulait pas le vexé dans ses bonnes intentions. Salomon alla donc s'installer près du canapé et alors qu'il voulait dire quelque chose, Yugi le prit de court et lui demanda de la cuisine ouverte.
-J'ai acheté des pâtes et de la viande de bœuf, je sais que tu aimes ça, alors je vais te préparer un steak, ça te va ?
Salomon ne dit rien mais remercia Yugi d'un signe de tête. Yugi lui sourit et se mit au travail.
-Tu ne voulais pas prendre une douche ? Normalement, c'est ce que fond tous les étudiants après avoir fini les cours.
De la cuisine, Yugi marmonna tout en coupant les oignons.
-Je préfère faire la cuisine avant, comme ça je ne suis pas obligé de sentir les oignons toute la soirée.
Salomon retint un rire et se contenta de hausser les épaules. Il n'avait jamais été très à cheval sur cette tradition et il savait très bien que son petit-fils prendrait son bain à un moment où un autre.
-Mais si ça te dérange, je peux y aller… Intervint Yugi.
-Non, non, fais comme tu veux ! Tu es aussi chez toi ici mon petit. Yugi le remercia chaleureusement et continua sa tâche.
Plusieurs minutes passèrent et le grand-père se leva après avoir entendu la sonnerie de sa boutique. Il laissa Yugi en cuisine, qui n'avait rien entendu, trop absorbé par la cuisson de son plat.
Arrivé au magasin, il accueille ses clients et resta là, à les guider dans les choix de leurs nouvelles cartes de Duel de Monstre nouvelle génération. En trois ans, le duel de monstre avait bien évolué et le grand-père avait un peu du mal à comprendre comment les jeunes faisaient pour suivre la nouvelle tendance. Yugi lui avait répondu que c'était dans l'air du temps et que bientôt, il sortirait une nouvelle version, qui se déroulerait sur des motos. Il était resté mitigé sur ce sujet et Yugi lui avait dit que c'était suite à un concours que l'idée avait immergé.
Décidément, se dit Salomon, je commence à me faire vieux pour tout ça. Il regarda l'heure et fut plutôt surpris de réaliser que l'heure de fermeture avait déjà passé. Il alla donc à l'entrée, rangea son matériel et ferma sa boutique pour aujourd'hui. Il regarda une dernière fois que tout soit en ordre pour le lendemain. Il fermait sa caisse lorsque la voix de son petit-fils raisonna, lui annonçant que le repas était prêt.
Salomon, entendit son ventre gargouiller et fut ravi de constater que sa boutique était parfaite avant de rejoindre son petit-fils en cuisine. Ils s'installèrent et Yugi déposa le plat de son grand-père avec un immense sourire sur le visage. Il lui souhaita encore un joyeux anniversaire et ils commencèrent à manger.
Salomon fut plus que surpris par l'excellent goût du repas et se régala à chacune de ses bouchées. Il remercia Yugi après le repas. Mais alors qu'il allait quitter la table, Yugi le retint en lui disant qu'il avait amené autre chose pour lui.
Il fila en vitesse à la cuisine et revint avec un immense gâteau forêt noire dans les mains. Il le déposa devant les yeux étonnés de son papy qui ne sut quoi dire. Yugi en fut ravi et lui chanta une petite chanson alors qu'il allumait les bougies de son gâteau.
-Tiens grand-père, souffle tes bougies et fais un vœu !
Le regard pétillant, Yugi avait tout d'un enfant à cet instant, encore l'âme pure et des rêves pleins la tête. Salomon s'en réjouit presque, s'amusant de revoir le temps d'un instant, la silhouette de son petit-fils, encore tout jeune qui lui disait les mêmes mots.
Salomon souffla ses bougies, mais alors qu'il ne lui en restait qu'une, une quinte de toux le prit. C'est sous le regard inquiet et un sourire effacé qu'il vit Yugi s'approcher de lui en lui tapotant le dos, essayant de l'aider. La toux disparut très vite et avant que ni lui ni Yugi ne puisse dire quoique ce soit, la sonnerie du portable de l'adolescent retentit dans tout le séjour. Tout d'abord inquiet, Yugi alla chercher son téléphone sous une affirmation muette de son grand-père qui lui annonçait que ça allait.
Yugi prit son sac d'école et y chercha son portable, il ne mit pas longtemps avant de le trouver et de répondre, sans même regarder qui cela pouvait être. S'il l'avait fait, il n'aurait sans doute pas répondu à l'appel.
-Yugi ! Bon sang, rentre à la maison tout de suite ! Il est déjà 21h et tu as école demain !
Yugi dut se retenir pour ne pas répliquer et afin d'éviter une confrontation avec sa mère, il lui dit simplement qu'il allait rentrer tantôt. Sans laisser sa mère continuer, il raccrocha et retourna près de son grand-père.
Salomon avait entendu la voix de sa belle-fille et eut un sourire compatissant mais compréhensif. Yugi eut un regard peiné mais son sourire revint bien vite alors qu'il retourna s'assoir comme si de rien était.
-Tu veux quel morceau grand-père ?
Salomon lui sourit et d'une voix calme, il répondit à son petit-fils avec de la gratitude dans sa voix.
-Ne t'en fais pas Yugi, je vais bien, tu devrais rentrer…
Yugi l'interrompit avec force mais sans hausser la voix.
-Pas question, j'ai 17 ans et j'ai le droit de rendre visite à mon grand-père et à fêter son anniversaire quand bon me semble !
Salomon en fut touché, mais il reprit.
-Mon petit, tu sais que la majorité c'est à 21 ans et jusque-là, tu es sous la responsabilité de ta mère !
Yugi baissa les yeux et une petite douleur se fit ressentir dans sa poitrine.
-Je veux pas…. Grand-père….
Salomon en fut attristé, il regarda le visage de son petit-fils se défaire de toute joie et voulut un instant le garder près de lui, mais s'en résigna.
-Yugi, ton université est plus proche de chez ta mère que mon magasin et c'est vrai qu'il faut encore que tu rentres et aussi que tu fasses tes devoirs ainsi que prendre une douche.
Salomon se leva et s'approcha de Yugi qui gardait la tête baissée. Il lui posa une main sur l'épaule.
-Tu sais que tu seras toujours la bienvenue chez moi, mais pour le moment, il vaut mieux rentrer. Cela m'a vraiment fait plaisir de te revoir mon petit, et je compte bien manger ce gâteau avec toi ! Il restera au frigo en attendant.
Yugi releva des yeux brillant de larmes vers son papy et il le prit dans ses bras.
-C'est promis ?
Salomon rendit l'étreinte et répondit avec un pincement au cœur, mais avec toute sincérité.
-C'est promis mon petit Yugi !
La soirée se termina ainsi, le gâteau fut déposé dans le frigo, Yugi reprit ses affaires, Salomon lui donna une veste, sentant le froid à l'extérieur, ils se dirent au revoir et Yugi disparut au loin, allant prendre un bus qui le ramènerait chez sa mère.
Le vieil homme resta quelques instants à regarder l'endroit où Yugi avait disparu de sa vue. Il avait une étrange sensation alors qu'un souvenir lui revint en mémoire.
C'était dans la premier semaine où Yugi et tous ces amis étaient revenus d'Egypte. Yugi avait fait une montée de fièvre et avait déliré durant plusieurs jours.
Inlassablement, Salomon était resté près de lui à le veiller et il l'entendait supplier et appeler le nom d'Atem dans son sommeil. Il avait été clair pour le vieil homme, que l'absence brutale de son alter-ego avait un lien avec la soudaine fièvre de son petit-fils.
Il se souvenait qu'il avait fallu près d'un mois avant que Yugi ne redevienne normale et reprenne des forces suite à sa soudaine « maladie ». Puis, il n'avait plus jamais parlé de l'époque où Yugi était lié à l'esprit du puzzle du Millénium, comme s'il était devenu un tabou.
Salomon voyait parfois à travers le masque que lui offrait Yugi et il constatait que finalement, son petit-fils, même s'il était redevenu souriant, plein de vie et confiant, il restait une part de lui-même qu'il gardait au fond, bien caché. Une partie de lui qui suppliait encore et qui souffrait et n'avait pas fait une croix sur son passé.
Dans cette nuit de début d'été, Salomon fit un vœu, comme son petit-fils lui avait demandé un peu plus tôt pour son anniversaire. Le vœu, il le garda dans son cœur mais son regard était toujours perdu à l'endroit où Yugi avait disparu.
« Je vous en supplie, moi qui suis un vieil homme aujourd'hui je ne demande rien pour moi personnellement, mais si quelqu'un m'entend, faites que Yugi puisse faire le deuil de son ami et être pleinement heureux. »
…
Yugi était assis dans un bus qui le ramenait auprès de sa mère et un regard morose l'observait par la vitre qui reflétait son image.
Il eut un sourire amer alors que soudain, des gouttes de pluies commencèrent à tomber. Ils les regardèrent faire une danse sur les fenêtres alors que le bus s'arrêtait à son premier post. Dans une dizaine, il devrait descendre et rentrer à pieds jusqu'à la maison. Il était bien contant que son grand-père lui ait donné une veste avec un capuchon, il n'aimait pas trop être trempé.
Sans vraiment réfléchir, Yugi laissa son esprit vagabonder et un lointain souvenir lui revint en mémoire. C'était il y avait trois ans en arrière, lorsqu'il était rentré d'Egypte et qu'il allait commencer une nouvelle vie sans le Pharaon.
Flash-back
Le temps était mitigé ce jour-là alors qu'il revenait de l'aéroport. Il avait mal et malgré les 24h passées depuis le duel de la cérémonie, il ne s'était pas réellement fait à la nouvelle situation. Sa tête lui tournait et même s'il avait réussi à faire acte de bonne humeur devant tout le monde jusqu'au moment de les quitter à l'aéroport, il se sentait de plus en plus mal. Il se demandait même comment il était arrivé à rentrer jusqu'à la boutique de jeux de son grand-père.
Arrivé, il sentait sa tête lui tourner de plus en plus et des vertiges le prirent sans qu'il ne puisse rien faire pour les contrôler. Il franchit le pas de la boutique et sa vision se troubla quelque peu. Il réussit à passer le magasin, dit bonjour à son grand-père derrière le comptoir. Ce dernier l'accueil mais s'arrêta dans sa phrase lorsqu'il vit le teint pâle inquiétant de son petit-fils. Il lâcha son carton et vint le plus vite possible près de lui. Mais déjà, Yugi se cramponnait au mur le plus proche et lui sourit sans laisser son grand-père s'approcher.
Il ne se souvenait plus trop de la suite. Il avait des souvenirs flous à partir de cet instant, il se voyait encore monter les marches, ouvrir la porte de la salle de bain, il se revoyait devant le petit miroir qui le reflétait. Lui, il était d'une pâleur incroyable, sa tête lui donnait presque l'impression d'imploser et ses yeux avaient un reflet étrange.
Il se souvenait être dans l'eau, puis, il se souvenait être en pyjama et s'était effondré dans le lit. Il se souvenait de la voix de son grand-père, encore lointaine, comme si elle était très loin et il avait du mal à l'entendre clairement.
Puis, tout était devenu flou durant un long, très long moment, il y avait des trous dans sa mémoire et enfin, après une éternité, Yugi s'était retrouvé dans un endroit où les choses devenaient de plus en plus grandes et il essayait de les rattraper. Tantôt, il essayait de les contrôler et tantôt il se sentait tomber puis voler l'instant d'après. Cela dura un moment qu'il n'arrivait pas à définir. Il avait soudain une vision aérienne du monde, c'était toujours avec la sensation de voler qu'il avait l'impression de sauter et voler en même temps. Il se voyait parcourir des lieux qu'il connaissait par moment comme sa ville et l'instant d'après, il se retrouvait face à des choses qui n'avait rien à voir avec la réalité.
Durant un instant, Yugi s'était demandé s'il ne se trouvait pas dans le royaume des ombres, mais à peine avait-il eut l'idée qu'il se sentit tourner et tomber. Puis, son corps, tout à fait sans aucun poids, se retrouva à nouveau à tomber dans le vide.
Yugi sentait son corps physique bouger et être agité, mais il ne pouvait rien contrôler, il était à la fois dans son corps et en même temps dans cet endroit étrange qui semblait le faire voyager et à nouveau, les choses autour de lui redevinrent plus grand et après un moment, il ne sut quand exactement, les choses devinrent plus petits et il essayait encore de les rattraper, mais son esprit avait décidé de repartir loin. Cette sensation dura ainsi plusieurs fois de suite avant que Yugi ne réalise que finalement, dans ce lieu, quel qu'il soit, il ne ressentait plus le besoin de se préoccuper de lui-même, il n'avait ni faim, ni soif et sa tête ne lui faisait plus mal. Même si tout lui paraissait étrange voir bizarre, il s'habituait sans pour autant y arriver.
Puis, tout à coup, le noir l'englobât un instant avant qu'il ne se sente chuter encore et encore sans qu'il ne puisse rien y faire. Son corps, ou son esprit tombait et tombait sans s'arrêter dans un lieu dépourvu de tout et alors qu'il se laissait tomber, il ne réfléchit plus, mais en un instant, il se retrouvé projeté et lorsqu'il rouvrit les yeux, ce fut un endroit clair, lumineux mais qui ne faisait pas mal qui l'accueil.
Il observa mais ne vit rien, il était sur quelque chose, mais seule la lumière semblait exister dans cet endroit. Ce lieu était apaisant. Il semblait être hors du temps et même de l'espace. Il donna à Yugi un sentiment de plénitude et tout le reste lui paraissait futile et ses sentiments avaient disparu.
Et alors qu'il se relevait, une présence se présenta face à lui, enfin en quelque sorte. Cette présence était face à lui mais en même temps elle était partout.
Puis, l'espace blanc se fit moins lumineux, enfin moins blanc et il se retrouvait dans un lieu qui ressemblait à un monument de la Grèce antique. Des colonnes de marbres, des dalles claires sous les pieds et enfin, Yu8gi vit une forme face à lui. Car oui, il n'avait pas de réelle silhouette, il semblait palpable mais sans réel corps comme lui.
C'est au moment où il pensa cela qu'il réalisa que finalement, lui aussi n'avait plus de réel corps, il était toujours lui-même, mais son corps semblait devenir plus léger, comme brumeux.
Il regarda l'être en face de lui et sans savoir comment, une voix s'en sortit de l'être…. Ou plutôt, raisonnait dans son esprit. Il ne comprit pas et l'être face à lui prit la décision de répondre à sa question sans qu'il ne l'ait vraiment demandé. C'était presque comme si l'être face à lui savait tout et lisait en lui sans aucune difficulté.
-Bonjour Yugi…
-Qui êtes-vous ?
-Mon identité ne te dira rien et ce n'est pas encore le moment de répondre à cette question.
La voix de l'être face à lui était étrange et pourtant chaleureuse. Yugi sentait quelque chose de chaleureux monter en lui lorsqu'il entendit les mots de cet être qui le pénétrait de l'intérieur.
Yugi se sentait bien, il avait l'impression d'être en toute sécurité dans ce lieu, même s'il ne le connaissait pas.
-Le plus important maintenant, c'est que tu retournes auprès des tiens et que tu arrives à passer à autre chose.
Yugi ne comprit pas tout de suite et l'être lui répondit tout simplement, sans jugement.
-Il y a un temps pour tout et chaque chose en son temps. Aujourd'hui il faut que tu comprennes pourquoi ce fut toi l'élu pour reconstituer le puzzle du Millénium.
Yugi se sentit intrigué et presque impatient de savoir. L'être flou face à lui sembla presque sourire.
-Tu connais l'histoire d'Atem. Mais tu la connais à travers le jeu des ombres et non dans la réalité.
-…
-Ne t'en fais pas, tu vas très vite comprendre.
Puis, tout à coup, le lieu changea et Yugi se retrouva dans l'ancienne Egypte, où la silhouette d'un pharaon était visible dans son palais, il était assis avec prestance sur son trône, alors qu'un paysan était couché face à lui, tentant de lui faire une requête. L'être près de Yugi laissa un instant au jeune duelliste le temps de réaliser. Lorsque ce fut bien le cas, la voix de la présence près de Yugi reprit, raisonnant dans sa tête.
-Ici, c'est une vision du vrai passé et où l'âme du pharaon était encore entière et dénuée de tout jeu des ombres.
-Je ne…
Yugi s'interrompit et vit le visage du dit pharaon et trouva qu'il lui ressemblait beaucoup, c'était Atem.
-Dans la vraie version de cette histoire et non à travers l'épreuve du Pharaon, il était un être entier et il est temps que tu comprennes qui il était vraiment.
Le lieu changea encore et ce fut dans une arrière cours du jardin du palais royal qu'ils se retrouvèrent, toujours en hauteur, observant la scène sous leur pied.
Il vit Atem plus jeune qui courrait vers Mana et ils partirent tous deux en courant, se cherchant et se séparant, jouant avec simplicité.
Yugi ne comprenait pas, il se souvenait que dans la mémoire du Pharaon, Atem n'avait jamais eu de relation si simple avec Mana, d'ailleurs, elle-même lui avait dit qu'il y avait une certaine distance avec lui, car il était le pharaon et même s'ils étaient ensemble, ils n'avaient pas le droit de faire les mêmes choses que les autres enfants.
-Tu commences à comprendre…
Yugi avait presque oublié la présence près de lui.
-Il faut que tu saches la vérité sur cette époque. Mais pour commencer, il faut que tu comprennes que toi, Yugi Muto, tu es la réincarnation de ce Pharaon que tu aimes tant.
Yugi regarda calmement l'être près de lui et essaya de faire rentrer l'information dans son cerveau, mais il y eu tout de même un moment de flottement avant que l'information n'arrive pour de bon jusqu'à Yugi, qui ne ressentit rien de particulier. Tout à coup, c'était une évidence pour lui.
S'il avait entendu cela dans le monde « réel » il aurait sans doute réfuté cette information, il n'aurait pas hésité à dire qu'il n'aurait jamais pu être le pharaon, qu'il devait se tromper….
Mais là, rien ne semblait fonctionner comme dans le monde réel. Il acceptait cette information parce que son vrai lui le savait déjà. Et pour une raison quelconque, il savait que cet être près de lui était incapable de lui mentir.
-Je vois…
L'être près de lui sembla lui sourire, satisfait.
-Tu l'acceptes facilement finalement.
-Atem me l'avait souvent dit d'une manière détournée.
Puis, sans crier gare, le lieu changea à nouveau, et cette fois-ci, comme suivant le fils de ses pensées, ils se retrouvèrent dans sa chambre, quelques mois plus tôt, il était face à son double qui lui souriait, ils étaient debout, dans la pénombre de sa chambre. Ce jour-là, Yugi avait fini par expliquer à Yami qu'il était inquiet et se demandait s'il était vraiment à la hauteur de ce qu'on attendait de lui.
Yami avait posé ses mains fantomatiques sur les siennes, qui tenaient l'objet du Millénium.
-J'ai confiance en toi Yugi, si le destin nous a réuni, c'est bien parce que tu es le seul à pouvoir m'aider dans cette mission. Je te l'ai déjà dit, mais tu es très courageux et dans un temps lointain, tu aurais très bien pu être un Pharaon.
Le souvenir s'estompa et les deux entités se retrouvèrent à l'endroit de départ, dans ce lieu blanc et immaculé.
Un instant de silence se posa entre eux et finalement, l'être reprit la parole.
-Tu peux croire en ce souvenir car au fond de lui, Atem le savait déjà. Il y a trois milles ans, tu étais bel et bien le pharaon de ce temps, car ton âme, ton esprit était encore entier.
Yugi regarda l'être face à lui et celui-ci résuma sa pensée.
-Lorsque le Jeu des ombres a commencé, toi et Atem ne faisiez qu'un, car à ce moment ta mémoire et celle d'Atem n'étiez qu'une seule entité. Tu es la partie non-scellé de son âme, ou plutôt de son esprit.
Yugi encaissa et l'être continua.
-Tu sais que Yami est une partie de toi-même d'il y a trois milles ans et c'est pour cela que toi, et toi seul étais capable de résoudre le mystère du puzzle du Millénium. C'est parce que tu es la partie pure de ce pharaon qui a continué son existence à travers le temps et le cycle de réincarnation.
Yugi se posa soudain une question, qui sembla aussi clair que de l'eau de roche purifié.
-Dans ces cas-là, pourquoi Yami ne s'est-il pas confondu avec moi, s'il était réellement une partie de mon âme.
L'être lui sourit et répondit toujours de manière claire et sans détour.
-C'est parce que tu as fait un vœu. Te souviens-tu ?
Yugi se rappela de son vœu le plus cher, c'était d'avoir un ami sincère, fidèle et fiable.
-Pourtant, mon vœu se réalisa par l'arrivée de Joey…
-C'est une chose dont tu t'es persuadé, à tel point que lors du rituel pour retrouver le nom perdu du pharaon, tu as joué dans le jeu des ombres et pour te préserver, tu as réussi à faire pencher la balance.
Yugi se souvenait, il s'était retrouvé dans le tombeau du pharaon et lors d'une des épreuves, il devait mettre sur la balance son vœu accordé et lui-même pour avancer. Tristan, alors possédé par Bakura, avait compris et la balance s'était déséquilibré lorsque Tristan était passé de l'autre côté.
Or une question persistait. L'être de lumière le comprit et répondit donc.
-Ce n'était qu'un jeu…. Ton esprit et celui de Yami ont scindé votre réalité, Cet événement se créa parce que Yami et toi ne vouliez tellement pas retrouver la vérité que cette épreuve fut courroucée. Mais dans la réalité des événements, ton vœu permit à Yami de récupérer tes souvenirs, de jouer au Jeu des ombres et de paraître ainsi l'unique esprit du Pharaon Atem. Mais la vérité, c'est que tu es bel et bien la partie innocente, préservé du pharaon Atem. Yami et toi êtes la même entité, la même âme, le même esprit ! C'est par ton vœu que tout changea. Pourtant, il est important aujourd'hui que les choses reprennent leur cours normal. Tu dois accepter le fait que tu es la réincarnation du Pharaon Atem et qu'il te faut recouvrir la véritable mémoire de ce temps lointain.
-Mais pourquoi ?
-Parce qu'une nouvelle épreuve va surgir et il te faut tout connaître pour pouvoir l'accomplir.
-Et Yami ?
-C'est bel et bien ton alter ego, mais il n'est pas encore temps pour cela…
Et sans qu'il ne comprenne, son esprit tomba, tomba et tomba plus bas jusqu'à ce que le noir l'englobe et qu'une lourdeur presque insoutenable s'empara de lui, il se sentait serré, comme s'il était dans quelque chose de trop petit pour y être à l'aise. Mais ce sentiment désagréable disparut très vite avant que l'inconscient ne s'empare de lui.
Fin du Flash-back.
Après cela, son esprit était resté brumeux et il s'était réveillé dans sa chambre, encore fiévreux, la force de son corps encore très faible et son grand-père qui veillait sur lui, s'était endormi sur sa chaise.
Il voyait encore trouble à ce moment et la semaine restait encore flou. Puis, il avait repris sa vie d'adolescent en laissant de côté ce « rêve » et n'en avait parlé à personne. Trouvant que cela n'avait plus d'importance.
Le bus s'arrêta et indiqua la rue où Yugi devait descendre. Celui-ci se précipita et sortit de justesse du véhicule et se retrouva sous la pluie qui n'avait toujours pas cessée.
Il mit son capuchon, se mit à courir et eut l'impression de fuir quelque chose d'invisible dans la nuit, qui était tombée.
Il se sentit presque ridicule mais ne parvint pas à se résonner. Cette impression le poursuivit jusqu'à l'instant où il entra dans la maison et referma la porte. Il soupira et un sentiment de relâchement et de soulagement le prit. Il se trouva alors encore plus ridicule.
Il n'eut pas plus de temps pour y réfléchir car déjà des pas pressés se faisaient entendre et la voix de sa mère lui perça les tympans.
-C'est pas possible d'avoir un fils comme toi ! C'est à cette heure-ci que tu rentres ! Dépêche-toi de prendre ton bain et de faire tes devoirs ! Gare à toi si tu arrives en retard demain à l'université ! Si c'est le cas, tu feras le ménage tout le week-end prochain et tu seras interdit de sortie !
Sa mère, louche en main n'attendit pas de réponse de sa part et retourna avec énervement dans la cuisine et Yugi ne s'en plaint pas.
Il fila dans sa chambre dans un premier temps et y déposa son sac. Il prit des habits de nuit dans son armoire et alla à la salle de bain.
Il fut plus qu'heureux de sentir sa peau en contact avec l'eau chaude de son bain. Mais alors qu'il arrivait enfin à se détendre, Yugi fut interrompu dans son activité par la voix de sa mère qui tambourina derrière la porte.
-Ne fais pas deux heures dans ce bain ! Il est déjà tard et tu as encore tes devoirs à faire !
Yugi grommela dans sa barbe et finit par suivre le conseil de sa mère, même s'il n'en avait pas envie, elle avait raison sur le fait qu'il n'avait pas le temps de se prélasser, car ses devoirs allaient lui prendre un certain temps et que la nuit était déjà tombée depuis un bon moment.
La nuit fut courte, il finit ses devoirs et remercia presque le ciel qu'ils furent moins difficiles que ce qu'il avait pensé et il alla au lit peu avant minuit.
Sa nuit fut agitée, il revoyait des fragments d'images de la nuit étrange de son retour et le réveil sonna pile au moment où il allait entrer dans un lieu où il était sûr de retrouver Atem.
Les yeux rougis par la fatigue, il se retrouva à travers son lit et éteignit avec difficulté son réveil avant de se mouvoir et se préparer pour l'université.
Lorsqu'il descendit, il ne dit même pas bonjour à sa mère qui lui tournait le dos, il prit vite fait un truc dans le placard en guise de petit déjeuner et partit sans plus de cérémonie. Claquant la porte pour signaler à sa mère qu'il était loin.
Sa mère était loin d'être une femme aimante et le fait qu'elle avait laissé son éducation à son grand-père empêchait quelque peu Yugi à la considérer comme telle. De toute façon, d'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, sa mère n'avait jamais été très câline avec lui, plus souvent, il se souvenait se faire disputer et réprimander pour un rien. Parfois, Yugi se demandait si sa mère l'avait vraiment voulu au vu de son comportement.
Il chassa bien vite ses questions au sujet de sa famille lorsqu'il attrapa le bus avant qu'il ne parte. Il s'installa sur un siège et fut soulagé d'avoir une place seule.
Depuis quelques années maintenant, il avait pris un penchant à un besoin d'être seul. Pas que les autres l'ennuyait vraiment, mais plutôt parce qu'au fond de lui, il savait que personne d'autre ne pourrait remplacer ses amis ni même Yami à ses côtés. Lorsqu'il se faisait un nouvel ami, il ne pouvait s'empêcher de le comparer à ceux-ci. C'était embêtant et sans le faire exprès, il mettait une certaine distance et ses « amis » le remarquaient vite et prenaient des distances eux aussi.
C'est ainsi que Yugi se retrouvait seul la plupart du temps. Il n'en voulait pas à ces camarades et un sourire presque ironique se dessina sur ses lèvres alors qu'il s'imaginait plus jeune, son seul souhait étant de se faire des amis, cela avait bien changé aujourd'hui.
Il en aurait presque ri si le cœur lui en avait dit.
En vérité, cela le peinait un peu, il avait bien changé depuis l'époque du lycée et de ses aventures avec ses amis et Atem….
Son esprit se voilât et finalement, après quelques minutes, Yugi redescendit du bus et se dirigea comme tous les élèves vers son université. Arrivé face au grand bâtiment qui se divisait en trois grandes parties sur chaque côté, il se dirigea en son centre.
Il déposa son sac et y reprit ses affaires nécessaires pour la matinée et changea ensuite ses chaussures. Il ferma son casier, reprit sa route et arriva sans encombre à sa salle de classe, il alla s'installer à sa place habituelle, il se laissa tomber sur sa chaise. En attendant le début des cours, il s'accouda et la tête posée sur sa main, il regardait avec ennuie la cour de l'école. Il y voyait des retardataires arriver en courant et cela lui donna presque envie de rire, se souvenant de ses deux amis qui arrivaient également souvent au dernier moment.
…
A suivre pour une nouvelle occasion^^
